Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques lance l’opération « 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 », une initiative destinée à donner un nouvel élan à la filière avicole et à accroître durablement la production nationale. Le Directeur général des productions animales (DGPA), le camarade Emmanuel Ulrich Yisso BAKONÉ, a présenté les contours de cette opération au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi 21 août 2026 à Ouagadougou.
𝐑𝐞𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞
Fortement affectée par les différentes crises, la filière avicole doit retrouver sa pleine capacité de production. Elle joue en effet un rôle majeur dans l’économie nationale à travers la création d’emplois, l’amélioration des revenus des producteurs et l’approvisionnement des populations en protéines animales.
Pourtant, plusieurs contraintes continuent de freiner son développement : insuffisance de poussins de qualité, coût élevé des aliments, accès limité au financement et persistance des maladies aviaires.
L’opération « 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 » apporte une réponse concrète à ces difficultés. Elle vise notamment à remettre en activité les exploitations à l’arrêt, renforcer celles qui sont opérationnelles et accompagner de nouvelles initiatives, afin d’augmenter l’offre de produits avicoles sur le marché national et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire.
𝟓𝟎𝟎 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬, 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐭𝐲𝐩𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐤𝐢𝐭𝐬
L’opération permettra d’accompagner 500 promoteurs disposant déjà d’infrastructures adaptées, à travers la mise à disposition de kits d’élevage avicole.
Deux modèles sont prévus :
Pour l’élevage moderne de reproduction, le kit est évalué à 2 140 000 FCFA et comprend :
Pour l’élevage traditionnel de reproduction, le kit est évalué à 1 335 000 FCFA et comprend :
𝐃𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬
L’opération cible prioritairement les exploitations avicoles modernes ou traditionnelles, qu’elles soient en activité, à l’arrêt ou nouvellement créées, à condition qu’elles disposent des infrastructures et équipements requis.
Pour l’élevage moderne, les promoteurs devront notamment disposer d’un bâtiment d’une capacité minimale de 1 000 poussins par cycle, exercer dans la production de poulets de chair et satisfaire aux exigences techniques définies par les services compétents.
Pour l’élevage traditionnel, les exploitations devront disposer d’un site adapté à l’accueil d’au moins 100 volailles adultes, ainsi que du matériel nécessaire à la conduite de l’élevage.
Dans les deux cas, les bénéficiaires devront être techniquement aptes à conduire l’activité et s’engager à respecter les recommandations des services techniques.
𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐠𝐢𝐭𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞
Le processus de sélection repose sur plusieurs étapes clairement définies :
𝐔𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞́𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬
« 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 » se distingue par plusieurs innovations. La digitalisation du processus permettra d’améliorer la transparence et la traçabilité de l’opération. Il s’agit également d’une première initiative de cette ampleur spécifiquement consacrée à la relance de l’élevage avicole.
Autre particularité : chaque bénéficiaire devra signer un engagement à poursuivre l’activité au-delà de la période couverte par le kit, sous peine, en cas de manquement, de s’exposer aux procédures prévues par les textes en vigueur.
Enfin, à l’exception des produits vétérinaires, les différents éléments des kits seront acquis auprès d’opérateurs locaux, notamment pour les poussins et les aliments. Une approche qui permettra de soutenir simultanément la production avicole et les acteurs nationaux intervenant dans ses différentes chaînes de valeur.
À travers « 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 », le Ministère entend ainsi passer d’une logique de soutien ponctuel à une relance structurée de la production avicole, avec un objectif clair : remettre les poulaillers en activité, accroître l’offre nationale et renforcer la disponibilité des protéines animales au profit des populations.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛












