Issa Sorogo, styliste de renom connu sous le pseudonyme Sorobis a fait de la promotion de la culture africaine son cheval de bataille. Premier mannequin burkinabè ayant défilé devant le capitaine Thomas Sankara, il s’est vu investi d’une mission : celle de faire rayonner la culture africaine en général et burkinabè en particulier partout dans le monde.
Sorobis ! Ce nom n’est pas méconnu du monde du stylisme. De Ouagadougou à New York en passant par Cannes, ce styliste burkinabè a laissé ses marques. Connu pour son talent et son originalité, ses créations ont foulé les plus grands T du monde. Son double passage au pavillon Afriques du prestigieux festival de Cannes a confirmé son statut de maestro de la mode. Ses créations faites essentiellement de tissus africains dont le Faso Danfani burkinabè avaient suscité un véritable émoi auprès des participants. Bien que son talent de styliste ait été révélée au monde, Sorobis se sent investit d’une mission plus importante : celle de faire connaître la culture africaine à travers le monde.
Cette fibre panafricaniste lui a été transmis dès ses débuts par le père de la révolution burkinabè le capitaine Thomas Sankara devant qui il a eu la chance de défiler en tant que mannequin dès son jeune âge. Partout où il passe, Sorobis sème la culture africaine dans les cœurs. Aux Etats unis où il est basé, il enchaine les festivals où il permet aux américains de découvrir la culture africaine à travers ses créations. « Beaucoup d’afrodescendants ressentent ce désir de se connecter à leurs racines. Ils veulent connaitre la culture africaine, connaitre davantage qui ils sont. Certains n’avaient jamais vu le pagne tissé africain de leurs yeux et je leur donne l’occasion lors de mes défilés de découvrir la splendeur de la culture africaine et se connecter à leurs racines à travers mes collections », confie-t-il.
Une mission d’éducation
En plus des défilés, le styliste donne également des conférences où il présente la culture africaine. Pour lui, il se sent investi d’une véritable mission d’éducation auprès de ces afros qui ont soif de connaître leurs origines. Cette mission lui tient tellement à cœur qu’il ne rate aucune occasion de la mener à bien. De juin à août 2026, il a participé à trois activités majeures où il a fait la promotion du « made in Africa ». Le 20 juin il était à « Les saveurs culturelles de l’Afrique » à la cave Adams County Winery, à Gettysburg, en Pennsylvanie. Le 1er août 2026, il a participé à un « Dassandaga » à Washington DC où il a exposé ses créations, véritable vitrine de la culture africaine. Le 15 août 2026, il a également pris part à une activité dénommée « Azaaban » à New York. Infatigable ambassadeur, Sorobis n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il n’hésite pas à joindre son « ciseau » à toute activité entrant dans le cadre la promotion de la culture africaine. C’est pourquoi, il n’a pas hésité à joindre son image à l’Ankara Festival Los Angeles (AFLA) un événement phare célébrant la culture, la mode et l’expression artistique africaines en Californie du Sud.
Fondé en 2010, l’Ankara Festival Los Angeles est le plus grand festival de mode d’origine africaine sur le continent américain. Il a été créé afin d’offrir une plateforme de premier plan et unificatrice à l’expression créative africaine en Amérique du Nord. Le festival s’articule autour de l’Ankara, ce tissu africain aux motifs colorés et vivants, qui sert de symbole visuel du patrimoine, de la diversité et de l’innovation africains.
Mettre en valeur l’art africain
L’objectif ultime poursuivi à travers ce festival est de mettre en valeur l’art, la mode, la musique, la danse et la cuisine africains au sein du paysage culturel international. Il se veut aussi un tremplin aux créateurs, artistes et chefs d’entreprise, qu’ils soient confirmés ou émergents, inspirés par l’Afrique, afin qu’ils puissent étendre leur rayonnement sur le marché mondial de la mode. L’Ankara festival ambitionne également de rapprocher la diaspora africaine, la communauté locale au sens large et les passionnés de mode du monde entier grâce à une immersion culturelle.
La 17e édition de l’AFLA 2026 se tiendra le 6 septembre à Los Angeles à Hollywood en Californie. Parmi les temps forts de cette année marquante, il y aura des défilés de mode sélectionnés avec soin avec la présentation de collections exclusives des plus grandes maisons de couture africaines et de talents mondiaux émergents. A l’occasion le styliste Sorobis présentera deux collections dont l’une faite à base de tissus burkinabè dénommée « Diarradougou » en référence au quartier Diarradougou à Bobo Dioulasso où tout a commencé pour le styliste et une autre appelée « I am Gold » faite de tissus indiens à travers laquelle le styliste entend universaliser le style burkinabè. Le Marché culturel offrira la possibilité d’acheter directement auprès d’artisans africains des vêtements, textiles, accessoires et œuvres d’art fabriqués à la main. Des spectacles en direct seront par ailleurs au programme avec la couverture du tapis rouge, des concerts, des tables rondes sur le secteur de la mode mondiale.
Cette rencontre constitue une véritable opportunité qu’entend saisir le styliste pour faire rayonner davantage la culture africaine.
Nadège YAMEOGO






