
Une délégation du ministère de la Famille et de la Solidarité s’est rendue à Baskouré, le mercredi 3 juin 2026, pour toucher du doigt les impacts des activités menées par la direction provinciale chargée de la solidarité du Kourittenga. Financées par le Fonds national de la Solidarité et soutenues par l’UNICEF à travers le projet BMZ, ces initiatives ciblent les communes de Baskouré, Gounghin et Andemtenga.
Le projet BMZ s’attaque de front aux fléaux qui minent le plein épanouissement des jeunes filles dans la province du Kourittenga, notamment le Mariage d’enfants (ME), les Mutilations génitales féminines (MGF) et les violences de tout genre.
Ainsi, en partenariat avec le ministère de la Famille et de la Solidarité à travers sa direction provinciale du Kouritenga, le projet a mené plusieurs activités au profit de la population cible. Quelques années après leur mise en œuvre, une délégation du ministère est allée, le 3 juin 2026, sur les traces de ces réalisations à Baskouré.
Et le bilan est plus que parlant, notamment le placement en formation professionnelle de 90 adolescentes (déscolarisées ou non scolarisées) victimes ou à risque en 2025, l’octroi de 350 vélos aux adolescentes scolarisées vulnérables pour l’année académique 2024-2025 à travers les trois communes bénéficiaires, la dotation en Activités génératrices de revenus (AGR) couplée à une formation en éducation financière au profit de 15 adolescentes à risque et 10 familles vulnérables et la fourniture d’actes de naissance à 1 300 enfants vulnérables en 2025, dont 1 000 hors délai et 300 dans les délais.
Sur le terrain, la satisfaction se lit sur les visages et se ressent dans les témoignages des bénéficiaires et de leurs proches.
Nadbiega Marie Sonia, élève en classe de 5e, a vu son quotidien d’écolière transfiguré par l’octroi d’un vélo :
« Avant, quand je n’avais pas le vélo, j’arrivais souvent en retard et avec la fatigue. Maintenant, j’arrive toujours à l’heure et je glane de bonnes notes. Merci au donateur ».
Dans les ateliers d’apprentissage, l’espoir renaît. Sarifatou Kouraogo, 12 ans, apprend la couture chez Sandwidi Karim. Ce dernier ne tarit pas d’éloges sur sa jeune apprentie, malgré les défis matériels :
« L’enfant vient chaque fois à l’heure. Elle apprend très vite et avec sagesse. Malgré tout, les difficultés ne manquent pas : elle ne possède pas sa propre machine, ce qui fait que les autres finissent de coudre avant qu’elle ne puisse commencer. »

Du côté de l’Atelier Wendkouni de Baskouré, c’est Gueswendé Marie-Jeanne Zougmoré, qui tisse son avenir avec optimisme « cette formation va beaucoup m’aider. Après mon apprentissage, je ne manquerai de rien. Je vais travailler et puis aider mes parents. »
Face à ces résultats, la directrice provinciale de la famille et de la solidarité du Kourittenga, Sylvie Oboulbiga/Tankoano, a exprimé sa satisfaction quant à la pertinence du projet. « J’apprécie cette activité parce qu’elle a un impact positif réel dans la vie des bénéficiaires. Par exemple, l’établissement d’actes de naissance a permis aux enfants de s’inscrire à l’école. Certains étaient en classe d’examen et, grâce à cette opération, ils ont pu déposer leurs dossiers. D’autres ont même pu établir leur CNIB. De même, la dotation en vélos a contribué à diminuer drastiquement les absences et les abandons liés aux difficultés de déplacement. »
La visite de la délégation ministérielle vient ainsi réaffirmer l’engagement des autorités et de ses partenaires, à briser le cycle de la précarité et à offrir un bouclier social aux enfants et aux jeunes filles du Kourittenga.
Amédée SILGA





