
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a échangé, le lundi 25 mai 2026, à Tenkodogo, avec le Naaba Guiguempolé, roi de Tenkodogo, dima de Zoungratenga, sur la mise en œuvre de la loi Faso Bu-Kaoré.
En vue de la mise en œuvre de la loi Faso Bu-Kaoré (règlement à l’amiable, en langue nationale mooré), le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala a rencontré, le lundi 25 mai 2026, à Tenkodogo, le Naaba Guiguempolé, dima de Zoungrantenga. « Nous sommes venus pour l’informer de l’adoption de la loi, de son application, et solliciter ses bénédictions pour sa mise en œuvre efficace dans son royaume », a indiqué Me Bayala. Il a précisé que le rôle des chefs traditionnels défini par cette loi n’est pas nouveau. Car, selon lui, ces derniers le font déjà à travers des règlements de conflits au quotidien.
« C’est une loi qui permet de retourner à nos valeurs sociales. Nous avons voulu que les décisions, rendues par les chefs coutumiers pour régler les conflits, aient de la valeur du point de vue administratif », a insisté le ministre de la justice. Toutefois, Edasso Rodrigue Bayala a laissé entendre que les questions de fonds n’ont pas été abordées. Il a promis néanmoins revenir plus en détail sur la présentation de la loi afin que l’ensemble des chefs traditionnels de Zoungrantenga puissent se l’approprier. Il a ajouté que les prochaines discussions vont permettre de comprendre les dispositions de la loi et l’attelage qui doit exister avec la justice dite moderne.
« Il faut une sorte de courroie de transmission entre les deux systèmes et que nous comprenions les rôles et les compétences de chacun », a-t-il détaillé. Le roi de Tenkodogo, le Naaba Guiguempolé, a dit avoir retenu deux actes forts depuis la prise de pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré. Il s’agit, selon lui, de l’institutionnalisation de la journée du 15-Mai pour célébrer nos valeurs et traditions, et l’avènement de cette loi Faso-Bu Kaoré. « C’est une loi qui va amener la cohésion sociale dans le pays », a-t-il déclaré. Il a rappelé au ministre de la Justice que les coutumes prévoient également le règlement des différends. « Je suis content. Nous prions que Dieu garde le président du Faso et que le pays, et Zougnrantenga, vieux de 926 ans, soient dans la paix », a-t-il souhaité.
Anselme KAMBIRE




