Une vingtaine de journalistes ont effectué, le jeudi 21 mai 2026, à Orodara dans le Kénédougou, des visites à des structures et personnes soutenues par le ministère de la Famille et de la Solidarité, qui sont aujourd’hui des modèles de réussite.
Le ministère de la Famille et de la Solidarité a initié, du 17 au 23 mai 2026, une caravane de presse dans la région du Guiriko. Cette sortie a permis à une vingtaine d’Hommes de médias de découvrir ses activités sur le terrain à travers les trois provinces. A Orodara dans le Kénédougou, les caravaniers ont été accueillis, le jeudi 21 mai 2026, au sein de la Maison d’enfance de Orodara (MEO). Créée en 1956 par l’Eglise catholique, elle portait le nom de son initiateur (André Dupont). Elle a été placée plus tard sous la tutelle du ministère en charge de la solidarité. La MEO est aujourd’hui une structure de la direction générale de l’Institut Deen Kanu.
Elle aide les enfants placés à s’insérer socialement, notamment, à travers la formation psycho-sociale et professionnelle. Plusieurs métiers sont appris comme, la mécanique automobile, l’électricité, la couture et la soudure…Selon son directeur, Salfo Karanga, la MEO dispose d’un terrain où les enfants pratiquent l’agriculture, l’élevage. Et d’indiquer que tous les apprenants en fin de séjour sont accompagnés par des kits d’installation. La MEO accueille un effectif de 101 enfants constitués de déplacés internes, d’enfants en conflit avec la loi, d’enfants retrouvés lors des opérations de sécurisation du territoire… Egalement, a ajouté le directeur, des enfants à l’externe sont reçus pour la scolarisation ou la formation professionnelle. Vincent Traoré, un produit de la MEO, s’est installé à son propre compte en soudure et emploie deux personnes. Il a salué la qualité de la formation qu’il a reçue faisant de lui aujourd’hui un homme autonome.
L’hôtel maternel de Orodara est également une déconcentration de l’Institut Deen Kanu. Sa directrice Mireille Ouédraogo a rappelé qu’il a été créé en 2007 pour faire face à la difficulté de prise en charge des enfants en détresse. Il héberge 61 enfants et la directrice appelle à la solidarité nationale, car, les défis sont énormes. Comme difficultés, elle a évoqué le manque de ressources humaines qualifiées et le manque de moyens financiers. Lors de leur séjour, les journalistes se sont rendus au siège de la société coopérative Wili Ka Taama. Cette coopérative qui évolue dans la formation des femmes et jeunes en tissage, en teinture bénéficie de l’accompagnement de la direction provinciale de la famille et de la solidarité.
Aminata Coulibaly également, évoluant dans la couture est un cas de succès qui fait la fierté de la directrice provinciale en charge de la famille de Kénédougou, Fatoumata Béné. Elle a rappelé que Aminata Coulibaly, orpheline a été prise en charge par sa direction pour sa scolarisation et sa formation professionnelle. Elle détient aujourd’hui un atelier de couture où elle forme 14 jeunes.
Adama SEDGO






