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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Journées régionales de l’agro-écologie des Tannounyan La Ire édition se tiendra les 22 et 23 octobre prochains à Banfora

La 1re édition des journées régionales de l’agroécologie des Tannounyan se tiendront, les 22 et 23 octobre prochains, à Banfora sur le thème « Agroécologie et résilience des communautés : stratégies et leviers d’action ». Les organisateurs ont annoncé les couleurs de l’évènement à travers une conférence de presse, le lundi 19 octobre 2026, dans la cité du Paysan noir. L’agroécologie va être à l’honneur, les 22 et 23 octobre, à Banfora. La ville va abriter en effet la Ire édition des journées régionales de l’agro-écologie des Tannounyan. L’information a été donnée par les organisateurs de l’évènement à travers une conférence de presse qu’ils ont animée dans l’après-midi du lundi 19 octobre 2026, dans la cité du Paysan noir. Le thème retenu est « Agroécologie et résilience des communautés : stratégies et leviers d’action ». Le principal conférencier, Larissa Kaboré, a indiqué que ces journées sont organisées par l’association Munyu des femmes, en collaboration avec la commune de Banfora, le Conseil national de l’agriculture biologique et le Cadre de concertation des acteurs de l’agroécologie et de l’agriculture biologique des Tannounyan. A l’écouter, l’évènement s’inscrit dans la continuité des journées nationales de l’agro-écologie dont la IIe édition s’est tenue en décembre 2025, et visent à prolonger cette dynamique à l’échelle régionale. Face aux défis auxquels font face les communautés tels que les changements climatiques et la dégradation des ressources naturelles, a-t-elle expliqué, l’agro-écologie offre des pistes d’actions pour renforcer la capacité des communautés à y faire face. Mais la transition agroécologique, a-t-elle poursuivi, outre les techniques agricoles, nécessite également une meilleure information des populations, la mobilisation des acteurs territoriaux et l’engagement de tous. Ces journées visent donc aux dires de Larissa Kaboré, à permettre aux acteurs des Tannounyan de s’approprier les enjeux liés à l’agro-écologie de partager leurs expériences et d’identifier des solutions adaptées à leurs réalités. Cela, avec pour objectif globale, de renforcer la résilience des communautés par la valorisation du potentiel agroécologique dans la région. Durant ce rendez-vous de deux jours, plusieurs communications et une mini-foire sont au menu. Des communications qui vont porter sur,entre autres thèmes, « Stratégie nationale de développement de l’agroécologie : acquis et perspectives », et « Agroécologie, recherche et innovation : leviers d’action pour la résilience des communautés ». Quant à la mini-foire, elle va permettre de mettre un point d’honneur sur les produits, les initiatives et les savoir-faire des acteurs régionaux. Quelles ambitions nourrit cet évènement à moyen et long terme ? A cette question de la presse, Mme Kaboré a confié qu’à long terme il vise la transition agroécologique, afin que les pratiques agroécologiques soient adoptées par les producteurs et par toute la communauté et que les produits agroécologiques le soient aussi par les consommateurs. Séance tenante, les conférenciers ont appelé les producteurs, les transformateurs, les organisations professionnelles, les organisations de la société civile et les services techniques, à se mobiliser pour la réussite de ces journées.

Alpha Sékou BARRY alphasekoubarry@gmail.com

Translog Africa 2026 : faire des corridors de véritables axes de développement

La Ve édition du symposium international sur le Transport et la logistique (Translog Africa) se déroule, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou sur le thème : « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation ». Les défis du transport et de la logistique appellent à des réponses concertées africaines et solidaires. C’est dans cette perspective que le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) organise à Ouagadougou, du 20 au 22 octobre 2026, la Ve édition du symposium international sur le Transport et la logistique (Translog Africa). L’évènement réunit plus de 150 experts de la chaine des transports et de la logistique de 15 pays étrangers, entre autres, le Mali, le Niger, le Cameroun, le Sénégal, le Benin, la Côte D’ivoire, le Togo, la Belgique et le Congo. L’ouverture de la rencontre est intervenue, le mardi 20 octobre 2026. Durant les trois jours, les échanges vont porter notamment sur la sécurisation des flux, la digitalisation, la performance des corridors, le financement des infrastructures et le rôle de la logistique dans l’industrialisation du continent. Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, représentant le président du Faso, a reconnu que l’Afrique dispose d’immenses potentialités et d’une jeunesse qui constitue sa première richesse. « Mais, ces atouts ne deviendront une prospérité que si nous levons les obstacles à la circulation des personnes et des marchandises », a-t-il indiqué. Pour lui, les tensions géopolitiques et les perturbations des routes maritimes ont révélé la vulnérabilité des économies face aux chocs extérieurs. Il a confié que la performance logistique ne doit pas se mesurer seulement en coûts et en délais, mais aussi par sa résilience, sa sécurité et sa contribution à la souveraineté. « Pour le Burkina Faso, pays sans littoral, cet enjeu est vital. Chaque rupture de corridor, chaque congestion portuaire, chaque formalité de trop pèse sur le coût des marchandises et sur la compétitivité de nos entreprises », a déploré Ousmané Bougouma.

Pilier du développement socio-économique

La Directrice générale (DG) du CBC, Denise Bado, a indiqué que le présent symposium traduit une volonté commune à faire face avec lucidité aux chocs multiformes, géopolitiques, sanitaires, énergétiques et économiques qui pèsent sur les systèmes d’approvisionnement. « La fragilité de certaines de nos infrastructures et les défis de coordination des acteurs le long des corridors nous interpellent collectivement sur les contraintes qui affectent la fluidité et la résilience de nos chaînes d’approvisionnement », a signifié Denise Bado. Quant au ministre d’Etat, ministre chargé de la Mobilité, Emile Zerbo, il a souhaité que ce cadre d’échanges contribue à faciliter le transport des marchandises et à rapprocher les populations des différents pays en favorisant leur mobilité. Il a ajouté que cette rencontre constitue une occasion pour les experts de la sous-région de réfléchir à l’accélération de la digitalisation du secteur de la logistique, afin de faciliter les opérations de transport et de transit. Le directeur général du Port autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, dont la structure est le sponsor officiel de cette édition, a salué cette initiative qui renforce les liens entre les économies et contribue, aux côtés des partenaires, à une meilleure intégration logistique du continent. Le parrain de Translog Africa 2026, El hadj Souleymane Zidnaba, a souligné que la résilience logistique appelle à une mobilisation collective des pouvoirs publics, des transporteurs, des opérateurs logistiques, des gestionnaires d’infrastructures et des organisations professionnelles. « De notre côté, les entreprises doivent également assumer leur part de responsabilité en investissant dans l’innovation, la digitalisation et l’anticipation des risques, tout en respectant les dispositions du règlement 14 de l’UEMOA », a-t-il promis.

Aly SAWADOGO

66e anniversaire des Forces armées nationales : un cross populaire pour lancer les festivités

Les Forces armées nationales ont organisé un cross populaire, placé sous le signe de la cohésion, dans le cadre des activités commémoratives de leur 66e anniversaire, mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. Dans le cadre de la commémoration de leur 66e anniversaire, les Forces armées nationales (FAN) ont donné le coup d’envoi des activités le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. A cette occasion, un cross populaire a été organisé dans l’après-midi ayant mobilisé des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), des corps paramilitaires et des populations civiles. L’initiative vise à consolider les liens entre les différentes forces engagées dans la défense du territoire national et à renforcer leur proximité avec les populations. Partis de la place de la Révolution, les participants ont suivi un itinéraire passant par le rond-point du 2-Octobre, celui de la Bataille des rails, le CBC, la rue pavée et la station Total, avant de revenir à leur point de départ. Cette endurance a été suivie d’une séance d’aérobic, dans une ambiance marquée par l’effort physique et la convivialité. Présidée par le chef d’Etat-major général des Armées, le général de brigade Moussa Diallo, cette activité sportive a constitué un moment de rassemblement entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.

Le sport au service de la cohésion

Pour le commandant de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur Tiéfo-Amoro, le colonel-major Céleste Joseph Moussa Coulibaly, ce cross traduit la volonté des forces de défense et de sécurité de manifester leur unité à travers le sport. « Nous sommes des militaires, des forces de défense et de sécurité et le sport fait partie intégrante de nos activités », a-t-il souligné. Il a ajouté que la participation des civils à cette activité témoigne de la cohésion recherchée entre les forces combattantes et les populations. Le colonel-major Céleste Joseph Moussa Coulibaly a également salué la mobilisation enregistrée à Ouagadougou. Il a félicité les participants et exprimé l’espoir de voir le même engouement dans les autres régions militaires. Au-delà de son caractère sportif, le cross populaire porte un message de solidarité face aux défis sécuritaires. Le commandant de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur Tiéfo-Amoro a appelé les Burkinabè à rester unis autour des autorités pour lutter contre le terrorisme. « Nous n’avons qu’un seul Burkina Faso », a-t-il rappelé, invitant les forces de défense et de sécurité à demeurer en symbiose pour venir à bout de cette menace. Ce cross populaire marque le début d’une série d’activités prévues dans le cadre du 66e anniversaire des Forces armées nationales. Les manifestations commémoratives vont se poursuivre durant la semaine, avec pour point d’orgue la cérémonie du 1er novembre 2026, qui sera marquée notamment par une prise d’armes et des décorations.

Samira Alida KAMBOU

Journée internationale de la femme rurale : des équipements pour renforcer la résilience des femmes de Yaagda

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a présidé, le mardi 20 octobre 2026 à Oula, dans la province du Yatenga, la commémoration en différé de la 29e édition de la Journée internationale de la femme rurale. La célébration a été marquée par une remise de matériels technologiques de production à des groupements féminins. Le gouvernement du Burkina Faso reconnait l’importance de l’autonomisation économique des femmes, notamment celles confrontées aux difficultés liées aux déplacements. C’est pourquoi, à l’occasion de la commémoration en différé de la 29e édition de la Journée internationale de la femme rurale à Oula dans la province du Yatenga, le mardi 20 octobre 2026, des matériels technologiques de production ont été remis à 14 groupements féminins de la région de Yaadga. D’une valeur de 16 millions F CFA, le don est composé de six motoculteurs, d’outils de labours, de 21 moto pompes, de 50 arrosoirs, d’un moulin, de trois kits de transformation post-récolte de pommes de terre, de 8 charrettes et des semences. A cela s’ajoute un tracteur et deux tricycles pour soutenir les activités des femmes. Placée sur le thème, « Résilience des populations : quelles stratégies pour un meilleur accès des femmes rurales retournées aux facteurs de production et de transformation », la cérémonie a été présidée par le ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré. Pour elle, cette commémoration donne l’occasion de traduire des paroles en actes concrets. « Sous le leadership du camarade capitaine Ibrahim Traoré, notre pays a engagé une Offensive agropastorale et halieutique qui traduit sa volonté de reconquérir notre souveraineté alimentaire. Dans cette dynamique, la femme burkinabè occupe une place déterminante », a-t-elle indiqué. Selon elle, les femmes qui sont présentes dans toutes les étapes de la chaîne agricole constituent une force productive indispensable à la réalisation de cette ambition nationale. Elle a rappelé que le thème de la journée s’inscrit dans les orientations du Plan RELANCE 2026-2030, qui vise à atteindre la souveraineté alimentaire et créer des emplois productifs pour les jeunes et les femmes dans le secteur agro-sylvo-pastoral. Le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a insisté sur la bonne utilisation et l’entretien régulier des équipements remis aux femmes, afin qu’elles puissent en tirer durablement profit.Pour les femmes bénéficiaires, ce soutien vient à point nommé. Leur porte-parole, Alizèta Zono, a indiqué que ces moyens représentent un levier potentiel de reprise de leurs activités génératrices de revenus. « Le geste du gouvernement vient renforcer notre capacité à faire face aux difficultés et à retrouver progressivement une place active dans le tissu économique local », a-t-elle rassuré. Elle a traduit sa reconnaissance au gouvernement et au président du Faso qui œuvrent chaque jour pour le bien être de la population et en particulier les femmes.

Bassirou BADINI

Construction de sièges d’entreprises : 12 nouveaux projets validés

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Au détour d’une rencontre au ministère de la Construction de la patrie, Kantigui a appris que le comité interministériel chargé de l’examen des projets de construction ou d’acquisition des sièges des grandes entreprises au Burkina Faso a tenu sa deuxième session ordinaire, sous la présidence du secrétaire général dudit ministère, le commandant Ollo Palenfo. Selon les informations glanées par Kantigui, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des textes réglementaires imposant aux acteurs économiques majeurs, notamment les grandes entreprises, de construire leur siège social sur le territoire national. Pour cette deuxième session, 13 dossiers de projets de construction de sièges ont été soumis à l’examen des membres du (…) Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui kantigui2000@gmail.com

Une justice qui répare plutôt qu’elle n’enferme

La justice ne se mesure pas seulement à la sévérité des peines prononcées. Elle s’apprécie aussi à sa capacité à corriger les comportements, à prévenir la récidive et à favoriser le retour des personnes condamnées dans la société. C’est tout l’intérêt de la révision de la loi portant administration du Travail d’intérêt général (TIG) au Burkina Faso, adoptée à l’unanimité par les 71 députés votants, en séance plénière, le mercredi 14 octobre 2026. Cette évolution du dispositif pénal traduit une volonté politique de donner davantage de place aux sanctions alternatives à l’emprisonnement. Car, si la prison demeure indispensable pour certaines infractions et certains profils de délinquants, elle ne constitue pas toujours la réponse la plus pertinente à toutes les formes de délinquance. Pour les infractions mineures, notamment, une peine qui permet au condamné de réparer symboliquement sa faute par un travail utile à la collectivité peut présenter des avantages considérables. L’emprisonnement, il faut le reconnaitre, lorsqu’il est appliqué sans discernement, peut entraîner des conséquences sociales durables. Rupture familiale, perte d’emploi, marginalisation et difficultés de réinsertion sont autant de risques susceptibles de compliquer le retour à une vie normale. A cela s’ajoute la pression exercée sur les établissements pénitentiaires, confrontés à des besoins importants en matière d’hébergement, d’encadrement et de prise en charge des détenus. Dans ce contexte, le TIG est une réponse à la fois pragmatique et porteuse de sens. Il ne s’agit nullement d’effacer la faute ni de banaliser l’infraction, mais de faire de la sanction un instrument de responsabilisation. Le condamné doit répondre de ses actes tout en apportant une contribution concrète à la société. La peine prend alors une dimension éducative et citoyenne, au-delà de sa seule fonction punitive. Les innovations annoncées dans le texte révisé vont dans cette direction. Le prononcé d’office du TIG pour certaines infractions mineures pourrait permettre une application plus systématique de cette mesure. L’élargissement des activités éligibles aux prestations intellectuelles ouvre, quant à lui, la possibilité de mieux valoriser les compétences des personnes condamnées. Enfin, l’instauration d’un régime permanent de commutation des peines d’emprisonnement en travail d’intérêt général pourrait renforcer la souplesse du dispositif. Toutefois, l’adoption d’une loi, aussi pertinente soit-elle, ne garantit pas automatiquement les résultats attendus. La crédibilité de cette réforme reposera sur des mécanismes d’application rigoureux. Il faudra notamment assurer le suivi des condamnés, identifier des structures d’accueil adaptées, définir les modalités de contrôle et veiller au respect des droits des personnes concernées. Sans ces garanties, le TIG risque de demeurer une ambition juridique dont les effets sur le terrain seront limités. La vigilance devra également porter sur l’égalité de traitement devant la justice. Les critères d’application de la mesure devront être suffisamment clairs pour éviter les décisions arbitraires et garantir que les personnes placées dans des situations comparables bénéficient d’un traitement équitable. Le travail d’intérêt général ne doit ni devenir une faveur accordée à certains, ni se transformer en une peine dépourvue d’encadrement. En définitive, cette réforme offre au Burkina Faso l’occasion de consolider une justice plus responsabilisante, plus utile à la société et davantage tournée vers la réinsertion. Le véritable enjeu commence désormais avec sa mise en œuvre. Aux acteurs judiciaires, aux administrations et aux structures d’accueil de faire du travail d’intérêt général un instrument efficace de prévention de la récidive et de cohésion sociale. Car, une justice forte n’est pas seulement celle qui sanctionne : c’est aussi celle qui donne à l’homme condamné la possibilité de se relever et de retrouver sa place dans la communauté.

Kamélé FAYAMA

Décès du grand imam de Ouahigouya : El hadj Hamidou Traoré rejoint sa dernière demeure

Décédé dans la nuit du 19 au 20 octobre 2026, le grand imam de la ville de Ouahigouya, El hadj Hamidou Traoré, a été inhumé, mardi 20 octobre 2026. Membres de sa famille, amis, proches collaborateurs et fidèles musulmans se sont mobilisés pour lui rendre un dernier hommage. La ville de Ouahigouya est en deuil. El hadj Hamidou Traoré, grand imam de la Cité de Naaba Kango, a tiré sa révérence dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 octobre 2026. L’imam Hamidou Traoré avait 92 ans et laisse derrière lui deux épouses, 15 enfants et des petits enfants. Quelques heures après l’annonce de son décès, parents, amis, collaborateurs et fidèles se sont réunis pour accompagner le défunt à sa dernière demeure. L’inhumation du grand imam a eu lieu dans l’après-midi du mardi 20 octobre. Dans le recueillement et la prière, sa famille et les fidèles ont salué la mémoire de celui qui occupait une place importante dans la vie de ses proches et de la communauté musulmane locale Pour la famille du disparu, cette journée marque une séparation douloureuse. Pour les fidèles et les personnes qui l’ont côtoyé, elle rappelle également la fragilité de la vie humaine et la nécessité de préserver les valeurs de foi, de solidarité et de fraternité. L’imam du Secteur 9 de la ville de Ouahigouya, Cheick El hadj Youssouf Ouédraogo a confié que la ville de Ouahigouya et toute la région de Yaadga pleure la disparition d’un grand bâtisseur. « Imam Hamidou Traoré était un grand rassembleur. Il a toujours prôné la paix la cohésion entre les différentes religions. Nous, au niveau de la communauté musulmane c’est un grand vide qui s’installe après son départ. Nous prions pour que son âme repose en paix et qu’il veille sur sa famille et bénisse ses enfants », a-t-il témoigné. Cheick El hadj Youssouf Ouédraogo a souligné que la disparition du grand imam doit être un appel à renforcer la solidarité entre les fidèles, préserver l’unité de la communauté musulmane et poursuivre la transmission des valeurs de paix, de tolérance et de fraternité. Une douleur immense au sein de la famille Au-delà de la communauté religieuse, le décès de El hadj Hamidou Traoré constitue une épreuve particulièrement difficile pour sa famille. Selon l’un des fils du défunt, Adama Traoré, cette journée marque une autre étape dans la vie de leur famille. « Nous pouvons dire que papa nous a tout donné avant de partir. Il a enseigné à tous le coran, la vie en communauté, le vivre-ensemble. Nous sommes fiers de son engagement au niveau de la communauté musulmane », a-t-il poursuivi. Pour le représentant des petits -enfants, Adama Traoré, ils pleurent tous la disparition d’un grand père exemplaire qui a consacré sa vie à prêcher la paix, le vivre-ensemble, la solidarité et la cohésion sociale. Quelques dates importantes dans la vie de l’Imam Hamidou Traoré.

Bassirou BADINI

Espace UEMOA: vers la signature des accords du « roaming »

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA, organise la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique de l’UEMOA, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Ouagadougou accueille la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique (CRNN) des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du 20 au 22 octobre 2026. Le conclave est organisé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA. A l’ouverture des travaux, les participants se sont penchés sur la régulation des services financiers numériques, la mutualisation des infrastructures de télécommunications et la mise en œuvre pratique des accords de communications en itinérance. Selon le Secrétaire général exécutif (SGE) de l’ARCEP, Wendlasida Patrice Compaoré, la présente rencontre vient après celle de Cotonou, au Bénin, en 2025. Elle va permettre, a-t-il ajouté d’apprécier les progrès accomplis et de préciser les actions communes à conduire. A son avis, ce « nouveau chapitre » est gage d’un engagement collectif pour une régulation efficace, inclusive et tournée vers l’avenir des communications électroniques et du numérique dans l’espace UEMOA. « La tenue de cette session témoigne notre volonté commune de renforcer les synergies entre nos institutions, dans un contexte marqué par une accélération des transformations digitales, une diversification des usages et une complexification des enjeux de la régulation », a indiqué Wendlasida Patrice Compaoré. Il a également affirmé que les grandes articulations de ces journées d’échanges constituent des sujets de coopération. Les usages, a-t-il insisté, évoluent et les responsabilités se croisent, exigeant ainsi une concertation attentive entre les institutions concernées pour la régulation des services financiers numériques et la mutualisation des infrastructures de télécommunications. Le SGE de l’ARCEP a invité les participants à exposer les difficultés rencontrées avec franchise et formuler des recommandations pouvant être mises en œuvre. « Le partage de nos expériences nous permettra d’identifier les pratiques susceptibles de faciliter le déploiement des réseaux et d’améliorer la couverture de nos territoires et la qualité des services », a-t-il affirmé.

Un environnement en perpétuelle transformation

Pour le commissaire de l’UEMOA, Paul Koffi Koffi, ce cadre d’échanges s’ouvre à un moment charnière où la coordination entre les autorités nationales est indispensable pour assurer la cohérence des interventions publiques, protéger les utilisateurs et créer les conditions d’un développement harmonieux du marché numérique communautaire. Il a signifié que les travaux portent sur des questions déterminantes pour l’avenir du marché numérique communautaire. Le commissaire de l’UEMOA a relevé que le développement des paiements mobiles, des portefeuilles électroniques et des innovations portées par les entreprises de technologie financière ouvre de nouvelles perspectives pour l’inclusion financière et la compétitivité des économies. « Dans cet environnement en perpétuelle transformation, une coopération renforcée entre les régulateurs des communications électroniques, les autorités de supervision financière et les organismes chargés de la protection des données est cruciale », a-t-il renchéri. Selon Paul Koffi Koffi, l’ambition est aussi de faire du CRNN un instrument de convergence réglementaire, de coopération technique et d’approfondissement de l’intégration numérique au sein de l’UEMOA. Il a souligné que dans le cadre de faciliter ces communications électroniques transfrontalières qui est une exigence naturelle, la session sera couronnée par la signature des accords bilatéraux de « roaming », prévue vendredi 23 octobre 2026. « Il est essentiel que les citoyens en déplacement, les commerçants, les transporteurs, les entrepreneurs et les autres acteurs économiques puissent communiquer au-delà des frontières nationales dans des conditions tarifaires raisonnables et transparentes », a-t-il soutenu.

Boukary BONKOUNGOU Zourkanaï SANOGO (Collaborateur)

66e anniversaire des Forces armées nationales : l’apport de la réserve militaire discuté

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la conférence de lancement des activités commémoratives du 66e anniversaire des Forces armées nationales, le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. Les forces armées du Burkina Faso vont souffler le 1er novembre 2026, leur 66e bougie. Ainsi, dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire, plusieurs activités sont au programme. Le lancement de ces activités est intervenu, le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou à travers une conférence publique. Placée autour du thème, « Forces armées nationales et réserve miliaire pour la défense souveraine de la Patrie », l’événement a été présidé par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé. Il a indiqué que le thème de la conférence interpelle sur une question fondamentale. « Comment bâtir une défense nationale capable de protéger durablement notre territoire, nos populations, nos institutions et notre souveraineté en mobilisant toutes les ressources humaines, matérielles et morales de notre Nation », s’est-il interrogé. Pour lui, la réponse à cette question exige une vision claire, une organisation cohérente et surtout une volonté collective de faire de la défense de la Patrie, une responsabilité partagée. Car, estime-t-il, la défense d’une Nation ne saurait se reposer exclusivement sur ses forces actives. C’est dans cette perspective, a-t-il relevé, que la réserve militaire prend toute sa signification. Il a rappelé que depuis 66 ans, les Forces armées nationales constituent le pilier essentiel de la défense nationale, de par leur engagement, leur discipline et les sacrifices consentis au quotidien. « Toutefois, face à la mutation des menaces contemporaines et à la complexité des défis, notre dispositif de défense doit aussi évoluer, se conformer et s’adapter » a-t-il soutenu. Ainsi, selon le ministre d’Etat, la réserve militaire offre une opportunité stratégique majeure, car, elle permet d’élargir les capacités de mobilisation de la Nation, de renforcer les effectifs disponibles en fonction des besoins. La réserve militaire, a-t-il poursuivi, constitue également un trait d’union entre l’armée et la société. Elle vise aussi, a-t-il dit, à promouvoir une véritable culture de défense nationale dans laquelle chaque citoyen comprend les enjeux de sécurité collective et la place qu’il peut occuper dans l’effort national. A cet égard, la loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso adoptée le 26 mai 2026, constitue une étape importante dans la restructuration de cet outil de défense et de renforcement du lien armée-nation, foi du ministre. Il a souhaité que la conférence publique aille au-delà des considérations théoriques et permette d’examiner, de décortiquer et d’expliquer avec lucidité et rigueur ce qu’on entend par aides militaires. Le président du comité d’organisation, le colonel major, Souleymane Traoré, poursa part, a salué la mobilisation qui témoigne de l’intérêt que les Burkinabè portent sur cette commémoration. « J’exprime ma profonde gratitude au camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef suprême des Forces armées nationales pour sa diligence dans la conduite de la destinée de notre peuple et particulièrement des Forces armées nationales en ces moments de guerre terroriste qui nous est imposée », a-t-il lancé.

Evariste YODA