Derniers articles

Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

0
Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Fourniture locale dans les mines: les achats en forte progression

Le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements a organisé, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou, des rencontres sectorielles sur la fourniture de biens et services aux sociétés minières.

Le contenu local gagne du terrain dans le secteur minier burkinabè. De 33 % en 2022, la part des achats locaux de biens et services des sociétés minières est passée à 57,84 % en 2025, selon les données présentées par l’administration des mines. Pour consolider cette dynamique, les acteurs du secteur se sont retrouvés à Ouagadougou, du 20 au 22 octobre 2026, pour échanger autour du fret et du transit, de la location d’engins miniers et des pièces de rechange, ainsi que des Equipements de protection individuelle (EPI).

Organisées par le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre des mines du Burkina (CMB), la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM), ces rencontres visent à identifier des solutions pour renforcer la participation des entreprises nationales aux approvisionnements miniers. Pour le secrétaire permanent, Zoéwendtaalé Zéphirin Zongo, ces échanges permettent aux fournisseurs, aux sociétés minières et à l’administration de confronter leurs difficultés et de rechercher des réponses concertées. « Nous attendons des recommandations fortes et opérationnelles pour améliorer la fourniture de biens et de services », a-t-il indiqué. Il a également relevé l’importance de prendre en compte les changements intervenus dans l’organisation du fret et du transit, notamment avec Faso Transit Logistique, ainsi que le rôle de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM).

La qualité et le financement en question

La cheffe de service par intérim de la promotion de la chaîne de valeurs minières, Germaine Ki Lingani, a souligné les avancées enregistrées depuis l’adoption de la loi n°017-2024/ALT du 18 juillet 2024 relative au contenu local dans le secteur minier. Elle a notamment rappelé les mécanismes de préférence nationale, les obligations de fourniture locale et les dispositions encadrant la sous-traitance et la cotraitance.
Les besoins d’approvisionnement prévisionnels des sociétés minières pour 2026 dépassaient 2 000 milliards F CFA, dont plus de 267 milliards F CFA. Pour les équipements de protection individuelle, les achats sont passés de plus de 4 milliards F CFA en 2023 à plus de 10 milliards en 2025.

Malgré ces opportunités, plusieurs obstacles freinent les fournisseurs nationaux. Germaine Ki Lingani a notamment cité l’accès difficile au financement, l’insuffisance de la production locale de certains biens et les tentatives de contournement de la réglementation. Elle a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité des entreprises, les normes de qualité et les relations entre fournisseurs et sociétés minières.

Le représentant de la CMB, Ezidor Bazemo, a, pour sa part, insisté sur le professionnalisme. Selon lui, la fourniture aux mines exige une bonne connaissance des produits, de leurs caractéristiques et des exigences techniques.
Il a également plaidé pour la mutualisation des moyens afin de renforcer leurs capacités d’intervention. Pour le représentant de Burkina Mining Company, Bouama Arnaud Wali, les rencontres constituent un cadre pour examiner les difficultés d’approvisionnement et identifier les possibilités offertes aux entreprises locales. Il a particulièrement insisté sur la conformité des équipements de
protection individuelle aux normes de sécurité. « Par exemple, si le cyanure n’est pas de qualité, cela peut avoir des conséquences sur la santé de l’employé qui fait la manutention », a-t-il averti.

Adama SAWADOGO

Faîtière des caisses populaires du Burkina: le mérite au sein du réseau célébré

La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a organisé une soirée de reconnaissance et d’excellence
de ses agents dénommé « BAORE », le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) est soucieuse du travail bien fait au sein de ses institutions. Dans le but de célébrer les agents qui s’inscrivent dans cette dynamique de quête permanente de l’excellence, elle a organisé une soirée de reconnaissance à leur profit, dénommé « BAORE ». La cérémonie de distinction s’est déroulée, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Durant cette soirée, au total 18 prix ont été décernés dans trois catégories.

La première a récompensé des prix individuels aux travailleurs, notamment la meilleure caissière, le meilleur administrateur, le meilleur agent de crédit et secrétaire. La deuxième catégorie a concerné les cadres transversaux et la troisième a porté sur la gouvernance.
Le représentant des récipien- daires, Salif Bruno Démé, a dédié son prix à son équipe et à ses proches, tout en exprimant sa joie et sa reconnaissance envers la FCPB. « C’est un prix qui vient m’interpeller à m’engager davantage », a-t-il confié.

Le président du conseil d’administration de la FCPB, Augustin Sawadogo, a félicité la détermination de la direction générale de la faitière pour avoir ravivé les flammes des Prix BAORE. Pour lui, cet évènement est une occasion pour célébrer à la fois le mérite individuel, les performances collectives et une invite au renforcement collectif des capacités. « Notre ambition est d’en faire un levier de motivation, d’émulation positive et d’amélioration continue au service de nos membres et du développement économique et social de notre secteur »,
a-t-il souligné. Les BAORE sont un engagement collectif qui invite à apprécier le chemin parcouru et à se projeter avec détermination vers de nouveaux objectifs, a-t-il ajouté.

« Dans un environnement marqué par des exigences croissantes en matière de qualité de service, de gouvernance, d’innovation et de performances, notre réseau doit poursuivre sa transformation tout en préservant des valeurs qui fondent son identité à savoir la solidarité, la proximité, la responsabilité et la confiance », a-t-il souligné. Il a, par la suite, souhaité que les distinctions reçues soient une source de fierté et une motivation supplémentaire pour franchir de nouvelles étapes.

Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a salué cette initiative et a appelé toutes les organisations et entreprises, publiques comme privées, à emboiter les pas de la FCPB qui, selon lui, est en phase avec la vision de son ministère.

Un appel à la rigueur et au travail bien fait

« Être serviteur du peuple est avant tout un état d’esprit, une exigence civique et morale, et une manière d’exécuter son métier, d’assumer pleinement les responsabilités et de contribuer efficacement à la vie de la Nation.
La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, a appelé les lauréats, ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à plus de rigueur et à servir d’exemple, aussi bien dans leurs caisses de base qu’au niveau de tout le Réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB). « C’est une lourde charge que chacun doit veiller à assumer au mieux, pour que les caisses populaires puissent toujours aller de l’avant et pouvoir réaliser leur mission, qui est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-elle rappelé.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Aissatou DIARRA

(Stagiaire)

IIe édition de « Le Faso Digital »: des innovateurs numériques récompensés

La deuxième édition de «Le Faso Digital », placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », a refermé ses portes, le samedi 24 octobre 2026, à Ouagadougou.

Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition de « le Faso Digital », le samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », avec le Rwanda comme pays d’honneur. Cette foire virtuelle a rassemblé des innovateurs, des entreprises, des institutions et des citoyens autour des enjeux de l’inclusion, de la souveraineté et de l’innovation numériques.

La cérémonie de clôture a été marquée par la récompense des lauréats du concours national d’innovation digitale. Le projet MU-POL a remporté le premier prix de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), d’une valeur d’un million de F CFA. Jinkasan a décroché le premier prix de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), doté de 500 000 F CFA. Alerte Contravention a également obtenu un premier prix, celui de Moov Africa Burkina Faso, d’une valeur de 500 000 F CFA.

Le projet Faso Parking a reçu le prix de UBA, tandis que le prix du public est revenu à EduBF, récompensé à hauteur de
100 000 F CFA. Selon le président du comité d’organisation, Cyriaque Paré, les conférences et les panels ont abordé des questions majeures, notamment l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique, la cybersécurité, la régulation, les services financiers numériques, les langues nationales et la transformation digitale des entreprises. Les échanges ont mobilisé plusieurs milliers de participants sur les plateformes Lefasodigital.net et Lefaso.net, s’est-il réjoui.

Un colloque annoncé pour 2028

Le président du comité d’organisation a annoncé une pause dans l’organisation de « Faso Digital » en 2027 afin de préparer, en 2028, un colloque international consacré au bilan de trente années de presse en ligne en Afrique de l’Ouest. « Cette pause ne sera pas non plus un temps d’inactivité de la foire virtuelle. Contrairement aux foires physiques dont l’exposition se referme au bout de quelques jours, la foire virtuelle reste ouverte », a-t-il expliqué. Cyriaque Paré a salué les experts, les conférenciers, les panélistes et les formateurs pour le partage de leurs connaissances. Il a également souligné l’importance de rapprocher les start-up, les entreprises et les structures d’accompagnement afin de favoriser l’accès aux clients, aux partenaires et aux financements.

Le parrain de la foire, Issifou Sorgho, a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomie des personnes en situation de handicap visuel et de leur accès aux avantages du numérique. Il a appelé à privilégier les initiatives qui améliorent leur formation et l’accessibilité numérique afin que le numérique soit véritablement accessible à tous d’ici à 2030.

Représentant la ministre chargée de la Transition digitale, Sié Maxime Da, a indiqué que cette édition a permis de découvrir de nombreuses initiatives portées par des talents burkinabè. Il a rappelé que le succès d’une innovation ne se mesure pas uniquement au prix remporté, mais surtout à sa capacité à répondre durablement aux besoins des populations. Il a invité les lauréats à consolider leurs projets et à rechercher des partenariats, tout en encourageant les administrations et les institutions publiques à s’intéresser aux solutions susceptibles d’améliorer les services aux citoyens.

Le représentant du ministre chargé de la Communication, Jean Noël Bonkoungou, a souligné que la transformation numérique dépasse les seules questions technologiques. Elle touche également à l’information, à la transmission des connaissances, à la préservation de la culture et au développement national. Il a salué cette initiative qui rapproche les acteurs du numérique, les institutions, les entreprises et les citoyens.

Lauréat du prix du public avec EduBF, Wend-Kuni Brice Josopho Sawadogo, s’est réjoui de cette opportunité de mettre en valeur son savoir-faire. Il a assuré vouloir poursuivre l’amélioration de son projet et développer des solutions innovantes pour faciliter le quotidien des populations au Burkina Faso, en Afrique et ailleurs dans le monde.

Boukary BONKOUNGOU

Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

UEMOA: des accords de « roaming » signés

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé
la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

Des accords de « roaming » dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont désormais une réalité, entre le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. En effet, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

Pour elle, lorsqu’un citoyen franchit une frontière, ses besoins de communication l’accompagnent. « Il doit pouvoir joindre ses proches, poursuivre ses activités et accéder aux services dont il a besoin », a-t-elle ajouté. Les accords signés, a souligné la ministre, constituent une étape dont l’utilité devra se mesurer à l’expérience des usagers.

Elle a invité les parties concernées à poursuivre leur coordination pour assurer leur mise en œuvre conformément aux dispositions convenues. « Les conditions techniques et commerciales applicables devront être expliquées aux usagers, de même que les démarches à suivre lorsqu’ils rencontrent des difficultés », a préconisé Aminata Zerbo.

Le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) Burkina, Wendlassida Patrice Compaoré, a expliqué que pour les populations, le « roaming » ne constitue pas simplement un mécanisme technique ou règlementaire. Il a fait savoir qu’il doit satisfaire les besoins de pouvoir rester connecté lorsque l’on franchit une frontière, de pouvoir appeler ses proches, de poursuivre ses activités professionnelles, d’effectuer ses opérations et d’accéder aux services numériques, dans des conditions claires, transparentes et accessibles.

270 milliards de dollars à l’horizon 2030

« Cette responsabilité nous engage à maintenir un dialogue permanent entre les régulateurs, à favoriser le partage d’expériences
et à rechercher des solutions communes aux défis auxquels nos Etats sont confrontés », a-t-il poursuivi. Il a aussi précisé que la signature de ces accords doit être considérée comme le point de départ d’une nouvelle phase à savoir leur mise en œuvre et leur suivi.
Le commissaire de l’UEMOA chargé du développement humain, Mamadu Serifo Jaquite, représentant le président de la commission de l’UEMOA, a assuré que la Commission de l’UEMOA accorde une attention particulière à la question de l’itinérance mobile au sein de l’espace communautaire. Il a, en outre, laissé entendre qu’à l’échelle du continent africain, les données publiées par la GSMA (Global system for mobile communications association) dans son rapport « The Mobile economy africa 2025 » soulignent l’importance économique de cette transformation. « En 2024, les technologies et services mobiles ont contribué à hauteur de 220 milliards de dollars américains, soit 7,7 % du produit intérieur brut du continent. La GSMA estime que cette contribution pourrait atteindre 270 milliards de dollars à l’horizon 2030 », a-t-il révélé.

Wendyam Pascaline KALMOGO

De la démocratie vertueuse

Après avoir mis en exergue l’hypocrisie de la démocratie gréco-romaine avec tous ces « damnés de la terre » et autres exclus du système qui dament actuellement le macadam en Occident sous le feu des forces du « désordre », il convient de revenir sur la conception de cette même démocratie selon les révolutionnaires progressistes qui sont à la tête de nos Etats depuis quelques années et dont les systèmes de gouvernance produisent de plus en plus des résultats tangibles. Dans l’entendement de cette nouvelle « race » de dirigeants, on ne saurait parler de démocratie véritable tant qu’il existe des classes distinctes, mais bel et bien de démocratie de classes.

Une démocratie étroite, tronquée, fausse, hypocrite, un paradis pour les riches et un piège pour les pauvres ainsi que la situation du pays réel le laisse voir 60 ans après les indépendances. Il faut donc que le pouvoir révolutionnaire prenne sa responsabilité pleine et entière en développant et en étendant la démocratie prolétarienne à travers une refondation de l’Etat néocolonial pour redonner espoir au peuple. D’où la volonté de relever le défi de l’édification d’un Etat solidaire, fort, prospère et indépendant ce qui revient à renforcer l’état de droit en vue de garantir la justice, la primauté du droit et la transparence.

Or, comme indiqué plus haut, telle qu’elle héritée du système colonial, la démocratie parlementaire et ses « incarnations » ne vise qu’à aboutir à des démocraties factices.
Aucun révolutionnaire conscient et conséquent ne peut accepter cet état de fait et la « démocratisation » du Conseil supérieur de la
magistrature (toutes les composantes de la société y sont désormais représentées), la refondation du système éducatif ainsi que de l’administration participent de cette vision. Une vision soutenue par le souverainisme économique également (la dernière loi sur les sociétés à caractère stratégique nous le rappelle) si tant est que c’est l’infrastructure qui détermine la superstructure.

Ce n’est pas une chasse aux sorcières, mais une volonté de débarrasser notre système politique, économique et social de ces iniquités basiques pour aller plus au large et accomplir notre destin. Il faut donc renverser la table pour engendrer un nouvel Etat qui répond réellement aux attentes des populations et qui s’adapte au contexte socio-économique.
L’impasse dans laquelle se trouvent les démocraties occidentales doit nous conforter dans cette option qui aura le mérite de nous éviter les écueils de l’ultralibéralisme et des soulèvements populaires qui en découlent.
Un enseignement du matérialisme historique.

Boubakar SY

66e anniversaire des forces armées nationales: La garnison de Dédougou débute ses préparatifs avec un cross populaire

Les Forces armées nationales ont, à Dédougou, dans la région de Bankui, lancé les activités régionales commémoratives du 66e anniversaire de leur création, le mardi 20 octobre 2026, à travers un cross populaire suivi d’une séance d’aérobic.

En prélude à la célébration régionale du 66e anniversaire de l’existence de l’Armée nationale burkinabè le 1er novembre prochain, plusieurs activités préparatoires sont à l’affiche dans le Bankui et le Sourou. L’heure est aux préparatifs et à la mise en œuvre des différentes activités qui ont déjà débuté, le mardi 20 octobre 2026 à Dédougou avec la tenue d’un cross populaire. Cette activité sportive a mobilisé de nombreux participants issus des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des autorités administratives locales. Le chef de corps du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC), Abdu Rahim Zerbo, représentant le parrain de l’activité, a expliqué que le cross, suivi d’aérobic, a permis de mettre en jambe les acteurs pour la suite des activités à mener dans le cadre de la présente commémoration. Ces activités, a-t-il dit, se déclinent, entre autres, en conférences publiques, en compétition de ballon militaire en attendant le clou de la célébration de ce 66e anniversaire qui va intervenir le 1er novembre avec la cérémonie de prise d’armes. Il a saisi l’occasion pour saluer la mémoire des victimes du terrorisme. M. Zerbo a, par ailleurs, invité la population à
s’intéresser aux différentes activités qui vont être déroulées.

Yacouba BELEM

Festival de l’intégration: les saveurs africaines au servicedes peuples

En marge de la IXe édition du Forum national de l’intégration, le ministère des Affaires étrangères a organisé le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua.

La diversité culinaire et culturelle a été à l’honneur lors de la IXᵉ édition du Forum national de l’intégration. En effet, en marge de ce forum, s’est tenu le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua. La manifestation a réuni une dizaine de pays autour de leurs richesses culturelles et gastronomiques. Le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Haïti et le Nigeria figuraient parmi les pays représentés. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la coupure du ruban symbo-lique par la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Stella Eldine Kabré.

Elle a ensuite effectué une visite des stands des pays parti-cipants, accompagnée des autorités présentes. Au cours de cette visite, le ministre a salué la diversité des spécialités culinaires présentées, relevant les similitudes entre certains mets et les particularités propres à chaque pays. Elle a également invité les participants à faire de cette rencontre un cadre de renforcement de l’intégration africaine dans ses dimensions culturelle, économique et sociale. Les mets traditionnels ont constitué l’un des principaux attraits du festival. Dans les différents stands, les visiteurs ont pu découvrir des préparations culinaires variées, témoins de la richesse des
patrimoines gastronomiques des pays représentés.

Stella Eldine Kabré s’est réjouie de la tenue de cette rencontre, qu’elle considère comme une occasion de consolider les liens entre les peuples africains. Par ailleurs, le ministre délégué a apprécié la qualité des présentations et la diversité des mets proposés. Elle a notamment relevé les ressemblances entre certaines spécialités culinaires, tout en soulignant les particularités de chaque pays. Pour elle, ces découvertes contribuent à une meilleure connaissance des cultures africaines. Au-delà de la gastronomie, Stella Eldine Kabré a mis en avant la cohésion sociale, le partage et la solidarité observés entre les différentes communautés présentes. Elle a ainsi appelé à poursuivre les efforts en faveur d’une intégration africaine dans ses dimensions culinaire, culturelle et économique. « Il faut vraiment que nous travaillions à ce que cette intégration soit totale », a-t-il insisté, invitant les populations à visiter les différents stands, à découvrir les spécia-lités des pays participants et à faire de ce rendez-vous un cadre de rapprochement entre les peuples africains.

Les communautés célèbrent la diversité africaine

Présent à cette rencontre aux côtés de ressortissants de différentes nationalités, le vice-président national de la communauté ivoirienne au Burkina Faso, Amadou Sanon, a exprimé sa satisfaction de prendre part à ce rendez-vous consacré à l’intégration africaine.Il s’est réjoui de la tenue du Festival de l’intégration à Gaoua qui, à ses yeux, est une occasion de renforcer les liens entre les peuples africains. « Ce festival est le bienvenu. Aujourd’hui, on est là, parmi nos frères africains de toutes nationalités. Nous sommes ravis de participer à ce forum de l’intégration africaine. On sent la chaleur humaine, on sent la chaleur africaine. L’union entre nous, les peuples africains, c’est ce qu’on recherchait », a-t-il déclaré. La communauté nigérienne a également salué l’initiative.

Pour Saïdou Zalia, membre de cette communauté, le Festival de l’intégration nationale constitue une occasion de faire découvrir les spécialités culinaires du Niger et de consolider les liens entre les peuples africains. La nigérienne a estimé que cette rencontre permet aux différentes communautés de valoriser leur patrimoine gastronomique, tout en favorisant les échanges culturels et le rapprochement entre les peuples. A travers la présentation des mets nigériens, a soutenu Saïdou Zalia, la communauté entend ainsi contribuer à la promotion de la diversité culinaire africaine et au renforcement de l’intégration entre les communautés vivant au Burkina Faso. Des danses traditionnelles et des prestations artistiques des pays représentés ont également rythmé le festival, dans une ambiance de convivialité et de partage. A travers ces rencontres et ces découvertes, la manifestation a offert aux communautés un cadre d’échanges et de rapprochement, avec l’ambition de renforcer les liens entre les peuples africains. Placée sur le thème « L’intégration africaine à l’ère de la Révolution progressiste populaire », la IXe édition du Forum national de l’intégration s’est tenue, du lundi 19 au jeudi 22 octobre 2026 à la salle polyvalente de Gaoua.

Boudayinga J-M THIENON

SIAO: 2026800 000 visiteurs attendus

Le comité national d’organisation de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a fait l’état des préparatifs, lors d’une conférence, vendredi 23 octobre à Ouagadougou.

A quelques jours de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, le comité national d’organisation était face à la presse, le vendredi 23 octobre dernier, afin de faire le point des préparatifs. L’édition 2026 du SIAO se tient autour du thème :
« Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ». Le Ghana en est le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger sont les pays invités spéciaux, a confié le président du comité national d’organisation (PCNO) du SIAO, Alassane Ouédraogo. Il a annoncé que 800 000 visiteurs sont attendus. Ceux-ci vont avoir l’occasion de découvrir le savoir-faire de 6 000 exposants, qui vont occuper les 800 stands prévus pour la vitrine de l’artisanat africain. Le PCNO du SIAO 2026 a ajouté que plus de 100 acheteurs professionnels provenant des 5 continents et 350 journalistes issus de 50 médias nationaux et internationaux seront présents.

Pour ce qui concerne les innovations introduites pour cette édition, Alassane Ouédraogo a révélé que le comité a décidé d’augmenter le nombre de porte d’entrée et de sortie, en vue de faciliter l’accessibilité au site. De plus, des ateliers thématiques destinés à favoriser une meilleure vulgarisation des métiers de l’artisanat au niveau du Village artisanal de Ouaga-dougou (VAO) vont être organisés. La climatisation de tous les pavillons, la création du « village du pays invité d’honneur » et l’installation de points d’information dans les pavillons sont également des innovations à signaler dans le cadre du SIAO 2026. Le comité national d’organisation a inscrit au programme des activités sportives. Il s’agit d’une course cycliste tenue le 24 octobre 2026 et un cross populaire le 29 octobre prochain. « Toutes ces innovations répondent à l’ambition de faire du SIAO, un salon moderne, attractif, accessible, professionnel et davantage tourné vers les besoins des exposants, des acheteurs et des visiteurs », a déclaré Alassane Ouédraogo.

Reconnaissance du mérite des artisans

Pour ce qui concerne les activités traditionnelles, il a cité l’exposition-vente de produits de l’artisanat africain, le concours de la créativité au Pavillon Thomas-Sankara, les rencontres d’affaires B to B, le séminaire autour du thème central, la journée du pays invité d’honneur, les animations culturelles et artistiques, ainsi que la nuit des artisans méritants. Le PCNO a signifié que la 18e édition du SIAO entend poursuivre la tradition de la reconnaissance du mérite et de l’excellence. Parmi les principaux prix figurent le Grand prix du Président du Faso, le prix du Président de l’Assemblée législative du peuple, le prix de la créativité Thomas-Sankara, le prix du ministre chargé de l’artisanat, le prix de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA). Par ailleurs, divers prix spéciaux vont être décernés aux artisans par les différents partenaires.

Le PCNO a rappelé aux acheteurs professionnels que le SIAO s’érige comme un espace privilégié de découverte de l’offre artisanale africaine. Le président de la commission sécurité, Abdoul Aziz Yonly, a confié que toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour établir un dispositif de sécurité efficace. « Les recommandations de l’édition précédente vont nous permettre de mettre en place un dispositif innovant pour éviter les longues files », a-t-il déclaré. Il a encouragé les visiteurs ainsi que les
exposants à respecter de manière scrupuleuse les consignes établies afin de faire de cette édition une réussite.

Nadège YE
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Coopération Burkina Faso-UICN: le directeur régionalde l’institution échange sur le renforcementdu partenariat

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la camarade ministre déléguée, Bebgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, le vendredi 23 octobre 2026, le directeur régional de l’Union internationale pour la Conservation UICN pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Balla Moussa Sidibé.

Le directeur de l’UICN et son équipe sont venus taduire leur reconnaissance au ministère des Affaires étrangères en tant qu’autorité de tutelle, pour l’appui que le gouvernement leur apporte dans le cadre de leur mission au Burkina Faso. Il s’est agi aussi pour l’UICN, de réaffirmer son engagement à appuyer le Burkina Faso en termes d’expertise et de mobilisation de ressources pour la protection de l’environnement. Cette audience a permis à l’équipe, de recevoir des orientations du chef de la diplomatie burkinabè, en vue de guider et de renforcer les interventions de l’institution en matière de conservation de la nature, au Burkina Faso et dans l’espace confédéral AES. Il s’agira pour l’UICN, selon son directeur régional, de soutenir le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans leurs efforts de protection de la nature et de favoriser une réponse concertée et des solutions durables de préservation de l’environnement et de la biodiversité dans ces trois pays. Le ministre des Affaires étrangères a apprécié cette nouvelle approche de l’UICN de coordonner ses interventions dans les pays de la Confédération AES qui partagent des défis communs dans le domaine de l’environnement. Il a indiqué la disponibilité du ministère des Affaires étrangères, pour poursuivre la collaboration avec l’UICN, un partenaire averti du Burkina Faso sur les questions environnementales. Présente au Burkina Faso depuis 1990, l’UICN accompagne le pays pour la réalisation des programmes de restauration des terres, de maitrise de l’eau, de résilience des productions et de valorisation des chaines de valeurs et des emplois en milieu rural. Dans la continuité de cette coopération, l’organisation a aligné ses interventions sur les objectifs du Plan Relance afin de contribuer efficacement à sa mise œuvre.

DCRP/MAE

Pleins phares sur le Faso

Du 30 octobre au 8 novembre 2026, le Burkina Faso sera sous les projecteurs internationaux. Pendant dix jours, le pays accueillera simultanément la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et la 37e édition du Tour du Faso. Deux grands rendez-vous qui, au-delà de leur dimension économique, culturelle et sportive, offrent au Burkina Faso l’occasion de montrer ses talents, de valoriser ses richesses et de réaffirmer son ouverture au monde.

Au SIAO, le génie créateur africain sera une nouvelle fois à l’honneur. Pour cette édition, les organisateurs annoncent 800 stands, plus de 6 000 exposants venant d’au moins 30 pays et plus de 800 000 visiteurs. Une centaine d’acheteurs profes-sionnels des cinq continents et au moins 350 journalistes représentant 50 médias nationaux et internationaux sont égale-ment attendus. Ces chiffres donnent la mesure de ce rendez-vous pour les artisans, les opérateurs économiques et les promoteurs des produits locaux.
Le thème retenu : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? » invite à réfléchir à l’avenir de l’artisanat africain. Il ne suffit plus d’exposer des oeuvres et de faire admirer des savoir-faire. Il faut surtout se donner les moyens de conquérir des marchés, de créer des emplois et de contribuer davantage à la richesse de nos économies. La présence du Ghana comme pays invité d’honneur, aux côtés du Mali et du Niger, invités spéciaux, donnera à cette édition une résonance particulière. Les innovations annoncées, notamment la climatisation des pavillons, les ateliers thématiques et l’amélioration des accès, devraient également donner un éclat particulier à cette édition.

Au même moment, les routes du Faso vibreront au rythme du cyclisme. La 37e édition du Tour du Faso réunira 15 équipes dont trois burkinabè et douze étrangères pour dix étapes à travers huit régions. Les coureurs parcourront 1399,97 kilomètres de course effective, auxquels s’ajouteront 988 kilomètres de transbordement. De Ouagadougou à Kaya, de Koudougou à Boromo, de Bobo-Dioulasso à Pâ, jusqu’à l’arrivée finale dans la capitale, la compétition donnera à voir la diversité des territoires burkinabè et fera découvrir, au fil des étapes, les richesses humaines, culturelles du pays.

L’organisation simultanée de ces deux manifestations constitue toutefois un défi, mais surtout une démonstration de la résilience du peuple burkinabè. En effet, malgré la situation sécuritaire qui mobilise les Forces combattantes et les Burkinabè pour la reconquête totale du territoire, le pays des Hommes intègres continue de valoriser ses compétences, d’accueillir des participants étrangers et de faire vivre ses espaces d’échanges économiques, culturels et sportifs. Cette dynamique vient clouer le bec aux contempteurs du Burkina Faso qui le réduisent à ses seules difficultés et le présentent comme infréquentable. Le SIAO et le Tour du Faso sont donc autant d’occasions de renforcer son attractivité, de nouer des partenariats et de montrer au monde une autre facette de la réalité nationale.

Le Burkina Faso a déjà démontré son savoir-faire dans l’organisation de manifestations d’envergure notamment le FESPACO, la SNC et le SITHO. Les équipes techniques, les services publics et les acteurs économiques ont chacun un rôle essentiel à jouer pour faire de ces deux rendez-vous une réussite. Cette expérience doit se traduire par une organisation rigoureuse, une sécurité adaptée, des prestations à la hauteur des attentes et la légendaire hospitalité burkinabè qui sera tout aussi déterminante.

L’heure est donc à la mobilisation générale. Soutenons nos artisans, encourageons nos cyclistes, valorisons nos produits locaux et faisons connaître ces manifestations autour de nous. Aux opérateurs économiques et aux partenaires de saisir les occasions offertes pour transformer cette visibilité en marchés, en investissements et en emplois durables.
Que la créativité de nos artisans porte haut nos ambitions industrielles, que le courage de nos cyclistes inspire notre marche collective et que l’hospitalité de notre peuple marque les esprits. Le Burkina Faso a rendez-vous avec le monde. Nous devons faire de ces dix jours une réussite et montrer, par nos actes, le meilleur de notre pays.

Assetou BADOH