Dédougou: la caisse populaire satisfaite de ses performances de 2025

Les coopératrices et coopérateurs de la caisse populaire de Dédougou sont venus des quatre coins de la région.

Le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, a présidé l’ouverture des travaux de l’Assemblée générale extraordinaire (AGE) couplée à l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la caisse populaire de Dédougou, samedi 11 avril 2026.

La salle de spectacles du secteur 6 de Dédougou a accueilli, le samedi 11 avril 2026, l’Assemblée générale extraordinaire (AGE) de l’année 2025 de la caisse populaire de Dédougou, dans la région de Bankui. Couplée à une Assemblée générale ordinaire (AGO) de cette institution de microfinance, l’activité a été placée sous l’autorité du haut-commissaire du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara. L’AGO a connu également la présence du représentant du chef de canton de Dédougou, des partenaires de la caisse, des structures dirigeantes de l’institution et plusieurs centaines de membres venus de différentes localités de la région.

L’Assemblée a dressé le bilan de l’institution financière jugé satisfaisant de l’année écoulée. A la date du 31 décembre 2025, la caisse populaire de Dédougou a enregistré un bénéfice annuel de 179 960 681 F CFA. Les dépenses annuelles s’élevaient 1 214 593 763 F CFA contre un revenu global de 1 394 554 444. Ce bilan, nettement meilleur par rapport à celui de 2024 dont le bénéfice annuel était de 77 544 387 F CFA, est le fruit de la confiance renouvelée envers la caisse populaire de Dédougou et les nombreux efforts consentis par l’ensemble de ses 37 907 membres sans oublier les autres acteurs intervenants, selon le directeur de la caisse populaire de Dédougou, Ousmane Savadogo.

« Les membres nous ont confié leurs épargnes et nous nous devons de leur rendre compte de notre gestion », a enchainé M. Savadogo, expliquant que cette AGO est un moment de reddition des comptes. Présentant la caisse populaire comme un outil de développement endogène, il a salué la mobilisation des coopérateurs et coopératrices venus de diverses localités de la région. « Cela témoigne de l’attachement à l’institution de microfinance », a-t-il apprécié avant de se réjouir de la bonne gestion dont elle bénéficie. C’est pourquoi il appelle au renouvellement de la confiance à l’institution financière, à la consommation de ses produits et à son appropriation. La caisse populaire a accordé, au cours de l’année 2025, plusieurs centaines de millions francs CFA de crédits à des femmes et à des entreprises agricoles, entre autres, pour booster le développement local.

Une caisse populaire qui se veut innovante et plus proche

Cette 15e Assemblée générale ordinaire va permettre d’apporter du sang neuf à la caisse en renouvelant ses instances dirigeantes, foi du directeur Savadogo. Cela, a-t-il dit, traduit l’aspect démocratique de la gestion et du fonctionnement de notre institution. L’AGO a été précédée d’une assemblée générale extraordinaire (AGE). Cette dernière instance a consacré essentiellement la présentation et l’adoption des statuts, du règlement intérieur et de la convention d’affiliation de la caisse populaire à la faîtière, ces instruments statutaires et règlementaires révisés à la suite de l’adoption de la loi 001-2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso par l’Assemblée législative du Peuple (ALP).

Le haut-commissaire Bassouleymane Ouattara a salué la résilience de la caisse populaire de Dédougou. (

De l’avis du président du conseil d’administration de la caisse populaire de Dédougou, Anselme D. Banhoro, cette relecture répond au besoin d’être en phase avec les mutations et de rehausser le niveau de transparence dans la gouvernance financière. Il a jugé le bilan satisfaisant en dépit des difficultés contextuelles. Le représentant de la directrice générale de la faîtière des caisses populaires, Didier Bationo, a déclaré que cette activité participe de la consolidation des acquis engrangés. Il a loué les avancées enregistrées dans le domaine de la microfinance et au sein du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) tout au long de 2025. A l’en croire, la mise en œuvre du programme des bourses scolaires et celui de la construction de salles de classe du RCPB sont aussi des avancées institutionnelles « louables » qui mettent en relief la mission sociale et sociétale des caisses populaires.

Il a, par ailleurs, annoncé qu’en 2026, la technologie sera mise à profit pour « une caisse populaire plus proche, plus rapide et davantage transparente ». En effet, la réduction des délais de traitement des dossiers à travers la digitalisation des processus, la mise en marche de produits et services digitaux pour combler les attentes des coopérateurs et le renforcement de leur éducation financière et coopérative seront des leviers à actionner. Quant au haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara, il s’est dit satisfait de l’organisation de cette activité de redevabilité. Il a soutenu qu’elle confère à la caisse une crédibilité, motive les populations à y adhérer et promeut l’inclusion financière.

Yacouba BELEM

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