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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent
𝟑ᵉ 𝐒𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭 𝐑𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞–𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐚̀ 𝐌𝐨𝐬𝐜𝐨𝐮
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a quitté Ouagadougou ce lundi 26 octobre 2026 pour Moscou, en Fédération de Russie. Il prendra part, les 28 et 29 octobre, au troisième Sommet Russie–Afrique et au Forum économique et humanitaire qui l’accompagne.

Après les éditions de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023, cette rencontre réunira les dirigeants africains autour du Président russe Vladimir POUTINE pour donner une nouvelle impulsion au partenariat russo-africain. Elle permettra de dresser le bilan du plan d’action 2023-2026 et de définir les prochaines orientations de la coopération. L’adoption d’une déclaration et d’un nouveau plan d’action pour la période 2027-2029 est prévue à l’issue des travaux.

Les échanges porteront notamment sur le commerce, les investissements, la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi que sur la souveraineté des États. Le Forum économique et humanitaire abordera également le développement industriel, les transferts de technologies, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les usages pacifiques de l’énergie nucléaire, ainsi que la santé, l’éducation et la formation.

À la tête de la délégation burkinabè, le Chef du Gouvernement portera, au nom du Camarade Président du Faso, les priorités nationales, avec pour objectif de promouvoir des projets concrets en matière de transformation locale des ressources, de maîtrise des technologies et de formation de la jeunesse. Ces perspectives de coopération visent à renforcer les capacités productives du pays et à consolider sa souveraineté économique.
En marge des travaux, le Premier ministre aura des entretiens bilatéraux et accordera des audiences pour approfondir les partenariats au service de la sécurité et du développement du Burkina Faso.
Cette participation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations entre Ouagadougou et Moscou, confortée par la signature, le 12 février 2026, de l’Accord sur les fondements des relations entre les deux pays. Elle traduit la volonté du Président du Faso de diversifier les partenariats, dans le respect de la souveraineté nationale, de l’égalité et des intérêts réciproques, afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires, humanitaires et de développement du Burkina Faso.
DCRP/Primature
Sécurité des systèmes d’information: un réseau national mis en place
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé la cérémonie de lancement du Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER) des ministères et institutions, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électro-niques renforce la sécurité des systèmes d’information au sein des administrations et des institutions publiques. A cet effet, il a mis en place le Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER). La cérémonie de lancement a réuni des experts du domaine, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Le secrétaire général du ministère chargé de la Transition digitale, Borlli Michel Jonas Somé, a rappelé que la sécurisation des systèmes d’information constitue désormais une exigence incontour-nable de la transformation numérique du Burkina Faso. Selon lui, la création de ce réseau vise à instaurer un cadre de concertation et de coordination pour renforcer la sécurité numérique des administrations et des institutions publiques. « La transformation digitale ne saurait se limiter à la dématérialisation des procédures et
à la modernisation des services. Elle doit également s’accompagner d’une maîtrise accrue des risques, d’une protection efficace des actifs numériques et d’une préservation de la souveraineté numérique nationale », a-t-il déclaré.
Pour le directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Oumarou Sanou, le numérique joue un rôle croissant dans la productivité des services publics et la conduite des politiques de développement. Toutefois, cette évolution s’accompagne d’une augmentation des risques cyber, notamment la compromission des comptes, l’hameçonnage, les rançon-giciels et les fuites de données, a-t-il expliqué. Face à ces menaces, des dispositions techniques et réglementaires ont été prises pour protéger le cyber-espace, d’où la mise en place de ce réseau. Selon Oumarou Sanou, celui-ci vise à créer un cadre permanent de concertation, de partage d’informations et de renforcement mutuel des capacités entre les structures parapubliques, les acteurs privés et
les organismes disposant d’infrastructures critiques. « Ces acteurs vont être le relais de l’ANSSI auprès des ministères et insti-tutions pour participer au renforcement de la sécurité des systèmes d’information dans ces structures », a-t-il précisé.
Sécuriser les plateformes de l’administration
Les membres du réseau auront notamment pour mission de contribuer à la sécurisation des plateformes numériques mises en place par l’administration avant leur mise à la disposition des usagers. « Dans ce processus de mise en exploitation, il y a des audits de sécurité et des recommandations qui sont faites. C’est le RSSI qui est chargé de suivre l’état de mise en œuvre de
ces recommandations afin qu’on puisse sécuriser les plateformes et les mettre au service des usagers », a expliqué Oumarou Sanou. Il a souligné qu’il appartient à chaque responsable de promouvoir une culture de prévention, de veiller à l’application des consignes de sécurité dans les projets numériques et de soutenir la mise en œuvre des mesures collectives nécessaires. Le directeur général de l’ANSSI a également annoncé que des formations seront dispensées aux membres du réseau afin de renforcer leurs capacités. Pour le respon-sable de la sécurité des systèmes d’information de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Justin Mathias Meda Drabo, cette initiative constituera un cadre de collaboration et de partage d’expériences permettant aux membres de mieux sécu-riser les systèmes d’information de leurs organisations et d’anticiper les menaces.
Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Ve Grand prix cycliste du Fonds Wassa Bondo: Soumaïla Ilboudo et Awa Bamogo, vainqueurs
Le sociétaire de l’AJCK, Soumaïla Ilboudo chez les hommes et celle de l’USFA, Awa Bamogo chez les dames ont remporté la Ve édition de la course cycliste organisée par le Fonds d’appui au sport et à la presse privée Wassa Bondo, le dimanche 25 octobre 2026 à Ouagadougou.
Deux millions de FCFA et un million de FCFA. Ce sont les gains en espèces des deux grands vainqueurs du Ve grand prix cycliste du Fonds Wassa Bondo. Le dimanche 25 octobre la lutte pour monter sur la plus haute marche du podium a été âpre entre les 193 coureurs. Lâchés au contournement route de Saponé à 8h passées, Bur-kinabè, Maliens et Nigériens ont vite imprimé un rythme exceptionnel à la course.
En témoigne la vitesse moyenne horaire finale mesurée à 44,191km/h.
Après 2h46’03’’, c’est Soumaïla Ilboudo qui, suite au verdict de la photofinish franchit en premier la ligne d’arrivée. Il devance au sprint groupé, les coureurs de l’AS BESSEL Souleymane Koné (2e) et Mohamadi Ilboudo (3e). Ces derniers empochent respectivement un million et 500000 F CFA. Au programme, 122,300 km étaient à couvrir avec un circuit fermé de 5,500km à boucler 11 fois devant plusieurs autorités et un public mobilisé en grand nombre pour la circonstance sur le boulevard Thomas-Sankara. Après 30 km de route, Idrissa Ouangrawa de l’USFA enlève le premier point chaud devant Daouda Soulama de l’AJCK et Barthélémy Yaméogo de l’USFA.
Le second point chaud disputé à Nioko2 sur la route nationale 3 a été remporté par Harouna Ilboudo au km 54,51. Au premier tour du circuit sur le boulevard, ce sont Alassane Ouattara de MAKAFA et Vincent Mouni de BESSEL qui ont réussi à creuser un écart d’une dizaine de secondes sur le peloton qui se partagent les deux premières récompenses de la 1re prime.
Alassane Ouattara va s’adjuger également la prime suivante sur la ligne après 78,60 km parcourus devant Ousmane Kabré et Souleymane Koné de BESSEL. Il est devancé pour la 3e prime par Ousmane Kabré mais revient à la charge pour s’imposer devant ce dernier pour la dernière après 103,40 km. A 33 km de l’arrivée, le peloton s’est de nouveau regroupé.
Objectif atteint
La tentative d’échappée d’une dizaine de cyclistes qui a prospéré jusqu’à 24 secondes d’écart a été annihilée après un tour de piste. L’on compte désormais à cette étape de la course, 50 abandons
à l’issue de plus de deux heures de compétition à une vitesse de plus de 44k/h. Ils ne seront plus que 34 sur les 93 au départ
au moment d’aborder le dernier tour et ne se lâcheront plus les roues jusqu’au sprint final. Un peu plus tôt, les dames se sont mesurées sur le circuit fermé d’une distance totale de 40,800 km.
L’ambassadrice du club militaire, l’USFA, Awa Bamogo talonnée par sa rivale légendaire Lamoussa Zoungrana de l’AS BESSEL a remporté la compétition chez les dames. Temps mis : 1h6’00’’ soit une vitesse de 37,090 k/h. Elle est récompensée d’une enveloppe d’un million de FCFA. Lamoussa Zoungrana reçoit 750 000 FCFA et sa coéquipière Latifat Sawadogo (3e), 500000 FCFA. La directrice générale du Fonds Wassa Bondo, Ida Ouédraogo, a rappelé que cette compétition s’inscrivait dans la dynamique de préparation des Etalons pour le 37e tour du Faso. Et au regard des perfor-mances enregistrées, l’initiative a atteint son objectif selon les techniciens et les autorités présentes parmi lesquelles la mi-nistre chargée des Sports.
« Nous avons vu des équipes qui se sont bien battues. Nous étions hier sur un autre site où la vitesse était à 43km/h, aujourd’hui nous sommes à plus de 44km/h, ce sont des performances qui indi-quent que notre équipe nationale s’est bien préparée », s’est réjouie Annick Pickbougoum. Les équipes invitées du Mali et du Niger ont reçu des prix spéciaux d’une valeur de 500000 F CFA chacune. La meilleure équipe de cette édition est AS BESSEL.
Voro KORAHIRE
Fourniture locale dans les mines: les achats en forte progression
Le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements a organisé, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou, des rencontres sectorielles sur la fourniture de biens et services aux sociétés minières.
Le contenu local gagne du terrain dans le secteur minier burkinabè. De 33 % en 2022, la part des achats locaux de biens et services des sociétés minières est passée à 57,84 % en 2025, selon les données présentées par l’administration des mines. Pour consolider cette dynamique, les acteurs du secteur se sont retrouvés à Ouagadougou, du 20 au 22 octobre 2026, pour échanger autour du fret et du transit, de la location d’engins miniers et des pièces de rechange, ainsi que des Equipements de protection individuelle (EPI).
Organisées par le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre des mines du Burkina (CMB), la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM), ces rencontres visent à identifier des solutions pour renforcer la participation des entreprises nationales aux approvisionnements miniers. Pour le secrétaire permanent, Zoéwendtaalé Zéphirin Zongo, ces échanges permettent aux fournisseurs, aux sociétés minières et à l’administration de confronter leurs difficultés et de rechercher des réponses concertées. « Nous attendons des recommandations fortes et opérationnelles pour améliorer la fourniture de biens et de services », a-t-il indiqué. Il a également relevé l’importance de prendre en compte les changements intervenus dans l’organisation du fret et du transit, notamment avec Faso Transit Logistique, ainsi que le rôle de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM).
La qualité et le financement en question
La cheffe de service par intérim de la promotion de la chaîne de valeurs minières, Germaine Ki Lingani, a souligné les avancées enregistrées depuis l’adoption de la loi n°017-2024/ALT du 18 juillet 2024 relative au contenu local dans le secteur minier. Elle a notamment rappelé les mécanismes de préférence nationale, les obligations de fourniture locale et les dispositions encadrant la sous-traitance et la cotraitance.
Les besoins d’approvisionnement prévisionnels des sociétés minières pour 2026 dépassaient 2 000 milliards F CFA, dont plus de 267 milliards F CFA. Pour les équipements de protection individuelle, les achats sont passés de plus de 4 milliards F CFA en 2023 à plus de 10 milliards en 2025.
Malgré ces opportunités, plusieurs obstacles freinent les fournisseurs nationaux. Germaine Ki Lingani a notamment cité l’accès difficile au financement, l’insuffisance de la production locale de certains biens et les tentatives de contournement de la réglementation. Elle a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité des entreprises, les normes de qualité et les relations entre fournisseurs et sociétés minières.
Le représentant de la CMB, Ezidor Bazemo, a, pour sa part, insisté sur le professionnalisme. Selon lui, la fourniture aux mines exige une bonne connaissance des produits, de leurs caractéristiques et des exigences techniques.
Il a également plaidé pour la mutualisation des moyens afin de renforcer leurs capacités d’intervention. Pour le représentant de Burkina Mining Company, Bouama Arnaud Wali, les rencontres constituent un cadre pour examiner les difficultés d’approvisionnement et identifier les possibilités offertes aux entreprises locales. Il a particulièrement insisté sur la conformité des équipements de
protection individuelle aux normes de sécurité. « Par exemple, si le cyanure n’est pas de qualité, cela peut avoir des conséquences sur la santé de l’employé qui fait la manutention », a-t-il averti.
Adama SAWADOGO
Faîtière des caisses populaires du Burkina: le mérite au sein du réseau célébré
La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a organisé une soirée de reconnaissance et d’excellence
de ses agents dénommé « BAORE », le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) est soucieuse du travail bien fait au sein de ses institutions. Dans le but de célébrer les agents qui s’inscrivent dans cette dynamique de quête permanente de l’excellence, elle a organisé une soirée de reconnaissance à leur profit, dénommé « BAORE ». La cérémonie de distinction s’est déroulée, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Durant cette soirée, au total 18 prix ont été décernés dans trois catégories.

La première a récompensé des prix individuels aux travailleurs, notamment la meilleure caissière, le meilleur administrateur, le meilleur agent de crédit et secrétaire. La deuxième catégorie a concerné les cadres transversaux et la troisième a porté sur la gouvernance.
Le représentant des récipiendaires, Salif Bruno Démé, a dédié son prix à son équipe et à ses proches, tout en exprimant sa joie et sa reconnaissance envers la FCPB. « C’est un prix qui vient m’interpeller à m’engager davantage », a-t-il confié.

Le président du conseil d’administration de la FCPB, Augustin Sawadogo, a félicité la détermination de la direction générale de la faitière pour avoir ravivé les flammes des Prix BAORE. Pour lui, cet évènement est une occasion pour célébrer à la fois le mérite individuel, les performances collectives et une invite au renforcement collectif des capacités. « Notre ambition est d’en faire un levier de motivation, d’émulation positive et d’amélioration continue au service de nos membres et du développement économique et social de notre secteur »,
a-t-il souligné. Les BAORE sont un engagement collectif qui invite à apprécier le chemin parcouru et à se projeter avec détermination vers de nouveaux objectifs, a-t-il ajouté.

« Dans un environnement marqué par des exigences croissantes en matière de qualité de service, de gouvernance, d’innovation et de performances, notre réseau doit poursuivre sa transformation tout en préservant des valeurs qui fondent son identité à savoir la solidarité, la proximité, la responsabilité et la confiance », a-t-il souligné. Il a, par la suite, souhaité que les distinctions reçues soient une source de fierté et une motivation supplémentaire pour franchir de nouvelles étapes.

Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a salué cette initiative et a appelé toutes les organisations et entreprises, publiques comme privées, à emboiter les pas de la FCPB qui, selon lui, est en phase avec la vision de son ministère.

Un appel à la rigueur et au travail bien fait
« Être serviteur du peuple est avant tout un état d’esprit, une exigence civique et morale, et une manière d’exécuter son métier, d’assumer pleinement les responsabilités et de contribuer efficacement à la vie de la Nation.
La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, a appelé les lauréats, ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à plus de rigueur et à servir d’exemple, aussi bien dans leurs caisses de base qu’au niveau de tout le Réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB). « C’est une lourde charge que chacun doit veiller à assumer au mieux, pour que les caisses populaires puissent toujours aller de l’avant et pouvoir réaliser leur mission, qui est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-elle rappelé.
Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Aissatou DIARRA
(Stagiaire)
IIe édition de « Le Faso Digital »: des innovateurs numériques récompensés
La deuxième édition de «Le Faso Digital », placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », a refermé ses portes, le samedi 24 octobre 2026, à Ouagadougou.
Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition de « le Faso Digital », le samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », avec le Rwanda comme pays d’honneur. Cette foire virtuelle a rassemblé des innovateurs, des entreprises, des institutions et des citoyens autour des enjeux de l’inclusion, de la souveraineté et de l’innovation numériques.
La cérémonie de clôture a été marquée par la récompense des lauréats du concours national d’innovation digitale. Le projet MU-POL a remporté le premier prix de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), d’une valeur d’un million de F CFA. Jinkasan a décroché le premier prix de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), doté de 500 000 F CFA. Alerte Contravention a également obtenu un premier prix, celui de Moov Africa Burkina Faso, d’une valeur de 500 000 F CFA.
Le projet Faso Parking a reçu le prix de UBA, tandis que le prix du public est revenu à EduBF, récompensé à hauteur de
100 000 F CFA. Selon le président du comité d’organisation, Cyriaque Paré, les conférences et les panels ont abordé des questions majeures, notamment l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique, la cybersécurité, la régulation, les services financiers numériques, les langues nationales et la transformation digitale des entreprises. Les échanges ont mobilisé plusieurs milliers de participants sur les plateformes Lefasodigital.net et Lefaso.net, s’est-il réjoui.
Un colloque annoncé pour 2028
Le président du comité d’organisation a annoncé une pause dans l’organisation de « Faso Digital » en 2027 afin de préparer, en 2028, un colloque international consacré au bilan de trente années de presse en ligne en Afrique de l’Ouest. « Cette pause ne sera pas non plus un temps d’inactivité de la foire virtuelle. Contrairement aux foires physiques dont l’exposition se referme au bout de quelques jours, la foire virtuelle reste ouverte », a-t-il expliqué. Cyriaque Paré a salué les experts, les conférenciers, les panélistes et les formateurs pour le partage de leurs connaissances. Il a également souligné l’importance de rapprocher les start-up, les entreprises et les structures d’accompagnement afin de favoriser l’accès aux clients, aux partenaires et aux financements.
Le parrain de la foire, Issifou Sorgho, a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomie des personnes en situation de handicap visuel et de leur accès aux avantages du numérique. Il a appelé à privilégier les initiatives qui améliorent leur formation et l’accessibilité numérique afin que le numérique soit véritablement accessible à tous d’ici à 2030.
Représentant la ministre chargée de la Transition digitale, Sié Maxime Da, a indiqué que cette édition a permis de découvrir de nombreuses initiatives portées par des talents burkinabè. Il a rappelé que le succès d’une innovation ne se mesure pas uniquement au prix remporté, mais surtout à sa capacité à répondre durablement aux besoins des populations. Il a invité les lauréats à consolider leurs projets et à rechercher des partenariats, tout en encourageant les administrations et les institutions publiques à s’intéresser aux solutions susceptibles d’améliorer les services aux citoyens.
Le représentant du ministre chargé de la Communication, Jean Noël Bonkoungou, a souligné que la transformation numérique dépasse les seules questions technologiques. Elle touche également à l’information, à la transmission des connaissances, à la préservation de la culture et au développement national. Il a salué cette initiative qui rapproche les acteurs du numérique, les institutions, les entreprises et les citoyens.
Lauréat du prix du public avec EduBF, Wend-Kuni Brice Josopho Sawadogo, s’est réjoui de cette opportunité de mettre en valeur son savoir-faire. Il a assuré vouloir poursuivre l’amélioration de son projet et développer des solutions innovantes pour faciliter le quotidien des populations au Burkina Faso, en Afrique et ailleurs dans le monde.
Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)
UEMOA: des accords de « roaming » signés
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé
la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Des accords de « roaming » dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont désormais une réalité, entre le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. En effet, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Pour elle, lorsqu’un citoyen franchit une frontière, ses besoins de communication l’accompagnent. « Il doit pouvoir joindre ses proches, poursuivre ses activités et accéder aux services dont il a besoin », a-t-elle ajouté. Les accords signés, a souligné la ministre, constituent une étape dont l’utilité devra se mesurer à l’expérience des usagers.
Elle a invité les parties concernées à poursuivre leur coordination pour assurer leur mise en œuvre conformément aux dispositions convenues. « Les conditions techniques et commerciales applicables devront être expliquées aux usagers, de même que les démarches à suivre lorsqu’ils rencontrent des difficultés », a préconisé Aminata Zerbo.
Le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) Burkina, Wendlassida Patrice Compaoré, a expliqué que pour les populations, le « roaming » ne constitue pas simplement un mécanisme technique ou règlementaire. Il a fait savoir qu’il doit satisfaire les besoins de pouvoir rester connecté lorsque l’on franchit une frontière, de pouvoir appeler ses proches, de poursuivre ses activités professionnelles, d’effectuer ses opérations et d’accéder aux services numériques, dans des conditions claires, transparentes et accessibles.
270 milliards de dollars à l’horizon 2030
« Cette responsabilité nous engage à maintenir un dialogue permanent entre les régulateurs, à favoriser le partage d’expériences
et à rechercher des solutions communes aux défis auxquels nos Etats sont confrontés », a-t-il poursuivi. Il a aussi précisé que la signature de ces accords doit être considérée comme le point de départ d’une nouvelle phase à savoir leur mise en œuvre et leur suivi.
Le commissaire de l’UEMOA chargé du développement humain, Mamadu Serifo Jaquite, représentant le président de la commission de l’UEMOA, a assuré que la Commission de l’UEMOA accorde une attention particulière à la question de l’itinérance mobile au sein de l’espace communautaire. Il a, en outre, laissé entendre qu’à l’échelle du continent africain, les données publiées par la GSMA (Global system for mobile communications association) dans son rapport « The Mobile economy africa 2025 » soulignent l’importance économique de cette transformation. « En 2024, les technologies et services mobiles ont contribué à hauteur de 220 milliards de dollars américains, soit 7,7 % du produit intérieur brut du continent. La GSMA estime que cette contribution pourrait atteindre 270 milliards de dollars à l’horizon 2030 », a-t-il révélé.
Wendyam Pascaline KALMOGO
De la démocratie vertueuse
Après avoir mis en exergue l’hypocrisie de la démocratie gréco-romaine avec tous ces « damnés de la terre » et autres exclus du système qui dament actuellement le macadam en Occident sous le feu des forces du « désordre », il convient de revenir sur la conception de cette même démocratie selon les révolutionnaires progressistes qui sont à la tête de nos Etats depuis quelques années et dont les systèmes de gouvernance produisent de plus en plus des résultats tangibles. Dans l’entendement de cette nouvelle « race » de dirigeants, on ne saurait parler de démocratie véritable tant qu’il existe des classes distinctes, mais bel et bien de démocratie de classes.
Une démocratie étroite, tronquée, fausse, hypocrite, un paradis pour les riches et un piège pour les pauvres ainsi que la situation du pays réel le laisse voir 60 ans après les indépendances. Il faut donc que le pouvoir révolutionnaire prenne sa responsabilité pleine et entière en développant et en étendant la démocratie prolétarienne à travers une refondation de l’Etat néocolonial pour redonner espoir au peuple. D’où la volonté de relever le défi de l’édification d’un Etat solidaire, fort, prospère et indépendant ce qui revient à renforcer l’état de droit en vue de garantir la justice, la primauté du droit et la transparence.
Or, comme indiqué plus haut, telle qu’elle héritée du système colonial, la démocratie parlementaire et ses « incarnations » ne vise qu’à aboutir à des démocraties factices.
Aucun révolutionnaire conscient et conséquent ne peut accepter cet état de fait et la « démocratisation » du Conseil supérieur de la
magistrature (toutes les composantes de la société y sont désormais représentées), la refondation du système éducatif ainsi que de l’administration participent de cette vision. Une vision soutenue par le souverainisme économique également (la dernière loi sur les sociétés à caractère stratégique nous le rappelle) si tant est que c’est l’infrastructure qui détermine la superstructure.
Ce n’est pas une chasse aux sorcières, mais une volonté de débarrasser notre système politique, économique et social de ces iniquités basiques pour aller plus au large et accomplir notre destin. Il faut donc renverser la table pour engendrer un nouvel Etat qui répond réellement aux attentes des populations et qui s’adapte au contexte socio-économique.
L’impasse dans laquelle se trouvent les démocraties occidentales doit nous conforter dans cette option qui aura le mérite de nous éviter les écueils de l’ultralibéralisme et des soulèvements populaires qui en découlent.
Un enseignement du matérialisme historique.
Boubakar SY
66e anniversaire des forces armées nationales: La garnison de Dédougou débute ses préparatifs avec un cross populaire
Les Forces armées nationales ont, à Dédougou, dans la région de Bankui, lancé les activités régionales commémoratives du 66e anniversaire de leur création, le mardi 20 octobre 2026, à travers un cross populaire suivi d’une séance d’aérobic.
En prélude à la célébration régionale du 66e anniversaire de l’existence de l’Armée nationale burkinabè le 1er novembre prochain, plusieurs activités préparatoires sont à l’affiche dans le Bankui et le Sourou. L’heure est aux préparatifs et à la mise en œuvre des différentes activités qui ont déjà débuté, le mardi 20 octobre 2026 à Dédougou avec la tenue d’un cross populaire. Cette activité sportive a mobilisé de nombreux participants issus des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des autorités administratives locales. Le chef de corps du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC), Abdu Rahim Zerbo, représentant le parrain de l’activité, a expliqué que le cross, suivi d’aérobic, a permis de mettre en jambe les acteurs pour la suite des activités à mener dans le cadre de la présente commémoration. Ces activités, a-t-il dit, se déclinent, entre autres, en conférences publiques, en compétition de ballon militaire en attendant le clou de la célébration de ce 66e anniversaire qui va intervenir le 1er novembre avec la cérémonie de prise d’armes. Il a saisi l’occasion pour saluer la mémoire des victimes du terrorisme. M. Zerbo a, par ailleurs, invité la population à
s’intéresser aux différentes activités qui vont être déroulées.
Yacouba BELEM
Festival de l’intégration: les saveurs africaines au service des peuples
En marge de la IXe édition du Forum national de l’intégration, le ministère des Affaires étrangères a organisé le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua.
La diversité culinaire et culturelle a été à l’honneur lors de la IXᵉ édition du Forum national de l’intégration. En effet, en marge de ce forum, s’est tenu le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua. La manifestation a réuni une dizaine de pays autour de leurs richesses culturelles et gastronomiques. Le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Haïti et le Nigeria figuraient parmi les pays représentés. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la coupure du ruban symbo-lique par la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Stella Eldine Kabré.
Elle a ensuite effectué une visite des stands des pays parti-cipants, accompagnée des autorités présentes. Au cours de cette visite, le ministre a salué la diversité des spécialités culinaires présentées, relevant les similitudes entre certains mets et les particularités propres à chaque pays. Elle a également invité les participants à faire de cette rencontre un cadre de renforcement de l’intégration africaine dans ses dimensions culturelle, économique et sociale. Les mets traditionnels ont constitué l’un des principaux attraits du festival. Dans les différents stands, les visiteurs ont pu découvrir des préparations culinaires variées, témoins de la richesse des
patrimoines gastronomiques des pays représentés.
Stella Eldine Kabré s’est réjouie de la tenue de cette rencontre, qu’elle considère comme une occasion de consolider les liens entre les peuples africains. Par ailleurs, le ministre délégué a apprécié la qualité des présentations et la diversité des mets proposés. Elle a notamment relevé les ressemblances entre certaines spécialités culinaires, tout en soulignant les particularités de chaque pays. Pour elle, ces découvertes contribuent à une meilleure connaissance des cultures africaines. Au-delà de la gastronomie, Stella Eldine Kabré a mis en avant la cohésion sociale, le partage et la solidarité observés entre les différentes communautés présentes. Elle a ainsi appelé à poursuivre les efforts en faveur d’une intégration africaine dans ses dimensions culinaire, culturelle et économique. « Il faut vraiment que nous travaillions à ce que cette intégration soit totale », a-t-il insisté, invitant les populations à visiter les différents stands, à découvrir les spécia-lités des pays participants et à faire de ce rendez-vous un cadre de rapprochement entre les peuples africains.
Les communautés célèbrent la diversité africaine
Présent à cette rencontre aux côtés de ressortissants de différentes nationalités, le vice-président national de la communauté ivoirienne au Burkina Faso, Amadou Sanon, a exprimé sa satisfaction de prendre part à ce rendez-vous consacré à l’intégration africaine.Il s’est réjoui de la tenue du Festival de l’intégration à Gaoua qui, à ses yeux, est une occasion de renforcer les liens entre les peuples africains. « Ce festival est le bienvenu. Aujourd’hui, on est là, parmi nos frères africains de toutes nationalités. Nous sommes ravis de participer à ce forum de l’intégration africaine. On sent la chaleur humaine, on sent la chaleur africaine. L’union entre nous, les peuples africains, c’est ce qu’on recherchait », a-t-il déclaré. La communauté nigérienne a également salué l’initiative.
Pour Saïdou Zalia, membre de cette communauté, le Festival de l’intégration nationale constitue une occasion de faire découvrir les spécialités culinaires du Niger et de consolider les liens entre les peuples africains. La nigérienne a estimé que cette rencontre permet aux différentes communautés de valoriser leur patrimoine gastronomique, tout en favorisant les échanges culturels et le rapprochement entre les peuples. A travers la présentation des mets nigériens, a soutenu Saïdou Zalia, la communauté entend ainsi contribuer à la promotion de la diversité culinaire africaine et au renforcement de l’intégration entre les communautés vivant au Burkina Faso. Des danses traditionnelles et des prestations artistiques des pays représentés ont également rythmé le festival, dans une ambiance de convivialité et de partage. A travers ces rencontres et ces découvertes, la manifestation a offert aux communautés un cadre d’échanges et de rapprochement, avec l’ambition de renforcer les liens entre les peuples africains. Placée sur le thème « L’intégration africaine à l’ère de la Révolution progressiste populaire », la IXe édition du Forum national de l’intégration s’est tenue, du lundi 19 au jeudi 22 octobre 2026 à la salle polyvalente de Gaoua.
Boudayinga J-M THIENON


