Politique tarifs douaniers nuls : Pour des relations sino-africaines plus étroites

Lors de la conférence de presse organisée par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA) le mardi 19 mai 2026 à Pékin en Chine, les journalistes ont posé des questions afin d’appofondir leur compréhension sur la politique de tarifs douanier nuls.

L’absence de droits de douane est un atout majeur pour la coopération sino-africaine dans cette nouvelle ère et constituera un moteur inépuisable pour un développement de haute qualité de cette coopération, résistant à l’épreuve du temps et des mentalités. Afin de permettre aux journalistes d’approdondir leurs connaissances sur le sujet, l’occasion leur a été donné de poser des questions lors de la conférence de presse organisée par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA) le mardi 19 mai 2026 à Pékin. Dans leurs interventions, les journalistes se sont intéressés à divers aspects de la mesure comme sa contribution à une coopération à long terme entre les peuples chinois et africains.

Les journalistes ont posé des questions afin d’approfondir leurs connaissances sur la politique de tarifs douaniers nuls.

Donnant son avis sur la question, Liu Yuxi, Ambassadeur pour les affaires de coopération Chine-Afrique a souligné que la politique de droits de douane nuls est à la fois une mesure commerciale et un projet visant à rapprocher les peuples, contribuant à rendre les relations entre les populations chinoises et africaines de plus en plus étroites et chaleureuses.

Pour lui, la fluidité des échanges commerciaux favorise les allers-retours entre les deux parties. Ce qui permet, a-t-il dit, d’approfondir la compréhension mutuelle et de nouer des liens d’amitié à travers le travail et la coopération, ouvrant ainsi un espace plus vaste aux échanges culturels. « Les échanges de marchandises entraîneront inévitablement la croissance du commerce des services, notamment dans les domaines de la logistique et du transport, des règlements financiers, ainsi que des ventes et du service après-vente ; ils insuffleront également un nouvel élan aux échanges dans les domaines de l’éducation, du tourisme, de la jeunesse et des femmes », a t il soutenu.

La conférence de presse a connu la présence de Tong Xiaoling, Vice-présidente de l’Association chinoise de diplomatie publique

Quel impact la politique de droits de douane nuls aura t il sur l’intégration industrielle bilatérale entre la Chine et l’Afrique ?, a voulu savoir un journaliste. En réponse à cette intérrogation, Chen Yusong Sous-directeur général, Département des affaires de l’OMC, Ministère du Commerce de la République populaire de Chine a indiqué que la suppression des droits de douane encourage les chaînes d’approvisionnement sino-africaines à s’orienter vers la co-création de valeur. Elle réduira selon lui les coûts d’investissement et de production des entreprises chinoises en Afrique, favorisera la synergie et l’interconnexion entre le commerce, l’industrie et les investissements sino-africains, renforcera la dynamique de développement endogène de l’Afrique et fournira à la nouvelle productivité chinoise un approvisionnement et un marché étrangers diversifiés et stables.

A l’entendre, la prochaine étape consistera à faire avancer les négociations sur l’accord de partenariat économique pour le développement commun, afin de favoriser, par une ouverture institutionnelle, l’intégration en profondeur des chaînes de production et d’approvisionnement sino-africaines et de parvenir à un niveau plus élevé d’autonomisation mutuelle.

Mais la Chine est-elle disposée à accroître son soutien aux pays africains dans certains domaines spécifiques comme le transfert de technologie dans le secteur manufacturier ? A cette question d’un journaliste, Liu Yuxi a souligné que la suppression des droits de douane répond à la fois aux attentes de l’Afrique et aux besoins de la Chine, et constitue un moteur important pour la division du travail et la collaboration industrielle entre la Chine et l’Afrique, ainsi que pour la complémentarité et l’intégration des chaînes d’approvisionnement. On peut prévoir selon lui que l’élimination des droits de douane favorisera mutuellement les besoins de l’Afrique en matière d’expansion des exportations, d’attraction des investissements et de création d’emplois, et stimulera la coopération sino-africaine dans les secteurs émergents tels que les industries vertes, le commerce électronique et les paiements, les technologies, ainsi que l’intelligence artificielle. « La Chine soutient activement la coopération technique sino-africaine, encourage les entreprises à mener des activités de localisation et à former les talents techniques dont l’Afrique a un besoin urgent. Elle favorise le transfert de technologies par le biais de la coopération en matière d’investissement, aide l’Afrique à renforcer ses capacités de fabrication autonome et explore diverses formes de coopération technique avec les pays africains sur la base du bénéfice mutuel et du gagnant-gagnant », a-t-il soutenu.

Nadège YAMEOGO

Depuis Pékin en Chine

 

 

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