Lutte contre la flambée des prix du ciment: la BMCRF saisit plus de 126 tonnes de ciment vendu cher à Ouagadougou

Le coordonnateur de la BMCRF, Sanibè Faho, a confié que les quantités saisies seront mises en vente aux enchères publiques et les recettes reversées au Fonds de soutien patriotique.

Le coordonnateur de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes a animé une conférence de presse sur le contrôle des prix du ciment dans la ville de Ouagadougou, mercredi 15 avril 2026, dans la capitale burkinabè.

Depuis un certain temps, il est difficile de s’approvisionner en ciment sur le marché burkinabè, car certains acteurs procèdent à une augmentation injustifiée du prix sur l’ensemble du territoire. Cette flambée artificielle des prix a suscité de vives réactions au sein de la population burkinabè. C’est fort de ce constat que le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA), à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a effectué, du 6 au 13 avril 2026, une vaste opération de contrôle auprès des distributeurs et détaillants de ciment à travers la ville de Ouagadougou, ainsi que dans certaines régions.

Elle a convié la presse pour lui présenter le résultat de ses investigations au cours d’une conférence de presse, mercredi 15 avril 2026, à Ouagadougou. Selon le coordonnateur de la BMCRF, Sanibè Faho, ces opérations de contrôle ont permis de toucher 122 acteurs dont 82 respectant la règlementation et 40 en violation de la règlementation, à Ouagadougou. Il a souligné que l’opération a permis de saisir et confisquer 126 tonnes et 17 sacs de ciment parmi lesquels figure du ciment reconditionné. Et ce, pour défaut de publicité de prix, pratique de prix illicite, non présentation de factures d’achat et de vente et stockage clandestin. Les quantités saisies seront mises en vente aux enchères publiques et les recettes, reversées au compte du Fonds de soutien patriotique. « Au-delà des saisies, les contrevenants à la réglementation seront sanctionnés à la hauteur de leurs infractions », a précisé M. Faho. Pour les cas les plus sévères, il a noté que les auteurs seront réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général. Le coordonnateur de la BMCRF a mentionné que le Burkina Faso compte 8 cimenteries dont 5 à Ouagadougou, 2 à Bobo-Dioulasso et 1 à Ziniaré. Il a souligné que ces 8 cimenteries produisent 2 types de ciments : le CEM II 32,5 ou CPJ 35 dont le prix de vente en détail au consommateur est de 100.000 FCFA la tonne, soit 5000 FCFA le sac pour toutes les cimenteries ; et le CEM II 42,5 ou CPA 45 dont le prix de vente en détail au consommateur varie entre 111 500 FCFA et 115 200 FCFA la tonne. Le CEM II est vendu entre 5 575 FCFA à 5 750 FCFA le sac.

Sanibè Faho a rappelé que le gouvernement, dans sa volonté d’atténuer les effets liés à la pénurie, assure un suivi des mesures prises pour accroître l’offre nationale. A cet effet, il a soutenu que le respect de la règlementation par les acteurs économiques et la protection du consommateur occupent une place de choix dans la politique du gouvernement. Pour assurer cette veille économique, il a laissé entendre que les structures de contrôle vont poursuivre et intensifier les actions de contrôle auprès des cimenteries, des distributeurs et détaillants de ciment. Le coordonnateur de la BMCRF a invité les consommateurs à observer de la vigilance sur les biens mis sur le marché, signaler et dénoncer tout manquement constaté.

                                                                    Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                        (Collaborateur)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.