L’élève conseiller des affaires culturelles, Boukari Koala, a soutenu son mémoire de fin de cycle, mercredi 2 septembre 2026, à Ouagadougou. Les travaux, menés sous la direction du conseiller technique du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Dr Idrissa Zorom, ont été sanctionnés par la note globale de 16 sur 20.
Dans le cadre de son mémoire de fin de cycle, l’élève conseiller des affaires culturelles, Boukari Koala a décidé de plancher sur le thème : « Le FESPACO comme mesure de rayonnement culturel de l’Afrique : enjeux, défis et perspectives ». Il a restitué le fruit de ses recherches à l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM), mercredi 2 septembre 2026, à Ouagadougou. A l’issue de la délibération, le jury lui a attribué la note de 17/20. Pour mener à bien son étude, Boukari Koala a confié avoir axé sa recherche sur une approche mixte, quantitative et qualitative, auprès d’un échantillon de 123 personnes, incluant des professionnels du cinéma, des responsables de l’administration publique, des enseignants-chercheurs et 100 cinéphiles.
Il a expliqué que son mémoire a pour objectif d’analyser comment le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) peut servir d’outil de « soft power » pour permettre à l’Afrique de s’identifier au reste du monde. Il a soutenu que le cinéma africain demeure un cinéma engagé qui éduque. Pour renforcer cette dimension, l’impétrant a recommandé de travailler à faire du FESPACO un art commercial capable de rivaliser avec le numérique. Il a préconisé aussi l’intégration de la diffusion dans les politiques publiques par l’ensemble des producteurs, diffuseurs, distributeurs et décideurs. A l’échelle politique, il a suggéré d’inscrire le FESPACO dans la diplomatie culturelle de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et de la CEDEAO.
Le jury salue l’effort d’analyse
Pour ses futures fonctions au sein du ministère en charge de la culture, le nouveau conseiller a déclaré qu’il n’hésitera pas à prodiguer des conseils aux acteurs. Il entend également contribuer à lever les tabous autour de la question cruciale du financement. Le directeur de mémoire, Idrissa Zorom, conseiller technique du conseiller du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), a soutenu que le thème abordé est d’actualité et constitue un renouvellement de la réflexion sur la question centrale du FESPACO.
Il a souligné que l’impétrant a fourni un effort de fouille, d’analyse et de réflexion aboutissant à des résultats concrets et praticables pour le FESPACO, ainsi que le ministère de tutelle. Selon le directeur de mémoire, l’originalité de l’ouvrage réside dans le fait qu’il n’interroge pas seulement les concepteurs du festival, mais directement les bénéficiaires, afin de recueillir leurs avis sur les problèmes et les difficultés rencontrés.
Le président du jury, Salfo Ouédraogo, a fait savoir qu’une telle réflexion contribue à mettre en valeur les difficultés réelles rencontrées par le FESPACO sur les plans sécuritaire et financier, tout en mettant en exergue ses efforts en matière de diplomatie culturelle. Il a indiqué que le jury a jugé le travail de l’impétrant bien élaboré avec des recommandations concrètes auprès de l’administration, des acteurs et des professionnels du cinéma pour renforcer la contribution du festival au rayonnement culturel africain.
Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)






