S’il ne fait plus de doute que la crise au Moyen-Orient influe négativement sur l’économie mondiale avec l’envolée des cours du pétrole et ses effets induits, l’on s’interroge face au jusqu’au boutisme de Trump qui persévère dans son option belliciste tout en s’en prenant par ailleurs au pape Léon XIV accusé de mollesse dans ses prises de position. Une attitude qui paupérise les classes moyennes et populaires et qui traduit la finalité du capitalisme qui ne se porte jamais assez bien qu’en temps de crise pour ne pas dire de conflit ouvert.
Depuis le moyen-âge européen, les banques principalement italiennes (les Medecis à Florence, les De Conti à Milan …) ont toujours tenu les pauvres à la gorge au sortir des crises ou des grandes épidémies par le biais de crédits à des taux d’usuriers les amenant à gager leurs terres qu’elles rachetaient à bas prix se taillant des domaines et renforçant leur statut de bourgeois. Dans le domaine, la palme revient aux Rothschild qui contrôlent le système financier et bancaire international.
Du reste, derrière l’actuel conflit, se pose en filigrane le démantèlement de ce système vieux comme le monde avec la Chine et la Russie dans le rôle de « contestataires » principaux. L’Iran a ainsi commencé à vendre son pétrole en yuans ou en roubles mettant à mal la toute puissance du « dieu » dollar.
Dans un passé plus récent, la crise du logement aux USA et le COVID-19 ont permis aux banques et aux assurances de réaliser des profits monstres pendant que des familles entières étaient jetées à la rue. Tant que le système tourne et que la tension sociale n’est pas trop forte, on laisse faire le marché avec tous ses effets pervers. Autrement, tout le monde sait que les buts de la guerre américano-israélien seront difficilement atteignables face à la puissance de feu iranienne. Sous couvert de démocratie et de défense du droit international à géométrie variable, c’est le fric qui dicte sa loi.
Un système détricoté et mis à nu par le Président du Faso Ibrahim Traoré lors de son dernier grand oral face à la presse. Une ligne de conduite juste et responsable qui doit faire école en dépit de l’arriération mentale des masses et des difficultés de tous ordres. Avec l’initiative Jeunesse révolutionnaire en marche (JeRM), le Burkina Faso poursuit son ancrage idéologique au niveau de la fraction la plus importante du processus qui avait été laissée en marge par des politiciens plus occupés à « cultiver leur jardin », qu’à s’occuper du bien collectif. Une démission qui nous vaut cette jeunesse « accro aux futilités » et aux paradis artificiels et peu encline à jouer son rôle de moteur de la Révolution. Il ne faut surtout pas désespérer devant l’immensité de la tâche car, rien de grand ne se fait sans sacrifice. Alors oui, le Burkina Faso forgera son destin dans les échecs, les succès, la sueur et le sang.
Boubakar SY






