En séjour à Ouahigouya dans la région de Yaadga, le jeudi 16 juillet 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé aux forces vives de la région. Pour le moins qu’on puisse dire, cette adresse réaffirme une vision politique cohérente depuis maintenant trois ans, selon laquelle la reconquête du territoire ne saurait être dissociée de la reconquête des mentalités. A travers cette intervention, le chef de l’Etat rappelle que la souveraineté ne se gagne pas uniquement sur les champs de bataille. Elle se construit d’abord dans les consciences, par une profonde transformation des mentalités et du comportement du Burkinabè.
A Ouahigouya, ville symbole de résilience face aux défis sécuritaires, le message est que le premier combat à remporter est celui contre la résignation. En effet, le capitaine Ibrahim Traoré invite les Burkinabè à rompre avec toutes formes de fatalisme et d’esprit de soumission qui, pendant des décennies, ont entretenu la dépendance et freiné l’expression du potentiel national voire africain. Pour lui, l’éveil des consciences consiste donc à refuser le statut de victime pour devenir acteur de son propre destin. Cette rupture exige également d’assumer les sacrifices inhérents à toute conquête de souveraineté. Le président rappelle que les pressions économiques, médiatiques ou sécuritaires auxquelles le Burkina Faso est confronté constituent le prix d’une indépendance assumée. En prenant pleinement conscience de cette réalité, chaque citoyen comprend que les difficultés actuelles doivent renforcer la détermination collective à défendre les intérêts supérieurs de la Nation.
Le discours de Ouahigouya interpelle aussi les consciences sur la respon- sabilité individuelle face aux menaces qui pèsent sur le pays. Le chef de l’Etat n’élude pas la question des complicités internes. Il dénonce avec fermeté les comportements de certains acteurs qui, par intérêt personnel ou par calcul, alimentent les réseaux de déstabilisation ou profitent de la crise. L’éveil des consciences passe également par une réconciliation avec nos propres capacités. Dans la cité de Naaba Kango, le président du Faso déconstruit l’idée selon laquelle le développement ou la sécurité du Burkina Faso dépendraient essentiellement de solutions venues de l’extérieur. Il rappelle qu’aucun peuple n’a durablement bâti sa souveraineté et sa défense en comptant sur les autres. Cette confiance retrouvée dans les forces nationales trouve une traduction concrète dans la promotion de la production locale, de l’agriculture, de la consommation des produits nationaux et de la valorisation du travail.
La jeunesse occupe enfin une place centrale dans cette dynamique. Face aux nombreuses tentatives de manipulation idéologique, de désinformation ou de recrutement par les groupes armés terroristes, le capitaine Traoré appelle les jeunes à reprendre pleinement possession de leur destin. Loin d’être une génération spectatrice, la jeunesse est invitée à devenir une force de construction nationale, à travers l’engagement citoyen, les travaux d’intérêt communautaire, l’entrepreneuriat, l’innovation et, pour ceux qui le choisissent, le service de la défense de la Patrie.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le capitaine Ibrahim Traoré développe une constante dans sa gouvernance, convaincu qu’aucune victoire militaire ne sera durable si elle n’est pas accompagnée d’une victoire sur les mentalités. L’éveil des consciences devient ainsi le socle de toutes les réformes engagées, qu’elles concernent la sécurité, l’économie, l’éducation, la religion ou le développement. Au-delà du Burkinabè, l’appel lancé à Ouahigouya invite toute la jeunesse africaine à abandonner les réflexes de dépendance pour construire une citoyenneté fondée sur la respon- sabilité, le travail, la vigilance et la confiance en soi. Il réaffirme qu’avant de conquérir la souveraineté politique, il faut d’abord conquérir la liberté de penser, condition essentielle d’une Afrique maîtresse de son destin. De Ouahigouya, la voix du camarade président du Faso a retenti dans les cœurs de milliers de jeunes à travers le monde. Que ceux qui dorment se réveillent. « N’an lara, an sara ! ».
Par Assetou BADOH






