Célébration du nouvel an 6263 Kamit :les Kemites plaident l’adoption officielle du calendrier africain

Le représentant du ministre de l’Enseignement secondaire, Barthélémy Kaboré : « les peuples qui maîtrisent leur histoire préparent mieux leur avenir ».

Le mouvement panafricain « Deux heures pour Kamita » a célébré, le nouvel an 6263 Kamit, le dimanche 19 juillet 2026, à Ouagadougou.

Longtemps reléguée au second plan, la mémoire africaine a été éclipsée par des repères temporels venus d’ailleurs. Pourtant, l’Afrique dispose d’un calendrier vieux de plus de quatre millénaires avant Jésus-Christ, témoin de la grandeur de ses civilisations. C’est ce constat qui a nourri le mouvement panafricain « Deux Heures pour Kamita » à la célébration du nouvel an africain 6263, le dimanche 19 juillet 2026, à Ouagadougou. Pour le coordonnateur national du mouvement « Deux heures pour Kamita », Imhotep Bayala, la célébration du nouvel an africain dépasse le simple cadre d’une fête.

Elle constitue un acte de mémoire, de souveraineté culturelle et de réaffirmation de l’identité africaine. « Un peuple digne s’appuie sur ses propres repères historiques pour construire son avenir », a-t-il déclaré. Selon lui, trop longtemps, les références temporelles africaines ont été marginalisées au profit de calendriers hérités d’autres civilisations. Il a soutenu que la reconstruction de ces imaginaires collectifs passe par la restauration du calendrier africain qui existait 4236 ans avant Jesus-Christ.

« Un peuple qui maîtrise son temps, son histoire et ses références renforce sa confiance en lui-même et prépare les générations futures à assumer leur responsabilité dans le concert des nations », a-t-il affirmé. Saluant l’initiative du Togo, qui prépare un colloque international sur le nouvel an africain, Imhotep Bayala a réitéré le vœu solennel du mouvement Kamit : « que le camarade Président du Faso, Ibrahim Traoré, déclare le calendrier Kamit comme repère du temps africain pour assurer la souveraineté du Burkina et de l’Afrique ».

Il a enfin invité l’ensemble des participants à devenir les artisans de paix par l’acceptation et la tolérance religieuse. Pour le parrain de la cérémonie, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Moumouni Zoungrana, représenté par son chargé de missions, camarade Barthélémy Kaboré, la célébration du nouvel an africain est une démarche pour renouer avec la mémoire historique, valoriser le patrimoine scientifique et culturel, et renforcer la confiance collective dans la construction de l’avenir.

« Les peuples qui maîtrisent leur histoire préparent mieux leur avenir », a-t-il confié. Pour lui, l’école ne doit pas se limiter à transmettre des connaissances mais de former des hommes et des femmes capables de défendre les intérêts de leur pays et de contribuer à sa transformation. « Notre jeunesse est une formidable opportunité, à condition qu’elle bénéficie d’une éducation de qualité, d’une formation adaptée aux réalités locales et d’un accompagnement qui en fait un véritable acteur du développement national », a-t-il ajouté.

Abdoulaye BALBONE

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.