L’Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé, conjointement avec la Police nationale et la Police municipale, des opérations de contrôle pour prévenir la survenue des accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou, jeudi 21 mai 2026.
Les accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou sont fréquents. C’est fort de ce constat que l’Office national de la sécurité routière (ONASER) a pris la résolution de passer à la répression après la sensibilisation. En effet, il a organisé, conjointement avec la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale et le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), des opérations de contrôle pour prévenir la survenue des accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou, jeudi 21 mai 2026.
A partir de 20 heures, des usagers ont été soumis aux vérifications des agents de contrôle, dans la ville de Ouagadougou. A la sortie Ouest, sur la route nationale n°1 (RN1), précisément à la gare Ouaga Ouest, où l’équipe de Sidwaya était positionnée, notamment l’alcoolémie (test du taux d’alcool), le port de la ceinture de sécurité et du casque, l’état des véhicules et de l’éclairage, ont été passées à la loupe de l’ONASER. Au nombre des usagers contrôlés, figurent des conducteurs de camions, de taxi-motos, des engins à deux roues, etc. C’est le cas du conducteur et garagiste, Arsène Ouédraogo, déclaré négatif à l’alcootest, qui a exprimé sa satisfaction pour cette initiative de l’ONASER avec ses partenaires.
« On ne doit pas boire l’alcool et prendre la route »
« La sortie de l’ONASER est à saluer car, on ne doit pas boire l’alcool et prendre la route. Si tu as bu, tu ne dois pas conduire », a-t-il conseillé. Après l’opération de contrôle, le commissaire principal de police et directeur de la normalisation et des opérations de l’ONASER, Moïse Ouédraogo, a confié que la structure veut amener les populations à épouser des comportements responsables. Il s’agit, selon lui, de la limitation de la vitesse en agglomération (ville) qui est de 50 km/h sous prescription contraignante. « Les conducteurs de motos sont également appelés à respecter la limitation de vitesse en agglomération, qui est de 50 km/h, comme hors agglomération », a-t-il rappelé.
Pour le commissaire Ouédraogo, tout véhicule défectueux, c’est-à-dire de mauvais état, va passer au CCVA systématiquement pour un examen approfondi. Moïse Ouédraogo a aussi déploré le fait que des conducteurs, de mèche avec des vendeurs de pièces détachées, prennent de nouvelles pièces et repassent chez ces derniers, après la visite technique au CCVA, pour reprendre leurs anciennes pièces. « Nous disposons d’informations que des usagers trafiquent les choses pour contourner le système mis en place par le CCVA pour contrôler la qualité des véhicules qui sont en circulation », a-t-il affirmé. Le commissaire Ouédraogo a également pointé du doigt la négligence de certains usagers par rapport au port de la ceinture et du casque.
Des conducteurs de taxi-motos ont, par ailleurs, été sensibilisés au respect des heures de circulation dans la ville de Ouagadougou. « Après 19h, il est interdit aux chauffeurs de tricycles de circuler dans la ville », a-t-il rappelé. Le commissaire principal de police a insisté sur le strict respect des règles de sécurité routière par les populations. « Ces opérations de contrôle et de répression se poursuivront tout au long de l’année. Tout contrevenant s’expose à des sanctions conformément aux textes règlementaires », a-t-il prévenu.
Boukary BONKOUNGOU





