La Caisse populaire de Manga a tenu une Assemblée générale extraordinaire, couplée à sa 15e Assemblée générale ordinaire (AGO), samedi 11 avril 2026, dans la cité de l’épervier.
La Caisse populaire de Manga est désormais régie par des textes répondant aux exigences de la nouvelle loi sur la microfinance, adoptée en février 2025. Les projets de textes révisés de l’institution ont été examinés et adoptés, au cours d’une Assemblée générale extraordinaire, suivie de la 15e Assemblée générale ordinaire (AGO) de la structure, samedi 11 avril 2026, à Manga, dans le Nazinon. Tout en saluant les performances enregistrées par son organisation en 2025 au regard des résultats en croissance, la représentante de la Directrice générale (DG) de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), Marguerite Yaguibou, a indiqué que la tenue de ces instances constitue une étape importante dans la vie de l’institution.
Elle s’inscrit, selon elle, dans une dynamique de renforcement de la gouvernance, de la transparence et de la consolidation des acquis de la structure. Mme Yaguibou a rappelé que l’année 2025 a été marquée par des avancées significatives dans le secteur de la microfinance et au sein du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB). Au plan national, a-t-elle noté, l’on peut retenir l’adoption de la loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025, portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso. « Cette loi apporte un changement à l’appellation de nos membres, désormais désignés comme coopérateurs ou coopératrices », a clarifié la représentante de la DG de la FCPB.
Cette évolution, a-t-elle dit, traduit un renforcement de l’esprit coopératif fondé sur la participation, la responsabilité et la solidarité. Au plan institutionnel, l’on peut citer la mise en œuvre du programme de bourses scolaires du RCPB, destinées aux orphelins des coopérateurs et coopératrices décédés. A cet effet, Mme Yaguibou, a précisé que 123 bourses d’un montant total de 9,5 millions de F CFA ont été octroyés, lors de la première édition du programme. « Cette initiative a permis au RCPB de réaffirmer sa mission sociale », a-t-elle laissé entendre.
Le directeur de la Caisse populaire de Manga, Oumarou Ouédraogo, a fait savoir que les nouveaux textes du RCPB en vigueur prévoient deux articles sur la protection des coopérateurs et les mécanismes de recours. D’après lui, la part sociale passe dorénavant de 2 000 F CFA à 5 000 F CFA pour tous les adhérents de sa structure. « Le terme, Coopérative d’épargne et de crédit, est désormais remplacé par l’appellation, Société coopérative de microfinance », a mentionné M. Ouédraogo.
« Un véritable modèle de développement local »

Evoquant le rapport de gestion de l’année 2025 de son organisation, le directeur de la Caisse populaire de Manga, a relevé que le nombre de membres est passé de 10 012 en 2024 à 10 769 en 2025. Il a ajouté qu’en 2025, les fonds propres de son institution se chiffraient à plus de 400 millions F CFA, soit un progrès de 6,27%. L’actif net passe, selon lui, de 2 574 245 000 à 2 676 456 169 F CFA, soit un taux de réalisation de 110,72%. « Les encours d’épargne et de crédit sont respectivement de l’ordre de 104,97% et 104,75% en 2025 », a détaillé Oumarou Ouédraogo. En perspective, il a fait savoir que la Caisse populaire de Manga s’engage entre autres, à renforcer les capacités de ses membres, à tenir les rencontres statutaires et à suivre la mise en œuvre des recommandations issues des missions d’inspection et de contrôle.
Le haut-commissaire de la province du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, a salué et félicité l’ensemble des responsables de la Caisse populaire pour la tenue régulière de cette instance statutaire qui permet de privilégier le dialogue. Pour lui, la Caisse populaire, loin d’être une simple structure financière, est un véritable modèle de développement local. « Elle accompagne les femmes courageuses, des jeunes ambitieux, des familles entières qui aspirent à améliorer leurs conditions de vie », a fait comprendre le haut-commissaire du Zoundwéogo, avant de poursuivre que grâce à cette institution, des projets naissent, des activités se développent et des espoirs se concrétisent. Julien Ouédraogo a conclu que la Caisse populaire joue un rôle fondamental dans la dynamisation de l’économie locale et de l’inclusion financière dans sa province.
Noufou SAWADOGO






