
Dans le cadre des activités marquant la commémoration des 70 ans de relations entre la Chine et l’Afrique, un séminaire a été organisé le mercredi 18 juin 2026 à Pékin en Chine sur le thème « 70 ans de relations diplomatiques sino-africaines et sino-arabes, bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé ».
L’année 2026 marque le 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et l’Afrique. Le 30 mai 1956, l’Egypte fût le premier pays africain à reconnaître la République populaire de Chine. 70 ans après, les relations sino-africaines ont été élevées au rang de partenariat stratégique, mutuellement bénéfique et à toute épreuve. L’excellence des relations Chine-Afrique a une fois de plus été magnifiée lors d’un séminaire consacré au 70 ans des relations sino-africaines le mercredi 18 juin 2026 à Pékin en Chine. « Malgré l’épreuve du temps, la Chine et les Etats africains se tiennent toujours côtes à côtes donnant l’exemple d’une amitié fondée sur la sincérité qui ignorent la distance « , a souligné le Vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine Miao Deyu.
Entrée dans l’ère nouvelle, les relations sino-africaines ont fait selon lui un grand bond en avant et sont entrées dans la meilleure période de l’histoire. « La diplomatie des Chefs d’Etats africains et de la Chine et les échanges de haut niveau sont fructueux. Les dix actions de partenariat sino-africain pour la modernisation et les huit initiatives majeures de coopération sino-arabe avancent de manière coordonnée. L’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine s’enracine progressivement dans les cœurs », a-t-il apprécié.

Poursuivant, il a noté que la coopération sino-africaine constitue une force motrice principale de l’émergence collective et solidaire du sud global donnant l’exemple de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Pour Miao Deyu, si l’amitié sino-africain se renforce au fil du temps, c’est parce que les deux parties poursuivent le respect mutuel et l’égalité et donne l’exemple d’une coopération sincère et amicale. « Elles mettent en avant la primauté du peuple et de l’action pour améliorer le bien-être de leurs populations et élargir la coopération pragmatique. Elles poursuivent la solidarité et les bénéfices mutuels et se soutiennent l’une et l’autre sur la voie du développement « , a-t-il déclaré.
Toutefois, face aux différents changements dans le monde, le Vice-ministre chinois des affaires étrangères a appelé les pays africains à travailler avec la Chine pour injecter des énergies positives de stabilité, de prospérité et de développement du monde. « Il nous faut approfondir la confiance mutuelle, renforcer l’échange des expériences sur la gouvernance d’Etat et trouver une voie de modernisation adaptée aux réalités nationales et bénéfiques pour le peuple », a-t-il préconisé.

La Chine pour sa part entend selon lui renforcer la synergie entre le 15ème plan quinquennal, l’agenda 2063 et la vision arabe 2045, valoriser davantage les bénéfices du tarif douanier zéro et explorer les potentialités dans les domaines émergents tels que les technologies numériques, l’IA et le développement vert afin de renforcer le développement endogène et avancer ensemble vers la modernisation.
Miao Deyu a également appelé à un approfondissement des échanges humains culturels entre la Chine et l’Afrique. « La Chine et l’Afrique sont des civilisations anciennes et splendides. Nos amitiés ont été tissés il y a plus de 2000 ans suivant l’ancienne route de la soie et se sont transmises de génération en génération. Il nous faut approfondir le dialogue des civilisations, construire une architecture d’échanges diversifiée et inclusive afin de trouver des solutions aux problèmes à l’ère contemporaine dans notre histoire et notre civilisation ancienne et riche « , a-t-il soutenu.
Des résultats concrets
Il a aussi appelé à poursuivre l’équité et la justice et construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. « Le président Xi Jinping a avancé la vision de construction d’une communauté d’avenir partagée et les quatre initiatives mondiales qui ont reçu un écho favorable des pays africains. Nous entendons travailler à renforcer notre coordination dans les affaires internationales, défendre ensemble les principes de la charte des Nations Unies, s’opposer ensemble aux actes unilatéraux et d’intimidation afin de renforcer ensemble la représentation et le droit à la parole du sud global et faire rayonner la voix juste de la construction d’une communauté d’avenir partagée pour l’humanité », a-t-il indiqué.
Pour l’ambassadeur Alhaji Sarjoh Bah, Représentant permanent de l’Union africaine auprès de la République populaire de Chine, ce 70e anniversaire des relations sino-africaines est plus qu’une simple commémoration d’étapes diplomatiques marquantes. « C’est la célébration d’une relation forgée par l’histoire, éprouvée par l’adversité et sans cesse renouvelée par la solidarité, le respect mutuel et la poursuite d’un progrès partagé », a-t-il déclaré.
A l’entendre, l’évolution des relations sino-africaines démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsque les partenariats reposent sur l’égalité souveraine, la non-ingérence, l’intérêt mutuel et le respect des choix de développement des Nations. L’une des manifestations institutionnelles majeures de l’évolution des relations sino-africaines reste selon lui la création du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). « Le FOCAC a transformé une amitié de longue date en un cadre organisé et axé sur les résultats, propice au dialogue collectif et à la coopération concrète. Grâce au FOCAC, les engagements se traduisent de plus en plus par des résultats concrets dans les domaines des infrastructures, de la connectivité des transports, de l’énergie, de l’agriculture, de la santé publique, des sciences et technologies, de l’éducation, du développement des compétences et de la formation du capital humain », a-t-il apprécié.
Pour lui, la tâche stratégique qui attend la Chine et l’Afrique ne consiste pas simplement à préserver ce qui a été accompli, mais à approfondir la mise en œuvre, à renforcer l’appropriation africaine et veiller à ce que la coopération engendre une transformation durable. « L’Afrique se félicite de l’alignement continu des engagements du FOCAC sur le deuxième plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063 et sur le 15e plan quinquennal de la Chine », a-t-il noté.

Il a par ailleurs rendu hommage au président Xi Jinping pour son leadership fort et clair qui continue d’approfondir les relations sino-africaines. « La Chine, sous la direction avisée du président Xi, ne se contente pas d’accélérer sa trajectoire de développement ; elle exerce également un leadership déterminant qui façonnera l’avenir du nouvel ordre mondial. Nous saluons le président Xi pour avoir fait progresser les « Dix actions de partenariat pour la modernisation de l’Afrique » dans le cadre du FOCAC, ainsi que la politique de tarif douanier zéro entrée en vigueur le 1er mai dernier », a-t-il déclaré. Il a également félicité le président chinois pour avoir fait progresser le multilatéralisme et la coopération grâce à ses quatre initiatives mondiales sur le développement, la sécurité, la civilisation et la gouvernance. De son avis, ces quatre initiatives s’inscrivent dans le programme de transformation de l’Afrique et renforcent le multilatéralisme en donnant davantage de voix aux pays du Sud Global dans la prise de décision internationale.
Pour sa part, l’Union africaine reste déterminée selon lui à œuvrer avec la Chine, les États membres africains et tous ses partenaires pour bâtir un avenir pacifique, juste et prospère, ainsi qu’une véritable communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Nadège YAMEOGO





