Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire.
Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit.
Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps. Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades…
En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation.
Frères et sœurs bien-aimés,
Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu.
Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » (Luc 2, 14).
Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays.
Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9)
Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres.
À tous et à toutes, fructueuses célébrations!
Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An.
Philippe Cardinal OUEDRAOGOArchevêque Métropolitain de Ouagadougou
Réunis en séance plénière le mercredi 14 octobre 2026, sous la présidence du chef du Parlement, le camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, les 71 députés votants ont adopté à l’unanimité le projet de loi révisé portant administration du travail d’intérêt général (TIG) au Burkina Faso.
Bien qu’ayant enregistré des résultats encourageants, la loi n°035-2024/ALT du 8 novembre 2024 portant administration du travail d’intérêt général présentait plusieurs insuffisances qui ont rendu nécessaire sa révision.
Le nouveau texte vise à renforcer la réinsertion sociale des personnes condamnées et à contribuer au désengorgement des établissements pénitentiaires.
Parmi les principales innovations figurent le prononcé d’office du TIG pour certaines infractions mineures, l’élargissement des activités éligibles aux prestations intellectuelles et l’instauration d’un régime permanent de commutation des peines d’emprisonnement en travail d’intérêt général.
À travers cette adoption, l’Assemblée législative du peuple (ALP) contribue à l’évolution du dispositif pénal en faveur d’une justice qui privilégie la responsabilisation des personnes condamnées, leur réinsertion sociale et l’utilité collective.
La soixante-troisième session ordinaire du Conseil des droits de l’homme (CDH) s’est tenue du 7 septembre au 7 octobre 2026. La délégation burkinabè, conduite par la Camarade Sabine BAKYONO KANZIE, Ambassadeur, Représentante permanente du Burkina Faso à Genève a défendu les positions nationales et celles de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur certains points de l’ordre du jour de ladite session.
A l’occasion du débat général sur la mise à jour orale du Haut-commissaire, la délégation nationale a rappelé que l’incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées répond à la volonté du Peuple burkinabè de préserver les valeurs sociales, culturelles et familiales auxquelles il demeure profondément attaché.
Au cours du dialogue interactif avec le Groupe de travail sur les droits des paysans, la Camarade Sabine BAKYONO KANZIE a indiqué que les déplacements forcés des populations, la destruction des banques communautaires de semences du fait des attaques terroristes, ainsi que le changement climatique mettent en danger la diversité génétique des semences paysannes au Burkina Faso.
Face à ces défis, des mesures telles que la création de la Banque nationale de gènes, le lancement respectivement en 2023 et 2024 de l’Offensive agropastorale et halieutique et de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire sont mises en œuvre afin de soutenir la production locale, sauvegarder les semences locales et les variétés traditionnelles et garantir la souveraineté alimentaire.
Lors du dialogue interactif avec le Mécanisme d’expert sur les droits des peuples autochtones la délégation burkinabè a, au nom de la Confédération souligné que les mesures anti-terroristes prises par les pays de l’AES ont exclusivement pour objectifs de garantir aux communautés du Sahel, l’exercice sans discrimination aucune, de leurs droits et libertés.
La délégation a également relevé à titre national que le Burkina Faso compte une diversité d’ethnies et de religions qui cohabitent harmonieusement, constituant ainsi le socle essentiel de son unité nationale et d’autre part que les opérations antiterroristes menées par les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie visent à restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire et protéger les populations et leurs biens.
La délégation s’est également exprimée sur d’autres points inscrits à l’ordre du jour de cette 63e session du CDH.
Ambassade, Mission permanente du Burkina Faso à Genève
Le Camarade ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, a présidé, ce mercredi 14 octobre 2026, la cérémonie officielle de lancement du Poste de contrôle et de surveillance à haute protection sur la Route nationale n°3 (RN3), situé au rond-point du contournement Ouaga–Loumbila.
Organisée dans le cadre de la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), cette initiative traduit la volonté du Gouvernement de moderniser les dispositifs de sécurité, de renforcer la surveillance des axes routiers stratégiques et d’améliorer la qualité du service public de sécurité.
Doté d’équipements modernes et adaptés, ce poste permettra d’optimiser le contrôle des usagers, de renforcer la lutte contre la criminalité et l’insécurité routière, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux forces de police.
À travers cette réalisation, le ministère de la Sécurité réaffirme son engagement à bâtir un système de sécurité plus performant, plus proche des citoyens et davantage adapté aux défis actuels, dans l’esprit de patriotisme, de civisme et de participation citoyenne promu par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
La deuxième conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche de la Confédération des Etats du Sahel et Togo s’est tenue, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou.
Les pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et le Togo entendent faire de l’éducation un levier d’intégration et de souveraineté stratégique. Pour y parvenir, les ministères en charge de l’enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo ont jeté les bases d’une harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, à l’occasion de la deuxième conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, tenue le mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou. Le président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Antoine Béré, par ailleurs, président du collège des experts, a salué, au nom de ces derniers, la tenue de cette deuxième conférence, après celle organisée les 12 et 13 juin 2025 au Mali.
Selon lui, le comité des experts a soumis à la validation des documents portant sur l’état des lieux des régimes d’études et l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur de l’espace confédéral. Cette convergence des architectures de formation ouvre des perspectives en matière d’interopérabilité des institutions, ainsi que de mobilité des étudiants et des enseignants, a-t-il précisé. Face à l’ampleur des défis, cinq axes de coopération scientifique ont été définis en tenant compte de critères essentiels, des besoins identifiés, des capacités opérationnelles et de la valeur ajoutée d’une action conjointe. Sur le plan académique, six domaines prioritaires sont proposés à l’harmonisation, afin de favoriser la mobilité universitaire, la délivrance conjointe de diplômes et la reconnaissance des parcours.
Un gage de souveraineté
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, représentant le chef du gouvernement, a souligné la nécessité pour les institutions de répondre aux préoccupations des populations. « Nos institutions d’enseignement supérieur et de recherche doivent produire des solutions concrètes aux défis qui structurent le quotidien de nos populations : sécurité alimentaire, santé publi-que, changement climatique, gestion de l’eau, transformation des produits locaux et énergies renouvelables », a-t-il déclaré. Pour Adjima Thiombiano, les programmes de formation envisagés doivent permettre aux Etats de disposer des ressources humaines nécessaires à la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeurs de leurs ressources extractives et énergétiques.
Selon le ministre malien chargé de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, aucun peuple ne peut prétendre à une souveraineté réelle s’il dépend entièrement des savoirs, des technologies et des modèles de formation produits ailleurs. « L’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation est un levier stratégique pour renforcer les capacités des pays de l’AES et favoriser la maîtrise de leurs propres ressources humaines, scientifiques et technologiques », a-t-il soutenu. Le président de la Confédération de l’AES, Bassolma Bazié, a félicité les ministres chargés de l’Enseignement supérieur de l’espace AES pour ce cadre de réflexion de haut niveau. Il a ensuite rendu hommage au Togo, représenté par son ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur. Pour Bassolma Bazié, la mutualisation des compétences et des initiatives entre les Etats membres doit permettre de valoriser les ressources nationales et promouvoir un développement harmonieux, fondé sur l’innovation et la
coopération scientifique, ainsi que
de créer des pôles d’excellence régionaux.
L’OAPH 2026-2028 traduit la vision du camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, de transformer les résultats obtenus en une souveraineté alimentaire durable, soutenue par la maîtrise de l’eau, la transformation locale et la création de richesses nationales. Après la conquête de la souveraineté alimentaire, place à sa consolidation. Le cap est donné : produire davantage, transformer localement et renforcer durablement l’indépendance économique du Burkina Faso.
Avec un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %, le Burkina Faso a franchi une étape historique dans
sa marche vers la souveraineté alimentaire, grâce à la première phase de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025. Pour
le camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, cette performance constitue toutefois un point de départ, et non un aboutissement.
Il a ainsi instruit la mise en œuvre d’une deuxième phase, dénommée Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (OAPH) 2026-2028, afin de consolider les acquis, d’accroître durablement les productions et de renforcer la maîtrise des ressources en eau. Sous la conduite du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le camarade commandant Ismaël Sombié, cette orientation a été traduite en un cadre opérationnel adopté par le Conseil des ministres le 30 juillet 2026.
Des acquis solides pour franchir un nouveau palier
Entre 2023 et 2025, l’OAPH a permis de dépasser le million de tonnes de riz paddy, d’améliorer la production céréalière et de contribuer à la création de plus de 91 000 emplois, dont 26 000 permanents. Elle a également favorisé la mise en place d’instruments structurants, notamment le Fonds Dumu Ka Fa, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux (SOBIMAP) et les Brigades de mécanisation agricole. La nouvelle phase vise à consolider ces acquis, en cohérence avec les politiques sectorielles nationales et le plan RELANCE 2026-2030.
L’eau, pilier stratégique de la souveraineté alimentaire
L’intégration de l’hydraulique marque une évolution majeure de l’Offensive. A l’horizon 2028, le gouvernement prévoit d’assurer l’accès à l’eau potable à plus de 4,3 millions de personnes supplémentaires, de construire cinq barrages, de réhabiliter 200 barrages dégradés, de réaliser 200 systèmes d’adduction d’eau potable simplifiée et trois centres de production d’eau.
L’ambition englobe également l’amélioration du cadre de vie, avec 4 500 kilomètres de plantations d’alignement, 300 espaces verts, 150 ronds-points aménagés, dix stations de traitement des boues de vidange et deux unités intégrées de gestion des déchets solides.
Produire plus, transformer localement et créer des emplois
L’OAPH 2026-2028 cible les filières stratégiques du riz, du maïs, de la pomme de terre, du blé, du manioc, des oléagineux, du poisson, de la volaille, du bétail-viande, du lait, du karité et de la mangue. Six filières émergentes sont également retenues : l’ananas, le cacao, le palmier à huile, la banane plantain, le tournesol et la cuniculture.
Les objectifs sont ambitieux : couvrir 120 % des besoins en riz et en maïs, 25 % des besoins en blé, 65 % des besoins en poisson, 40 % des besoins en huiles alimentaires et 100 % des besoins en chair de poulet. Le gouvernement vise aussi
l’approvisionnement des abattoirs à hauteur de 300 000 bovins par an.
Huit initiatives et douze opérations pour des résultats concrets
La mise en œuvre repose sur huit initiatives et douze opérations spéciales. Les principales ambitions comprennent la production de
1,5 million de tonnes de riz paddy, grâce à l’aménagement de 100 000 hectares de bas-fonds et de 16 000 hectares de périmètres irrigués, ainsi que la production de trois millions de tonnes de maïs. Dans la filière lait, l’objectif est de transformer 75 millions de litres, avec l’insémination de plus de 100 000 vaches et l’introduction de 1 200 vaches laitières performantes.
Les opérations spéciales prévoient notamment la relance du blé sur 25 000 hectares, le développement du manioc grâce à 179 forages à gros débit et l’opération « Zéro exportation de bovins sur pied ». Celle-ci prévoit la construction de sept abattoirs modernes dotés d’unités de surgélation et la mise aux normes de cinq abattoirs existants. L’opération « Poulet bicyclette » ambitionne, quant à elle, l’autonomie en œufs à couver et en poussins, grâce à l’instal-lation de 1 325 fermes avicoles.
Des réformes et des investissements à la hauteur des ambitions
Pour pérenniser les acquis, des réformes institutionnelles sont prévues, notamment l’évolution de l’Agence Faso Abattoirs vers le statut de société d’Etat, l’encadrement de l’exploitation des zones pastorales et l’élargissement des attributions de la Centrale d’achat de médicaments vétérinaires à la production de vaccins et de médicaments vétérinaires.
Le coût global de l’Offensive est estimé à 839,99 milliards de francs CFA sur trois ans. A ce jour, 719,67 milliards, soit près de 86 % du budget, sont sécurisés. Le financement restant à mobiliser s’élève à 120,31 milliards de francs CFA. A l’horizon 2028, le gouvernement ambitionne une hausse de 40 % des productions agropastorales et halieutiques, la création
d’environ 125 000 emplois, une progression de 14,5 % du PIB agricole et une réduction de 20 % du nombre de ménages pauvres par rapport à 2024.
DCRPP/Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques
Les stagiaires de la 56e promotion de l’école nationale de police ont confectionné et posé des pavés, respectivement au siège de l’Agence Faso Mêbo et sur l’avenue Thomas Sankara, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou.
La pose de pavés dans la ville de Ouagadougou continue de bénéficier du soutien des Burkinabè. En effet, les élèves-stagiaires sous-officiers de police ont apporté leur aide en confectionnant et posant des pavés respectivement au siège de l’Agence Faso Mêbo, au lycée Philippe Zinda Kaboré et sur l’avenue Thomas Sankara, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou. Avec des pelles et moules de pavés en mains, la 56e promotion de l’Ecole nationale de police (ENP) s’est activée sur ces différents sites. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) sur instructions du ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana. Elle vise, selon les organisateurs, à traduire l’engagement citoyen des stagiaires de l’ENP à contribuer activement à la construction du Burkina Faso. L’élève sous-officier de police de la première année, Issa Belemou, par ailleurs, délégué général de la promotion, a indiqué que lui et ses camarades sont fiers de prendre part à la fabrication de pavés sur le site de l’Agence Faso Mêbo et à la pose de pavés sur l’avenue Thomas Sankara.
Construire le Burkina Faso
… avant de les poser sur l’avenue Thomas Sankara.
« Nous invitons la population à mettre la main à la pâte afin de construire notre pays, car, personne ne viendra d’ailleurs pour le faire. Comme le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré l’a si bien dit, c’est nous-mêmes qui devons construire notre pays et nous ne devons compter que sur nous-mêmes », a-t-il déclaré. Présent aux côtés des élèves-stagiaires de l’ENP, le lieutenant de police, Nohité Kambou, a soutenu que cette activité est menée avec l’accompagnement de la Direction générale de la police nationale (DGPN).
« Nous le faisons avec fierté et patriotisme. La Police nationale est engagée dans l’édification d’un Burkina Faso prospère avec abnégation. Donc, en notre geste vient renforcer ce que nous avons l’habitude de faire comme travail », a-t-il fait savoir. Pour Nohité Kambou, il faut encourager des moyens endogènes pour le développement de la Patrie. Il a invité les Burkinabè à s’unir pour soutenir l’Agence Faso Mêbo dans sa marche. « Si nous restons dans nos couloirs à brandir le patriotisme sans accompagner, cela ne sert à rien. Par conséquent, il faut qu’on se déplace sur le terrain aussi pour manifester notre apport », a-t-il conclu.
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a officiellement lancé, le mardi 13 octobre 2026 à Ziniaré, la production des passeports biométriques au sein de la direction régionale de la Police nationale de Oubri.
Les populations de Oubri peuvent désormais effectuer les formalités pour l’obtention de leurs passeports biométriques à Ziniaré, sans devoir se rendre à Ouagadougou. Depuis le mardi 13 octobre 2026, un service d’enrôlement est opérationnel au sein de la Direction régionale de la Police nationale de Oubri, sise à Ziniaré. Le dispositif a été lancé par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, en présence des autorités administratives et coutumières de la région. Selon les autorités, cette décentralisation vise à rapprocher l’administration publique des citoyens et à faciliter leur accès aux documents de voyage.
Pour le ministre Sana, le déploiement des kits mobiles d’enrôlement dans les régions va garantir un accès équitable aux services publics. Jusqu’à présent, les citoyens-résidents en région et désireux d’obtenir un passeport étaient contraints de se rendre à Ouagadougou ou à Bobo-Dioulasso pour accomplir les formalités. A l’en croire, ces déplacements occasionnaient des dépenses supplémentaires, des pertes de temps et des contraintes liées à la distance.
« Grâce au déploiement de kits mobiles d’enrôlement dans les régions, nos compatriotes pourront désormais effectuer les formalités nécessaires à l’obtention de leur passeport au plus près de leur lieu de résidence », a indiqué le ministre Mahamadou Sana. Cette stratégie s’inscrit également dans la dynamique de modernisation de l’administration publique, engagée notamment avec la mise en service, en 2024, du nouveau plateau technique d’émission des passeports de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Au-delà de la simplification des démarches, Mahamadou Sana a souligné les enjeux de souveraineté et de sécurité liés à la fiabilité des documents officiels. La sécurisation de l’identité, a-t-il indiqué, contribue à renforcer les capacités de l’Etat et à faciliter la mobilité des ressortissants burkinabè au sein de l’espace confédéral et à l’international. Le passeport biométrique burkinabè de l’AES coûte 50 000 F CFA, pour un délai de traitement de deux semaines. Le ministre de la Sécurité a exhorté les équipes techniques à garantir un accueil de qualité et à respecter les exigences de célérité, de transparence et de sécurité.
Réduire les distances et les dépenses
Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina a, pour sa part, insisté sur le fait que cette opération est en droite ligne avec les objectifs de la Révolution populaire progressiste (RPP) qui veulent que l’administration soit plus proche et plus accessible aux populations.
« Aujourd’hui, il n’est plus question que les citoyens fassent 30, 40 ou 400 kilomètres pour se faire enrôlés à Ouagadougou ou à Bobo-Dioulasso », a-t-il affirmé, soulignant que le nouveau dispositif permet désormais d’effectuer les démarches en région. Pour le DG, la mesure s’inscrit aussi dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. La gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, a salué une « vision politique forte ». Pour elle, cette initiative constitue une avancée dans le rapprochement des services publics des citoyens. Elle va notamment permettre aux populations de consacrer moins de ressources aux déplacements nécessaires à l’accomplissement de leurs formalités administratives.
Même satisfecit chez les populations. Le chef coutumier de Ziniaré, Naaba Saneem, a félicité les autorités pour cette initiative qui facilite l’accès aux documents d’identité et réduit les contraintes de déplacement des habitants. Il a aussi salué les efforts entrepris pour rapprocher davantage l’administration des citoyens.
L’ouverture du service à Ziniaré s’inscrit dans un programme d’extension de l’enrôlement des passeports biométriques dans toutes les régions du Burkina Faso.