
Le ministère de la Sécurité a lancé les activités commémoratives de la 39e journée internationale contre l’abus et le trafic Illicite de la drogue, vendredi 26 juin 2026, à Ouagadougou. Ce lancement marque l’opérationnalisation de la stratégie nationale de lutte contre la drogue 2026-2030.
« Stratégie nationale de lutte contre la drogue : passer à l’action par une réponse coordonnée », c’est autour de ce thème que le ministère de la Sécurité a lancé les activités de la 39e journée internationale contre l’abus et le trafic Illicite de la drogue. C’était le vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou. Ce lancement marque également l’entrée en phase opérationnelle de la stratégie nationale de lutte contre la drogue 2026-2030. La cérémonie a été ponctuée par des messages d’interpellation et un théâtre forum animé par des agents de la Police nationale dénonçant les méfaits de la drogue en milieu scolaire.
La secrétaire générale de la région du Kadiogo, Aïssatou Angelina Traoré qui représentait le ministre de la Sécurité, elle a apprécié le thème de cette édition qui traduit la conviction que la lutte contre la drogue ne saurait être l’affaire d’un seul acteur. « Longtemps perçu comme un pays de transit, notre pays est aujourd’hui confronté à une réalité plus complexe, marquée par l’augmentation de la consommation, la diversification des substances psychoactives et la persistance des réseaux criminels toujours plus organisés », a-t-elle regretté.
En 2025, a-t-elle illustré, des actions menées ont permis de sensibiliser plus de 437 000 personnes sur les dangers liés à la consommation des drogues. Aussi, a-t-elle ajouté, plus de 162 tonnes de drogues ont été saisies par les ser-vices compétents, 524 personnes ont été interpellées pour des infractions liées à la drogue et 2 422 personnes ont bénéficié d’une prise en charge. Le représentant du Secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD), Boukary Traoré, a rappelé que la drogue demeure une menace grave au Burkina.
Car, pour lui, les trafiquants innovent sans cesse, de nouvelles substances apparaissent avec pour conséquences la destruction de la santé, la déscolarisation de la jeunesse, l’accroissement de l’insécurité et de la criminalité organisée. « Les réseaux criminels liés au trafic participent même au financement du terrorisme qui menace directement la paix et la stabilité de notre Nation », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, il a appelé à une mobilisation collective, car, a-t-il estimé que la lutte contre la drogue n’est pas une affaire exclusive des pouvoirs publics.
Adama SEDGO Mouniratou
OUEDRAOGO (Stagiaire)





