FESTIMA 2026: une vingtaine de sociétés de masques en fête à Dédougou

Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a présidé l’ouverture officielle de la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), le jeudi 14 mai 2026, à Dédougou.

La ville de Dédougou, dans la région de Bankui, a vibré au rythme des prestations et danses des masques de toutes sortes entrant dans le cadre de la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA). Une vingtaine de sociétés de masques venues des régions du Guiriko, du Nando, de Bankui et du Sourou ont pris part à cet événement culturel. La cérémonie officielle de cette 17e édition de la fête des masques à Dédougou a eu lieu le jeudi 14 mai 2026, sous la présidence du gouverneur des Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga.

La présente édition se déroule sur le thème « FESTIMA, 30 ans au service de la tradition du masque : bilan et perspectives ». C’est une thématique qui exprime, à en croire le secrétaire exécutif de l’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA), organisation promotrice du festival, Dr Léonce Ki, une volonté d’observer une halte pour apprécier le parcours de cette manifestation lancée en 1996 afin de mieux préparer son avenir. Le parrainage et le coparrainage du FESTIMA 2026 sont assurés respectivement par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et le co-fondateur de l’équipementier sportif Sonkoa, Drissa Traoré.

Porte-parole des parrains, ce dernier a confié que la préservation et la valorisation du masque participent à l’édification d’une nation enracinée dans ses valeurs et ouverte sur le monde. Pour lui, le festival demeure un cadre d’échanges interculturels et un moyen de développement local. Le FESTIMA rime avec retour aux sources Le secrétaire exécutif de l’ASAMA, Dr Léonce Ki, aussi président du comité d’organisation de cette édition, s’est souvenu qu’il y a de cela trois décennies que le FESTIMA existe dans la sphère culturelle. Depuis lors, le festival a réalisé un parcours de « luttes, de passions et d’engagement au service de la sauvegarde, de la promotion et de la transmission du patrimoine que représente le masque », a-t-il fait remarquer. Patrimoine vivant, symbole d’unité et levier local et touristique, tels sont le credo du FESTIMA dont l’ASAMA s’est engagée à hisser à un plus haut niveau sur la scène mondiale.

Pour ce faire, elle se fixe pour mission de renforcer la sauvegarde des traditions liées au masque, promouvoir la recherche et la documentation culturelle et impliquer la jeune génération. Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le gouverneur Bassinga, a laissé entendre que le FESTIMA met en évidence le patrimoine culturel matériel et immatériel. « C’est une manifestation qui s’allie sur la vision des plus hautes autorités qui prônent le retour aux sources », a-t-il salué. Au-delà des prestations des masques, le FESTIMA 2026 a connu la tenue, du 12 au 13 mai dernier, d’un colloque international et pluridisciplinaire sur le masque. Il y a aussi la foire commerciale qui s’est ouverte depuis le 11 mai à la place Melon gare de Dédougou. Cette dernière activité, à l’instar des prestations des masques, va se poursuivre jusqu’aujourd’hui.

Yacouba BELEM

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