Le calme est revenu dans les rues de la capitale nigérienne, Niamey, après la mutinerie d’un groupe de soldats, intervenue dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2026. Ce mouvement d’humeur a été étouffé par l’armée, alors que certains oiseaux de mauvais augure voyaient déjà la chute du général Abdourahamane Tiani. En neutralisant cette révolte, le pouvoir nigérien livre le message selon lequel, il reste debout
et entend poursuivre sa marche, contre vents et marées. L’adversité ne saurait freiner son élan de quelque manière que ce soit. Si l’orage est passé, la mutinerie aux allures de coup d’Etat soulève à nouveau la question des nombreuses tentatives de déstabilisation orchestrées, par les impérialistes et leurs relais locaux, contre les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), notamment le Niger, le Burkina et le Mali.
Les ennemis de l’ombre déploient tous les moyens, pour faire échouer le rêve d’un Sahel sécurisé et prospère, avec la bénédiction de la France qui a du mal à accepter l’émancipation de ses ex-colonies. Tapis dans leurs laboratoires, les pourfendeurs de l’AES multiplient les combines, mais leurs projets funestes se sont toujours soldés par des échecs cuisants et retentissants. Vont-ils enfin se résoudre à arrêter leurs basses besognes et à respecter le choix souverain des pays de l’AES d’assumer leur destin ? Si ce ne sont pas des terroristes qui sont à la manœuvre, ce sont des soldats à la solde des impérialistes qui essaient sans succès de stopper l’élan des dirigeants des pays de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré et les généraux Tiani et Assimi Goïta.
Ces dernières années, les Etats membres de l’AES ont déjoué, de part et d’autre, plusieurs tentatives de déstabilisation, avec malheureusement la perte du ministre de la Défense, Sadio Camara, dans les attaques simultanées du 25 avril 2026 au Mali. Déterminés à barrer la route aux prédateurs des ressources des pays africains et à redonner la dignité à leurs peuples respectifs, les Présidents Traoré, Tiani et Goïta n’entendent pas renoncer à ce combat. En refusant de demeurer dans la peau de l’esclave au service de l’Occident, comme nombre de leurs devanciers, les leaders de l’AES ont marqué la fin d’une époque et imposé le respect. Cette rupture dérange évidemment les « éternels maitres », habitués à faire valoir leur volonté en Afrique de l’Ouest et leur vaut des inimitiés.
Derrière les discours de soutien prononcés sur le plan diplomatique, tout est mis en œuvre dans certaines chancelleries occidentales pour déstabiliser l’AES. N’est-ce pas une coopération de façade ? Les chefs d’Etat de l’AES ne sont pas dupes. Ils connaissent bien le jeu d’hypocrisie qui caractérise les relations internationales. En parfaite symbiose avec leurs peuples qui veulent des relations totalement décomplexées avec les Occidentaux, ils comptent aller au bout de leur ambition de transformer positivement le Sahel. Jusque-là, ils apportent la preuve de leur engagement à travers des réformes courageuses et n’entendent pas laisser les ennemis éteindre leur rêve. La riposte à la
mutinerie de Niamey en est une illustration…
Kader Patrick KARANTAO






