Journée mondiale de l’environnement: le pari vert du Burkina Faso

La récupération des terres dégradées participe à l’adaptation au changement climatique.

Le vendredi 5 juin 2026, le monde célébrera la Journée mondiale de l’environnement sur le thème évocateur : « Maintenant pour le climat ». Ce mot d’ordre résonne avec une acuité particulière au Burkina Faso qui figure parmi les pays exposés aux effets du changement climatique. Plus qu’un slogan, cette thématique constitue un appel à l’action immédiate, collective et durable pour des solutions d’adaptation comme le veulent les autorités, face à une réalité qui affecte déjà le quotidien des populations.

Dans un pays où une grande partie de la population tire ses revenus de l’agriculture, de l’élevage et de l’exploitation des ressources naturelles, la question climatique n’est pas seulement qu’environnementale. Elle est également économique, sociale et aussi sécuritaire. A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée, le 5 juin de chaque année, le Burkina Faso est invité à renouveler son engagement en faveur de l’action climatique. En effet, les conséquences du changement climatique touchent directement les moyens de subsistance des ménages et accentuent la vulnérabilité des communautés rurales. Parce que les épisodes de sécheresse se multiplient, les précipitations deviennent de plus en plus irrégulières et les phénomènes météorologiques extrêmes gagnent en intensité.

Dans plusieurs régions du pays, les agriculteurs sont confrontés à des saisons imprévisibles qui compromettent les rendements et fragilisent la sécurité alimentaire. A cela s’ajoutent, la dégradation des terres et la pression croissante sur les ressources en eau. Certes, les autorités entreprennent des actions de sorte à renforcer la résilience du pays. Parmi les initiatives les plus visibles figurent les campagnes annuelles de reboisement et de restauration des terres dégradées.

« Que chacun plante et entretienne un arbre »

A travers cet acte, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré ,a invité chaque Burkinabè, chaque communauté, chaque institution à s’approprier cette mission.

La Journée nationale de l’arbre (JNA) instituée en juillet 2018 avec pour objectif de mobiliser toutes les populations en vue de la restauration des forêts et des terres dégradées en est un exemple. L’édition dernière a eu un succès éclatant avec l’opération « l’heure patriotique pour reverdir le Faso : plus de 5 millions de plants mis en terre en une heure », au cours de laquelle chaque Burkinabè, sur le territoire national, a été invité à planter un arbre entre 8h et 9h. L’on s’en souvient encore du message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré dans son discours, lu par l’ancien ministre de l’Environnement de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro en ces termes : « J’invite chaque Burkinabè, chaque communauté, chaque institution à s’approprier cette mission.

Que chacun plante et entretienne un arbre et transmette ce geste vital aux générations futures ». L’autre action des autorités, portée par le ministère de l’Agriculture de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, c’est l’aménagement pour l’année 2026, de 80 espaces verts, 60 ronds-points, 65 kilomètres de plantations d’alignement et 10 kilomètres d’avenues dans les différentes villes du Burkina Faso, en vue de lutter contre la chaleur. Dans le domaine énergétique, le Burkina Faso doit poursuivre des efforts au niveau de la transition vers des sources d’énergie plus propres.

L’important potentiel d’ensoleillement dont dispose le pays des Hommes intègres doit permettre de réduire la dépendance aux énergies fossiles si l’accent est mis sur le développement des infrastructures solaires. Le thème :« Maintenant pour le climat», rappelle que chaque citoyen a un rôle à jouer. Les gestes du quotidien, souvent perçus comme insignifiants, peuvent produire des effets considérables lorsqu’ils sont adoptés à grande échelle. Economiser l’eau, limiter les feux de brousse, protéger les arbres, gérer correctement les déchets, privilégier les énergies propres ou encore promouvoir des pratiques agricoles durables sont autant d’actions qui contribuent à la préservation de l’environnement. La jeune génération occupe une place centrale dans ce combat. Son engagement croissant en faveur de la protection de la nature, à travers des associations, des initiatives communautaires ou des projets innovants et aussi l’éducation environnementale constituent une source d’espoir.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

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