Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé les travaux de la VIIe Mission d’appui technique de la Banque mondiale au Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.
Le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/ REDD+) officiellement lancé les 29 et 30 mai 2023, entend renforcer la gestion durable des paysages communaux et améliorer la géné-ration de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. Dans cette dynamique, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé les travaux de la VIIe Mission d’appui technique de la Banque mondiale (BM) audit projet, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. Pour le Secrétaire général adjoint (SGA) du ministère en charge de l’agriculture, Yassia Kindo, cette mission d’appui technique qui s’étend au 6 novembre 2026 a permis en 2026, au PGPC/REDD+ de relever de nombreux défis. « La restructuration liée au réaménagement institutionnel a permis d’introduire de nouveaux investissements financiers, organisa-tionnels et sur le plan des passations de marché », a-t-il expliqué. Aux dires du SGA du ministère en charge de l’agriculture, le PGPC/REDD+ a aussi connu une réduction de son budget à hauteur de 10 millions
de dollars entrainant ainsi un déclenchement du mécanisme d’ur-gence.
Elaborer et valider un plan d’action futur
Il a également mentionné que le PGPC/REDD+ doit travailler à intégrer un fonds additionnel qui va s’appuyer sur son volet carbone. Pour lui, il va s’agir d’enregistrer des résultats par composante, sous composante et thèmes transversaux, d’examiner le projet de draft du plan de travail et budget annuel 2027, d’élaborer et de valider un plan d’action pour les six prochains mois. La coordonnatrice du PGPC/REDD+, Collette Bougsalé Bassono Sana, a confié que cette réunion de travail avec l’équipe de la Banque mondiale (BM) va permettre de préparer la revue à mi-parcours qui se tiendra en janvier 2027. « 2027 est la dernière année opérationnelle du projet. On doit mettre l’accent sur cette année pour vraiment avoir de très bons résultats afin de pouvoir passer aux dernières actions de consolidation, de visibilité et de voir les perspectives », a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que le PGPC/REDD+ lancé pour une durée de six ans a permis de couvrir 54 communes réparties dans huit régions du Burkina Faso. Le chargé du projet de la BM, Abdoulaye Moussa Saleh, s’est dit fier de l’exécution du projet qui, à son avis, est sur la bonne voie. « Nous sommes pratiquement à la fin de la quatrième année de mise en œuvre du PGPC/REDD+. Nous avons décaissé plus de la moitié des fonds qui étaient mis au projet et les résultats aussi sont à la hauteur des attentes du ministère en charge de l’agriculture », a-t-il signifié. Il a, en outre, exhorté la mobilisation de tous les acteurs pour une reprise rapide et efficace des activités. Quatre ans après sa mise en œuvre et un an et demie avant l’achèvement du PGPC/ REDD+, le département en charge de l’agriculture intensifie les recherches de solutions adaptées pour péren-niser les acquis, entre autres.
C’est un exemple de coopération Sud-Sud qui doit faire tâche d’huile sur le continent africain. L’Algérie a décidé d’apporter un appui militaire à son voisin, le Niger, avec lequel il entretenait, jusqu’à un temps récent, des relations tendues. Si les relations entre les deux avaient été quelque peu brouillées, le pragmatisme a fini par prendre le dessus, laissant place à un retour à un réchauffement de la coopération entre les deux pays. Après avoir déployé, le 30 août dernier, des avions de chasse Sukhoî Su-30 en soutien aux autorités nigériennes au lendemain d’une énième tentative de coup d’Etat, l’Algérie est passé à la vitesse supérieure, en formalisant son appui militaire à Niamey. Le ton a été donné, avec la signature d’un protocole de coopération militaire entre les deux Etats, le 21 octobre dernier, avant que le Parlement algérien n’approuve, quatre jours plus tard, l’envoi de troupes au Niger.
Ce déploiement militaire algérien à l’étranger, qui ne s’était plus produit depuis la guerre arabo-israélienne de 1973, va permettre de soutenir les gouvernants nigériens dans la lutte contre les groupes armés terroristes et les éventuels déstabilisateurs. Engagé dans un combat pour la dignité et la souveraineté, qu’il partage avec ses homologues de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les présidents malien et burkinabè, Assimi Goîta et Ibrahim Traoré, le général Tiani est dans le collimateur des impérialistes et de leurs valets
locaux. L’aide militaire d’Alger, qui s’accompagne d’une dotation en carburant, se veut précieuse, dans un contexte où les prédateurs du Sahel, tapis dans l’ombre, travaillent à reprendre la main en voulant déstabiliser l’AES. Ils ont d’ailleurs échoué jusque-là face à la détermination des populations, fortement mobilisées autour des dirigeants sahéliens, qui sont déterminés à barrer la route aux pilleurs des ressources du continent.
Avec sa puissance de feu et son expérience avérée dans la lutte contre le terrorisme, l’armée algérienne est un allié qu’il faut avoir à ses côtés au Sahel. En se positionnant dans cette zone, Alger fait montre d’une stratégie militaire et diplomatique savamment murie. En plus de prêter main forte à Niamey, le gouvernement algérien pourra protéger ses intérêts éco-nomiques, notamment le chantier de construction du gazoduc transsaharien pour transporter le gaz depuis le Nigéria vers l’Algérie via le Niger. Alger affirme surtout son retour avec force au Sahel, dans un contexte de relations hostiles avec deux autres voisins, notamment marocain et libyen. Les autorités
algériennes affichent leur volonté de jouer un rôle plus actif en matière de sécurité au Sahel, où les menaces sont multiformes. Cette coopération militaire avec Niamey pourrait au besoin s’étendre aux deux autres pays de l’AES, le Mali et le Burkina, qui depuis plus d’une décennie, font aussi face à des attaques terroristes. La solidarité entre les pays africains doit primer en matière de lutte contre le terrorisme. On ne saurait compter sur l’appui des occidentaux, qui n’ont pas toujours joué franc-jeu en matière de lutte contre le terrorisme. L’échec de l’armée française contre les groupes armés au Sahel, malgré ses équipements de pointe, pose question. N’est-ce pas en réalité une guerre de recolonisation, qui est menée avec le concours d’extrémistes à la solde des occidentaux ? Les Africains ont intérêt à prendre leur destin en main, comme l’enseigne la coopération nigéro-algérienne.
Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a été auditionné, le lundi 2 novembre 2026, par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) de l’Assemblée législative du peuple sur un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord se rapportant à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.
Adopté le 19 juin 2023 à New York, cet accord vise à offrir aux pays sans littoral la possibilité de participer à la gouvernance des eaux internationales afin d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine. Face aux membres de la CAEDS, le chef de la diplomatie burkinabè, accompagné de la camarade ministre déléguée et de ses collaborateurs de la Direction générale des affaires juridiques et consulaires (DGAJC) a présenté les raisons qui ont conduit le gouvernement à adhérer à cette convention. Selon le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, il s’agit de faire comprendre que, même sans littoral, les pays de l’intérieur ont le droit de se prononcer sur la gestion de ce patrimoine commun et de travailler aux côtés des pays disposant d’un littoral pour la protection et la sauvegarde de l’écosystème, afin de réduire les aléas climatiques.
Au regard du trafic en haute mer, « il convient de trouver des mécanismes pour mieux réguler cet espace, souvent considéré comme un espace de non droit et frequemment sujet à la pollution, afin de garantir un avenir meilleur à notre planète », a précisé le ministre Traoré. En intégrant cette convention, le gouvernement entend aussi renforcer sa coopération scientifique autour de cet espace et de faire en sorte que le pays profite, au même titre que les autres Etats parties, des bénéfices de cette convention. Au regard de la position géographique du Burkina Faso, un pays sans accès direct à la mer, les membres de la CAEDS ont soulevé un certain nombre de préoccupations notamment celles relatives aux avantages que le Pays pourra tirer de cet accord. Outre le partage juste et équitable des bénéfices monétaires et non monétaires liés à l’exploitation de la haute mer, cette convention offrira au Burkina Faso des possibilités de renforcement de l’expertise national à travers un partage d’expériences, a-t-il expliqué.
Elle permettra aux chercheurs burkinabè de travailler sur des programmes de recherche qui contribueront à la régulation et à l’équilibre du climat à travers la conservation de la flore et de la faune sous-marine, poursuit le ministre des Affaires étrangères. A l’issue de l’étape de ratification, le gouvernement prendra des mesures concrètes pour l’identification et la constitution d’un portefeuille de projets prioritaires qui marqueront l’entrée en vigueur de cet accord dont l’internalisation au plan national est prévue pour cette année, a-t-il ajouté. Au terme de l’audition et du débat général, la CAEDS a marqué son accord pour la ratification de ce projet de loi qui sera présenté à la Représentation nationale au cours de sa séance plénière du 10 novembre prochain.
Le Burkina Faso a pris part, les 28 et 29 octobre 2026, à Moscou, au troisième Sommet Russie-Afrique. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, y était représenté par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au-delà d’une présence diplomatique, cette participation traduit une orientation assumée par un pays qui entend choisir librement ses partenaires, défendre ses intérêts et construire son avenir sans tutelle. Dans un monde en pleine recomposition, Ouagadougou fait ainsi de la souveraineté le socle de ses relations internationales.
Le message est sans équivoque. Le Burkina Faso entend exercer pleinement son droit de nouer des alliances et de diversifier ses relations extérieures. Aucun peuple ne peut prétendre maîtriser son destin si d’autres décident à sa place de ses engagements et de ses orientations stratégiques. Les injonctions extérieures et les rapports de force hérités du passé ne sauraient entraver cette liberté. La présence burkinabè à Moscou prend tout son sens dans cette affirmation.
Dans l’entretien accordé à Russia Today, le 27 octobre, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a défendu cette position avec fermeté. En dénonçant les rapports de domination et les logiques de tutelle, tout en réaffirmant la nécessité pour le Burkina Faso de maîtriser ses ressources et ses choix stratégiques, il a porté une vision fondée sur la réappropriation du destin national. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais de sortir de toute forme de subordination et de construire des relations librement consenties.
Cette vision trouve également un écho dans l’héritage de Thomas Sankara, dont le Président russe Vladimir Poutine a convoqué la pensée à ce sommet en rappelant sa célèbre dénonciation de la dette comme instrument de domination néocoloniale. Une référence qui résonne particulièrement avec la nouvelle dynamique diplomatique du Burkina Faso, résolu à entretenir un développement endogène, à nouer des partenariats sans tutelle, fondés sur le respect mutuel, la réciprocité et la préservation de sa liberté de décision. D’ailleurs, le Forum économique et humanitaire organisé en marge du Sommet invite les participants à « développer ensemble une coopération mutuellement
bénéfique et le potentiel de chaque pays d’Afrique ».
Cette orientation rejoint précisément l’exigence défendue par Ouagadougou, celle de partenariats équilibrés dont les retombées profitent effectivement aux peuples et renforcent les capacités de chaque nation.
Dans cette dynamique, la diversification des partenariats apparaît comme une nécessité autant qu’un choix politique. Pourquoi le Burkina Faso devrait-il enfermer ses relations extérieures dans un cercle restreint, alors que les défis sécuritaires, économiques, technologiques et sociaux appellent des réponses diversifiées ? Explorer de nouvelles perspectives de coopération relève d’une démarche légitime pour un pays qui ambitionne de consolider son autonomie.
La Russie constitue, à cet égard, un partenaire avec lequel Ouagadougou souhaite approfondir ses relations. Les perspectives concernent la sécurité, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la formation et les technologies. Ce rapprochement ne signifie cependant pas une hostilité envers d’autres peuples. Le Premier ministre a d’ailleurs distingué les désaccords politiques des relations avec le peuple français. La souveraineté n’exclut ni le dialogue ni l’ouverture. Elle exige simplement que les relations entre Etats reposent sur le
respect mutuel et l’équilibre des intérêts.
Placés sur le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », les travaux de Moscou ont réuni des représentants de 48 pays africains. Les participants ont adopté une déclaration commune et un plan d’action pour la période 2027-2029. Ces engagements ouvrent des perspectives de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Leur portée dépendra toutefois de leur traduction dans les faits, à travers des projets financés, des échéances respectées et des mécanismes de suivi rigoureux.
Pour le Burkina Faso, les attentes sont importantes. La coopération sécuritaire doit contribuer à mieux protéger les populations et à restaurer durablement la paix. Les partenariats économiques doivent favoriser les investissements productifs, la création d’emplois et la transformation locale des matières premières. Le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales doivent également ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.
Il ne saurait donc être question de limiter les partenariats à l’exploitation des ressources nationales ou à la signature d’accords de circonstance comme à une certaine époque. Le Burkina Faso doit pouvoir transformer ses richesses sur place, développer son tissu industriel et tirer un bénéfice équitable de ses collaborations. C’est à cette exigence que se mesurera la sincérité de chaque partenariat, y compris celui noué avec la Russie.
Moscou n’est ni une fin en soi ni une rupture recherchée pour elle-même. C’est une étape supplémentaire dans la quête de solutions aux défis nationaux. Il appartient désormais au Burkina Faso de défendre ses priorités, de négocier avec discernement et de veiller à ce que chaque engagement serve l’intérêt général.
La souveraineté véritable ne consiste pas à changer de protecteur. Elle réside dans la capacité à refuser toute tutelle, à nouer des relations d’égal à égal et à rester maître de ses décisions. A Moscou, le Burkina Faso a rappelé avec force que la souveraineté n’a pas de frontières. Elle donne à chaque nation le droit de choisir ses partenaires, de défendre ses intérêts et de coopérer avec tous les peuples, sans jamais renoncer à sa liberté ni à son destin.
Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a lancé, la 18e session de formation en agriculture et en élevage au profit des militaires et paramilitaire en phase de reconversion, le mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.
Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique poursuit son programme de reconversion au profit des militaires en fin de carrière. Dans ce cadre, 83 militaires porteurs de projets et 10 personnels des Eaux et forêts, soit 93 apprenants prennent part à cette 18e session de formation en agriculture et en élevage. Le lancement de cette formation a eu lieu, le mardi 3 novembre 2026,
à Ouagadougou. Répartis entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ils bénéficieront de trois semaines de formation, « les techniques et rudiments nécessaires à même de leur permettre de réussir leur reconversion », a indiqué le secrétaire général du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, l’intendant colonel-major, Yamba Léonard Ouoba, représentant le ministre d’Etat. « Quitter l’uniforme ne signifie pas cesser de servir », a-t-il déclaré.
Le parrain de la cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le colonel-major, Alassane Guiré, a salué le choix des bénéficiaires.
« Un soldat ne quitte jamais vraiment le front de combat. Il change de combat. Vous qui êtes là, vous avez servi le Burkina Faso sous les armes. Certains ont déjà quitté l’uniforme d’autres s’apprêtent à le faire. Et tous, vous avez choisi de continuer à servir votre pays autrement », a-t-il affirmé. Il a rappelé les engagements de son département à les former aux techniques de production, faciliter l’installation à la fin de la formation, les conseiller pour produire, transformer et écouler les produits et leur faciliter l’accès au financement,
à la terre et à l’eau. « Une convention-cadre lie aujourd’hui nos deux ministères, avec comme objectif d’accompagner au moins 1000 militaires en cinq ans », a-t-il précisé.
Des acquis tangibles
Il a ainsi exhorté les apprenants à interroger leurs formateurs sans retenue, à partager leurs expériences et à repartir avec un projet plus solide. Alassane Guiré a annoncé un don de 12 tonnes d’intrants agricoles au profit des apprenants dont trois tonnes d’engrais NPK, deux tonnes d’urée, deux tonnes de tourteaux de soja, deux tonnes de tourteaux de coton, trois tonnes d’aliments pour animaux, ainsi que divers matériels techniques.
Le chargé de la formation, Ibrahima Sory, a insisté sur les exigences du métier. Il a fait savoir que l’agriculture ne se résume pas à mettre des graines en terre, pas plus que l’élevage ne se limite à entretenir les animaux.
Ce sont, a-t-il expliqué, des activités qui exigent des connaissances techniques, une bonne planification, une gestion rigoureuse et une capacité à anticiper les risques.
Pour cela, il a invité les apprenants à développer un esprit entrepreneurial, à analyser les opportunités du marché, calculer les coûts de production, évaluer les risques, rechercher les débouchés et réinvestir les bénéfices. Au lancement de cette formation, il est ressorti que le programme de reconversion des militaires affiche des résultats significatifs depuis sa mise en œuvre en 2013. Selon les chiffres présentés, 1 529 ont été formés en agriculture, élevage, élaboration de business plans et gestion d’entreprises. Depuis 2025, plus de 100 militaires bénéficient du mécanisme de subvention en matière d’engrais, de semences et de labours, et six tracteurs doivent être mis à disposition, dont deux par région militaire.
– Leila Sylvia
SAWADOGO
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la tête d’une délégation gouvernementale et accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, a visité les stands d’exposition de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. A l’issue de cette immersion, il a salué la créativité, l’authenticité et le raffinement des œuvres exposées, tout en invitant les artisans à poursuivre leur quête d’innovation.
Des cases traditionnelles des Sahé-liens construites à base de paille aux créations artisanales les plus audacieuses, en passant par les équipements de tissage et les œuvres inspirées des réalités contemporaines, le savoir-faire africain s’est révélé dans toute sa diversité à la délégation gouvernementale. Cette visite du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, s’inscrit dans la dynamique de promotion et d’encouragement des acteurs du secteur, à l’occasion de la 18e édition du SIAO. La délégation a entamé son parcours par la découverte des cases traditionnelles peulhs, réa-lisées à base de paille.
Elle
a ensuite parcouru les stands-pays du Burkina Faso, du Niger, du Mali, du Tchad et de la Guinée-Conakry, avant de découvrir les stands des différentes régions du Burkina Faso ainsi que ceux des institutions publiques et privées, au pavillon du Soleil-Levant. La visite s’est poursuivie au stand de la Présidence du Faso, au village du Ghana, au village de la Confédération des Etats du Sahel (AES), puis aux pavillons Thomas-Sankara, Pyramide et Gorée. La délégation a également pu apprécier les savoir-faire artisanaux des pays parti-cipants qui mettent en lumière la richesse des traditions et la diversité des expressions artistiques africaines. Parmi les réalisations qui ont retenu l’attention figurent notamment une machine de tissage de pagne traditionnel ainsi qu’une représentation d’hélicoptère confectionnée à partir de douilles de balles. Cette dernière création, évocatrice de la force d’une nation, témoigne de la capacité des artisans à transformer des matériaux inattendus en œuvres porteuses de symboles.
Un secteur qui doit rester créatif
Au terme de ce parcours, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a exprimé sa satisfaction devant la qua-lité des œuvres présentées. « Stand après stand, nous avons été témoins de la créativité et surtout du raffinement qui se remarque auprès de nos artisans », s’est-il réjoui. Pour lui, les artisans ont bien compris les exigences d’un secteur appelé à conjuguer héritage culturel et modernité. Si l’artisanat puise ses ressources dans les traditions, le patrimoine et les valeurs des peuples, il doit également évoluer avec son temps. « C’est une équation que les artisans arrivent à résoudre, si bien que, quand on passe, on voit des produits dont l’authenticité n’est pas contestable, mais on sent qu’il y a un génie qui s’opère. Cela se voit dans les finitions, dans le détail », a-t-il apprécié. A ses yeux, les artisans africains disposent désormais d’un savoir-faire qui leur permet de rivaliser avec les meilleurs sur les marchés.
Au-delà de l’encouragement adressé aux exposants, le Premier ministre a également lancé un appel aux Burkinabè et aux visiteurs afin qu’ils profitent de cette édition pour découvrir les richesses de l’artisanat. Il a rappelé que ce secteur constitue un domaine d’avenir, dans lequel la créativité et le perfectionnement des productions doivent demeurer des exigences permanentes. Abordant le thème de cette édition, qui met en relation artisanat africain et industrialisation, le chef du gouvernement a souli-gné la complémentarité entre ces deux secteurs longtemps considérés, à tort, comme opposés. « De plus en plus, je pense que tous ont compris que l’artisanat nourrit également l’industrie », a-t-il affirmé. Pour lui, la qualité des créations et le raffinement des produits constituent des atouts essentiels pour permettre aux artisans africains de conquérir les marchés du continent avant de s’imposer à l’échelle internationale.
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso, Gaoussou Sanou, a présidé la rencontre d’échanges et de concertation réunissant des experts des systèmes semenciers du Burkina, du Mali et du Niger, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.
Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) recherchent des bases solides d’un système semencier confédéral harmonisé pour renforcer la souveraineté alimentaire. En effet des experts des systèmes semenciers du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou dans l’optique d’harmoniser les stratégies et les textes règlementaires. C’est le Secrétaire général (SG) du mi-nistère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso, Gaoussou Sanou, qui a présidé cette rencontre d’échanges et de concertation.
Cet atelier confédéral de validation sur l’amélioration de la souveraineté semencière dans l’espace AES a connu également la participation du SG du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou et du conseiller technique du ministre chargé de l’Agriculture du Mali, Tiéman Traoré. Durant quatre jours, les participants devraient étudier et valider le rapport des horizons du secteur semencier confédéral, le document de la stratégie de développement, les textes réglementaires devant régir les semences agricoles, animales et halieutiques. L’objectif visé par la réunion est d’accroître les productions agricoles, animales et halieutiques afin d’atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à l’horizon 2031, a indiqué le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Burkina Faso. Pour Gaoussou Sanou, la majorité des populations des pays membres de l’AES tire directement ses moyens d’existence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.
Dès lors, a-t-il poursuivi, rendre ces secteurs stratégiques plus productifs et compétitifs demeure un défi majeur à relever absolument d’où l’élaboration d’une stratégie de développement du secteur semencier. « Les semences et souches améliorées comptent parmi les facteurs déterminants en ce sens qu’elles contribuent pour environ 40% de la constitution des rendements. Par conséquent, leur disponibi-lité, leur qualité et leur accessibi-lité doivent être garanties », s’est-il convaincu.
Une initiative porteuse d’espoir
Le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Niger, Ousman Abdou, a indiqué que la semence constitue la base de la production agricole.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou, cette initiative est porteuse d’espoir pour la libération de l’espace AES, car, a-t-il souligné, la semence constitue la base de la production agricole, mais aussi elle constitue l’élément nuisible à partir duquel on peut s’intoxiquer. « Nous avons le devoir d’asseoir un système robuste dans notre espace pour sécuriser la semence, créer un stock de sécurité semencière qui nous permettra réellement de garder la souveraineté alimentaire », a-t-il relevé. Il a formulé le vœu que le document final puisse répondre aux attentes non seulement des autorités mais aussi des acteurs qui sont concernés à la base. « Il faut que ce bébé aille loin et qu’il soit directement vendable », a souhaité Ousman Abdou.
Selon le président de l’Alliance des producteurs semenciers du Sahel (APSS), Inoussa Ouédraogo, la souveraineté semencière commence par une semence de qua-lité. « C’est essentiel que nous puissions nous approprier ce document et marquer également notre engagement pour soutenir la production semencière, gage de souveraineté alimentaire dans l’espace AES », a-t-il soutenu. La stratégie de développement du secteur semencier se justifie par le protocole additionnel au traité portant création de la confédération de l’AES, relatif aux actions de développement ainsi que la mise en œuvre de la feuille de route pour assurer la souveraineté semencière confédérale.
Dans le cadre de l’évènement « Hip-Hop All Stars », le groupe de rap Baloukou a organisé, un concert le samedi 31 octobre 2026 au jardin « Moulin rouge » au quartier Dassasgho de Ouagadougou.
Le jardin « Moulin rouge », situé au quartier Dassasgho de Ouagadougou, a vibré au rythme du rap, le samedi 31 octobre 2026. Le groupe Baloukou y était en concert dans le cadre de l’événement « Hip-Hop All Stars ». Les mélomanes ont passé des moments inoubliables. Pendant plus de trois heures, les rappeurs ont tenu le public en haleine. Bien connu des amateurs de hip-hop depuis les années 2000, le groupe a revisité ses titres phares, notamment « Un jour on vit », « Révolution », « Hommage à Rodman » et « Nonga ». A travers
ce concert, Baloukou signe son retour sur la scène du showbiz burkinabè.
« Je suis très content de partager ces bons moments avec nos fans. C’est comme si je fuyais le micro et que le micro me poursuivait. Cela fait plus de 15 ans que nous ne sommes plus montés sur scène. Ce retour est inédit », s’est réjoui Kenzo, l’un des trois membres du groupe. Il a confié que certaines personnes pensaient que le groupe s’était disloqué. « Cette sortie est la preuve qu’il n’en est rien. Nous étions à Lomé pour les vacances lorsque nous avons appris, le wee-kend dernier, que nous allions monter sur scène le 31 octobre. Il fallait mettre les bouchées doubles. Nous pouvons dire que nous sommes comblés ce soir », a-t-il déclaré.
Pour l’artiste, ce « come-back » montre que le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il réserve encore des surprises à ses fans. A cet effet, il a sollicité les bénédictions du chef de Koulouba, présent au concert, pour la réussite de ses futurs projets.
Baloukou est le verlan de Koulouba, un quartier populaire de Ouagadougou où le groupe a évolué. Il a été créé en 1999 par six jeunes passionnés de rap : La Chimère, Kenzo, La Veuve Noire, Zoken, Tiber et Rodman. Le groupe a été marqué par le décès de l’un de ses membres, en décembre 2003, à la suite d’un accident, avant la sortie de son premier album. Malgré cette épreuve,
Baloukou a maintenu le cap. Il compte à son actif trois albums. Il s’agit de « Un jour, on vit », sorti en 2024, « Où va le monde », en 2007, et « M’Ma », en 2012.
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de lancement officiel de la IVe édition de Safer Internet day, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.
Les technologies du numérique doivent être bien utilisées à travers des choix éclairés. C’est fort de cette réalité que la IVe édition de Safer Internet day a été officiellement lancée sur le thème : « Technologies numériques, choix éclairés pour une utilisation sûre et responsable de l’IA », mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. C’est la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, qui a présidé la cérémonie de lancement de l’évènement sous le parrainage du mi-nistre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano.
La rencontre a réuni les acteurs de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les étudiants, principaux acteurs concernés par la campagne nationale de sensibilisation au bon usage de l’Internet, à l’occasion de Safer Internet day 2026. La ministre chargée de la Transition digitale a expliqué que les réseaux sociaux sont uti-lisés par presque tout le monde, en passant par l’Intelligence artificielle (IA).
Saisir les possibilités offertes par le numérique
Les participants ont suivi le lancement officiel de Safer Internet day 2026.
« C’est pour cette raison qu’à l’instar des autres pays du monde, la journée du Safer Internet Day a été instaurée au Burkina afin d’échanger sur l’utilisation saine et responsable de l’Internet. Ce, afin de protéger non seulement les utilisateurs mais aussi les autres », a-t-elle justifié.
Aminata Zerbo a indiqué que cette journée vise également à aider la jeunesse à saisir les possibilités offertes par le numérique, dans un espace digital en pleine mutation, tout en les protégeant des risques grandissants qui y sont associés. Pour elle, via les réseaux sociaux, les utilisateurs y trouvent de formidables possibilités de s’informer, de se former, de créer, d’entreprendre et de s’exprimer.
« L’utilisation accrue de l’Internet s’accompagne aussi de me-naces bien réelles qui sont, entre autres, la cyber intimidation, les contenus inappropriés, les arnaques en ligne, l’usurpation d’identité et l’exploitation des données personnelles. Outre ces me-naces, s’ajoutent de nouvelles formes de manipulation liées à l’Intelligence artificielle, des phénomènes qui peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité, le développement psycholo-gique et le bien-être des jeunes », a-t-elle prévenu. La ministre chargée de la Transition digitale a invité les étudiants à apprendre à protéger leurs comptes, à vérifier la fiabilité des informations véhiculées.
Quant au ministre chargé de l’Enseignement supé-rieur, par ailleurs, parrain de la cérémonie, il a rappelé que l’université est un espace d’apprentissage, de recherche et de vérification à partir de sources fiables. Pour lui, grâce aux nouvelles technologies, un étudiant n’est plus obligé de se rendre à la bibliothèque pour obtenir une information ou trouver une réponse à ses interrogations. L’IA, à son avis, peut produire ces informations en quelques secondes, mais obtenir rapidement une information ne fait pas du chercheur un génie.
« Utiliser l’Intelligence artificielle comme un outil au service de sa réflexion est une chose, s’en remettre à elle à la place de sa propre réfle-xion en est une autre.
C’est cette différence que chacun de nous devrait garder à l’esprit », a-t-il prévenu.
Au cours de la cérémonie, le jeu-concours : « VIDEO CHALLENGE » a été lancé. Il est ouvert aux jeunes de 18 à 30 ans, de nationalité burkinabè ou résidant au Burkina Faso. La participation est gratuite et consiste à réaliser une vidéo, seul ou en équipe de quatre personnes au maximum. Une seule vidéo est autorisée par candidat ou par équipe. Les trois meilleures vidéos seront primées à l’occasion de la prochaine édition de la semaine du numérique prévue, du 24 au 27 novembre 2026.