Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les participants ont visité la Grande muraille de Chine et la Cité interdite, deux sites touristiques emblématiques de l’Empire du milieu.
La plupart des journalistes africains participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine ne connaissaient la Grande muraille de Chine qu’à travers la télévision et internet. C’est pourquoi, l’enthousiasme était à son paroxysme lorsqu’ils ont été informés de la visite du site dans le cadre du programme. Leur impatience s’est davantage accrue le jour de la visite après la présentation du site faite par le guide dans le bus pendant le trajet.
Une fois sur place, chacun était pressé de descendre du bus afin de voir enfin de leurs yeux cette merveille du monde. Très vite, les photos et vidéos commencèrent à fuser de partout. Après une photo de groupe de l’ensemble des participants, deux heures leur ont été données pour découvrir davantage cette œuvre gigantesque bâtie par la main de l’homme.

Très vite, la plupart entamèrent sans perdre du temps l’escalade du mur. L’enthousiasme était si grand que même les efforts physiques demandés pour gravir les marches n’étaient plus un obstacle pour beaucoup. Tous voulaient à tout prix arriver au sommet du mur à l’image de la journaliste du Mali Maimouna Sow. Avant de venir à la grande muraille, elle a découvert cette phrase célèbre de Mao Zedong: « Celui qui n’a pas gravi la grande muraille de Chine, n’est pas un homme brave ». C’est pourquoi, malgré des pauses répétées, elle a tenu à atteindre le sommet. « C’est exceptionnel », s’est-elle écriée une fois au sommet. Pour elle, ce site symbolise la bravoure et la résistance du peuple chinois. En escaladant la grande muraille, elle a dit retenir comme enseignement que « le succès est au bout de l’effort ». De son avis, les pères fondateurs de la Chine ont su tracer les sillons du grand pays qu’est devenu la Chine aujourd’hui.

Pour Pathé Bah, journaliste guinéen, ce site représente une véritable source d’inspiration pour les pays africains. « Lorsqu’on voit le nombre important de visiteurs qui s’y rendent chaque jour, prêts à gravir toutes les marches pour admirer le paysage et découvrir l’histoire du lieu, on comprend toute l’importance du développement touristique en Chine », a-t-il indiqué.
“Les Chinois restent attachés à leur culture”

A travers cette expérience, il a dit être plus que jamais convaincu que le tourisme constitue un potentiel économique considérable. « En Afrique, nous disposons également de nombreux sites touristiques d’une grande richesse, qui ne sont pas encore suffisamment valorisés. Il est donc essentiel de s’engager davantage dans leur promotion afin que ces ressources contribuent pleinement au développement de nos pays. Pour cela, il est nécessaire que les autorités mettent en place des politiques adaptées et des stratégies efficaces pour développer le secteur touristique et en faire un véritable levier de croissance », a-t-il soutenu.
Les participants africains au CIPCC 2026 n’avaient pas encore fini de “savourer” la découverte de la Grande muraille, qu’une autre merveille de la Chine leur a été présentée : la Cité interdite de Pékin. D’une superficie de 74 hectares, elle le plus grand palais du monde ayant servi à 24 empereurs chinois pendant plus de 500 ans.

Tout comme à la Grande muraille, une chose a unanimement retenu l’attention des journalistes étrangers : l’importance que les Chinois accorde à la préservation de leurs sites touristiques. « Sur place, j’ai appris que la cité interdite a été construite depuis le 15ème siècle et c’est extraordinaire de voir comment les nombreux bâtiments à l’intérieur du palais sont bien conservés », s’est exprimé Oumar Kandé du quotidien national sénégalais Le Soleil.
La deuxième chose qui a également retenu l’attention du journaliste sénégalais est que malgré leur haut niveau de développement, les Chinois restent attachés à leur culture. « Ils n’ont pas oublié leur passé et je pense que l’Afrique doit s’inspirer de cela car nous avons aussi une culture riche mais plusieurs sites sont délaissés. Il est important de revaloriser notre patrimoine culturel car c’est aussi une source de développement économique », a-t-il déclaré.

Abdoul Aziz Ibrahim, journaliste à l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger à quant lui a été marqué par le fort développement du tourisme local en Chine. « En visitant la grande muraille et la cité interdite, je me suis rendu compte que ce n’est pas seulement les étrangers qui visitent ces sites mais il y a aussi une forte mobilisation de la population locale visiblement fière de son histoire et ses origines et cela est à saluer », a-t-il apprécié.
Nadège YAMEOGO
(A Pékin, en Chine)






