
La direction générale des Douanes a présenté à la presse, une saisie de marchandises frauduleuses d’une valeur de plus de 114 millions F CFA, jeudi 9 juillet 2026, à Ouagadougou.
S’étant rendu compte que dans la ville de Bittou, dans la région du Nakambé, certains opérateurs économiques ont construit des magasins pour entreposer des produits de contrebande, en provenance des pays frontaliers, la Douane y a fait une descente, les 4 et 5 juillet 2026. Elle a réalisé une importante saisie de marchandises frauduleuses et de contrebande d’une valeur de 114 millions F CFA. La saisie a été présentée aux hommes de médias, jeudi 9 juillet 2026, à Ouagadougou. Elle est composée, entre autres, de 1957 bidons d’huile d’une valeur totale de 29,17 millions F CFA, 8 sacs de farine de blé d’une valeur de 200 000 FCFA, 875 sacs de sucre estimés à 21,87 millions F CFA, 54 cartons de médicaments valant 1,35 million FCFA. Le butin saisi aux mains des fraudeurs comprend également 180 sachets et 18 696 litres d’herbicides d’une valeur de 60,830 millions FCFA, 3 cartons de cigarettes évalués à 1,32 millions FCFA.
La saisie a été réalisée grâce au professionnalisme et la dextérité des agents de la Douane et à l’accompagnement des Forces de défense et de sécurité. « Nous savons très bien qu’il y a beaucoup de manifestations frauduleuses dans cette zone. Il serait donc compliqué d’agir seul. Nous avons sollicité l’accompagnement de l’armée, particulièrement le 31e RIC de Tenkodogo, qui nous a appuyé », a déclaré le directeur général des Douanes, Yves Kafando. Il a salué cette collaboration et souhaité qu’elle puisse se perpétuer.
Le directeur général des Douanes a expliqué que les produits saisis étaient entreposés en dehors des procédures douanières. « Toute activité de fraude sera donc stoppée. J’exhorte tous ceux qui ne sont pas en règle à s’inscrire dans la réglementation, parce qu’ils vont toujours continuer ce contrôle sur l’ensemble du territoire » », a-t-il lancé lancé.
Redoubler de vigilance
Yves Kafando a indiqué que les opérateurs économiques qui ont importé ces marchandises les acheminaient progressivement à Ouagadougou et dans d’autres villes, au mépris de la santé des consommateurs. Pourtant au Burkina Faso, un minimum de sécurité sanitaire doit être observé avant de pouvoir mettre les produits alimentaires sur le marché. L’importation du sucre est aussi encadrée par une réglementation. « C’est avec désolation que nous avons constaté que des sacs de sucre d’origine française ne mentionnent aucune date de péremption avec, en plus, des écritures en arabe. C’est vraiment une contradiction. Laisser ces produits dépourvus d’informations essentielles sur le marché met en péril la santé des honnêtes citoyens. D’ailleurs, pour soutenir la production locale, le sucre de la SN SOSUCO est privilégié », a-t-il expliqué.
Le directeur général des Douanes a saisi l’opportunité pour inviter les producteurs à redoubler de vigilance, en ce début d’hivernage. « Pour se procurer des produits phytosanitaires de bonne qualité, il faut s’orienter vers les vendeurs agréés qui ont toute la documentation. Les herbicides non homologués, en plus d’appauvrir nos sols, ont des conséquences néfastes sur l’humain. Nous devons travailler à protéger l’environnement », a-t-il conseillé.
Adama SAWADOGO
Aude Frederique ROUAMBA
(Stagiaire)





