Carnet santé: Stress, fatigue, écrans : les causes modernes des maux de tête

fatigue et le manque de sommeil aggravent les maux de tête.

Le stress au travail, les nuits trop courtes, les heures passées devant les écrans, notre mode de vie moderne concentre plusieurs facteurs favorisant les maux de tête. Pour un nombre croissant de personnes, ces douleurs, appelées céphalées de tension, reviennent régulièrement, parfois plusieurs fois par semaine, au point d’impacter le quotidien. Qu’est-ce qu’une céphalée de tension ? Quels mécanismes la déclenchent ? Et que faire pour en réduire la fréquence ? Eléments de réponse.

Parmi les différentes formes de maux de tête, la céphalée de tension est de loin la plus fréquente. Elle se reconnaît à sa douleur caractérisée par une sensation de serrement ou de pression, comme un bandeau qui comprimerait la tête des deux côtés. L’intensité est habituellement faible à modérée. Lorsqu’elle survient plus de un jour sur 2 pendant plus de 3 mois, on parle de céphalée chronique. Cette forme touche 1 à 3 % des adultes et peut peser lourdement sur la vie quotidienne et professionnelle. Si la céphalée de tension est bénigne, tous les maux de tête ne le sont pas. Ils peuvent être le signe d’une cause neurologique sous-jacente. Certaines situations doivent conduire à consulter un médecin, notamment si les céphalées se répètent ou s’aggravent progressivement, présentent un caractère inhabituel ou ne cèdent pas au traitement.

Le stress, la fatigue et les écrans sont des facteurs favorisant les céphalées de tension, même si son origine exacte reste mal connue. La forme épisodique reposerait essentiellement sur des facteurs musculaires notamment une augmentation de la tension et de la sensibilité des muscles péri-crâniens.

Le stress joue un rôle central. Il provoque une contraction involontaire des muscles du cou et de la nuque. Cette tension finit par générer les maux de tête.

La surcharge cognitive liée au travail, aux réunions en visioconférence, aux notifications permanentes et à la multiplication des outils numériques génère un état de tension mentale continu qui peut contribuer à l’installation d’un stress chronique. Les écrans induisent à la fois une fatigue visuelle et une fatigue musculaire. Le travail sur écran implique l’adoption d’une posture statique prolongée des bras, des épaules et du cou, susceptible de favoriser les céphalées. En télétravail, ces risques s’accentuent. L’utilisation d’un ordinateur portable sur une table inadaptée, sans siège réglable, génère des contraintes posturales supplémentaires, en particulier au niveau du rachis cervical. La qualité de l’air intérieur constitue un facteur souvent négligé. L’exposition aux polluants intérieurs, composés d’organiques volatils et aérosols, peut provoquer des céphalées, des nausées et des irritations des muqueuses.

La fatigue et le manque de sommeil aggravent encore le phénomène, en abaissant le seuil de perception de la douleur. L’exposition importante à la lumière bleue des écrans contribue également aux troubles du sommeil.

Risques psychosociaux et surcharge numérique

Réduire la fréquence des maux de tête est ce que recommandent les professionnels de santé. Plusieurs mesures permettent d’agir sur les causes identifiées de ces maux de tête. La prise en charge peut associer une meilleure gestion du stress notamment grâce à la relaxation ou aux thérapies cognitivo- comportementales et un renforcement musculaire ciblé avec une activité physique régulière ou de la kinésithérapie.

Un poste de travail plus ergonomique, quelques réglages simples font la différence. L’écran positionné à 50-70 cm du visage, le bord supérieur à hauteur des yeux, une pause de quelques minutes toutes les heures, idéalement debout ou en marchant, permettent de relâcher les tensions musculaires accumulées.

La règle des 20-20-20 est aussi recommandée. Elle consiste à regarder toutes les 20 minutes un point situé à 6 mètres pendant 20 secondes, pour relâcher le muscle d’accommodation et réduire la fatigue visuelle. Il est aussi important de respecter 7 à 9 heures de sommeil par nuit à des horaires réguliers. Une hydratation régulière tout au long de la journée, sans attendre la sensation de soif est nécessaire.

Le traitement médicamenteux repose sur des antalgiques simples (paracétamol ou anti-inflammatoires non stéroïdiens). Dans ce cas précis, il est important de respecter les doses prescrites et de ne pas utiliser ces médicaments de manière quotidienne sans avis médical.

Les maux de tête liés au stress, à la fatigue et aux écrans peuvent souvent être évités par de petits ajustements du quotidien. Lorsque les douleurs s’installent dans la durée ou s’intensifient, une consultation médicale reste essentielle pour écarter d’autres causes et adapter la prise en charge. Noter les jours de survenue, la durée de la céphalée et les médicaments pris permettra au médecin de poser le bon diagnostic et de proposer un traitement adapté.

Adama SEDGO

Source : Santésurlenet.com

 

 

 

 

 

 

VOIR PH Carnet santé…………….MAC ZANGO

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.