
L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a lancé la deuxième phase du projet « Autonomisation économique des femmes par l’innovation et l’accès à la propriété intellectuelle » (AFPI) le mardi 9 juin 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a été marquée par la signature d’un accord de partenariat entre l’OAPI et le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA).
L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) poursuit son engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes. En effet, elle a lancé le mardi 9 juin 2026 à Ouagadougou, la deuxième phase du projet « Autonomisation économique des femmes par l’innovation et l’accès à la propriété intellectuelle » (AFPI). Prévue du 9 au 12 juin 2026 à Ouagadougou, cette deuxième phase du projet AFPI réunit des femmes entrepreneures, ingénieures et chercheuses autour de sessions de formation, de partage d’expériences et de réseautage. L’ambition est de renforcer les synergies entre innovation, entrepreneuriat féminin et propriété intellectuelle, afin de transformer les initiatives locales en opportunités économiques durables.
Le directeur général de l’OAPI, Denis Bohoussou, a affirmé que cette seconde phase constitue une étape importante dans la mise en œuvre d’une initiative lancée en février 2024 au Cameroun. L’objectif du projet est de renforcer l’autonomisation économique des femmes à travers l’innovation, le transfert de technologies et l’utilisation efficace des outils de propriété intellectuelle. « Aujourd’hui à Ouagadougou, nous n’ouvrons pas seulement une nouvelle phase du projet. Nous écrivons une nouvelle page d’une aventure humaine qui place le talent, la créativité et le génie des femmes africaines au cœur de la transformation de nos sociétés », a-t-il déclaré.
Le projet repose sur plusieurs actions, notamment le renforcement des capacités à travers la formation et la sensibilisation, l’accompagnement au dépôt des titres de propriété industrielle, la cartographie des initiatives féminines à forte valeur ajoutée, ainsi que la création d’une plateforme d’échanges entre les femmes du secteur technologique et celles évoluant dans l’agro-business. Il s’agit également d’accompagner les projets innovants issus de la collaboration entre les jeunes ingénieures, chercheuses et entrepreneures.
Démocratiser l’accès à l’innovation à la propriété intellectuelle

Denis Bohoussou : « le projet
repose sur plusieurs actions dont
le renforcement des capacités
à travers la formation et la
sensibilisation ».
Faisant le bilan de la première phase du projet, Denis Bohoussou a relevé des résultats jugés satisfaisants. Au total, 40 petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes ont bénéficié d’audits en propriété intellectuelle et d’un accompagnement spécifique. En outre, 135 jeunes filles ingénieures et chercheuses ainsi que 175 femmes de l’agro-business ont été formées et sensibilisées à la valorisation de leurs activités grâce à la propriété intellectuelle.
Pour le représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sassenrath, l’autonomisation économique des femmes constitue un investissement essentiel pour accélérer le développement durable et renforcer la résilience des communautés. Il a soutenu que le projet AFPI ambitionne de réduire les obstacles qui limitent encore l’accès des femmes à l’innovation, au financement et à la protection de leurs créations intellectuelles.
Pour lui, cette initiative s’inscrit en droite ligne des priorités nationales de développement et de la vision des autorités burkinabè en matière de promotion de l’entrepreneuriat féminin. « L’innovation et la propriété intellectuelle ne doivent pas être des privilèges réservés à quelques-uns. Tous et toutes doivent pouvoir y avoir accès afin de contribuer au développement endogène de nos pays », a-t-il renchéri.
Représentant le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Yacouba Zabré Gouba, a salué une initiative qui valorise le savoir-faire féminin et favorise les synergies entre les femmes ingénieures, chercheuses et les actrices de l’agro-business. Il a rendu hommage à ces femmes dont les innovations et les activités entrepreneuriales participent à la transformation économique du Burkina Faso.
Le ministre Yacouba Zabré Gouba a souligné que le projet AFPI offre aux bénéficiaires l’opportunité de protéger leurs marques, de valoriser leurs innovations et d’accéder à de nouveaux marchés. En favorisant les échanges d’expériences et le développement de partenariats, il a appuyé que le projet entend transformer les initiatives locales en richesses durables et compétitives au profit des familles, des communautés et de l’économie nationale.
Mahamadi SEBOGO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Crédit photo : Fatimata ZOUNGRANA
Légendes
1. Le directeur général de l’OAPI, Denis Bohoussou : « le projet repose sur plusieurs actions dont le renforcement des capacités à travers la formation et la sensibilisation ».
2. Selon le représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sassenrath, ce projet s’inscrit dans la vision des autorités burkinabè en matière de promotion de l’entrepreneuriat féminin.
3. Le ministre chargé de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, a affirmé que le projet AFPI transformera les initiatives féminines en richesses durables et compétitives.
4. L’OAPI et ses partenaires entendent faire de la propriété intellectuelle un levier d’autonomisation économique des femmes.
VOIR PH Lancement projet AFPI…………….MAC ZANGO





