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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Igor Martynov, ambassadeur de Russie au Burkina : « Le 3e sommet Russie-Afrique constituera une étape importante dans le partenariat d’égal à égal »

Le 3e Sommet Russie-Afrique se tient, les 28 et 29 octobre prochain, à Moscou. A l’occasion, nous vous proposons une tribune de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Martynov. Les 28 et 29 octobre 2026, Moscou accueillera le Troisième sommet Russie-Afrique, qui a pour objectif d’analyser l’état des relations russo-africaines et de leur donner un nouvel élan, compte tenu de l’évolution rapide de la situation sur le continent africain. Les relations russo-africaines ont des racines profondes dans l’histoire. C’est en effet l’Union soviétique qui a joué un rôle de premier plan dans l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, puis qui a systématiquement contribué à l’émergence des jeunes Etats africains, au développement de leurs économies nationales, ainsi qu’à la mise en place de systèmes d’éducation et de santé. Il est symbolique que la Fédération de Russie, en tant que successeur de l’URSS, plaide activement, à l’ONU et dans d’autres instances internationales, en faveur d’un renforcement du rôle des pays africains. Nous considérons comme inaliénable le droit des Africains à déterminer eux-mêmes leurs voies et leurs modèles de développement, ainsi qu’à choisir leurs partenaires internationaux. Nous soutenons la consolidation des efforts des Etats africains et la création d’unions et d’associations panafricaines visant à faire du continent africain un pôle d’influence au sein d’un ordre mondial multipolaire. La Russie et l’Afrique sont des alliés historiques dans les relations internationales. Nous appelons les colonisateurs occidentaux à rendre des comptes pour le pillage des pays et l’extermination des populations africaines. Nous saluons une implication plus large des pays africains dans les activités du groupe BRICS, qui joue un rôle de plus en plus important dans la promotion des aspirations collectives du Sud Global et de la majorité mondiale. Dans l’esprit du principe « des solutions africaines aux problèmes africains », nous contribuons au règlement des conflits régionaux et au renforcement des capacités des Etats du continent à lutter contre le terrorisme, ainsi que contre d’autres menaces et défis. Nous n’avons pratiquement aucun différend avec aucun pays africain. Je tiens à souligner que le niveau de confiance mutuelle entre nos peuples est très élevé. Tout d’abord parce que nous n’avons jamais exploité l’Afrique, ni considéré ce continent comme une simple source de matières premières. Au contraire, nous accordons la priorité à la mise en œuvre de projets d’investissement qui aident les pays africains à exploiter leurs propres ressources, à renforcer leurs capacités industrielles et à améliorer la qualité de vie de leur population. Nous accordons une grande importance à la coopération commerciale, économique et en matière d’investissements. Il est réjouissant de constater que les échanges commerciaux avec l’Afrique connaissent une croissance soutenue. A l’heure actuelle, nos priorités sont les suivantes: accroître les échanges de marchandises avec les pays d’Afrique subsaharienne, élargir les livraisons de produits africains sur le marché russe et mettre en place des mécanismes de règlements mutuels utilisant les monnaies nationales. Les commissions intergouvernementales chargées de la coopération commerciale, économique, scientifique et technique avec les pays africains jouent un rôle important dans le renforcement des liens dans les milieux d’affaires. En février 2026, un accord a été signé en vue de la création de la Commission intergouvernementale russo-burkinabè sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique; sa première réunion devrait se tenir d’ici la fin de cette année. La Russie a des atouts à proposer à nos partenaires dans les domaines de l’énergie, de l’exploitation des ressources minérales, de la logistique et des transports, de la mise en place d’infrastructures, ainsi que dans les secteurs de haute technologie, notamment les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Nous sommes prêts à partager nos technologies et notre expertise en agronomie et en sélection végétale, dans la production d’engrais, l’irrigation et la pêche. Nous continuons à renforcer la coopération russo-africaine dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de la prévention et de la gestion des situations d’urgence. Les laboratoires mobiles russes et les moyens de diagnostic des maladies infectieuses sont très demandés en Afrique. En décembre 2025, un laboratoire mobile du Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain (Rospotrebnadzor) a été livré gratuitement au Burkina Faso, et en avril 2026, des formations ont été organisées à l’intention des médecins burkinabè sur la lutte contre les épidémies. Notre pays accorde une grande attention à la jeunesse africaine, en particulier à celle du Burkina Faso. Actuellement, 72 étudiants burkinabè sont inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur russes. En 2026, le nombre de places au titre du contingent éducatif attribué au Burkina Faso a été porté à 67. Je tiens à souligner que les établissements d’enseignement russes forment des spécialistes de premier ordre dans tous les domaines de l’économie. Je suis convaincu que le Troisième sommet Russie-Afrique constituera une étape importante dans le partenariat d’égal à égal et tourné vers l’avenir entre la Russie et l’Afrique, ainsi qu’entre la Fédération de Russie et le Burkina Faso, fondé sur le respect mutuel des intérêts de chacun.   Igor Martynov Ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

La commune de Paris bis

En mars 1871, lorsque la commune de Paris (gouverne-ment révolutionnaire et insurrectionnel qui a dirigé la France de mars à mai 1871) intervenait, la France était dans un état lamentable après sa défaite face à la Prusse de Otto Von Bismarck en 1870 et la pauvreté qui rongeait le pays. Aussi, l’abolition de l’esclavage intervenue officiellement quelques années plus tôt, avait accentué ce maras-me économique et social, car, la traite du « bois d’ébène » lui permettait de vivre grassement au- dessus de ses moyens réels. En 2026, la situation politique, sociale et écono-mique est quasiment à l’identique, avec l’appau-vrissement avancé des ruraux, la perte d’influence dans son « précarré » qui l’empêche d’équilibrer ses comptes publics et son insertion mécanique dans la mondialisation qui a porté un coup fatal à son secteur industriel. On se retrouve dans une situation où tous les clignotants sont au rouge ; ce qui entraîne une situation insurrectionnelle selon les lois du matéria-lisme historique. Il y aura donc forcément effondre-ment de l’Etat dans sa forme actuelle aussi bien au plan politique et institutionnel (passage à la 6e République ou possiblement avènement d’un gouvernement de salut public) que social avec une réforme obligatoire du système de sécurité sociale qui « bouffe » une part importante de la richesse nationale. Une cure d’amai-grissement qui n’ira pas sans mal, ce qui pousse les officines obscures de l’Hexagone, en rapport avec les esclaves de salon africains, à vouloir déstabiliser coûte que coûte nos Etats pour avoir à nouveau du « gras ». Après l’épisode de ses supplétifs terroristes qui est en passe d’être révolus avec la résolution de nos troupes combattantes et le changement tactique et stratégique sur le théâtre des opérations, la France est passée à une méthode plus soft mais plus dangereuse, à savoir la division et le noyautage au plus haut niveau de nos appareils dirigeants. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, n’a pas dit autre chose lors de son adresse à ses frères à l’occasion de la commémoration du 39e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, leader de la Révolution d’août 83. « Quand nous sommes divisés, nous ouvrons la porte à l’ennemi », lui facilitant ainsi la tâche dans l’accomplissement de sa sale besogne. Mais, l’adresse du président du Faso prouve que l’appareil dirigeant a pris la mesure de ce nouveau péril qui guette notre processus d’émancipation. Les révolutionnaires de septembre 2022 sont prêts à toutes les éventualités et la France état-sangsue s’il en est, boira le calice jusqu’à la lie. C’est dit.

Boubakar SY

 

Exposition « RUPTURE » : le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo apprécie la qualité des œuvres

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité l’exposition « RUPTURE », vendredi 16 octobre 2026, au Musée national de Ouagadougou.  Le Musée national du Burkina Faso a organisé l’exposition « RUPTURE », du 18 septembre au 18 octobre 2026. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, l’a visitée, vendredi 16 octobre 2026, à Ouagadougou.  Il a rendu hommage au talent des artistes burkinabè et salué la profondeur des œuvres et leur capacité à renouveler sans cesse leur inspiration. Le ministre chargé de la Culture a aussi confié que le thème choisi par les plasticiens cadre avec l’élan national. « Votre thématique est en phase avec la marche du Burkina Faso, avec la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il soutenu. Au cours de la visite, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a laissé un message dans le livre d’or du Musée national. « Cette exposition nous donne à voir des œuvres originales, spécialement conçues pour porter un message fort de rupture à tous les niveaux. Elle s’inscrit en droite ligne de la dynamique actuelle de rupture amorcée par la Révolution progressiste populaire portée par le camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat », a-t-il écrit. Le directeur général du Musée national, Sabari Christian Dao, a expliqué que le premier objectif de l’exposition est de rendre justice aux talents locaux. « Il s’agit d’abord de faire comprendre au peuple burkinabè que nos artistes sont très prisés ailleurs. Malheureusement, ils ap-portent la lumière du pays dans le monde entier et ils sont moins connus au niveau national » a-t-il relevé. Il a aussi soutenu que l’exposition vise à porter un message. « Celui de la rupture à tous les niveaux. La rupture dans notre façon de travailler, dans notre façon de réfléchir, dans notre façon de marcher » a-t-il poursuivi. Sabari Christian Dao a, par conséquent, invité ses collaborateurs à rompre avec les anciennes habitudes qui ne sont pas forcément professionnelles. « A partir de cette exposition, nous allons faire du musée un lieu d’excellence. Tout artiste qui aura l’occasion d’exposer ici doit avoir un certain niveau », a-t-il assuré. Plusieurs artistes ont participé à l’exposition.  Le sculpteur Siriki Ky, a confié que l’exposition matérialise une rupture à tous les niveaux. « Cette exposition ne ressemble pas aux autres. Même le style de travail, la manière de présenter les œuvres, ce n’est pas comme ce que vous voyez souvent », a-t-il précisé.

Julien ZOUNGRANA

Entrepreneuriat féminin: le gouvernement à l’écoute des promotrices d’unités de transformation

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré et le ministre chargé de l’Industrie, Gnaniodem Serge Poda, ont visité quatre unités de transformation de produits locaux, le vendredi 16 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette sortie leur a permis de recueillir les préoccupations des entrepreneures et d’explorer les possibilités d’un meilleur accompagnement de leurs initiatives. Le gouvernement entend encourager les femmes qui investissent dans la transformation des produits locaux et mieux cerner leurs difficultés. C’est pourquoi, le ministre chargé de la Famille, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré et son collègue du Commerce, Gnaniodem Serge Poda ont effectué une visite conjointe d’entreprises féminines, le vendredi 16 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette démarche vise à renforcer la proximité des pouvoirs publics avec les promotrices d’entreprises et à rechercher des solutions pour favoriser le développement de leurs activités. La délégation a débuté sa tournée à « Faso Attiéké », au quartier Zone 1. Sa promotrice, Florence Bassono, s’est réjouie de recevoir les deux membres du gouvernement. « Ils sont venus nous rassurer que nous ne sommes pas seules, qu’ils nous voient, nous suivent et nous accompagnent. Ils sont disposés à faire tout ce qu’ils peuvent, dans le cadre institutionnel, pour nous soutenir », a-t-elle déclaré. En plus de la transformation des produits locaux, l’entreprise mène des initiatives sociales et environnementales. Elle dispose notamment d’une crèche, organise des cours d’alpha-bétisation et participe au traitement des déchets dans le cadre d’une démarche de symbiose industrielle à Loumbila. Sa promotrice a également présenté les emplois créés et les certifications attestant de la qualité et de la sécurité alimentaire de ses produits, notamment les normes NBF (Norme du Burkina Faso) et HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point).

Des besoins en équipements et en accompagnement

La deuxième étape a conduit les ministres à la Société de transformation des pâtes alimentaires (STPAS), située à Ouaga 2000. Sa promotrice, Safiatou Zongo, a salué cette visite, qu’elle considère comme une occasion d’accroître la visibilité de ses produits. Au quartier Patte d’Oie, c’est l’entreprise Bouda Blandine (EBB), spécialisée dans la production de bière locale, communément appelée dolo qui a reçu la visite des deux ministres. Sa promotrice, Blandine Bouda, est également restauratrice et va-lorise des mets locaux. L’entreprise emploie 12 femmes et propose des produits présentés comme 100 % naturels et certifiés NBF. Pour améliorer les conditions de travail de ses employées et assurer une meilleure conservation de ses produits, Blandine Bouda sollicite des équipements solaires et des systèmes de climatisation. Elle a expliqué que les fortes chaleurs provoquent parfois l’explosion des bou-teilles de dolo, compliquant ainsi le conditionnement et la conservation. La tournée s’est achevée au Laboratoire Odiss Cosmétique, à Pissy. Cette unité transforme des produits forestiers non ligneux et agricoles en cosmétique naturel à forte valeur ajoutée. Sa responsable, Odette Denise Zouré, s’est félicitée de l’intérêt manifesté par les autorités.

Structurer les réponses aux préoccupations

Au terme de la visite, la ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a salué l’engagement des promotrices et la valeur ajoutée générée par leurs activités. Elle a expliqué que cette sortie conjointe vise à rencontrer des femmes entrepreneures qui peuvent se sentir insuffisamment prises en compte dans les dispositifs d’accompagnement existants. « Nous avons voulu, conjointement avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, visiter leurs installations, toucher du doigt leurs réalités et recueillir leurs difficultés et leurs préoccupations afin de voir dans quelle mesure nous pouvons mieux accompagner leurs initiatives », a-t-elle expli-qué. Selon elle, les visites ont permis de mesurer l’engagement des promotrices et de constater la chaîne de valeurs créée par leurs entreprises. Les préoccupations recueillies seront examinées avec le département chargé de l’industrie, du commerce et de l’artisanat afin de mieux structurer les réponses à apporter, a-t-elle promis. Toutefois, Passowendé Pélagie Kabré a précisé que son département n’a pas vocation à financer directement les entreprises privées. Elle a néanmoins assuré que des concertations avec les autres départements concernés pourraient contribuer à créer un environnement favorable au développement de ces initiatives. Enfin, elle a encou-ragé les femmes à s’inspirer des parcours des promotrices rencontrées pour se lancer dans l’entrepreneuriat et la transformation des produits locaux.

Adama SAWADOGO

Pour l’intérêt des peuples

La Confédération des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont ouvert, le 17 octobre 2026, à Dakar au Sénégal, une nouvelle page de leurs relations. La rencontre de Dakar marque une étape importante dans la recherche d’un cadre de coopération entre les deux organisations sous régionales. Au-delà des divergences politiques et institutionnelles, le conclave traduit un impératif de préserver les intérêts des peuples ouest-africains. Il s’agit là d’une initiative diplomatique à saluer à sa juste valeur. En effet, dans les relations entre Etats, le recours aux négociations n’est pas un aveu de faiblesse. Il est plutôt une manifestation de maturité politique, de lucidité et de responsabilité. Lorsque des décisions institutionnelles engagent l’avenir de millions de citoyens, le dialogue demeure un instrument essentiel pour prévenir des ruptures préjudiciables, désamorcer d’éventuelles tensions et rechercher des solutions mutuellement bénéfiques. L’ouverture de ces échanges consacre également la reconnaissance d’une réalité politique désormais indiscutable. Il s’agit de l’existence de deux regroupements géographiques dans l’espace ouest-africain. D’un côté, la CEDEAO et de l’autre, la Confédération AES, constituée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Prendre acte de cette réalité revient simplement à entretenir une cohabitation fructueuse et à faciliter le dialogue. Cette donne ne signifie ni renoncer à ses convictions, ni renier ses choix souverains. Au contraire, elle consiste à se donner les moyens de construire des relations fondées sur le respect mutuel, la considération des intérêts réciproques, la recherche de solutions pragmatiques… Cela est d’autant plus indispensable que les enjeux sont considérables. Ils touchent d’abord à la libre circulation des personnes et des biens, à la sécurité juridique des ressortissants établis de part et d’autre des frontières, ainsi qu’à la préservation des liens familiaux, sociaux et économiques. Ils concernent ensuite la continuité des échanges commerciaux et des approvision-nements, notamment en denrées alimentaires, en hydrocarbures et autres produits agricoles. Pour des pays sahéliens, l’accès  aux corridors portuaires des pays côtiers demeure capital. De même, les pays côtiers tirent de leurs échanges avec les pays sahéliens des revenus substantiels issus du transit des marchandises, des activités portuaires, du transport, de la logistique et du commerce, tout en consolidant leurs marchés et leurs débouchés économiques. La fluidité des échanges entre les deux entités profite ainsi à l’ensemble des acteurs de la sous-région. La sécurité constitue un autre défi majeur. Face aux menaces terroristes et criminelles qui ignorent les frontières, la coopération, le partage d’informations et le maintien de canaux de communication opérationnels doivent prévaloir sur les incompréhensions politiques. La protection des populations exige des réponses coordonnées, pragmatiques et adaptées aux réalités du terrain. A cela s’ajoute la nécessité de clarifier les relations juridiques et institutionnelles entre les deux espaces, afin d’éviter les incertitudes susceptibles de fragiliser les échanges et les droits des citoyens. La poursuite des négociations, dans un esprit de franchise et de respect, sera déterminante pour consolider la confiance et prévenir les conséquences d’une fragmentation durable de l’espace ouest-africain. La rencontre de Dakar rappelle déjà une vérité fondamentale qui est que la souveraineté et la coopération ne sont pas antinomiques. Lorsqu’elles s’exercent dans la prise en compte des intérêts légitimes de chacun, elles peuvent se renforcer réciproquement. L’avenir de notre sous-région ne se construira ni dans l’immobilisme ni dans la confrontation permanente, mais dans la capacité des dirigeants à dialoguer sans forcément renoncer à leurs principes et à rechercher, avec détermination, des solutions profitables à leurs peuples. C’est à cette exigence de responsabilité historique que les échanges de Dakar invitent désormais l’ensemble des acteurs ouest-africains.

Par Assetou BADOH

 

Audience du Président du Faso: le capitaine Ibrahim Traoré confie une mission aux Etoiles du Faso

Le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, a échangé, vendredi dans la matinée avec les Etoiles du Faso, des Ambassadeurs du civisme et les lauréats du Grand prix d’engagement citoyen. Le chef de l’Etat a félicité ces illustres élus avant de les envoyer en mission qu’ils sont condamnés à réussir : « promouvoir le civisme, le patriotisme et que leur brillance se déteigne sur les autres Burkinabè ». Les hôtes du président du Faso à cette audience sont de trois catégories : les Etoiles du Faso, des personnalités modèles dans leurs domaines d’activités, les Ambassadeurs du civisme qui sont des élèves lauréats du concours sur le civisme, et les lauréats du Grand prix d’engagement citoyen décerné à des personnalités modèles qui ont fait flotter le pavillon national. Conduits par le ministre de la Justice, camarade Edasso Rodrigue Bayala, ces femmes et hommes de différentes générations se voient confiées une mission par le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré. « Vous êtes condamnés à être des Etoiles pour toujours, pour illuminer le cerveau des plus jeunes et de tous vos frères. Donc, c’est une mission qui vous est confiée désormais de pouvoir illuminer tout un chacun », a-t-il dit aux Etoiles avant de s’adresser aux Ambassadeurs : « Vous avez aussi une grosse mission. Et vous aussi, vous n’avez pas le droit à l’erreur de votre jeune âge ». Le président du Faso, a également expliqué à ces « élus », la quintessence du civisme et du patriotisme, qui sont des valeurs fondamentales et un socle du développement. Pour le capitaine Ibrahim Traoré, le patriotisme, c’est « l’amour que nous avons pour notre chère Patrie, l’amour que nous avons pour la terre que nos ancêtres se sont battus pour nous léguer, l’amour que nous avons à entretenir cette terre pour la remettre dans de meilleures conditions à nos enfants, aux générations à venir. L’amour que nous avons entre nous, citoyens du même pays, entre nos frères et sœurs. Nous devons aimer tout Burkinabè comme notre sang ». Cette audience se tenant dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne dont le thème porte sur la promotion du consommer local, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a expliqué à ses hôtes, les enjeux. « L’enfant intelligent achète les galettes de sa maman. Encore faut-il que la maman puisse produire ses galettes et que l’enfant intelligent les paie ? Mais ça veut dire beaucoup de choses. Pour faire des galettes, il faut qu’on produise. Voilà pourquoi partout où nous sommes, il faut qu’on arrive à produire ce dont on a besoin. Nous ne pouvons pas dire qu’on est patriote et continuer d’importer ce que nous pouvons produire nous-mêmes ici », a fait comprendre le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le Porte-parole des Etoiles, le camarade Inoussa Saré, a remercié le président du Faso pour l’honneur et a traduit l’engagement de tous les lauréats aux côtés du capitaine Ibrahim Traoré pour relever les défis.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Audience du Président du Faso: les DG des Douanes de l’ AES et du Togo rendent compte au chef de l’Etat

Le Président du Faso, chef de l’Etat, Président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, vendredi matin, une délégation des directeurs généraux des douanes des pays membres de la Confédération AES et du Togo. Conduite par la ministre déléguée chargée du Budget, camarade Fatoumata Bako/Traoré, la délégation est venue faire, au président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, le point sur la rencontre des directeurs généraux des douanes de la confédération et du commissaire général de l’Office togolais des Recettes qui s’est tenue le 15 octobre dernier à Ouagadougou. « Il s’agit d’examiner les recommandations de la dernière réunion de Bamako (…), de compléter le texte devant créer l’union douanière, d’instituer les procédures de certification et de reconnaissance de l’origine confédérale. Nous avons pu valider le projet de décision en la matière. Et avec l’administration des douanes du Togo nous avons fait l’état de mise œuvre de l’interconnexion de nos systèmes informatifs », a soutenu le porte-parole de la délégation, le directeur général des douanes du Niger,  le colonel Mohamed Yacouba Sido, qui confie que la délégation a reçu des orientations du chef de l’Etat en matière de facilitation du commerce: « le président du Faso nous a instruits de mettre en œuvre tous les instruments nécessaires afin de faciliter les échanges entre nos Etats ». Selon le commissaire des douanes et droits indirects de l’Office togolais des Recettes, le colonel des douanes Konzi TEÏ, le président du Faso a également donné des orientations pour le renforcement du rôle des douanes dans l’économie qu’il faut assainir. « Les orientations du chef de l’Etat vont être pour nous un testament dans la suite de la coopération entre les douanes togolaises de l’OTR et les Etats de la Confédération AES », a-t-il précisé.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Refondation de l’école burkinabè : Le Pacte Nékré pour une éducation de qualité

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé, officiellement, samedi 17 octobre 2026 à Kaya, le Pacte Nékré pour la refondation de l’école burkinabè.   Convaincues que l’éducation est un atelier sacré où se forge le destin d’une Nation, les plus hautes autorités entendent refonder qualitativement le système éducatif pour qu’il soit ancré dans les réalités sociales, économiques et culturelles des Burkinabè. C’est à ce titre que le Pacte Nékré (éveil, en langue mooré) pour la refondation de l’école burkinabè a été lancé officiellement, samedi 17 octobre 2026 à Kaya, sous le leadership du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Selon le Chef du gouvernement, le choix de Kaya traduit la résilience du peuple burkinabè et la volonté des autorités de faire de chaque territoire reconquis un espace de renaissance nationale. Pour lui, la refondation est à la fois systémique et morale. Systémique, en ce sens qu’il faut repenser sans tabou l’organisation structurelle et pédagogique, les curricula, les méthodes et la gouvernance. « Aucune infrastructure ne peut sauver une société si l’intégrité, la discipline, la responsabilité et l’exemplarité désertent nos classes », a indiqué le Chef du gouvernement burkinabè. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a assuré que la refondation doit être aussi morale, parce que l’école doit, en plus des connaissances et des compétences transmises, former des consciences, façonner des comportements et inculquer les valeurs d’intégrité, de patriotisme, et du sens du devoir, pour faire émerger des citoyens dont les actes sont guidés par l’honnêteté, l’effort, le mérite et l’intérêt général. Le Premier ministre a déclaré que le Pacte Nékré est le contrat sacré par lequel l’État, les éducateurs, les familles, les apprenants, les autorités coutumières et religieuses, les collectivités et la communauté s’engagent solidairement à garantir à chaque enfant une éducation sûre, inclusive, souveraine et d’excellence. Le pacte Nékré, identifie sept ordres de marche qui doivent guider les parties prenantes. Il s’agit de ne perdre aucun enfant ou jeune, garantir à chaque apprenant les conditions de la dignité, apprendre pour comprendre et produire. Dorénavant l’école burkinabè doit libérer l’intelligence burkinabè, remettre l’enseignant au cœur de la Nation, mettre la science, le numérique et la recherche au service de la souveraineté. Elle doit être également gouvernée par la preuve et rendre compte au peuple. Le pacte Nékré a été signé par les représentants des enseignants, élèves, parents d’élèves et forces vives pour une éducation de qualité au Burkina. Ils ont  remis au Premier ministre leurs engagements  pour la réussite de la refondation de  l’école burkinabè. Maintenir la flamme pédagogique Ce pacte a été conçu à partir du diagnostic du système éducatif national. Premier ministre, il a indiqué qu’il n’est pas en ruine, il est debout, progresse et résiste en dépit de la crise sécuritaire et humanitaire. C’est pourquoi, le Chef du gouvernement a salué le courage des différents corps enseignants qui maintiennent la flamme pédagogique. Cependant, il a souligné que l’équité demeure imparfaite, des disparités territoriales persistent et des inégalités sociales continuent d’influencer les trajectoires scolaires. « À cela, s’ajoutent des difficultés de gouvernance et de coordination, la complexité institutionnelle fragilise parfois la cohérence de l’action publique », a poursuivi Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. En termes de défis à relever, le Premier ministre a retenu, entre autres, l’accessibilité de l’éducation, l’insécurité, la technologie, le défi économique et professionnel, la cohérence des différents ordres d’enseignement, la formation de ressources humaines de qualité, suffisantes et efficientes et le défi culturel et intellectuel. Plusieurs causes expliquent les difficultés rencontrées par le système éducatif burkinabè. Il s’agit notamment, selon lui, de l’insuffisance d’infrastructures adaptées dans certaines zones, de la faiblesse du contrôle et de l’évaluation aussi bien des apprenants que des encadreurs, de l’insuffisance de mécanismes de redevabilité, de la lenteur administrative dans certains processus et de l’application inégale des réformes sur le terrain. Le pacte Nékré a été remis aux différents gouverneurs pour sa vulgarisation dans les circonscriptions administratives. Emil SEGDA Segda9emil@gmail.com  

Mise en  eouvre de la refondation de l’école burkinabè : Des engagements pour un enseignement de souveraineté

Au lancement officiel du Pacte Nékré pour la refondation de l’école burkinabé par le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, samedi 17 octobre 2026, à Kaya, les acteurs de l’éducation ont pris l’engagement de faire de jouer leur partition pour un enseignement de qualité de souveraineté.   Les enseignants, élèves, parents d’élèves et partenaires de l’éducation ont pris des engagements consignés dans un livre d’or, qu’ils ont transmis au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en marge du lancement officiel du Pacte Nékré, samedi 17 octobre 2026 à Kaya. Les enseignants à travers leur porte-parole, Adama Sawadogo, ont promis de servir l’école avec dignité et responsabilité, en faisant de leur métier un levier de transformation des consciences et de consolidation de la souveraineté nationale. Pour leur porte-voix, l’enseignant n’est pas seulement un transmetteur des connaissances, il forme des esprits, éveille des consciences, développe des compétences et contribue à façonner des citoyens responsables, créatifs, patriotes et attachés au bien commun. C’est pourquoi, le personnel enseignant s’est engagé à faire de chaque salle de classe, un espace de savoir, de discipline, d’exigence, d’équité et de réussite. « Nous nous engageons à exercer notre métier avec conscience professionnelle, intégrité et dévouement, à respecter nos obligations de service, à préparer et à conduire nos enseignements avec rigueur, à évaluer les apprenants avec impartialité et à accompagner chaque enfant sans discrimination selon ses besoins et capacités », a indiqué Adama Sawadogo. Ils ont également pris l’engagement de poursuivre leur propre formation, adapter leurs pratiques pédagogiques aux réalités du Burkina Faso et promouvoir les valeurs de patriotisme, de solidarité, de travail, de mérite et de respect. En retour, les enseignants attendent des autres acteurs la mise en place d’un cadre de travail approprié, un accompagnement institutionnel et une collaboration sincère avec les familles et les communautés. Les élèves, par la voix de leur représentant, Nafisatou Ouané, se sont engagés, à être assidus, ponctuels, disciplinés et respectueux, etc., leurs principes de base. « Nous rejetterons la tricherie, la violence, l’indiscipline et toute sorte de violences qui compromettent notre réussite. Nous respecterons nos enseignants, protégerons nos écoles et feront vivre en notre sein les valeurs de solidarité, de patriotisme, de respect et du bien commun. Nous ne voulons pas être seulement des bénéficiaires de la refondation de notre école, mais plutôt des acteurs engagés », a fait savoir Nafisatou Ouané. Protéger les enfants contre l’orpaillage Les parents d’élèves se sont dits convaincus que la refondation de l’école ne peut réussir sans l’engagement des familles. C’est pourquoi, ils se sont engagés à assumer pleinement leur responsabilité, veiller à la scolarisation et l’assiduité de leurs enfants, suivre leur travail et leur inculquer le respect, la discipline, l’honnêteté et le goût de l’effort, tout en collaborant davantage avec les enseignants et les responsables éducatifs. Aux dires de Pauline Sawadogo, les parents d’élèves se sont engagés également à protéger leurs enfants contre toute pratique qui les détourne de l’école, notamment le travail précoce, l’orpaillage et toutes les activités incompatibles avec leur construction et leur épanouissement. « Nous devons compter que l’avenir de nos enfants vaut davantage que les gains immédiats, et que chaque enfant maintenu à l’école représente une promesse pour notre nation. Nous prenons donc l’engagement de faire de nos familles des espaces d’éducation, de responsabilité et de soutien à l’école », a-t-elle insisté. Le représentant des forces vives de l’éducation, Romaric Badolo  a appelé à renforcer la collaboration entre l’État, les familles, les communautés, les collectivités territoriales, les autorités coutumières et religieuses, les acteurs économiques et l’ensemble des partenaires de l’École. « Nous nous engageons à traduire les orientations du Pacte en actes concrets, mesurables et durables », a-t-il souligné. En prenant cet engagement, les forces vives reconnaissent, selon leur représentant, que la refondation de l’école burkinabè ne saurait être l’œuvre d’un seul acteur mais celle de toute la nation mobilisée autour d’un idéal commun. Emil SEGDA Segda9emil@gmail.com    

Côte d’Ivoire : le Master Genre, Économie et Gestion durable de l’Eau accueille sa cinquième promotion

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La cinquième promotion du Master Genre, Économie et Gestion durable de l’Eau (GEGDE) a effectué sa rentrée solennelle, le samedi 17 octobre 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Portée par la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », cette formation entend renforcer les compétences en matière de genre, de développement durable et de gouvernance des ressources en eau. La Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » a officiellement lancé l’année universitaire 2026-2027 de son Master Genre, Économie et Gestion durable de l’Eau (GEGDE), le samedi 17 octobre 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, à Abidjan. Cette rentrée solennelle marque le début de la cinquième promotion de cette formation interdisciplinaire qui associe les enjeux du genre, de l’économie et de la gestion durable de l’eau. La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, conseillère spéciale du Premier ministre chargée du Genre et titulaire de la Chaire UNESCO, du président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le professeur Ballo Zié, ainsi que de plusieurs responsables universitaires et représentants de l’UNESCO en Côte d’Ivoire. Dans son allocution, le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny a souligné l’importance de rapprocher les questions de genre, d’économie et de gestion de l’eau. Pour lui, cette approche répond à la nécessité de former des professionnels capables de comprendre les enjeux hydrologiques et budgétaires, de dialoguer avec les collectivités et les comités de bassin, mais aussi de promouvoir l’équité dans les processus de décision. La ministre Euphrasie Kouassi Yao a, pour sa part, rappelé le mandat confié à la Chaire UNESCO depuis 2006, notamment en matière de recherche, de formation et d’information sur l’eau, les femmes et le genre. Elle a insisté sur l’importance de prendre en compte les besoins des communautés et d’intégrer l’analyse budgétaire sensible au genre dans les politiques de développement. L’ambition, a-t-elle indiqué, est de former des femmes et des hommes capables de faire de l’eau un levier de dignité, d’égalité des chances, de paix et de développement durable. Deux spécialités et quatre options de formation Présentant le programme, le directeur du Master, le docteur Yao Koffi Blaise, co-titulaire de la Chaire UNESCO, a précisé que la formation compte des auditeurs au Sénégal, au Mali et en Chine, ce qui témoigne de sa vocation internationale. Le cursus comprend deux spécialités. La première, « Genre et développement durable », propose deux options : le cadrage macroéconomique et la budgétisation sensible au genre, ainsi que le genre, les changements climatiques et les crises biologiques. La seconde, « Eau et développement durable », comprend les options « Économie circulaire et protection des ressources en eau » et « Qualité, hygiène, sécurité et environnement ». Le programme totalise 120 crédits pour l’ensemble du cycle. Les enseignements sont dispensés en ligne et en présentiel, à partir de 17 h 30, afin de faciliter la participation des personnes en activité professionnelle. Des stages obligatoires complètent la formation, qui peut également ouvrir, sous certaines conditions, l’accès au doctorat. Soixante-six auditeurs ont déjà soutenu leur mémoire Depuis la création du Master, 66 auditrices et auditeurs ont soutenu leur mémoire. Pour la seule année écoulée, 35 personnes ont franchi cette étape, selon les chiffres communiqués lors de la cérémonie. Les profils des diplômés illustrent la diversité des débouchés de cette formation. Parmi eux figurent notamment une assistante de programme sur un projet de la Banque mondiale, un responsable du contrôle qualité dans le secteur agro-industriel, un prêtre et un inspecteur des installations classées. Pour l’année universitaire 2026-2027, la direction du Master a défini cinq priorités : améliorer la qualité de la formation, renforcer l’assiduité et le travail personnel, orienter les mémoires vers les réalités du terrain et les priorités nationales, développer l’ouverture professionnelle et consolider l’esprit de promotion ainsi que l’intégrité scientifique. Les cours débutent le lundi 19 octobre 2026, tandis que la clôture des inscriptions est fixée au 30 octobre. Le dépôt des mémoires de deuxième année est prévu pour le 30 mai 2027, les soutenances en juin et la fin de l’année académique le 31 juillet 2027. Cette rentrée intervient dans le cadre de la célébration des 20 ans de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », créée le 11 janvier 2006 et basée au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny. Elle s’inscrit dans la dynamique des Objectifs de développement durable (ODD) 5, consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes et à l’autonomisation des femmes et des filles, et 6, relatif à l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement. À travers cette formation, la Chaire UNESCO entend ainsi contribuer au développement de compétences capables d’intégrer les enjeux sociaux, économiques et environnementaux dans la gestion des ressources en eau et les politiques de développement. T.K.