L’indépendance vraie ! C’est ce à quoi s’attèle le Burkina Faso depuis qu’il a compris qu’aucune liberté ne s’acquiert les mains liées. Les illusions des années 1960 avaient fait de nous des mythes de la caverne qui prenaient des lanternes pour des vessies, des silhouettes pour la réalité. Après nous avoir soumis à l’esclavage, ils sont revenus nous coloniser pour nous rendre moins « sauvages » et plus dociles. Leur religion, celle de la lumière a bouté hors de nos têtes nos propres croyances.
Nos traditions et nos habitudes culturelles ont été foulées au pied et taxées de diaboliques. L’indépendance vraie ! C’est le combat que la Confédération des Etats du Sahel entend mener jusqu’à la dernière perle de sueur ; jusqu’à la dernière goutte de sang ; jusqu’au dernier souffle de dignité s’il le faut. Pendant ce temps, le reste de l’Afrique pseudo démocratique regarde le spectacle dans son petit coin de confort chronométré. Pendant ce temps, des pays africains travaillent à saborder le projet d’unité des trois « mauvais élèves de la démocratie ».
Pendant ce temps, l’Union africaine joue au camouflage en feignant de voir se réaliser les projets phares de ses discours de troubadours. Pendant ce temps, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest se complait dans son douillet fauteuil de rancune inopportune contre le trio de claqueurs de porte insoumis. Pendant ce temps, la France orpheline se morfond dans un vain baroud d’honneur entre les jambes d’une Union européenne aux prises avec les canulars de Gomart. Mais trêve de bobards ! Ce n’est plus une résolution qui va entamer la détermination d’un Burkina déjà résolu.
Ce n’est plus cette théorie anachronique de l’intimidation qui va nous faire bouger d’un iota. Et il suffit de bien regarder chaque lettre de notre devise pour se rendre compte que même la mort n’est plus une fatalité pour un peuple qui en a fait une banalité de sa finalité. Il faudra donc redéfinir le mot Burkinabè en tenant compte de notre allergie à la condescendance et de notre dégoût prononcé pour la soumission, la félonie et la couardise. Parce que l’indépendance vraie ne se murmure pas, elle crie, mieux, elle s’écrie ! Et pour paraphraser Almamy Samory Touré, Sékou Touré et Ahmadou Kourouma, « quand un homme refuse, il dit NON » !
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr






