
Les rideaux sont tombés sur les finales nationales des Universités et Grandes Ecoles de l’Union des sports scolaires et universitaires du Burkina Faso (USSU-BF), édition 2026. La dernière affiche en handball, disputée dans la soirée du samedi 25 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso, a opposé les équipes masculines de l’Université Norbert-Zongo (UNZ) de Koudougou à l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH).
Cette finale masculine de handball a offert, dans la soirée du samedi 25 juillet 2026, sur le plateau du Lycée Ouézzin Coulibaly (LOC) de Bobo-Dioulasso, un scénario haletant qui s’est conclu par la victoire de l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH) sur le score de 26 à 21. Le public n’avait pas encore bien pris place après la cérémonie d’ouverture que les étudiants de Koudougou lançaient déjà les hostilités. Plus entreprenants dès les premières minutes, ils imposent un rythme soutenu et exploitent parfaitement les moindres espaces laissés par leurs adversaires.
Trois attaques successives, menées avec précision et conclues avec efficacité, leur permettent de prendre rapidement les commandes de la rencontre. Solides défensivement, disciplinés dans leur repli et inspirés offensivement, les joueurs de l’Université Norbert-Zongo semblent alors avoir trouvé la bonne formule. Leur rigueur tactique et leur engagement physique leur offrent une avance confortable de 4 buts à 0. A cet instant de la partie, tout laisse croire que les Koudougoulais maîtrisent leur sujet.
Mais c’était sans compter sur les ressources mentales de l’ISSDH. Refusant de céder à la pression, les hommes de l’Institut des sciences du sport et du développement humain retrouvent progressivement leurs repères. Plus appliqués dans les transmissions de balle et plus efficaces dans les duels individuels, ils réduisent rapidement l’écart avant de recoller au score. Portés par une remarquable intensité et une meilleure maîtrise technique, les futurs champions inversent complètement la dynamique de la rencontre.
A la 10e minute, ils prennent l’avantage (10-6), au terme d’une remontée spectaculaire qui fait chavirer les supporters acquis à leur cause. Désormais en confiance, les joueurs de l’ISSDH contrôlent les débats et conservent leur avance de quatre buts jusqu’à la pause. Au retour des vestiaires, l’Université Norbert-Zongo tente de reprendre l’initiative. Les attaques se multiplient, les intentions sont bonnes, mais la défense adverse reste hermétique. Chaque tentative de rapprochement est aussitôt annihilée par une formation de l’ISSDH disciplinée, bien organisée et redoutable en contre-attaque.
La rencontre gagne alors en intensité. Les contacts deviennent plus engagés, les gardiens multiplient les arrêts décisifs et les deux équipes se rendent coup pour coup. Toutefois, l’ISSDH garde la tête froide. Sans jamais céder à la précipitation, ses joueurs exploitent chaque possession avec lucidité et creusent progressivement l’écart. Le coup de sifflet final vient consacrer leur domination : 26 buts à 21. Après avoir été menés 4 à 0 dès l’entame, les étudiants de l’Institut des sciences du sport et du développement humain réalisent ainsi une remontada pour décrocher le trophée national.
Le capitaine de l’ISSDH, Cheick Abass Sawadogo, a expliqué que son équipe avait choisi de répondre à la puissance physique de son adversaire par un jeu davantage axé sur la technique, les attaques placées et les un-contre-un. Il a également salué le rôle déterminant de son entraîneur, dont les encouragements ont permis au groupe de croire en ses chances malgré le retard concédé dès les premières minutes. Cette finale est venue conclure quatre jours de compétitions ayant réuni 549 étudiants-athlètes et 91 encadreurs autour de plusieurs disciplines sportives. L’édition, selon les organisateurs, a confirmé le rôle du sport universitaire comme creuset de détection de talents, de promotion du fair-play et de renforcement de la cohésion entre les étudiants des différentes régions du Burkina Faso. Au classement général des régions, le Kadiogo termine en tête avec 27 médailles, devant le Guiriko (24 médailles) et le Nando (20 médailles), au terme d’une édition riche en performances et en émotions.
Kamélé FAYAMA





