
La direction générale de la transformation digitale du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques organise, du 1er au 5 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, un atelier de bilan et de projection sur la dématérialisation des procédures administratives. La rencontre vise à faire le point de toutes les actions entreprises en matière de dématérialisation depuis 2023 et de dégager des perspectives afin de réaliser l’ambition de zéro papier dans l’administration publique d’ici 2030.
La direction générale de la transformation digitale a réuni du 1er au 5 juin 2026 à Bobo-Dioulasso les directeurs des systèmes d’information des ministères et institutions autour d’un « atelier de bilan et de projection sur la dématérialisation des procédures administratives ». Ceux-ci vont entre autres examiner l’état de mise en œuvre des procédures identifiées à dématérialiser depuis 2023, faire le bilan des actions entreprises dans le cadre de la dématérialisation en 2025 et présenter le rôle des différents acteurs dans le processus de la dématérialisation et la vision de la dématérialisation pour 2026. C’est le secrétaire général du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Borlli Michel Jonas Somé, qui a procédé à l’ouverture de cet atelier le 1er juin 2026.
Pour coller à l’ère du temps, c’est en ligne que celui-ci, de son bureau à Ouagadougou, a lancé les travaux de la rencontre à Bobo-Dioulasso. A l’entendre, le Burkina Faso s’est engagé dans la modernisation de l’administration à travers la dématérialisation des procédures administratives, avec pour objectif d’atteindre d’ici 2030 zéro papier dans les services publics. De nombreuses initiatives ont été prises dans ce sens depuis 2023. Il s’agit notamment de la mise en ligne de plateformes à fort impact social, du renforcement du cadre réglementaire avec l’adoption de décret, du renforcement des capacités des acteurs, de la sensibilisation des agents publics qui ont contribué à l’optimisation des coûts et des délais de traitement des demandes des populations.
S‘il y a eu des acquis, d’autres défis restent à relever. Ils portent notamment sur une gouvernance adaptée aux projets informatiques, l’implication et l’adhésion des acteurs métiers, des infrastructures numériques résilientes, une connectivité fiable et équitable, des mécanismes robustes de sécurité et de protection des données, des ressources humaines qualifiées et valorisées. La direction générale de la transformation digitale a alors organisé l’atelier pour passer en revue tout ce qui est mis en œuvre depuis 2023 à 2025. « Cet atelier a été organisé pour dresser un bilan de la dématérialisation des procédures administratives entamées par des institutions et les ministères.
Un engagement a été pris depuis 2023 par l’ensemble de ces acteurs sur les orientations du chef de l’Etat de faire en sorte que la dématérialisation soit une réalité au Burkina Faso de telle sorte que les populations puissent accéder à tous les services administratifs en ligne », a justifié le directeur général de la transformation digitale, Sié Maxime Da. Il a souligné que ces acteurs vont, au cours de la session, faire un bilan critique des insuffisances. Ils vont également faire un état des lieux des plates-formes qui devaient être dématérialisées et qui n’ont pas pu l’être avant 2026. Les participants vont, pendant les 5 jours, mettre en place une feuille de route et s’organiser pour exécuter les différentes recommandations qu’ils auront eux-mêmes définies à Bobo-Dioulasso.
Adaman DRABO





