
Avec son tout premier roman, « La Gifle de l’immigration », l’écrivain burkinabè, Seydou Nabalma pousse les lecteurs à regarder en face la réalité des migrations. Entre les rêves d’ailleurs, les désillusions et la recherche de dignité, ce livre est une vraie réflexion sur ce que vivent des milliers de jeunes africains.
On le sait, l’immigration fait encore rêver beaucoup de jeunes qui croient dur comme fer que leur avenir est ailleurs, loin de leur pays. Mais derrière les belles promesses d’une vie
meilleure, il y a souvent des galères, de la souffrance, et parfois des drames. C’est exac-
tement ça que Seydou Nabalma montre dans son roman, « La Gifle de l’immigration ».
A travers des personnages comme Francis et Roxane, l’auteur emmène le lecteur dans une histoire où se mélangent espoir, courage, sacrifices, désillusions et résilience. Le livre raconte avec justesse ce qui pousse à partir, les difficultés du voyage, la dure réalité de l’exil et tout ce que cela implique pour ceux qui cherchent une vie meilleure.
Sans chercher à en faire trop, Seydou Nabalma signe un roman accessible qui parle
aussi bien aux candidats à l’émigration qu’à leurs familles, aux politiques et à la société en général. Son écriture invite à mettre de côté les clichés pour réfléchir sérieusement à ce
que la migration signifie aujourd’hui.
Eveiller les consciences et contribuer au changement des mentalités

Canada depuis 2012, puise dans les péripéties de son parcours et de son
expérience dans sa vie d’immigré pour sensibiliser les candidats à
l’immigration et poser la problématique aux gouvernants.
Publié aux Editions Calebasse, « La Gifle de l’immigration » s’est distinguée sur la scène littéraire africaine en étant retenu parmi les finalistes du Prix national Bernard Dadié
du Jeune Écrivain, décerné à l’occasion de la 16e édition du Salon international du livre
d’Abidjan (SILA), tenue du 28 avril au 2 mai 2026 autour du thème : « Lire pour bâtir ».
Cette sélection constitue une reconnaissance du talent naissant de son auteur, Seydou Nabalma, et de la portée sociale de son œuvre. Passionné de lecture et d’écriture, ingénieur de formation et titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’uni-
versité d’Ottawa, Seydou Nabalma est établi au Québec depuis 2012. Après plusieurs
années d’expérience dans le secteur des Télécommunications au Burkina Faso et au Gabon,
où il a occupé une fonction de direction, il œuvre aujourd’hui dans l’administra-
tion de Programmes sociaux au sein du ministère du Travail du Canada. Marqué par une riche expérience professionnelle et un intérêt constant pour les questions humaines et sociales, son parcours nourrit son écriture et son regard sur le monde.
L’écrivain burkinabè fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs africains qui utilisent la littérature pour parler des grands problèmes de notre époque. Passionné par les questions sociales, il s’intéresse surtout aux défis des jeunes Africains : la migration, l’espoir d’un avenir meilleur et la force de se relever après les épreuves. Avec « La
Gifle de l’immigration », il fait une entrée remarquée dans le monde des lettres. Son style, à la fois sobre et sensible, mise sur les émotions tout en poussant le lecteur à réfléchir sur ses choix et sur ce que nous devons construire collectivement. Pour lui, la littérature peut véritablement éveiller les consciences et contribuer au changement des mentalités.Avec ce premier livre, Seydou Nabalma s’impose comme une plume prometteuse donnant
l’envie de suivre son parcours.
« La Gifle de l’immigration » s’adresse aux jeunes comme aux parents, aux enseignants,
aux universitaires et à tous ceux qui veulent comprendre ce qui se joue dans la migra-
tion. Plus qu’un simple roman, c’est une invitation à voir autrement un phénomène qui transforme les sociétés africaines aujourd’hui.
À une époque où l’on parle de l’immigration soit en l’idéalisant, soit en la dramatisant, ce livre propose un regard humain, équilibré et plein de leçons. Lire « La Gifle de l’im-
migration », c’est accepter d’être bousculé, touché et poussé à réfléchir. C’est aussi
soutenir une nouvelle voix de la littérature burkinabè qui promet déjà beaucoup.
Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr





