Education non formelle: plus de 41 000 candidats à la conquête du certificat national en langues nationales

Les autorités ont ouvert l’enveloppe, marquant le lancement des épreuves.

Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a lancé, mardi 19 mai 2026, à Ziniaré, dans la région d’Oubri, l’évaluation certificative de l’Education non formelle (ENF). Organisée désormais à l’échelle nationale, cette certification concerne 41 420 candidats répartis dans 21 langues nationales.

Le centre Saint Paul de Ziniaré a servi de cadre, hier mardi 19 mai 2026, au lancement officiel de l’évaluation certificative de l’Education non formelle (ENF), en présence du ministre chargé de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara. Pour les 62 candidats présents dans ce centre, l’heure est à la concentration avant d’aborder les quatre épreuves (étude de textes, opérations, problèmes et lecture) en langue nationale mooré. En lice pour le précieux sésame, Boukaré Bikienga, voit en cet examen la reconnaissance officielle de ses compétences. « J’ai déjà fait trois ans en bilingue mais je n’avais pas de diplôme.

Avec la modernité, il faut pourtant justifier ses connaissances. Cette certification est la bienvenue », s’est-il réjoui. Quant à Bernadine Bon-koungou, candidate libre, elle a affiché sa sérénité et a dit avoir pleinement confiance en sa préparation. « Je n’ai pas été en classe avec les élèves. Je me suis formée et inscrite en candidate libre. Mais je suis prête. Nous nous sommes préparés comme il se doit », a-t-elle assuré.

Plus de 41 000 candidats prennent part à cet examen national.

Pour le directeur des ENF, Hollo Doubloni, la présente session est un tournant dans la reconnaissance des compétences en langues nationales. « On n’a jamais pu faire un examen pour certifier qu’on est à tel niveau en langue nationale. Depuis 2023, le gouvernement a décidé de faire en sorte que, sur le plan national, on puisse organiser un examen certificatif. Tous ceux qui apprennent à lire et à écrire en langue nationale devront passer un examen pour certifier leurs acquis », a-t-il expliqué. Un acte de souveraineté nationale Selon les données du ministère, la session 2026 enregistre une forte progression des effectifs. Le nombre de candidats passe de 33 834 en 2025 à 41 420 cette année, soit une hausse de 7 586 inscrits.

Aussi, 21 langues nationales sont évaluées cette année, contre 13 l’année dernière. La Formule enchaînée (FE) demeure la filière la plus prisée avec 32 952 candidats, représentant près de 80 % des effectifs totaux. Les femmes y occupent une place prépondérante. Sur l’ensemble du territoire national, 30 793 candidates prennent part aux épreuves. La seule région d’Oubri présente cette année 3 673 candidats, dont 2 826 femmes, contre 3 548 candidats en 2025. Venu encourager les 41 420 candidats engagés dans cette session 2026, le ministre les a souhaités plein succès. Il a également insisté sur la crédibilité et la transparence du processus d’évaluation.

A l’en croire, des dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves sur toute l’étendue du territoire national. Selon lui, cette évaluation traduit la volonté du gouvernement de faire des langues nationales un véritable levier de souveraineté culturelle et éducative. « Depuis décembre 2023, nos langues nationales ont été retenues comme langues officielles. Nous menons donc des actions de valorisation de l’ensemble de nos langues. Cette évaluation certificative vient confirmer notre volonté de valoriser davantage cette compétence », a laissé entendre le ministre chargé de la Promotion des Langues nationales.

Djakaridia SIRIBIE

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