Clôture de l’immersion patriotique obligatoire 2026 :les appelés de Dori guidés désormais par cinq valeurs fondamentales

Les appelés en pleine démonstration de techniques de combat.

La deuxième édition de l’immersion patriotique obligatoire à Dori, chef-lieu de la région du Liptako s’est achevée, le jeudi 27 août 2026, en présence des autorités régionales et des parents des appelés.

Pendant un mois, le lycée provincial de Dori a été le quartier général de la deuxième édition de l’immersion patriotique obligatoire (IPO) des 362 appelés dont 178 filles de la capitale du Liptako. A la cérémonie de clôture, tenue ce jeudi 27 août 2026, les appelés ont de prime abord entonné l’hymne national, celui de l’AES et le chant de la promotion. Puis, s’en est suivi le slam, la démonstration des techniques de combat.

C’est dans cette ambiance que le représentant des appelés de Dori, Moussa Amadou Dicko, a déclaré qu’après 30 jours d’immersion, ils repartent en famille avec une expérience nouvelle, pleine d’enseignements précieux et surtout une conscience plus claire de leur rôle et responsabilité dans la construction de la Nation.

« Durant ces 30 jours, nous avons vécu des moments riches en enseignements. Cette immersion nous a surtout permis de prendre conscience d’une réalité essentielle. L’avenir de notre pays dépend de chacun d’entre nous. Nous ne sommes pas simplement les bénéfi-ciaires de l’avenir que d’autres construiront pour nous. Nous devons en être les acteurs, les artisans et les responsables », a-t-il relevé. Au cours de cette expérience, a indiqué le porte-parole des appelés, ils ont particulièrement retenu cinq valeurs fondamentales qui devront désormais guider leur conduite.

Il a d’abord cité le patriotisme qui ne doit pas être seulement un sentiment ou une parole. Bien au contraire, il a estimé qu’il doit se traduire par des actes concrets, le respect de la Nation et la volonté de contribuer à son développement. Ensuite, Moussa Amadou Dicko a mentionné la solidarité qui invite les appelés à dépasser les intérêts individuels pour privilégier l’intérêt collectif, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

« La troisième valeur est l’intégrité, parce que le nouveau Burkina Faso a besoin de citoyens honnêtes, responsables et attachés à leurs valeurs.
L’intégrité nous appelle à rester fidèles à nos principes, même lorsque les circonstances nous invitent à choisir la facilité. La quatrième est la discipline, car nous avons appris qu’elle est indispensable à toute organisation et à toute action collective.

Elle nous apprend à respecter les règles, les horaires, les consignes et les responsa-bilités qui nous sont confiées », a-t-il poursuivi. La dernière valeur fondamentale, que les appelés de Dori ont retenu, selon leur porte-parole, est l’autodiscipline. Pour lui, Elle rappelle que la véritable discipline commence par soi-même et exige de chaque appelé la maîtrise de soi, la rigueur, la constance et le sens du devoir.

Un véritable cadre d’éducation à la citoyenneté

Le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a souligné que l’IPO n’a pas été qu’une simple période de regroupement. De son avis, elle a constitué un véritable cadre d’éducation à la citoyenneté, de formation humaine et de renforcement de l’amour de la Patrie. « Durant ces semaines, vous avez appris à vivre ensemble, à respecter les règles communes, à cultiver la discipline, à développer l’esprit d’équipe, à vous entraider et à prendre conscience de vos responsabilités individuelles et collectives », a-t-il rappelé.

Pour lui, les appelés repartent avec la responsabilité d’être, dans leur milieu de vie, des ambassadeurs de la Patrie, de la discipline, la cohésion et l’engagement patriotique.
« Notre pays traverse une période décisive de son histoire. Dans ce contexte, aucune génération ne peut se dérober de ses responsabilités. La révolution progressiste populaire nous invite justement à retrouver confiance en nous-mêmes, à renforcer notre souveraineté et à faire de l’engagement patriotique une valeur fondamentale de notre société », a préconisé Abdoul Karim Zongo. C’est pourquoi, il a affirmé que la souveraineté ne se proclame pas seulement, mais elle se construit par le travail, la
discipline, la connaissance et la production. Et de préciser que cette construction a besoin de la jeunesse des régions du Liptako, du Soum et partant du Burkina Faso.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

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