Cadre sectoriel de dialogue « Education et formation » : 694 milliards F CFA mobilisés au profit de l’éducation

Au cours du CSD du secteur de l’éducation et de la formation, l’état de mise en œuvre du plan d’action 2026 a été examiné.

La revue à mi-parcours du cadre sectoriel de dialogue du secteur de l’éducation et de la formation s’est tenue, le mardi 29 juillet 2026 à Ouagadougou.

Le gouvernement veut consolider les acquis du secteur de l’éducation et de la formation. A cet effet, le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN) a organisé une revue à mi-parcours du Cadre sectoriel de dialogue (CSD) du secteur de l’éducation et de la formation, mardi 29 juillet 2026 à Ouagadougou. Ce CSD concerne quatre départements ministériels que sont les ministères en charge de l’enseignement de base, de l’enseignement secondaire, de l’enseignement supérieur et de la jeunesse.

Cette rencontre a permis aux acteurs d’évaluer le niveau de mise en œuvre du plan d’action 2026, d’apprécier les résultats obtenus au cours du premier semestre et d’identifier les défis à relever pour améliorer les performances d’ici la fin de l’année. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a confié qu’à mi-parcours, le taux d’exécution physique des activités est estimé à environ 43 %, tandis que le taux d’exécution financière s’établit à 33 %.

Il a indiqué que près de 694 milliards F CFA sont mobilisés pour la mise en œuvre du plan d’action du secteur. Il a en outre souligné que 92 % de ce financement provient du budget de l’Etat, contre 6 % des partenaires techniques et financiers et 1 % des autres acteurs. Le ministre chargé de l’Alphabétisation a indiqué que ces chiffres traduisent la place stratégique que l’éducation occupe dans la refondation du Burkina Faso, en ce sens qu’elle permet de former des citoyens compétents, disciplinés, civiques et patriotes.

Plusieurs actions menées

Jacques Sosthène Dingara a fait savoir que plusieurs actions ont été menées au cours des six premiers mois de l’année pour améliorer l’accès à l’éducation. Il a cité, entre autres, la construction de nouvelles infrastructures scolaires, la réalisation d’amphi-théâtres dans les universités, le développement d’infrastructures dédiées à l’enseignement technique et à la formation professionnelle, ainsi que l’ouverture de nouveaux établissements préscolaires afin d’assurer une meilleure prise en charge des enfants dès le bas âge.

Outre l’amélioration de l’accès à l’éducation, le ministre chargé de l’Enseignement de base a ajouté que le gouvernement a poursuivi des réformes visant à renforcer la qualité de l’enseignement. Ces efforts ont notamment porté sur la révision des curricula, la réduction des retards universitaires et le renforcement des capacités des enseignants. Pour lui, les résultats enregistrés aux examens scolaires de la session 2026 illustrent les effets de ces actions.

« Les performances obtenues au CEP, au BEPC et au Baccalauréat figurent parmi les meilleures jamais enregistrées au Burkina Faso », a-t-il affirmé. Elles traduisent, de son avis, le retour de la discipline, de la quiétude et de la qualité au sein du système éducatif. Jacques Sosthène Dingara a assuré que les insuffisances relevées au cours de la revue vont faire l’objet d’analyses approfondies, afin d’apporter les ajustements nécessaires et d’accélérer la mise en œuvre des activités prévues au second semestre.

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

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