Carnet santé: des gestes simples pour prévenir la démence

La démence se manifeste souvent par des oublis répétés.

La démence désigne un ensemble de maladies du cerveau qui altèrent la mémoire, le langage, le raisonnement et l’autonomie. Elle se manifeste souvent par des oublis répétés, des difficultés à trouver ses mots, à s’orienter, à accomplir des gestes simples. Selon les experts de l’OMS, presque la moitié des risques de développer une démence pourraient être retardés ou évités en agissant sur certains facteurs du mode de vie.

La perte de mémoire fait partie du quotidien dans de nombreuses familles. Il arrive souvent que certaines personnes oublient où elles ont posé leurs clés ou cherchent un nom en vain. Ces signes pourraient être dû à une démence qui désigne un ensemble de maladies du cerveau altérant la mémoire, le langage, le raisonnement et l’autonomie. Elle se manifeste souvent par des oublis répétés, des difficultés à trouver ses mots, à s’orienter, à accomplir des gestes simples.

La maladie d’Alzheimer est la forme la plus connue et représente jusqu’à 70 % des cas. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié le 15 juillet 2026 de nouvelles recommandations fondées sur les dernières données internationales. Selon cette estimation, jusqu’à 45 % des risques de démence seraient attribuables à des facteurs « modifiables » : le tabagisme, l’alcool, l’isolement social, la sédentarité, la pollution atmosphérique ou la mauvaise prise en charge de maladies chroniques (hypertension, diabète, cholestérol élevé).

Près de 10 millions de nouveaux cas sont recensés chaque année, alors que plus de 57 millions de personnes vivent déjà avec une démence dans le monde. Selon les experts de l’OMS, presque la moitié des risques de développer une démence pourraient être retardés ou évités en agissant sur certains facteurs du mode de vie. Jusqu’à aujourd’hui, la lutte contre la démence reposait surtout sur l’accompagnement et la prise en charge des symptômes : soutien familial, stimulation de la mémoire, suivi médical. Mais, faute de médicament capable de guérir, la prévention restait une perspective floue. Les scientifiques soupçonnaient déjà des liens avec le mode de vie, mais les données étaient fragmentaires. La progression du vieillissement mondial renforce l’urgence : la démence figure désormais parmi les principales causes d’invalidité et est la septième cause de mortalité dans le monde. Pour éviter le mal, des gestes simples pourraient jouer un rôle.

Il s’agit entre autres de bouger plus au quotidien, de limiter la consommation d’alcool ou de tabac, de garder des liens sociaux, de contrôler sa tension ou son diabète. L’OMS préconise aussi des exercices de stimulation mentale, notamment pour les adultes présentant des troubles cognitifs légers. Une meilleure prise en charge de ces facteurs pourrait réduire non seulement le risque d’atteinte cognitive, mais aussi la charge pour les familles et le coût économique. L’avancée de l’OMS replace la prévention au cœur de la lutte contre la démence. Agir sur les facteurs de risque modifiables pourrait alléger la progression de ces maladies et retarder leur apparition. Ces recommandations, fondées sur l’analyse de données élargies depuis 2019, renforcent l’idée d’une prévention possible à l’échelle individuelle et collective. Cependant, l’OMS rappelle que les résultats restent des estimations, et que des essais complémentaires permettront d’affiner les priorités. Mieux accompagner les malades, investir dans la recherche et soutenir les aidants restent aussi des enjeux majeurs.

Abdoulaye BALBONE

Sources :https://www.passeportsante.net/

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.