
La campagne agricole humide suit son cours dans toutes les localités du pays. A Tentenga et à Besim-Noghin, deux villages situés à l’Est de la commune de Manga, dans la région du Nazinon, les cultures affichent des niveaux d’évolution différents. Entre espoir d’une bonne récolte et inquiétudes liées à la pluviométrie, les producteurs restent mobilisés dans leurs champs. Constat !
Les champs verdissent progressivement dans les villages de Tentenga et de Besim-Noghin, situés à l’Est de la commune de Manga, dans la région du Nazinon. C’est le constat fait ce mercredi 26 août 2026, sur le site du bas-fond rizicole de Pologo, aménagé par le ministère en charge de l’agriculture. D’une superficie de 50 hectares, la rizière, située dans le village de Tentenga, est exploitée par la société coopérative des producteurs de riz dénommée : ‘’Namalgb-Zanga’’. Sur le périmètre irrigué, l’on y cultive essentiellement que du riz. Les jeunes plants y sont toujours au stade de tallage et du repiquage.
« La saison de cette année ne ressemble pas à celle de l’année dernière. On est en retard à cause du démarrage tardif des pluies », a déploré le président de la société coopérative ‘’Namalgb-Zanga’’, Paul Nana. Selon lui, c’est à partir du mois d’août que la pluie s’est bien installée. Et là également, a-t-il souligné, il pleut tous les jours au point que l’on n’arrive pas à travailler sur les parcelles. Paul Nana. « S’il pleut jusqu’en fin
octobre, les récoltes seront bonnes », a-t-il dit.
Le président de la société coopérative ‘’Namalgb-Zanga’’ a affirmé également avoir reçu des semences, de labours gratuits et de l’engrais des services de l’agriculture. « Nous recevons régulièrement des visites et des appuis-conseils des techniciens agricoles », a salué Paul Nana avant d’ajouter que ces initiatives leur permettent de corriger les imperfections et d’améliorer leurs cultures.
Sur les parcelles de la société coopérative ‘’Nabonswendé’’, situées dans le village de Besim-Noghin, les cultures présentent une bonne physionomie. Elles sont au stade d’épiaison. Sur ce site de 20 hectares, emblavé par le ministère en charge de l’agriculture, plusieurs spéculations sont cultivées. Il s’agit, notamment du riz, du petit mil et du maïs. Malgré le démarrage tardif des pluies, le vice-président de la société coopérative ‘’Nabonswendé’’, Issiaka Tiemtoré, a dit rendre grâce à Dieu.
« Environ 2 100 hectares de labours réalisés »

Il a dit avoir commencé les cultures dès les premières pluies. « Nous avons suivi les conseils des services agricoles. Lorsque nous avons reçus les semences, ils nous ont dit de commencer très tôt », a indiqué M. Tiemtoré.
Le directeur régional chargé de l’agriculture du Nazinon, Honoré Onadja, a signifié que la campagne humide dans sa circonscription administrative s’est bien installée. « De manière générale, la situation est satisfaisante dans la région », a-t-il laissé entendre. Selon lui, il est vrai que l’installation de la saison a été tardive mais les quantités d’eaux reçues actuellement sont suffisantes pour couvrir les besoins des plantes. Honoré Onadja a indiqué que pour la campagne agricole, sa structure a fixé des objectifs de production qui couvrent plusieurs cultures.
A titre illustratif, pour les céréales, a-t-il confié, l’objectif régional est d’environ 340 000 tonnes, avec une place importante accordée au maïs, au riz, au sorgho et au mil. « Nous visons également environ 91 500 tonnes de cultures de rente, notamment l’arachide, le sésame et le soja ainsi qu’environ 59 700 tonnes d’autres cultures vivrières, avec une place importante pour le niébé et le voandzou », a précisé le directeur régional chargé de l’agriculture du Nazinon. En ce qui concerne les appuis de la campagne, il a relevé que des intrants agricoles ont été mis à la disposition des producteurs.
A cet effet, Honoré Onadja, a cité des semences de variétés améliorées, des engrais minéraux, de la fumure organique et des pesticides. Il a par ailleurs fait savoir que cinq tracteurs ont été mobilisés au cours de la campagne ayant permis de réaliser environ 2 100 hectares de labours. Le premier responsable de l’agriculture du Nazinon a pour l’occasion invité les agriculteurs à maintenir les opérations d’entretien des plantes, à poursuivre la surveillance des parcelles et à signaler rapidement toute difficulté aux services techniques de sa structure.
Noufou SAWADOGO





