Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a donné le coup d’envoi de l’administration des épreuves du Certificat de qualification professionnelle (CQP), mardi 30 juin 2026, à Manga, dans le Nazinon.
Plus de 14 000 candidats prennent part au Certificat de qualification professionnelle (CQP) session 2026 sur tout l’ensemble du territoire national. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a donné le coup d’envoi de l’administration des épreuves de l’examen, mardi 30 juin 2026, au Centre de promotion féminine Piero Marinoni de Manga, dans le Nazinon. Avant le lancement officiel, le ministre Zoungrana a prodigué des conseils aux candidats.
Il leur a dit d’être moins stressés et de mettre en application les connaissances apprises en classes. Il les a également invités à se concentrer sur leurs copies et à se départir de toute tentative de tricherie. A l’issue de l’ouverture de la première enveloppe, le premier responsable de la formation professionnelle et technique a rappelé que sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, son département a été instruit à transformer en profondeur le système éducatif pour que celui-ci représente les valeurs des populations et prenne en compte les préoccupations du peuple.
C’est dans ce sens, a-t-il dit, que l’on a pris la pleine mesure des choses en allant en profondeur pour modifier les circulas et mettre en lumière les diplômes qui sont en rapport avec l’enseignement technique et professionnel. « Au Burkina Faso, le grand souci de l’Etat, c’est la question de l’employabilité des jeunes. Mais, cette jeunesse ne peut pas être employée si elle n’a pas de qualification », a lancé Moumouni Zoungrana. Celui-ci a fait savoir qu’en amont, sa structure a répertorié tous les métiers, notamment en agriculture, en élevage, en artisanat, en commerce pour qu’ils soient arrimés à des diplômes.
Le Pr Zoungrana a insisté qu’auparavant, les diplômes de l’enseignement général étaient considérés comme des rois pendant que ceux de la formation professionnelle « rasaient les murs ». Car les enfants qui partaient dans ces écoles, a-t-il poursuivi, étaient considérés comme les plus âgés ou même ceux qui ont échoué au niveau de l’enseignement général. « Désormais, il n’y a plus un diplôme qui soit plus important que l’autre. C’est un lointain souvenir », a-t-il souligné.
« Aucune difficulté n’a été rencontrée »
Pour la directrice régionale chargée de l’enseignement professionnel et technique du Nazinon, Djéneba Ouédraogo, les métiers concernés par l’examen du CQP dans sa circonscription administrative sont entre autres la couture dame et homme, la soudure, la mécanique deux roues et auto, la teinture, le tissage et la coiffure esthétique. Abordant les effectifs, elle a précisé que sa région enregistre pour cette session, 372 candidats dont 280 filles et 92 garçons, tous métiers confondus. Rassurant de la présence des examinateurs, des sujets et de la matière d’œuvre, Mme Ouédraogo a indiqué que tout est fin prêt pour débuter les épreuves.
« Aucune difficulté n’a été rencontrée au niveau de l’organisation », a-t-elle confié tout en saisissant l’occasion pour traduire sa reconnaissance à tous les acteurs qui ont œuvré pour qu’à la date d’aujourd’hui l’on puisse tenir ces examens de CQP. La directrice régionale chargée de l’enseignement professionnel et technique du Nazinon, avant de souhaiter une très bonne chance aux candidats, leur a demandé de se contenter de ce qu’ils savent au lieu de chercher à regarder chez le voisin ou bien à passer par d’autres méthodes pour tricher. Après le lancement des épreuves du CQP, Pr Zoungrana et sa délégation se sont rendus au lycée provincial Naaba Baongo pour encourager les correcteurs, les membres des jurys du baccalauréat et les élèves en attente de leurs résultats.
Noufou Sawadogo






