Port intelligent de Tianjin : Une passerelle pour la coopération sino-africaine

Les journalistes africains ont suivi avec beaucoup d'intérêt la présentation du port  

En séjour dans la ville de Tianjin dans le cadre du « Smart Tour in Tianjin », la délégation de journalistes africains a visité le port de Tianjin, un acteur majeur de la coopération entre la Chine et l’Afrique.

Dans le port de Tianjin, des lignes maritimes desservent régulièrement plusieurs ports d’Afrique de l’Ouest comme le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire. Les exportations incluent l’acier, les produits chimiques, les automobiles et les matériaux de construction, tandis que les importations comprennent des minerais et des produits agricoles africains. En vue de renforcer les échanges entre la Chine et l’Afrique, une nouvelle ligne reliant l’Afrique du Sud a été intégrée.

Dans le port de Tianjin, des lignes maritimes desservent régulièrement plusieurs ports d’Afrique de l’Ouest

En favorisant ces échanges économiques entre la Chine et l’Afrique, le port de Tianjin constitue un pivot stratégique de l’initiative « Ceinture et Route ». Dans le cadre du « Smart Tour in Tianjin » organisé du 26 au 29 mai 2026, l’occasion a été donnée aux 22 journalistes africains participant à l’évènement de visiter cet acteur majeur de la coopération économique sino-africaine.

Sur place, ils ont suivi avec intérêt la présentation du terminal intelligent de nouvelle génération dont dispose le port. Cette réalisation est sans doute la plus éclatante qu’ait donné la culture portuaire millénaire de Tianjin à l’ère numérique.

Le port de Tianjin est le plus grand port d’eau profonde artificielle au monde, avec un chenal principal de 300 000 tonnes et une profondeur de -22 mètres

Doté d’un cerveau superpuissant, le terminal fonctionne entièrement de manière automatisée grâce à des portiques majestueux, des transporteurs intelligents sans conducteur et une gestion précise des stocks. Les installations comprennent un quai d’une longueur de 1100 mètres et une zone terrestre arrière de 750 000 m, 12 portiques de quai, 42 portiques de parc ainsi que 92 véhicules autonomes ART (robots de transport a intelligence artificielle), capables d’accueillir les plus grands porte-conteneurs.

En plus de son caractère intelligent, ce terminal est construit selon le concept « zéro carbone ». De ce fait, il utilise exclusivement des énergies propres, principalement l’énergie éolienne et solaire, réduisant à zéro ses émissions pendant les opérations.

Un rôle central dans la stratégie national

En tant que port de transit central du nord de la Chine, le port de Tianjin a traité en 2025 un fret de 501 millions de tonnes et plus de 24 millions d’EVP (équivalents vingt pieds).

Les installations comprennent entre autres un quai d’une longueur de 1100 mètres et une zone terrestre arrière de 750 000 m

Son origine est liée à celle de la localité elle-même. En effet, dès le XVe siècle, le transport fluvial a insufflé vitalité et prospérité commerciale à la ville, attirant ouvriers, commerçants et artisans. En 1404, l’empereur Yongle de la dynastie Ming fit construire une forteresse, donnant naissance au Tianjin Wei, un poste avancé chargé de protéger cette ligne de vie céréalière de Pékin.

Au fil des siècles, Tianjin s’est transformée en un bastion stratégique et économique, intégrant la modernité avec la construction, en 1888, de la voie ferrée Tangjin, qui relia le port à l’arrière-pays industriel de Tangshan. Le port dépassa alors sa simple fonction locale pour devenir un nœud essentiel du transport combiné terre-mer.

En 2001, le port de Tianjin a dépassé les 100 millions de tonnes de trafic de marchandises, se hissant dans le top 10 mondial. En 2023, le trafic de marchandises a atteint 700 millions de tonnes. Le port de Tianjin est le plus grand port d’eau profonde artificielle au monde, avec un chenal principal de 300 000 tonnes et une profondeur de -22 mètres. C’est également le seul port chinois à posséder trois corridors de transit.

Aujourd’hui, le port de Tianjin joue un rôle central dans la stratégie nationale, servant de « porte maritime » au développement synergique Pékin-Tianjin-Hebei, facilitant la relocalisation industrielle et participant activement à l’initiative « Ceinture et Route ». Avec plus de 130 lignes maritimes reliant 180 pays et 500 ports, il constitue un corridor stratégique pour le commerce mondial et l’interconnexion eurasiatique.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.