Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique a tenu son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) extraordinaire, le vendredi 17 juillet 2026 à Ouagadougou.
Après les examens du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), du Certificat de qualification professionnelle (CQP) et du baccalauréat, l’heure est au bilan au ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique. Ce vendredi 17 juillet 2026 à Ouagadougou, il a tenu un Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) extraordinaire en vue de faire le bilan des activités, de rencontrer tous les partenaires, d’écouter leurs préoccupations, mais aussi de donner des orientations.
Selon le ministre, Moumouni Zoungrana, à ce stade, son secteur affiche un taux de réalisation d’environ 49 %. « Ce résultat n’est pas le fruit d’un hasard mais celui d’un travail ardu de la part des enseignants, mais aussi de l’accompagnement des parents d’élèves. On n’a jamais eu un tel taux de résultats au BEPC si ce n’est en 1970. Pareil dans l’histoire du baccalauréat. Ce qui me donne plus de satisfaction, c’est surtout la qualité des épreuves qui ont été administrées aux enfants », a-t-il expliqué.
Pour lui, c’est la preuve que le niveau des élèves est en train de monter. « Et, c’est notre vision », a-t-il insisté. En plus de cela, il a rappelé que les résultats sont aussi l’œuvre de la discipline qui s’installe petit-à-petit dans les établissements et l’année apaisée dont les élèves ont bénéficié qui a permis de terminer le programme. « Toutes ces solutions et ces efforts conjugués ont conduit à des résultats auxquels nous sommes très satisfaits », a indiqué M. Zoungrana. Il a invité tous les acteurs de l’éducation à maintenir le cap pour de meilleurs résultats les années à venir.
Vivement une éducation de qualité

Ce CASEM extraordinaire a servi de cadre également pour faire le point sur l’initiative « mon bac activé, mon arbre planté », sur le décret portant règlementation des frais de scolarité et des bourses d’étude à l’extérieur. « C’est à nous de transformer notre éducation en une éducation de qualité. C’est pourquoi, nous avons pris un arrêté pour réglementer les frais de scolarité. C’est le fruit d’une réflexion profonde et un travail de terrain assidu. En ce qui concerne les bourses d’études à l’extérieur, l’Etat demande simplement d’être informer de la situation, car il a l’obligation de protéger ses enfants », a-t-il expliqué.
A l’entendre, il faut travailler à accélérer les réformes en cours dans le ministère, mais surtout accélérer la transformation en profondeur de l’état d’esprit du Burkinabè à savoir l’émergence du Burkinabè nouveau. « Cela se fera par la qualité des hommes, le changement de mentalité et la confiance en soi. C’est pour cette raison que le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré tient beaucoup à la qualité de notre système éducatif », a-t-il précisé. Car, a-t-il soutenu, l’école en dehors du fait qu’elle développe des compétences, crée aussi des patriotes.
Fleur BIRBA Bark-wendé
Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)






