Human Right Watch, what do you watch ?

Le Burkina Faso est plongé dans le péril terroriste depuis dix ans. Pendant ces dix ans, le peuple burkinabè a subi les pires exactions des groupes armées dits djihadistes. A ciel ouvert et sous le regard indifférent d’une communauté internationale abonnée au guichet des condamnations, des massacres de populations entières ont été perpétrés et parfois revendiqués avec fierté par les bouchers de l’espèce humaine. Dans cette guerre, le Burkina Faso s’est battu presqu’à mains nues face à des assaillants lourdement équipés d’armes parfois sophistiqués. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont au cœur d’enjeux géostratégiques dont les retombées économiques et politiques transcendent la « banale » douleur des hécatombes. Ils sont prêts à bruler notre pays pour assouvir leurs voraces instincts de prédateurs.

Dans cette guerre, la stratégie de l’ennemi est multiple et ondoyante. Mais la plus insidieuse est la perfidie. Quand des terroristes s’habillent en tenue militaire pour attaquer des camps et des populations civiles, pour les victimes, c’est l’armée qui a attaqué. Mais pour le militaire averti, c’est l’ennemi qui a agi en se déguisant, en tenant des propos qui desservent les troupes loyalistes, en laissant même de vraies fausses preuves que c’est l’armée qui a attaqué des populations civiles. On ne peut pas en vouloir à une victime de perfidie d’accuser l’armée. Les actes de perfidie sont posés à dessein pour faire porter le chapeau du massacre à l’armée. Sur les champs de bataille beaucoup de choses se passent mais faute de pro-action, le droit attend que les morts soient enterrés pour les exhumer et défendre leur droit à la vie.

Dans un tel contexte, Human Rights Watch surgit et crie aux exactions depuis New-York en jetant à la figure de l’intégrité un rapport conçu et pondu dans l’intimité sur la base d’enquêtes menées à l’insu même des autorités burkinabè. Sur la base de témoignages recueillis par téléphone et des vidéo crues tournées à tour de bras par des agents dont le professionnalisme manque de bandeau noir pour protéger leurs sources. Et n’allez surtout pas chercher à connaître la nature ou la qualité des témoins. Quel enquêteur digne de ce nom peut commettre une telle bavure ? Et dire que des médias internationaux ont relayé ces mêmes images sans la moindre pudeur professionnelle. Pour cette enquête, Human Rights Watch dit avoir utilisé des images satellites pour attester de la crédibilité de son rapport. Cette même imagerie que le Burkina Faso n’a pas eue pour suivre le mouvement des hordes terroristes a été exploitée par une organisation de défense des droits de l’homme pour accuser le Burkina.

Oui ! On peut utiliser les satellites pour accuser d’exactions tout une armée nationale sans lui mettre à disposition cette même technologie pour prévenir la même guerre. Human Rights Watch dit avoir interrogé des Burkinabè en exile pour attester de la véracité des massacres en enjambant les citoyens et les autorités burkinabè. Elle dit avoir consulté la plateforme utilisée par le JNIM mais avec quel mot de passe, puisque ce groupe terroriste n’a pas de site web officiel public ? Comment a-t-elle fait pour visiter les réseaux sociaux du JNIM classés comme entité terroriste par les Nations unies ? Quelle crédibilité une investigation aussi sérieuse que grave cherche-t-elle sur une plateforme terroriste ? Elle dit avoir consulté les pages de la RTB sur YouTube, pourquoi n’a-telle pas eu le tact professionnel d’appeler un journaliste de la même RTB ? Human Rights Watch dit enfin avoir utilisé l’intelligence artificielle dans la collecte des données et c’est ce qui a certainement généré un rapport un peu trop factice pour prétendre à une vérité hors-sol, orpheline de la réalité, parce que superficiellement taillée sur mesure.

Sans être sur le terrain des faits, Human Right Watch a réussi à pondre un rapport précipité, conçu sans attouchements scientifiques, criblé de ressentis et aux antipodes du b.a.-ba d’une investigation humainement incomplète.

Mais le plan est nu et les intentions sont claires : il s’agit de diaboliser les autorités burkinabè au point de faire planer sur leur tête le spectre de la Cour pénale internationale. Cette cour dont le Burkina a claqué la porte, le 22 septembre 2025, pour sa partialité, sa sélectivité dans le choix des prétendus criminels et son incapacité à gérer les cas patents des vrais fauteurs de trouble sur le continent africain et dans le monde. C’est une véritable campagne de dénigrement qui se déploie contre le Burkina Faso avec la complicité des médias de la diatribe qui vocifèrent parfois avec la voix dissolue de certains fils de ce pays. Ce rapport de Human Right Watch révèle la frigidité d’un système de manipulation asséché, faute de préliminaires professionnels mais entre nous, qui empêchera le Pays des Hommes intègres de poursuivre sa lutte contre les ennemis de la Nation ? Human Right Watch, what do you really watch ?

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

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