
Le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, a procédé à la clôture de la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), le dimanche 17 mai 2026, sur l’aire de la manifestation à Dédougou.
Les rideaux sont tombés sur la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), le dimanche 17 mai 2026. Lancée le 11 mai dernier, cette fête des masques aura animé et rythmé, pendant une semaine, la cité de Bankuy avant de refermer ses portes sous l’autorité du haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, représentant le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou. Il était assisté par le président de la délégation spéciale communale, Dieudonné Tougfo, du chef de Canton de Dédougou, Lombo Albert Dayo, du secrétaire exécutif de l’Association pour la sauve-garde des masques (ASAMA), structure porteuse du festival, Dr Léonce Ki, et d’autres responsables et acteurs culturels locaux.
Durant cette semaine de célébration des masques, d’expressions culturelles et de communion autour des traditions africaines, 19 sociétés de masques ont livré plus d’une dizaine de prestations. A ces manifestations de scènes qui constituent le cœur battant du festival, s’est greffé le colloque international et pluridisciplinaire. Il a enregistré la participation des pays comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la France, le Togo, le Niger et le Burkina Faso. Tenue du 12 au 13 mai 2026, à l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou, cette activité a totalisé 61 communications autour du masque et des patrimoines culturels africains.
A ces activités de la présente édition, il faut ajouter la foire commerciale et les animations populaires et de plateau off qui ont contribué à agrémenter le séjour des festivaliers dans la « belle » cité de Bankuy. Ce bilan a réjoui le secrétaire exécutif de l’ASAMA, Dr Léonce Ki, qui a salué « des moments exceptionnels de communion culturelle », malgré la canicule qui a été au rendez-vous de ces journées de FESTIMA. Lieu de dialogue interculturel A l’en croire, les différentes sociétés de masques venues des régions du Guiriko, du Nando, de Bankui et du Sourou ont présenté une diversité d’expressions artistiques.
Félicitant ainsi les acteurs pour leur amour des traditions et des pratiques culturelles et ancestrales, M. Ki a saisi cette tribune pour témoigner sa reconnaissance aux autorités admi-nistratives, aux notabilités coutumières et religieuses, aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi qu’aux partenaires pour leur accompagnement. Au nom du gouverneur, le haut-commissaire du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, a salué la portée culturelle et sociale du FESTIMA. « Dédougou a vibré au rythme des masques, des arts, des traditions et du vivre-ensemble. Notre patrimoine culturel a, une fois de plus, démontré toute sa richesse, sa diversité et sa capacité à unir les peuples », a-t-il déclaré.
Le haut-commissaire de poursuivre qu’en trente années de vie, de luttes, de passions et surtout d’engagement, le festival s’est imposé comme un puissant instrument de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel africain. « Il s’est également illustré comme un espace de dialogue interculturel, de promotion touristique, de cohésion sociale et de développement économique », a-t-il ajouté. Le représentant du gouverneur a rendu hommage à l’ASAMA pour son travail « remarquable » sans oublier les FDS et VDP dont le travail au quotidien a contribué à la tenue victorieuse de cette manifestation culturelle. Rendez-vous est enfin pris pour la 18e édition qui se tiendra en 2028 à Dédougou.
Yacouba BELEM





