Des performances au service du bien-être collectif

La 27e Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat (AG/EPE) s’est tenue le 31 juillet 2028 à Ouagadougou, sur le thème : « La gestion des Etablissements publics de l’Etat dans un contexte de Révolution Progressiste Populaire ». Au résultat, la gestion 2025 des EPE, témoigne d’une dynamique satisfaisante. En effet, les 88 établissements publics classiques ont mobilisé 518,6 milliards F CFA, tout en maintenant leurs dépenses à un niveau maîtrisé de 405,6 milliards F CFA, pour un taux d’autofinancement de 27,88 %, supérieur du seuil de référence de 20 %.

Les Fonds nationaux ont, quant à eux, mobilisés plus de 371 milliards F CFA, dont 314,7 milliards F CFA injectés dans l’économie nationale, et un taux d’autofinancement de 111,27 %. C’est dire qu’au-delà des indicateurs de gestion, les établissements publics s’affirment progressivement comme de véritables instruments de souveraineté et des moteurs de la transformation économique du Burkina Faso. Les chiffres confirment ainsi et les réformes engagées en matière de gouvernance publique commencent à porter leurs fruits. Ils traduisent aussi une discipline budgétaire plus rigoureuse, avec une progression record des recettes qui dépassent celle des dépenses.

Dans un contexte économique mondial marqué par les incertitudes, cette résilience est un signal fort pour les finances publiques burkinabè. Malgré cette performance, l’enjeu est désormais de transformer ces bonnes performances financières en impacts concrets sur le quotidien des Burkinabè. Les milliards F CFA mobilisés n’auront de véritable portée que s’ils se traduisent par plus d’investissements productifs, des infrastructures fonctionnelles, des services publics plus efficaces, des emplois durables et une amélioration perceptible du bien-être collectif.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, président de l’AG/EPE, l’a d’ailleurs rappelé avec justesse : la performance d’un établissement public ne se résume plus à ses équilibres comptables. La vraie réussite se mesure désormais à sa capacité à créer de la valeur, à améliorer durablement les conditions de vie des populations, à répondre concrètement aux attentes des citoyens et à accompagner la transformation structurelle de l’économie nationale.

Cette orientation s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP) et de la reconquête du territoire. Car, les victoires militaires obtenues grâce aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à l’engagement des populations ne prendront tout leur sens que si elles débouchent sur une reconquête économique et sociale. Le retour progressif des personnes déplacées internes dans leurs localités impose de reconstruire les services publics, de relancer les activités productives et de redonner espoir aux communautés.

Les établissements publics ont donc une responsabilité nationale à assumer. Ils doivent accélérer la transformation locale des ressources nationales, soutenir l’industrialisation, promouvoir la digitalisation des services, améliorer la qualité de leurs prestations et renforcer leur proximité avec les usagers. En clair, ils doivent devenir des catalyseurs de la souveraineté économique voulue par les plus hautes autorités.

La 27e AG/EPE marque ainsi un tournant. Celui où l’exigence de bonne gouvernance rejoint l’impératif de souveraineté nationale. Les établissements publics disposent maintenant d’une feuille de route claire : être non seulement des structures bien gérées, mais surtout des leviers de développement, de résilience et de prospérité au service de la Nation. C’est à cette condition que les performances d’aujourd’hui deviendront les fondations solides du Burkina Faso prospère de demain.

Par Assetou BADOH

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