
Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, s’est rendu, le samedi 29 août 2026, au 3e bataillon d’infanterie aéroporté de Koudougou ainsi qu’au détachement militaire de Ténado, dans la région de Nando. Cette visite avait pour objectif de transmettre aux forces combattantes le message de félicitations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour le travail accompli sur les différents théâtres d’opération.
Les forces combattantes du 3e Bataillon d’intervention aéroportée (BIA) de Koudougou et du détachement militaire de Ténado, dans la région de Nando, ont reçu la visite du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé. Le ministre d’Etat a indiqué que l’objectif de cette visite est de transmettre les félicitations du Président du Faso, chef de l’Etat le capitaine Ibrahim Traoré aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour les résultats engrangés et les encourager à poursuivre la mission avec détermination et engagement.
Au cours de cette visite, le ministre de la Guerre est revenu sur les circonstances qui, selon lui, ont favorisé l’installation du terrorisme dans le Sahel. Il a notamment évoqué l’ordre mondial établi sous l’impulsion de la colonisation et le pillage des ressources du sous-sol africain par certaines puissances étrangères. Pour lui, le terrorisme dans le Sahel constitue l’une des raisons de la situation que connaissent aujour-d’hui les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, à savoir le Burkina, le Mali et le Niger.
Le général Célestin Simporé a également fait savoir aux FDS et VDP que la religion est souvent utilisée comme une couverture pour faire passer le phénomène terroriste. « La Révolution progressiste populaire, sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré est une dynamique visant à mettre fin au pillage des ressources et à éveiller la conscience du peuple pour une véritable souveraineté », a-t-il précisé. Après avoir félicité les forces combattantes pour le travail déjà accompli, le ministre les a invitées à maintenir le courage et la détermination sur les théâtres d’opération.
Il a rappelé que la défense de la patrie constitue le devoir de tout bon militaire, y compris lorsque cette mission peut conduire au sacrifice suprême. Après le BIA de Koudougou, c’est le détachement militaire de Ténado qui a accueilli la délégation, toujours avec le même message. Il a ainsi appelé les FDS ainsi que les VDP à rester concentrés sur l’objectif de libération totale du territoire national.
« Le calme règne et les usagers circulent… »

« Il y a quatre ans, emprunter la route Koudougou-Dédougou, c’est frôler le danger surtout à partir de la forêt de Tiogo. Mais aujourd’hui, le calme règne et les usagers circulent tranquillement », a rappelé le chef du département en charge de la Guerre.
Aux côtés du ministre d’Etat, le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-AES), Bassolma Bazié, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, la ministre en charge de l’action humanitaire, Passowendé Pélagie Kabré, ainsi que le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara et le gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré ont participé à la visite.
Prenant la parole à la suite du ministre de la Guerre, Bassolma Bazié a insisté sur la nécessité d’une implication des populations civiles dans la lutte contre le terrorisme. Selon lui, pendant que les militaires sont engagés au front, les civils doivent, à travers leurs comportements et leurs attitudes, contribuer à l’effort de lutte.
Il a particulièrement appelé à la sincérité dans l’engagement aux côtés des forces combattantes. Il a saisi l’occasion pour dénoncer le comportement de certains civils qui restent dans une logique d’attente, cherchant à calculer l’issue de la lutte ou à déterminer à quel moment ils pourront reprendre des activités politiques. Il a ainsi exhorté les populations à s’engager pleinement aux côtés des militaires, estimant que l’avenir du pays dépend de l’issue de cette guerre contre le terrorisme et cela a besoin de la mobilisation de tous les Burkinabè dignes.
Beyon Romain NEBIE





