36e journée de l’enfant africain: le droit à l’eau au centre des réflexions

Les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur des droits et du bien-être des enfants.

A l’occasion de la commémoration de la 36e journée de l’enfant africain, le ministère de la Famille et de la Solidarité a animé un panel sur le thème : « Accès équitable à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement : un droit fondamental pour chaque enfant », mardi 16 juin 2026 à Ouagadougou.

La journée de l’enfant africain est célébrée chaque 16 juin. Pour commémorer la 36e édition, le ministère de la Famille et de la Solidarité a animé un panel sur le thème : « Accès équitable à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement : un droit fondamental pour chaque enfant », mardi 16 juin 2026 à Ouagadougou. Le représentant la ministre de la Famille et de la Solidarité, Issiaka Tapsoba, a expliqué que le thème retenu cette année revêt une résonance particulière pour le Burkina Faso, confronté à d’importants défis en matière d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement.

« Cette situation est davantage aggravée par le contexte sécuritaire qui a engendré des déplacements massifs de populations, exerçant une pression considérable sur les ressources en eau dans les zones d’accueil, tandis que les infrastructures hydrauliques des zones de départ ont subi des dégradations », a-t-il expliqué. Issiaka Tapsoba a souligné que cette commémoration offre une tribune aux différents acteurs de la protection de l’enfant pour dresser le bilan des actions entreprises, en tirer les enseignements nécessaires et définir des perspectives, afin de mieux répondre aux besoins des enfants.

Il a indiqué que les travaux du panel se sont articulés autour de trois communications. La première a porté sur le thème principal de la journée, tandis que les deux autres ont abordé respectivement « la gestion de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement en milieu scolaire : rôle des enfants » et « les impacts sociaux liés à la gestion de l’eau au Burkina Faso ».

Intensifier la sensibilisation

Développant le thème principal, la panéliste, Colette Tiendrebeogo a mis en évidence le lien étroit entre l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement et l’exercice effectif des droits fondamentaux des enfants.

« Pour assurer le droit de l’enfant à la santé, à l’éducation et à la vie, il faut nécessairement que l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène soit effectif », a-t-elle soutenu. Colette Tiendrebeogo a relevé que l’accès à ces services demeure un défi au Burkina Faso. En effet, le taux national d’accès à l’eau potable est estimé à environ 78,5 %, tandis que celui de l’assainissement avoisine 38 %. En milieu scolaire, a-t-elle poursuivi, le taux d’accès aux ouvrages et dispositifs de lavage des mains est d’environ 25 %. Face à cette situation, la panéliste a invité l’ensemble des acteurs à redoubler d’effort afin d’atteindre l’objectif de l’accès universel à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement à l’horizon 2030.

Pour y parvenir, elle a préconisé le renforcement des infrastructures d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, l’intensification des actions de sensibilisation ainsi qu’une plus grande mobilisation communautaire. Elle a également insisté sur le rôle des enfants qu’elle considère comme des vecteurs de changement et des modèles au sein de la société. Au nom des enfants du Burkina Faso, Prisca Nikiema a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui œuvrent sans relâche pour leur bien-être et leur avenir. « Votre présence aujourd’hui à ce panel est la preuve de votre engagement à re-chercher des idées novatrices afin de garantir à nous, les enfants, un futur radieux et plein d’espérance », a-t-elle déclaré.

Abdoulaye BALBONE

Fatimata ZOUNGRANA (Stagiaire)

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