Santé de la reproduction et égalité de genre: « Le RAES s’aligne sur les priorités nationales », affirme sa directrice exécutive, Rabiatou Sangaré

Le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES) a organisé, du 6 au 8 juillet 2026 à Toubab Dialaw, au Sénégal, un atelier régional de mise en synergie réunissant ses partenaires du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Sénégal. En matière de santé des jeunes et des adolescents, l’ONG affirme aligner ses interventions sur les priorités nationales de chacun de ses pays d’intervention.

Cette rencontre régionale a permis aux différentes organisations partenaires de partager leurs expériences, de renforcer leurs liens de collaboration et de développer des synergies dans la mise en œuvre des programmes du réseau.

La principale initiative du RAES est le programme « C’est la vie ! », lancé en 2012. La quatrième saison, lancée en 2026, s’inscrit dans une campagne régionale dont la mise en œuvre se poursuit jusqu’à la fin de l’année 2026.

Il s’agit d’un programme panafricain d’éducation par le divertissement, fondé sur une stratégie de communication à 360°, visant l’autonomisation des jeunes et des femmes en matière de droits et de santé. Il combine une série télévisée, des campagnes digitales et médiatiques, des kits pédagogiques ainsi que des activités communautaires afin de favoriser l’adoption de comportements positifs en matière de santé sexuelle et reproductive et d’égalité de genre.

Le chargé de programme du RAES, Billy Fousseni Ouattara

Selon le chargé de programme du RAES, Billy Fousseni Ouattara, l’objectif principal est de favoriser l’adoption de comportements plus sûrs et plus respectueux des droits en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) et d’égalité de genre chez les adolescents et les jeunes, avec une attention particulière accordée aux jeunes filles et aux jeunes femmes âgées de 15 à 35 ans.

« Ce renforcement des capacités vise à leur permettre de faire des choix éclairés et d’agir en faveur d’un accès équitable aux services et aux produits de santé sexuelle et reproductive dans les pays d’intervention que sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Sénégal », a-t-il déclaré.

Le RAES met en œuvre plusieurs approches de communication pour le changement social et de comportement (CSC), fondées sur des données scientifiques. Le Dr Mohamed Sangaré a expliqué que la conception des messages de changement de comportement doit impérativement s’appuyer sur des données probantes, une analyse des causes profondes des comportements ainsi que sur les motivations et les freins des populations cibles à l’utilisation des produits et services de santé. En effet, l’adoption ou non d’un comportement résulte toujours de plusieurs facteurs sociaux, culturels, économiques ou individuels qu’il convient d’identifier avant toute intervention.

Le RAES diffuse principalement ses contenus sur YouTube, où sont disponibles les épisodes de la série « C’est la vie ! », ainsi que sur les principales plateformes de réseaux sociaux, notamment Facebook, TikTok et Instagram.

Aujourd’hui, le réseau totalise plus de 1 241 500 abonnés sur l’ensemble de ses plateformes digitales dans les différents pays d’intervention.

Selon Aïssatou Hane, Digital Manager du RAES, la stratégie éditoriale du réseau repose sur une répartition de 70 % de contenus divertissants et 30 % de contenus consacrés à la communication pour le changement social et de comportement (CSC).

Pour la directrice exécutive du RAES, Rabiatou Sangaré, l’essentiel est de faire du réseau un véritable outil au service des communautés et des autorités.

« Vous savez, dans notre région, la question de la sécurité est aujourd’hui capitale pour nos populations. Il est donc essentiel d’inscrire nos interventions dans ces priorités. C’est ainsi que nous servirons au mieux nos communautés », a-t-elle déclaré.

La directrice exécutive du RAES, Rabiatou Sangaré

Dans le contexte actuel, a-t-elle poursuivi, il est primordial d’adapter et d’ancrer les stratégies ainsi que les actions du RAES dans les priorités nationales, régionales et internationales. « Il est tout aussi essentiel de s’adapter aux réalités de nos communautés », a-t-elle conclu.

Boureima SANGA

De retour de Dakar

bsanga2003@yahoo.fr

 

 

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