Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, a procédé à un remaniement du gouvernement, le lundi 12 janvier 2026. A travers ce micro trottoir, les Burkinabè des quatre coins du pays apprécient ce réajustement et expriment leurs attentes la nouvelle équipe gouvernementale.
Jacob Ouédraogo, acteur de la société civile (Ziniaré) : « le maintien de plusieurs ministres traduit une certaine stabilité »
« A mon sens, ce nouveau gouvernement s’inscrit dans la continuité de la dynamique engagée qui est de poser des actions de développement tout en maintenant le cap de la lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi nous observons le maintien de plusieurs ministres à leurs postes. Pour moi, cela traduit une volonté de stabilité et montre une certaine solidité de l’équipe gouvernementale. On a quatre départs et seulement deux entrées. Mais une nomination retient particulièrement mon attention. Il s’agit celle du Pr Moumouni Zoungrana, au ministère en charge de l’enseignement secondaire. On connaît son engagement et sa maîtrise des questions éducatives. Il est attendu au pied du mur, mais les bases pour réussir sont là. Les changements d’appellation des ministères me paraissent forts et symboliques. Parler de ministère de la Guerre permet de nommer clairement la réalité et d’agir avec plus de responsabilité. Quant au ministère des Serviteurs du peuple, il rappelle utilement que la Fonction publique existe d’abord pour servir le citoyen burkinabè ».
Augustin Irwaya Ouédraogo, journa-*liste et coordonnateur régional de l’association Voisins solidaires des Koulsé (Kaya) : « une équipe orientée vers l’efficacité »
« Le gouvernement issu du remaniement du 12 janvier 2026 donne l’image d’une équipe resserrée et orientée vers l’efficacité. La réduction du nombre de ministères et la refonte de certains départements traduisent une volonté claire de réduire la dépense publique et de recentrer l’action publique sur les priorités du moment. Ce remaniement pour moi, s’inscrit dans une logique de mobilisation nationale, en phase avec le contexte sécuritaire et la Révolution progressiste et populaire. Je félicite chacun des ministres pour la confiance que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont placé en eux individuellement. Nous les attendons aux résultats et je pense que les critères d’évaluation ne seront autres que la cohérence, la transparence et la durabilité des actions. Je les invite donc au travail pour renforcer les acquis déjà engrangés à travers l’amélioration progressive de la sécurité et le renforcement de la cohésion sociale. Chacun de nous Burkinabè devrait évidemment jouer sa partition pour un Burkina Faso souverain et prospère ».
Issaka Sawadogo, journaliste, expert senior agréé en éducation et formation, développement social et maître en administration des affaires (Kaya) : « la fusion de certains départements traduit une volonté de performance »
« Le remaniement du 12 janvier 2026 marque une nouvelle étape de l’action publique dans un contexte de gouvernement de guerre. Les changements de ministres et la fusion de certains départements traduisent une volonté de performance. Mais l’essentiel reste les résultats concrets : renforcer le capital humain, préserver la cohésion sociale et gouverner avec efficacité. Aujourd’hui, ce ne sont plus les annonces qui comptent, mais l’action ».
Karim Ouédraogo, citoyen : « chaque effort de rationalisation est à saluer »
« Pour moi, ce changement est la bienvenue. D’abord, il permet une meilleure rationalisation de l’action gouvernementale, notamment à travers la fusion de certains ministères, ce qui fait passer leur nombre de 24 à 22. Cette réduction est importante, car elle contribue à une meilleure organisation, mais aussi à des économies pour l’Etat. Dans un contexte difficile comme celui de notre pays, chaque effort de rationalisation est à saluer. Au-delà du nombre de ministères, il y a des changements de dénominations qui sont très symboliques et significatifs. Je prends par exemple le ministère de la Fonction publique, qui devient ministère des Serviteurs du peuple. Cette appellation donne un sens fort à la mission des agents de l’Etat. Cela reflète davantage notre réalité et nos aspirations en tant que Burkinabè. De même, le retour de l’appellation ministère de la Guerre et de la Défense patriotique qui traduit clairement la situation que nous vivons. Pour mes attentes, j’espère avant tout que ce gouvernement ramènera la paix. J’attends également un gouvernement capable de relever les défis du moment avec courage, détermination et résilience. Enfin, un gouvernement à l’écoute des préoccupations réelles de la population, proche du peuple et sensible à ses besoins. Je leur souhaite bon vent et que Dieu guide leurs actions pour le bien de notre Nation ».
Ali Tiemtoré, opérateur en alphabétisation à Manga : « nous sommes prêts à accompagner ce nouveau gouvernement »
« J’apprécie positivement le remaniement opéré au sein du gouvernement. Nous avons constaté des fusions de départements ministériels qui sont une chose que je salue à sa juste valeur. Le jumelage de ces ministères va permettre de réduire les charges de fonctionnement de l’Etat. Ce qui va réduire le train de vie de l’Etat et sera bénéfique pour le pays. Je salue également le changement de dénomination de certains ministères, notamment celui en charge de la défense qui prend le nom de ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce changement reflète notre situation actuelle. Il faut un ministère de la Guerre qui sait ce qui l’attend. Les appellations des ministères en charge des infrastructures, de l’urbanisme et de la fonction publique, sont purement françaises. Les nouvelles appellations que nous constatons reflètent nos réalités. Chaque ministère sait désormais ce qu’il est appelé à faire. J’encourage les nouveaux membres du gouvernement à œuvrer pour mériter la confiance du peuple. La Révolution progressiste populaire (RPP) est pour le peuple et il faut travailler de sorte à ce que le peuple soit satisfait. Nous sommes prêts à accompagner ce nouveau gouvernement pour la réussite de ses missions. On attend surtout qu’il travaille à éradiquer les maux de la société, notamment la corruption et les nominations par
affinité ».
Inoussa Ouédraogo, représentant provincial du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Zoundwéogo (Manga) : « qui dit Révolution, dit travail »
« Je constate que le gouvernement a été remanié avec beaucoup d’innovations. Toute chose que je salue à sa juste valeur. Je pense que les nouvelles dénominations de certains ministères sont une très bonne chose qu’il faut énormément apprécier. Ces nouvelles attributions sont puisées dans nos terroirs. Et, cela donne une identité à ces départements ministériels. Nous constatons aussi une réduction du nombre de ministères. Ce qui va permettre au gouvernement de diminuer ses dépenses et d’être très opérationnel pour le bien du peuple burkinabè. Nous attendons que ce gouvernement soit travailleur répondant aux aspirations réelles du peuple. Nous sommes en RPP et qui dit Révolution, parle de travail. Il faut donc travailler parce que c’est à la sueur de nos fronts que nous serons totalement libres. Dans le contexte actuel du pays où nous sommes en quête de souveraineté, nous devons multiplier les actions de sorte à atteindre les objectifs assignés au gouvernement ».
Eléonore Hadedou Tuina, responsable d’association (Dédougou) : « les nouvelles dénominations sont en phase avec la vision et la dynamique révolutionnaires »
« C’est avec grande satisfaction que j’ai pris connaissance, mais aussi accueilli ce remaniement ministériel. Ma satisfaction se situe surtout au niveau des nouvelles dénominations de certains ministères comme celui en charge de la défense qui devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, le ministère chargé de l’Urbanisme qui est devenu ministère de la Construction de la Patrie et celui de la Fonction publique qui adopte l’appellation ministère des Serviteurs du Peuple. Toutes ces nouvelles dénominations sont en phase avec la vision et la dynamique révolutionnaires en cours dans notre chère patrie. Elles permettent aux populations de comprendre le fonctionnement du pays et du gouvernement. Les populations seront désormais imprégnées du combat du président du Faso. Le nombre de poste ministériel est aussi passé de 24 à 22. C’est un changement notable, à mon avis car il participe de la réduction du train de vie de l’Etat. Chose pour laquelle le président s’était engagé. Comme attentes, je souhaite qu’il y ait des sensibilisations et des formations à l’endroit des agents de l’Etat afin qu’ils soient réellement des serviteurs du peuple comme le stipule la nouvelle dénomination du ministère. J’attends également de ce gouvernement remanié plus d’engagement et de combativité pour la reconquête totale de notre pays ».
Ibrahim Coulibaly, président de la veille citoyenne (Nouna) : « nous croyons toujours au Président Ibrahim Traoré »
« Nous croyons toujours au Président Ibrahim Traoré et à son Premier ministre. De ce point de vue, leurs décisions et choix nous conviennent. Nous attendons des membres du gouvernement qu’ils travaillent davantage pour les intérêts des populations, pour satisfaire le peuple. Ainsi, tout ira mieux ».
Salimatou Compaoré, coordinatrice régionale de la veille citoyenne (ex-Boucle du Mouhoun) : « une présence plus significative de femmes »
« On ne change pas une équipe qui gagne. Mais on peut apporter des touches pour l’améliorer. C’est sous cet angle que nous apprécions le gouvernement remanié. Nous, de la veille citoyenne, sommes essentiellement ravis des nouvelles dénominations attribuées à certains ministères clés. Elles nous rappellent que nous sommes en révolution en nous situant dans le contexte actuel de notre pays. Nous sommes fiers de nos leaders. Nous constatons une présence plus significative de femmes dans ce nouveau gouvernement qui passent de 4 à 5. C’est un message pour dire que personne ne doit rester en marge de la construction du Burkina Faso. Nous attendons de chaque membre du gouvernement, ancien comme nouveau, plus de détermination et de don de soi pour libérer totalement notre pays afin qu’il retrouve sa souveraineté pleine et entière. Bon vent à la nouvelle équipe ».
Oumarou Clément Ouédraogo, direc-teur de la radio La voix de l’amitié (Ouahigouya) : « ce remaniement répond au besoin du moment »
« Ce remaniement répond au besoin du moment sur deux points. La réduction de nombre de portefeuilles ministériels. De 24 ministres, nous sommes à 22 ministres conformément à la vision des autorités qui consiste à réduire le train de vie de l’Etat. Le changement de dénomination de quelques ministères qui est en parfaite ligne de leur vision. Ce réaménagement du gouvernement est un signal fort qui invite chaque ministre, responsable de service et chaque citoyen où qu’il se trouve à donner le meilleur de soi-même pour la construction de la Nation. Nous souhaitons bon vent à l’ensemble des membres du gouvernement pour l’atteinte des objectifs ».
Mamoudou Ouédraogo, coordonnateur national de l’Association pour l’éducation, l’environnement et les droits humains (Ouahigouya) : « la réduction du train de vie de l’Etat est une réalité »
« La composition du nouveau gouvernement est conforme à la vision de la RPP en cours au Burkina Faso. La réduction du train de vie de l’Etat est une réalité dans ce nouveau gouvernement. De 24 ministres nous sommes passés à 22 ministres qui font des économies dans le budget de l’Etat. A cela s’ajoute le changement de dénomination de quelques ministères avec des noms très conformes à la réalité du moment. Le ministère de la Fonction publique devient le ministère des Serviteurs du Peuple. Nous avons aussi le ministère de la Construction de la Patrie, et le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce remaniement est la bienvenue car il fallait des termes conformes avec le RPP sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré. Nous profitons de votre micro pour présenter nos vœux de nouvel an à l’ensemble de la population du Burkina Faso, nos vœux de santé, de paix et stabilité aux plus hautes autorités du pays conduites par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et les membres du gouvernement pour leur clairvoyance dans les différents projets et programmes de développement Faso et de façon générale des pays de l’AES. Pour notre part, en tant qu’acteurs de la société civile, nous aurions souhaité avoir un ministère plein en charge de l’environnement car les questions environnementales et de changement climatique sont très délicats de nos jours. Nous félicitons les autorités pour les résultats déjà engrangés et nous leur réaffirmons notre soutien total dans leur vision pour l’atteinte des résultats escomptés ».
Bahanla Ouali, citoyen à Fada N’Gourma : « un souffle nouveau à l’élan révolutionnaire »
« Déjà, nous voulons féliciter tous les membres du gouvernement, aussi bien ceux qui sont maintenus que ceux qui sont partis. Chacun a apporté sa pierre. Je m’attendais à ce remaniement depuis longtemps. C’est une bonne chose parce qu’il vient apporter du sang neuf et cela va donner un souffle nouveau à l’élan révolutionnaire. Au-delà du remaniement, il y a eu des changements de dénomination de certains ministères. C’est une bonne décision également. Prenons le ministère en charge de la fonction publique qui devient le ministère des Serviteurs du Peuple, c’est vraiment interpellateur. Cela veut dire que toute personne qui est dans le service public est là pour servir le peuple. Je me dis que tout ça rentre dans notre contexte révolutionnaire. Il faut qu’on sente aussi le changement dans les comportements, non seulement des travailleurs, mais aussi de ceux qui sont chargés de piloter ces ministères. Ces changements doivent aller au-delà des ministères et toucher les directions provinciales et régionales pour que ce soit un ensemble. Il faut tout faire pour satisfaire le peuple. J’attends plus de changements pour la bonne marche de notre révolution ».
Abdoulaye Zallé, citoyen à Fada N’Gourma : « cela cadre avec l’esprit de la Révolution »
« Nous apprécions positivement ce remaniement ministériel. D’abord, il y a eu des changements de dénomination de certains ministères. Je salue les nouvelles dénominations avec des intonations révolutionnaires. Cela cadre vraiment avec l’esprit de la révolution. Il y a aussi des fusions de certains ministères, ce qui réduit le nombre de portefeuilles. Quant au remaniement à proprement dit, je pense que c’est opportun. J’estime même qu’on pouvait faire plus de changements. Et même le changement, il doit aller un peu plus en profondeur. Pas seulement au niveau des ministères. Il doit toucher les institutions et les directions. Il faut que l’administration dans son ensemble soit en phase avec la révolution. Nous avons de fortes attentes de la nouvelle équipe, surtout au ministère de l’Enseignement secondaire. Nous souhaitons qu’il prenne en compte la jeunesse. Il doit avoir la vision de réunir tous les acteurs autour de l’idéal révolutionnaire. Tout le monde doit être concerné pour que nous puissions, ensemble, participer au changement ».
Banignè Youl, président de la veille citoyenne (CNAVC) de la commune de Gaoua : « une volonté de consolidation de l’action gouvernementale »
« Je salue ce nouveau gouvernement qui ressemble à un gouvernement de combat dans le contexte de la révolution progressive populaire en cours. En ce qui concerne ce récent remaniement, les appréciations ne manqueront pas, mais il ne serait pas objectif de se prononcer sans tenir compte des résultats. Cependant, d’emblée, à mon avis, je perçois déjà une volonté de consolidation de l’action gouvernementale. Nous sommes dans un contexte national marqué par de nombreux défis sécuritaires, humanitaires et socio-économiques. Des actions ont déjà été engagées et menées, et je pense que, dans l’optique de les renforcer, ce remaniement a été opéré afin de resserrer l’équipe autour des priorités stratégiques. Je pense également qu’il y a une volonté de redynamisation de l’équipe. Lorsqu’on voit l’arrivée de nouvelles personnalités combinée au maintien de certains anciens, on peut y lire une recherche de nouvelles compétences pour de meilleurs résultats. Je perçois aussi une certaine cohérence dans la réorganisation des différents départements. Quand on observe les fusions de certains portefeuilles, on comprend qu’il s’agit de centraliser les priorités du moment. Enfin, je ressens cela comme un signal fort de la part du gouvernement : un message de responsabilité et d’exigence de résultats. Les nouvelles appellations de certains postes traduisent notre réalité et notre contexte. C’est un signal fort qui montre que les décisions sont prises avec responsabilité et autonomie. Mais, comme je l’ai dit au début, tout dépendra des résultats. En tant que citoyen, ce sont les résultats que nous attendons et qui permettront, à terme, de porter une appréciation véritablement objective. En somme, l’objectif est de redynamiser l’équipe, de consolider les acquis et de poursuivre les priorités stratégiques en fonction de notre contexte ».
Bahiomé Bationo, coordonnateur de l’Union des regroupements féminins Ce Dawne Nyee du Sanguié (Réo), ambassadeur de la paix : « nous avions souhaité que le ministère de l’Agriculture prenne en charge la question de l’eau »
« Le remaniement est la bienvenue parce que l’exécutif avait besoin de réajustement pour un nouveau départ du Burkina Faso et c’est certainement ce qui a amené les autorités à revoir la composition du gouvernement. La fusion de certains départements ministériels va permettre de réduire les lenteurs administratives et de faire bouger les lignes à certains niveaux. En tant qu’acteur de développement rural nous avons souhaité à un moment donné que le ministère de l’agriculture prenne en charge la question de l’eau. C’est désormais chose faite et nous nous en réjouissons. Avec le dynamisme du ministre d’Etat, Ismaël Sombié, le développement rural connaitra un coup d’accélérateur pour le bonheur des populations. C’est la même chose que pour le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Pour un pays en guerre comme le nôtre, il était temps que le mot guerre apparaisse clairement dans la dénomination du département en charge de ces questions. Il nous appartient de travailler à accompagner le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs sur le terrain. En tant qu’ambassadeur de la paix, qui veut la paix prépare la guerre. Les nouveaux ministres doivent se mettre immédiatement au travail car le temps presse et plusieurs chantiers de développement attendent d’être opérationnalisés pour l’autosuffisance alimentaire des Burkinabè ».
Karim Diallo, juriste et analyste politique : « un gouvernement dans le gouvernement »
« Le remaniement ministériel relève des prérogatives du chef de l’Etat en exercice qui, en fonction de ses priorités nationales, réajuste son dispositif institutionnel pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé. Par rapport à sa composition on note un recentrage vers les secteurs prioritaires de la défense nationale, de la sécurité alimentaire et de la diplomatie. Et le ministère de l’Agriculture devient pratiquement un « gouvernement dans le gouvernement » en raison de l’importance du monde rural et aussi pour un besoin de cohérence institutionnelle. L’Offensive agropastorale et halieutique avait besoin d’eau pour les grandes réalisations. La disparition de deux départements ministériels participe de la rationalisation des services publics. Pour les priorités, on peut noter la défense nationale, la sécurité, l’autosuffisance alimentaire, la diplomatie et la question de l’emploi ».
Yacouba Traoré, inspecteur de l’enseignement du primaire (Banfora) :
« le passage d’un Etat gestionnaire à un Etat mobilisateur »
« Ce remaniement se justifie à plusieurs égards. Ce qui me vient à l’esprit c’est d’abord la persistance de la crise sécuritaire et la nécessité de la mobilisation nationale et d’une plus grande cohérence de l’action publique dans un contexte de ressources limitées. Le gouvernement a donc été remanié pour adapter l’architecture de l’Etat à la situation exceptionnelle que vit le Burkina Faso. Le ministère de la Défense a connu un changement de nom qui assure clairement que le pays n’est plus dans une posture de défense classique mais plutôt dans une guerre asymétrique prolongée. Il s’agit d’aligner le discours politique avec la réalité du terrain, et cela permet de renforcer la légitimité morale de l’engagement militaire et la mobilisation de la population. Nous avons également le changement de dénomination du ministère de la Fonction publique qui, de mon point de vue, vise à rompre symboliquement avec une administration perçue comme distante et parfois inefficace. Ce qui permet de repositionner l’agent public comme un acteur au service direct du citoyen et qui sous-entend une exigence morale et éthique plus forte dans la gestion publique. Les fusions des départements permet à mon sens de rationaliser les dépenses publiques, de maîtriser les charges de l’Etat, de simplifier les circuits de décision et réduire les chevauchements des compétences. C’est une manière de rendre le gouvernement plus opérationnel. Il y a également l’augmentation du nombre de femmes au gouvernement qui doit être saluée, parce qu’il s’agit d’un signal fort envoyé aux partenaires internationaux et une reconnaissance du rôle central
des femmes dans la résilience communautaire en période de crise. Ces changements traduisent une évolution du mode de gouvernance. Nous sommes en guerre, c’est le passage d’un Etat gestionnaire à un Etat mobilisateur afin de tenir le pays debout dans un moment critique de son histoire. Ce gouvernement mérite d’être salué à sa juste valeur ».
Clément Kaboré, acteur de la veille citoyenne à Banfora : « cela va booster le sens du service public »
« Nous apprécions positivement le remaniement du gouvernement. Tout remaniement va avec l’ordre de la politique de chaque Etat souverain.
Ce nouveau gouvernement est le bienvenu même si nous l’attendions depuis novembre 2025 vu qu’il y a plusieurs départements ministériels qui nécessitaient un regard. Ce qui a vraiment été salutaire, c’est au ministère de la jeunesse. Avec la suspension du Conseil national de la jeunesse, le ministère a fait sortir une note récemment pour la mise en place d’un Conseil transitoire de jeunesse. La fusion du ministère de l’environnement est aussi appréciable pour les défenseurs de la faune et de la flore. Nous avons
trouvé injuste l’exclusion des environnementalistes de ce défunt ministère qui porte leur dénomination pour les reverser ailleurs laissant l’environnement orphelin. Nos sincères félicitations au camarade capitaine Ibrahim Traoré et à son Premier ministre pour l’inspiration dont ils ont fait montre en baptisant le ministère de la Fonction publique, ministère des Serviteurs du Peuple. Cela va booster le sens du service public à tous les niveaux, que ce soit le public ou le privé. Nous prions toujours pour que Dieu fortifie et accompagne le camarade-président pour toujours ».
Abdoulaye Tienon, journaliste :« donner à notre environnement sportif un nouveau tonus »
« Par rapport au remaniement ministériel, l’on assiste comme vous l’avez remarqué, à une réduction de portefeuilles ministériels. Nous avons également de nouvelles dénominations, des départs et des nouveaux arrivants. C’est principalement ce que l’on peut retenir. J’analyse cette réduction du nombre de ministères par la volonté de resserrer la ceinture, au regard du train de vie de l’Etat, afin d’engranger davantage de ressources pour faire face aux grands chantiers, notamment sur le plan infrastructure, mais aussi sur celui des investissements sociaux de base. Pour ce faire, il faut réduire le train de vie de l’Etat en commençant par diminuer le nombre de portefeuilles ministériels et en procédant à des fusions. Il y a aussi une arrivée notoire à savoir celle d’une femme à la tête du ministère des Sports. Je pense que c’est une innovation, car c’est un ministère qui depuis les indépendances, n’a pas vu beaucoup de femmes à sa tête. Aujourd’hui, juste après notre participation prématurément interrompue à la CAN, on assiste à l’arrivée d’une femme à ce poste. Peut-être un signe prémonitoire pour dire que la prochaine CAN, nous la remporterons avec une femme à la tête du ministère. Il est vrai que ce n’est pas la première fois qu’une femme dirige ce ministère, mais cela pourrait être un signe pour insuffler du sang nouveau. Car lorsqu’une femme est engagée, elle l’est réellement. Je pense qu’elle pourrait apporter des innovations afin de donner à notre environnement sportif un nouveau tonus, permettant à notre pays de briller de mille feux sur la scène internationale. En somme, le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a réduit le nombre de portefeuilles ministériels, ce qui traduit une volonté d’engranger plus de ressources. Nous savons tous que ce que l’on consacre à un ministère en une année est conséquent, et en retirer deux est une décision qu’il faut saluer à sa juste valeur. C’est un gouvernement restreint et je pense qu’il doit pouvoir produire des résultats, car les Burkinabè n’attendent que cela. On note également le fait de renommer les ministères, en transformant le ministère de la Défense en ministère de la Guerre. Je pense que les mots ont leur sens. Passer de la défense à la guerre signifie que l’on n’est plus seulement dans une posture défensive, mais désormais dans une logique offensive. C’est donc une période cruciale pour la lutte, et l’on peut espérer qu’en 2026, le bien triomphera du mal au Burkina Faso ».
Dieudonné Sié Coulibaly, président de la CNAVC / arrondissement 7 (Bobo-Dioulasso) : «
c’est maintenant que nous entrons véritablement dans la révolution »
« Nous, en tant que Coordination nationale de la veille citoyenne (CNAVC), sommes très fiers de ce remaniement. Nous disons merci au gouvernement et au camarade capitaine Ibrahim Traoré pour ce changement tant attendu. Un père de famille qui se soucie de ses enfants, de leur avenir et de comment ils peuvent manger à leur faim, évite les dépenses inutiles. Sur ce point, le capitaine Ibrahim Traoré a compris son peuple. Il a su écouter et analyser ce que le peuple veut. Réduire le nombre de ministres permet de diminuer les coûts de fonctionnement de l’Etat et d’injecter ces ressources dans des secteurs plus utiles au peuple, notamment pour améliorer les conditions de vie des populations. En ce qui concerne la dénomination de certains ministères, je peux dire ouvertement que c’est maintenant que nous entrons véritablement dans la révolution au niveau ministériel. Prenons l’exemple de l’ancien ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale. Parler d’action humanitaire renvoie automatiquement aux droits de l’homme et à plusieurs concepts qui finissent par constituer des barrières à nos actions.
Le fait que ce ministère devienne le ministère de la Famille et de la Solidarité reflète parfaitement notre culture et notre identité burkinabè. La famille, la solidarité et la cohésion sociale sont des valeurs fondamentales de notre société. S’agissant du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, on remarque encore la présence insistante des droits humains, souvent utilisés pour nous condamner dans nos propres actions et maintenir une domination impérialiste. Il fallait corriger cela rapidement. Le véritable terme révolutionnaire, c’est tout simplement le ministère de la Justice. Justice suffit.
A quoi servent toutes ces extensions ? De quelles institutions parle-t-on ? Nous finissions par nous condamner nous-mêmes, et cela était dangereux pour la révolution. Pour ce qui est du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, devenu simplement ministère des Affaires étrangères, je salue également ce changement. L’ancienne dénomination était, à mon sens, discriminatoire avec des termes à connotation impérialiste. Désormais, en parlant uniquement des affaires étrangères, nous restons ouverts au monde entier. Cela traduit notre hospitalité et notre volonté de relations saines. On ne peut pas coopérer avec des gens qui ne veulent pas notre bien. Aujourd’hui, nous choisissons des partenaires qui nous respectent. Concernant le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, ces termes ne portent aucune teinture révolutionnaire.
Un terme véritablement révolutionnaire est ministère de la Construction de la Patrie. Lorsqu’on parle d’habitat et d’urbanisme, on se demande : de quel pays parle-t-on ? Pourquoi ces termes froids ? Mais la construction de la Patrie interpelle chaque citoyen et suscite le patriotisme nécessaire pour bâtir notre nation. Bravo au président pour cette vision. Enfin, avec le ministère de la Fonction publique devenu ministère des Serviteurs du Peuple, tout le monde se sent concerné. On ne parlera plus de fonctionnaires, mais de serviteurs du peuple, investis d’une mission sacrée qu’ils doivent assumer pleinement pour le bonheur collectif.
Cette dénomination doit contribuer à changer les comportements au sein de l’administration. Toutes nos félicitations au camarade capitaine Ibrahim Traoré pour avoir donné aux ministères des dénominations conformes à notre identité, à notre révolution et à notre lutte. Ces termes interpellent chacun et appellent à exercer ses responsabilités avec dignité et patriotisme pour le bien commun ».
Wangnin Zerbo, activiste (Ouagadougou) : « un pays qui n’est plus calqué sur ce dont on a hérité des colons »
« Lors de son adresse à la Nation pour le nouvel an, le président du Faso a dit que ‘’nous revenons peu à peu à nos valeurs endogènes. Nous allons rebâtir le pays à base de notre héritage endogène, à base de nos valeurs héritées. C’est le seul moyen d’être souverain’’. Et, quand je regarde déjà le changement de dénomination du ministère de la Guerre et de la défense patriotique, cela fait allusion à la structure de défense de la patrie, des royaumes. C’est une dénomination pour mettre dans l’esprit de tous les habitants et surtout ceux engagés sur les divers fronts, qu’ils font la guerre pour défendre la patrie. Cela dit, qu’il n’y a pas autre raison de faire la guerre. Peu importe la forme de la guerre que vous menez, peu importe la guerre, c’est pour défendre la patrie. Quand vous voyez la fusion des ministères, cela veut dire qu’on a pris conscience qu’il faut effectivement redonner au nom des ministères des noms évocateurs qui créent dans l’esprit de ceux qui vivent à l’intérieur ou à l’extérieur, que c’est fait pour nous afin que nous redevions nous-mêmes. Pour moi, c’est la meilleure modification de nom des ministères qu’on ait eue de tout le remaniement. Donc, mon avis est que c’est vraiment un retour à la source, une optimisation, une vraie réorganisation de combat. On est passé de 24 à 22. C’est très important. Ce qui me touche le plus, ce sont les redénominations, les fusions, qui permettent, en tout cas, d’avoir un pays qui n’est plus calqué sur ce qui est reçu, sur ce dont on a hérité des colons. Aujourd’hui, c’est nous qui décidons des noms des ministères, et on ne se laisse plus confondre par cet héritage colonial asservissant qui nous empêchait d’avancer ».
Anoumonmana Maalvila Da (Ouaga-dougou), membre de la veille citoyenne : « Ils sont tous compétents »

« Je pense que le gouvernement est très bien structuré. Le président et le Premier ministre travaillent d’arrache-pied à réduire au maximum le train de vie au sein du gouvernement et c’est déjà une bonne chose. Certains ministères ont été fusionnés. C’est très bien. J’ai apprécié également le maintien de certains ministres qui travaillent fort pour la nation (Défense, Agriculture, Administration, Justice). J’ai également apprécié la revalorisation de noms de certains ministères clés notamment le ministère de la Guerre, et de la Construction de la Patrie et celui des Serviteurs de la patrie. Cela montre l’engagement du gouvernement à construire le pays à une vitesse exponentielle. Le ministère de la Guerre me fait penser à « l’hiver noir » tant annoncé du camarade-président. Sinon pour le moment, je me réserve de tout commentaire en rapport avec la personne de tel ou tel ministre. Ils sont tous compétents et ensemble nous allons construire le Burkina ».
Salif Nikiéma, citoyen (Ouagadougou) :
« ce n’est pas un gouvernement de confort »

« Je suis un citoyen engagé, analyste et observateur attentif de la dynamique politique et sécuritaire de notre pays. Ce léger remaniement ministériel marqué par quatre départs, deux entrées et surtout un changement de dénomination n’est pas anodin. Il s’inscrit clairement dans la logique d’un gouvernement de guerre, assumé, cohérent avec la réalité que vit notre pays, le Burkina. Nous ne sommes pas dans un contexte ordinaire de gouvernance, mais dans une lutte existentielle pour la survie de la nation. Dans ce cas, l’Etat se doit d’être efficace et orienté vers l’essentiel. Le changement de dénomination traduit une volonté politique forte. C’est-à-dire recentrer l’action publique sur la défense de la patrie, la mobilisation populaire et la rationalisation des ressources. Parler de défense patriotique, de construction de la patrie ou de serviteur du peuple, ce n’est pas symbolique. C’est idéologique et stratégique. Cela clarifie les missions, réduit les lourdeurs administratives, aligne les ministères sur l’effort de guerre, moins de dispersion, moins de doublons, plus d’impacts sur le terrain. Sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina assume un Etat combattant, sobre et déterminé. Ce remaniement envoie un message clair. Chaque ressource, chaque institution, chaque responsable doit servir la victoire et la souveraineté nationale. Ce n’est pas un gouvernement de confort, mais un gouvernement de combat, de discipline. Nous faisons confiance au capitaine Ibrahim Traoré et nous savons que le gouvernement va travailler pour le bonheur du peuple Burkina. Bon vent au gouvernement, au Premier ministre et au capitaine Ibrahim Traoré.
Youorbetyore Dabiré, membre de la veille citoyenne (Ouagadougou) : « les ministres qui ont été remplacés se sont sacrifiés »
« J’approuve et je suis vraiment fier de ce remaniement. D’abord, je remercie les anciens ministres qui ont été remplacés parce qu’ils se sont sacrifiés. Ils ont engrangé des résultats. Mais, à un moment donné, le Premier ministre a jugé bon de faire mieux. Et pour cela, avec la confiance que nous avons placée au chef de l’Etat, nous savons que tout changement qu’ils effectueront est dans le bon sens et pour le bon fonctionnement du pays. Et pour cela, nous ne pouvons qu’approuver et souhaiter surtout bon vent aux nouveaux ministres qui viennent de rentrer dans le gouvernement, espérant voir des résultats encore meilleurs que les précédents ».
Wendata Sawadogo, activiste (Ouaga-dougou) : « nos autorités écoutent le peuple
« Mon analyse sur ce remaniement ministériel va concerner deux points essentiels. Il s’agit, premièrement, de porter un regard critique sur les nouvelles dénominations de certains ministères. Je vais parler premièrement du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme devenu ministère de la Construction de la Patrie. Cette dénomination nous interpelle tous parce qu’elle est en phase avec les réalités, les aspirations de notre peuple. Deuxièmement, je vais parler du ministère de la Fonction publique qui est devenu le ministère des Serviteurs du peuple. Cela interpelle tous les fonctionnaires de Burkina, qu’ils soient en campagne ou en ville, qu’ils sont là pour servir le peuple et non se servir. Donc, c’est une très bonne chose. Troisièmement, je vais parler du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui est devenu le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Je pense qu’il y a beaucoup de citoyens qui avaient déjà réclamé cela. Je l’avais dit que nos autorités aussi écoutent le peuple. Nous sommes en guerre et cette appellation est en phase avec ce que nous vivons actuellement. Parce que le terrorisme que nous vivons actuellement, c’est une guerre. Dans la guerre, il y a la défense et l’offensive. Donc à ce niveau, je pense que cette appellation est la bienvenue ».
Clovis Dah, agent public (Ouaga-dougou) : « Il faut que le travail aille encore plus vite »

« Concernant le remaniement, je trouve que c’est une bonne idée. S’ils ont fait le remaniement, c’est pour une bonne cause. Sûrement, il y a des lenteurs à certains niveaux. De ce fait, il faut mettre les gens compétents pour remanier les choses, pour que le travail puisse avancer. Le président a dit qu’il faut faire avancer les choses pour que ça aille plus vite. C’est parce qu’il a senti un ralentissement dans certains services, raison pour laquelle, il a fait ce remaniement pour que les choses aillent encore plus vite.
Tasséré Ouédraogo, chercheur en histoire de la révolution (Ouagadougou) : « une responsabilité en temps de révolution est difficile »
« Je trouve que c’est nécessaire de faire un changement souvent quand la situation l’exige. Mais, il faut que les nouveaux prennent conscience que c’est un travail qu’ils doivent faire. Faire face à une responsabilité en temps de révolution est difficile. Nul n’est parfait et aucune gestion n’est parfaite. Mais, toujours est-il que chacun doit donner le meilleur de lui pour que la mission qui lui est confiée aboutisse.
Abdoulaye Porgo, membre de la veille citoyenne (Ouagadougou) : « que les ministres entrants poursuivent les efforts de développement »
« Je félicite le gouvernement pour le travail abattu et pour ce remaniement. Parce qu’en fonction de la situation de la nation, le chef de l’Etat peut prendre des mesures pour la bonne marche des choses. J’apprécie les changements opérés surtout la dénomination de certains ministères. Et, nous souhaitons que les ministres entrants puissent continuer les efforts pour le développement du Burkina ».
Boukaré Ilboudo, cireur de chaussures (Ouagadougou) : « renforcer la bonne gouvernance et le développement »
« Vu que le remaniement a été fait dans l’objectif de renforcer la bonne gouvernance et le développement, nous ne pouvons qu’apprécier ce léger changement. Lorsque tu es au-devant d’une institution, à tout moment, on peut te remercier et te remplacer par une autre personne pour que lui aussi travaille. Car, nous sommes tous des Burkinabè et on a le devoir de développer le pays. Quand on remplace un responsable d’institution, ce n’est pas qu’il n’a pas travaillé. Au contraire, il a travaillé et il est fatigué. C’est pourquoi, on lui permet de se reposer en le remplaçant. Sinon, ils sont tous compétents. Nous en tant que citoyens lambda, nous ne pouvons que saluer le président du Faso pour ses efforts quotidiens de développement de la nation. Aux nouveaux ministres et ministres qui ont été reconduits, nous leur souhaitons bon vent et que Dieu les assiste à pouvoir accompagner le Président du Faso. Aux ministres qui ont été remplacés, ils pourront toujours être utiles pour construire le pays ».
Benjamin Sié Gniminou, parqueur (Ouagadougou) : « Tout pays qui rêve d’un développement, change sa manière de gouverner »
« Nous sommes contents pour ce léger changement du gouvernement parce que nous voulons que les choses de façon générale s’améliorent et changent au Burkina. Tout pays qui rêve à un développement, s’améliore peu à peu et change sa manière de gouverner jusqu’à devenir grand. Nous félicitons le nouveau gouvernement et demandons à Dieu de veiller sur eux et faire qu’ils s’entendent bien à travers une vision commune pour développer le Burkina Faso. Sinon, le changement qui a été fait nous a vraiment plu. Car, nous voulons vraiment un changement pour un Burkina prospère ».
Ousseni Bikienga, citoyen (Ouagadougou) : « le peuple doit également accompagner le Président Traoré »
« Nous avons appris ce remaniement avec joie. Nous sommes en guerre depuis 10 ans. Donc donner une autre configuration au département en charge de cette question est une bonne chose et nous pensons qu’avec cela, notre pays recouvrira la paix. Tous les remaniements sont les bienvenus, car c’est pour le bien du peuple burkinabè. J’appelle les nouveaux ministres de serrer la ceinture pour plus de souveraineté et vaincre le terrorisme. Le peuple doit également accompagner le Président Traoré pour ses efforts dans la construction du pays ».
Rosalie Tarnagda, citoyen (Ouaga-dougou) : « nous sommes confiants que les choses vont aller de l’avant ».
« Le remaniement ministériel est une très bonne chose. Surtout, les noms répondent vraiment à ce que nous voulions. Et l’accent est mis sur la guerre, surtout dans cette période que nous traversons. Il y a aussi eu quatre départs et deux ministères qui ont été fusionnés dans d’autres ministères pour renforcer le travail sur le terrain. Pour les ministres qui sont partis, nous leur disons vraiment félicitations pour tout ce qu’ils ont pu faire pour la patrie. Le moment est venu pour eux d’aller ailleurs ou en tout cas se reposer. Nous les félicitons. Les nouveaux venus, nous leur disons bienvenue et qu’ils puissent nous donner le meilleur d’eux-mêmes pour l’avancée du pays. Nous savons que le choix des personnes n’est pas un hasard. Nous sommes confiants que les choses vont aller de l’avant ».
Propos recueillis par les rédactions






