
La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a célébré son 78e anniversaire, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou, par une montée des couleurs.
1948-2026. La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a 78 ans. Ces années d’engagement au service du développement socioéconomique de la nation et de la structuration du secteur privé ont été célébrées ce jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou, par un acte de civisme autour des couleurs nationales. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengani, du président de la délégation spéciale consulaire, Roland Achille Sow, des travailleurs et d’acteurs du monde des affaires.
Après avoir traduit sa reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur engagement quotidien pour la reconquête de l’intégrité du territoire national, Zakaria Gyengani a rendu un hommage appuyé à tous les acteurs ayant contribué à bâtir la CCI-BF, à savoir les présidents consulaires successifs, les directeurs généraux, les membres des instances dirigeantes et l’ensemble du personnel. « 78 années d’existence représentent un patrimoine institutionnel considérable. Elles témoignent de la résilience, de l’utilité et de la capacité d’adaptation de la Chambre de commerce et d’industrie aux différentes mutations économiques, sociales et politiques qu’a connues notre pays », a-t-il souligné.
Ce 78e anniversaire intervient à un moment où, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a entrepris de réformer la CCI-BF pour en faire une institution consulaire plus moderne, performante, représentative et davantage alignée sur les priorités nationales de développement , conformément à la dynamique de reconquête de la souveraineté politique, économique et industrielle de la nation burkinabè. « Ces réformes ne doivent pas être perçues comme une rupture avec l’histoire de la Chambre, mais plutôt comme une évolution nécessaire destinée à renforcer sa légitimité, son efficacité et son impact au service de l’économie nationale », a précisé le représentant du ministre chargé du Commerce.
Il a par ailleurs salué le travail remarquable accompli par le président de la délégation spéciale consulaire, ainsi que l’ensemble des acteurs mobilisés dans le cadre de ce processus de transformation institutionnelle.
Contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs

Et en considération des enjeux et défis de l’heure, en lien avec l’orientation politique, le gouvernement attend de la Chambre de commerce qu’elle remplisse pleinement les missions stratégiques qui lui sont confiées. Il s’agit, entre autres, de renforcer son rôle de représentation et de défense des intérêts du secteur privé auprès des pouvoirs publics ; accompagner la transformation productive de l’économie nationale à travers la promotion de l’industrialisation, de la transformation locale des matières premières et du développement des chaînes de valeur nationales ; contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs burkinabè, capables d’innover, de créer des emplois et de conquérir les marchés régionaux et internationaux. Il est également attendu de la CCI-BF qu’elle contribue à renforcer la compétitivité des entreprises nationales par la formation, l’assistance technique, l’accès à l’information économique et l’accompagnement à l’exportation, joue un rôle accru dans la promotion de l’investissement productif, le développement des infrastructures économiques, la modernisation du commerce et la consolidation de l’économie nationale.
Pour y arriver, il y a lieu de renforcer la gouvernance, la transparence et la redevabilité dans la gestion de l’institution, rapprocher davantage les services consulaires des entreprises sur l’ensemble du territoire national, faire de l’accompagnement des PME-PMI une priorité stratégique, soutenir activement les initiatives de transformation industrielle locale, promouvoir le patriotisme économique et la consommation des produits burkinabè, développer des partenariats structurants au profit du secteur privé, d’accélérer la digitalisation des services consulaires, a ajouté Zakaria Gyengani.
Pour le directeur général de la CCI-BF, Seydou Tou, depuis sa création en 1948 à Bobo-Dioulasso, suivie de sa délocalisation à Ouagadougou en 1962, l’institution a su s’adapter au contexte, l’environnement et la conjoncture du moment, pour accomplir efficacement sa mission qui est de mobiliser les opérateurs économiques autour de l’idéal de développement de la nation sur la base d’une mission qui lui a été assignée par l’Etat. Il a traduit sa gratitude aux autorités de l’Etat dont l’accompagnement constant a permis à la chambre de commerce d’engranger d’importants acquis. Pour les 80 ans de la CCI-BF, il est envisagé une célébration spéciale à la hauteur de sa contribution au développement socioéconomique du Burkina Faso, a confié M. Tou.
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com





