
Le Réseau des organisations des jeunes leaders africains des Nations unies a réuni, samedi 15 août 2026, autour d’un atelier à Ouagadougou, des jeunes et des représentants d’organisations venus de plusieurs pays africains avec pour objectif la préparation du colloque mondial de la jeunesse annoncé pour décembre prochain à Ouagadougou.
Ouagadougou accueille en décembre prochain, le colloque mondial de la jeunesse. En prélude à cette activité organisée par le Réseau des organisations des jeunes leaders africains des Nations unies (ROJALNU), des représentants de jeunes venus du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Guinée, du Maroc et du Burkina se sont retrouvés à Ouagadougou, le samedi 15 août dernier, autour d’un atelier préparatoire. A travers les différentes interventions, un même message s’est dégagé : « la jeunesse ne doit plus être perçue uniquement comme la relève de demain, mais comme une force capable d’agir dès aujourd’hui ».
Le nouveau président mondial du ROJALNU, le Burkinabè, Abraham Zida Bila, a estimé que les jeunes doivent désormais être considérés comme des acteurs du présent, capables d’impacter leur environnement et de contribuer à bâtir un Burkina et une Afrique plus souverains et dignes.
Parrain de la rencontre, le président de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Roland Achille Sow, a, pour sa part, appelé les jeunes à faire de la formation, de l’entrepreneuriat et de l’organisation collective des leviers de leur autonomisation. Il a également insisté sur la nécessité d’une implication accrue du secteur privé dans l’insertion professionnelle des jeunes, à travers notamment l’apprentissage, le mentorat et l’accès à l’emploi.
Le président de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a, par ailleurs, annoncé des formations dans plusieurs métiers liés notamment à l’hôtellerie,
à la restauration et au bien-être destinées aux jeunes prévues, du 10 au 17 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso. Au-delà des discours, la rencontre ambitionne surtout de déboucher sur des actions concrètes.
La proposition d’un comité de suivi chargé d’évaluer, dans les trois mois, la mise en œuvre des recommandations issues des travaux va dans ce sens. A quelques mois du colloque mondial de décembre, le message semble donc clair : la jeunesse veut être davantage écoutée, mais surtout prendre sa part dans l’action. Entre droits, souveraineté et engagement, les réflexions engagées à Ouagadougou entendent ouvrir la voie à une jeunesse actrice de son présent et responsable de son avenir.
Yves OUEDRAOGO





