Prise en charge des personnes vulnérables: immersion dans des structures d’accueil à Bobo-Dioulasso

Au siège de l’ABPAM-Espérance, plusieurs activités sont menées comme le tissage des sacs.

Des journalistes ont visité, le mercredi 20 mai 2026, à Bobo-Dioulasso, des structures bénéficiant d’un accompagnement du ministère de la Famille et de la Solidarité.

L’immersion des journalistes dans les structures bénéficiaires d’un appui du ministère de la Famille et de la Solidarité se poursuit dans la ville de Sya. Ce mercredi 20 mai 2026, les Hommes de médias se sont rendus à l’Association burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants (ABPAM- Espérance) de Bobo-Dioulasso, au centre de l’association des femmes battantes et à la cour de la Solidarité de Colma. L’ABPAM-Espérance a vu le jour en 1989 et a été reconnue officiellement en 1993.

Elle accueille les enfants et adultes malvoyants et aveugles. Selon son président, Lamine Hié, l’association est une référence dans l’Ouest du Burkina, qui œuvre à améliorer les conditions de vie des personnes aveugles et malvoyantes. Pour ce faire, elle se fixe pour objectifs de sensibiliser, scolariser les enfants et alphabétiser. L’ABPAM-Espérance dispose d’une école de huit classes avec 45 inscrits. Des activités génératrices de revenus sont menées notamment en saponification, en tissage des chaises et des sacs.

Le président de l’ABPAM-Espérance, Lamine Hié, est reconnaissant à l’Etat pour son appui.

La réinsertion socio-économique et professionnelle des jeunes est une priorité de l’association selon M. Hié. La structure est soutenue par l’Etat à travers le ministère en charge de la famille, en vivres, mais aussi en personnel notamment des enseignants affectés pour la scolarisation des enfants. Au centre de l’union des femmes battantes, 147 membres dont une soixantaine de femmes déplacées internes y travaillent. Créé en 2012, le centre œuvre pour le bien-être des filles et femmes, à travers des activités comme le tissage, la fabrication de Koko Dunda, la saponification…

Pour sa présidente, Solange Traoré, l’union dispose de deux champs à la périphérie de la ville, permettant de pratiquer l’agriculture à temps plein. Elle est reconnaissante au ministère de la Famille et de la Solidarité qui, à travers le programme de relèvement et du renforcement de la résilience a doté le centre en équipements de pointe d’une valeur de plus de 23 millions F CFA. Au regard de l’engouement des femmes pour l’apprentissage du métier, Mme Traoré plaide pour un accompagnement en vue d’obtenir un site plus grand.

Enfin, la tournée de la journée s’est achevée par une visite aux pensionnaires de la cour de la Solidarité de Colma. Elle accueille et prend en charge les personnes en rupture de liens familiaux, les personnes handicapées et celles sans domicile fixe. A ce jour, 118 personnes y séjournent. Le directeur provincial de la famille et de la solidarité du Houet, Yazouma Alexis Doh, a appelé les bonnes volontés à soutenir le centre, car, les besoins restent encore énormes.

Adama SEDGO

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