
Le ministre de la Santé, Lucien Robert Jean-Claude Kargougou, a présidé la cérémonie d’ouverture de la VIIIe édition des journées d’anesthésie réanimation et de la médecine d’urgence du Burkina Faso, jeudi 21 mai 2026, à Ouagadougou.
Du 21 au 23 mai 2026 à Ouaga- dougou, la Société d’anesthésie réanimation et de la médecine d’urgence du Burkina Faso (SARMUB) organise pour la VIIIe fois son congrès sur le thème : « Les défis du développement de l’anesthésie réanimation et de la médecine d’urgence au Burkina Faso ». Durant 3 jours, d’éminents experts nationaux et internationaux, des professionnels de santé, étudiants et partenaires, ont eu droit à des ateliers de renforcement de capacités sur la gestion des voies respiratoires, la réanimation cardio-pulmonaire, l’Electrocardiographie (ECG) pour les urgences et les cas cliniques.
Ils ont bénéficié également de partages d’expériences, des tables rondes et communications autour de plusieurs thématiques. Le président du comité d’organisation, Pr Ibrahim Alain Traoré, par ailleurs, président de la SARMUB, a confié que ces journées sont une plateforme de partage d’expériences, de consolidation et d’actualisation des connaissances. « Les anesthésies réanimations et médecines dentistes sont une discipline qui sauve des vies humaines à la fois au bloc opératoire, en anesthésie, en réanimation, aux urgences et dans les services qui gèrent la douleur » a-t-il soutenu.
Dans un contexte où les besoins sanitaires sont en hausse de façon exponentielle et de défis sécuritaires, humanitaires et sociaux économiques, les anesthésistes réanimateurs et médecins dentistes sont au centre de plusieurs défis. Il a relevé le manque de ressources humaines, de matériel et de produits. Il a appelé le gouvernement à former de nouveaux anesthésistes réanimateurs pour soulager les patients, en plus de tous les efforts déjà consentis. Pour la présidente du comité scientifique, Pr Bertille Ki, ce congrès traduit une volonté collective de réfléchir aux solutions concrètes, permettant d’améliorer la qualité, la sécurité et l’accessibilité des soins d’anesthésies au Burkina Faso.
Elle a noté que le programme scientifique du congrès se veut à la fois pratique, multidisciplinaire et adapté aux réalités du contexte burkinabè. « Face aux défis actuels, nous devons continuer à développer la formation initiale et continue, la recherche locale, les protocoles adaptés aux réalités et la collaboration interdisciplinaire », a-t-elle souhaité. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan 1000X5 de l’Initiative présidentielle pour la santé, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a signifié que les anesthésistes réanimateurs doivent saisir l’opportunité du développement des ressources humaines qualifiées.
Pour cela, il a noté qu’ils doivent relever les défis du secteur pour l’opérationnalisation du Service d’aide médicale urgente (SAMU) sur le territoire national, la consolidation et la mise en œuvre des différents plans d’urgence. Pour lui, la tenue de ces journées est un symbole de résilience, d’engagement et de détermination à œuvrer pour le bien-être de la population burkinabè. le ministre de la Santé a renchéri que cette résilience a été prouvée à chaque fois que des Burkinabè ont été confrontés à des situations de détresse vitale.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)





