
L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a célébré la Journée africaine de lutte contre la corruption, le jeudi 9 juillet 2026, à Loumbila dans la région de Oubri, sur le thème : « Intensifier la promotion et des actions anti-corruption à travers l’Afrique ».
Le Burkina Faso, à travers l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), a commémoré, en différé, la Journée africaine de lutte contre la corruption, jeudi 9 juillet 2026, à l’Institut national de formation de personnel de l’éducation à Loumbila. Face à 1270 enseignants stagiaires, le thème central : « Intensifier la promotion et des actions anti-corruption à travers l’Afrique » et les sous-thèmes : « comment faire de l’intégrité une pratique quotidienne dans la famille, à l’école et dans l’administration » et « prévenir par l’éducation aux valeurs civiques et morales » ont été développés.
Selon le contrôleur général d’Etat, Lassané Compaoré, le choix des enseignants stagiaires n’est pas fortuit, en ce sens qu’il traduit les liens étroits entre l’éducation, l’intégrité et la lutte contre la corruption. « Former les futurs éducateurs, c’est préparer ceux qui construiront la conscience de demain, parce qu’une école qui enseigne l’intégrité est déjà une société qui se protège durablement. Et la présente célébration nous rappelle que l’éducation est le premier pilier de cette intensification », a-t-il souligné.
Pour Lassané Compaoré, cette journée vient à point nommé en ce sens qu’elle est en cohérence déjà avec les politiques publiques en matière de lutte contre la corruption. A entendre le contrôleur général d’Etat, la corruption demeure un fléau insidieux qui détruit la confiance, affaiblit la démocratie, compromet l’Etat de droit et prive les populations de ressources indispensables à leur développement. « Elle détourne des fonds pour nos forces de défense et de sécurité, pour l’aide aux populations déplacées internes, pour la construction des écoles et des centres de santé. Elle est donc une menace directe aux intérêts vitaux de la Nation. Promouvoir l’intégrité revient à renforcer notre résilience, notre sécurité et notre développement », a-t-il expliqué. Pour lui, investir donc en faveur de l’éducation, c’est investir pour l’avenir. « Si les jeunes sont mal encadrés, mal éduqués, mal orientés vers les valeurs cardinales de probité, on ne peut pas avoir une administration orientée vers la bonne gouvernance », a-t-il insisté. Et de poursuivre que la note d’orientation de l’Union africaine relative à cette journée rappelle que pour intensifier l’intégrité, cinq piliers doivent être mobilisés, à savoir l’éducation, la culture, la religion, la famille et la technologie d’où le choix des enseignants stagiaires.
Vivement une jeunesse intègre
Dans sa communication, le Pr Florent Hien, a précisé que la première institution la plus importante est l’école. Il a déclaré que les enseignants sont les mieux placés pour transmettre des savoirs sur l’intégrité et la lutte contre la corruption à travers des cours d’éducation civique. « Eux à leur tour doivent être outillés sur ces valeurs que sont l’honnêteté et la franchise. Il faut être honnête envers soi-même et envers les autres, ne pas prendre ce qui ne nous appartient pas », a-t-il ajouté.
Pour le secrétaire général de l’INFPE, Brahima Sawadogo, le choix de son institut montre l’importance de l’éducation et les communications livrées renforceront davantage la culture de l’intégrité de ces futurs enseignants où qu’ils soient. « Je reste convaincu que la culture de l’intégrité deviendra un rempart pour la jeunesse », a-t-il assuré. Brahima Sawadogo a exhorté chaque Burkinabè, à sa manière, à participer à l’édification d’une société plus juste et plus transparente. « En effet, être burkinabè est non seulement un droit de naissance mais une obligation de personnalité à incarner dans tout acte posé au quotidien doit s’inscrire durablement dans la conscience collective », a conclu le contrôleur général d’Etat.
La Journée africaine de lutte contre la corruption est célébrée traditionnellement chaque 11 juillet.
Fleur BIRBA





