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RECRUTEMENT D’UN CABINET POUR LA FOURNITURE, L’INSTALLATION ET LE PARAMÉTRAGE D’UN LOGICIEL INTÉGRÉ DE GESTION FINANCIÈRE ET DE PAIE AU PROFIT DE TAFOUK TV
- Contexte et justification
- Objet de la mission
- Principales prestations
- L’analyse et la formalisation des besoins fonctionnels et techniques ;
- La réalisation d’un diagnostic du système actuel de gestion ;
- L’élaboration d’un cahier des charges fonctionnel et détaillé ;
- La proposition t la mise en place d’une solution logicielle intégrée adaptée aux besoins de TAFOUK TV ;
- Le paramétrage et la configuration de la solution ;
- La migration des données disponibles le cas échéant ;
- L’installation et la sécurisation de la base de données ;
- Le déploiement de la solution ;
- La formation des utilisateurs et des administrateurs ;
- L’assistance technique et fonctionnelle au démarrage ;
- La correction des anomalies et l’optimisation du paramétrage.
- la comptabilité générale ;
- la comptabilité analytique ;
- la comptabilité budgétaire ;
- la gestion des engagements et des dépenses ;
- la gestion de la trésorerie ;
- le suivi budgétaire en temps réel ;
- la production des états et rapports financiers ;
- la gestion multi-projets et, le cas échéant, multi-financements.
- la gestion du personnel (statutaires, contractuels et pigistes) ;
- le calcul automatique des salaires et des rémunérations ;
- la gestion des primes, indemnités et autres éléments de rémunération ;
- la gestion des retenues fiscales et sociales ;
- l’édition des bulletins de paie ;
- les états des déclarations sociales et fiscales.
- la gestion des pigistes, collaborateurs externes, et journalistes indépendants ;
- la gestion des honoraires des prestations ;
- le suivi des missions et éléments associés ;
- des tableaux de bord dynamiques ;
- reporting ;
- profils et droits d’accès ;
- Traçabilité des opérations ;
- Séparation des fonctions ;
- Circuits d’approbation ;
- Sauvegarde et sécurité des données.
- Une sécurité conforme aux normes internationales ;
- Une base de données robuste et fiable ;
- Un système de sauvegarde automatique ;
- Une accessibilité réseau, y compris en environnement multi-sites si nécessaire ;
- La possibilité de digitaliser les pièces justificatives ;
- Une comptabilité avec les normes comptables applicables aux entités publiques.
- un cahier des charges fonctionnel validé ;
- une solution logicielle installée et opérationnelle ;
- un système paramétré conformément aux procédures de TAFOUK TV ;
- une base de données initialisée et sécurisée ;
- des utilisateurs formés à l’utilisation du logiciel ;
- un système de paie fonctionnel et fiable ;
- des états financiers automatisés ;
- un dispositif de sauvegarde et de sécurité pleinement opérationnel.
- Étendue de la mission
- l’analyse organisationnelle ;
- l’identification des flux financiers ;
- l’analyse des besoins en matière de paie ;
- la prise en compte des spécificités liées au secteur audiovisuel.
- la gestion des profils utilisateurs ;
- la traçabilité des opérations (logs) ;
- la séparation des fonctions ;
- des validations multi-niveaux.
- Exigences techniques
- une sécurité conforme aux normes internationales ;
- une base de données robuste et fiable ;
- un système de sauvegarde automatique ;
- une accessibilité réseau, y compris en environnement multi-sites si nécessaire ;
- la possibilité de digitaliser les pièces justificatives ;
- une compatibilité avec les normes comptables applicables aux entités publiques.
- Durée de la mission
- Profil du cabinet ou du prestataire
- la mise en place de systèmes de gestion financière intégrés ;
- le développement ou le paramétrage de logiciels de comptabilité et de paie ;
- l’accompagnement d’organisations publiques ou parapubliques.
- d’une équipe pluridisciplinaire qualifiée ;
- de références similaires dans des projets comparables ;
- d’une capacité d’assistance et de maintenance post-implémentation.
- Dossier de Manifestation d’Intérêt
- une lettre de manifestation d’intérêt ;
- une présentation générale du cabinet ou du prestataire ;
- les références pertinentes du cabinet ou du prestataire, accompagnées des attestations ou documents justificatifs disponibles ;
- une description des expériences similaires réalisées ;
- le CV du Consultant ou des experts proposés par le cabinet ;
- les coordonnées précises du Cabinet ou du prestataire ;
- tout document permettant d’apprécier les capacités techniques et professionnelles du Cabinet ou du prestataire.
- Adresse et date de dépôt des dossiers
AVIS À MANIFESTATION D’INTÉRÊT N°003/CA/TAFOUK TV/2026
- Contexte et justification
- Objet de la mission
- Objectif général
- Étendue de la mission
- Réaliser un diagnostic organisationnel et fonctionnel de TAFOUK TV, y compris au niveau des bureaux pays ;
- Analyser l’organisation, les fonctions, les responsabilités, les délégations de pouvoir et les circuits de décision ;
- Établir une cartographie des processus ;
- Élaborer les procédures de gestion administrative ;
- Élaborer les procédures de gestion des ressources humaines, y compris celles relatives aux contrats, aux évaluations, pigistes et consultants ;
- Formaliser les procédures budgétaires, financières et de trésorerie ;
- Formaliser les procédures comptables conformément aux référentiels applicables ;
- Définir les procédures relatives aux acquisitions de biens et services, et à la gestion, des marchés ;
- Intégrer les procédures de gestion des stocks, des immobilisations et de la comptabilité matière ;
- Intégrer les procédures spécifiques aux activités de production télévisuelle ;
- Mettre en place un dispositif de contrôle interne et de gestion des risques ;
- Élaborer les formulaires, fiches, modèles et circuits de validation nécessaires ;
- Proposer un plan de mise en œuvre du Manuel de procédures ;
- Assurer la formation des utilisateurs, en vue de son appropriation.
- Profil et Composition de l’équipe
- Diplôme d’Expert-Comptable ;
- Au moins dix (10) années d’expérience professionnelle pertinente ;
- Expérience confirmée dans l’élaboration de manuels de procédures administratives et comptables ;
- Avoir réalisé au moins trois (03) missions similaires avec succès ;
- Expérience dans la mise en place de dispositifs de contrôle interne, de systèmes de gestion et de procédures organisationnelles ;
- Une expérience dans des organismes publics, parapublics ou organisations à caractère supranational constitue un atout important ;
- Excellente capacité de coordination, de rédaction et d’animation d’ateliers de validation.
- Diplôme de niveau Bac+5 en administration, gestion des ressources humaines, droit, gestion ou discipline connexe ;
- Au moins huit (8) années d’expérience pertinente ;
- Expertise en organisation administrative, gestion de ressources humaines, contrats, rémunérations, missions, congés, dossiers du personnel et services généraux ;
- Bonne connaissance des mécanismes de gestion administrative et sociale applicables dans les Etats membres de l’AES ;
- Expérience démontrée dans l’élaboration de procédures administratives et de gestion de ressources humaines.
- Diplôme de niveau Bac+5 minimum en gestion, droit, administration publique, logistique, achats, marchés publics ou domaines connexe ;
- Au moins huit (08) années d’expérience professionnelle pertinente ;
- Expertise en planification et passation des marchés, gestion des contrats, achats, réception et suivi des prestations ;
- Bonne maîtrise de la gestion des stocks, des immobilisations, des équipements et du parc automobile ;
- Expérience avérée dans la mise en place de procédures de gestion logistique et de contrôle des biens ;
- Une bonne connaissance des procédures de passation des marchés applicables dans les Etats membres de l’AES constitue un atout.
- Diplôme de niveau Bac+5 minimum en gestion, administration, audiovisuel, communication, management des médias ou domaine équivalent ;
- Au moins cinq (05) années d’expérience pertinente dans le secteur audiovisuel ou des médias ;
- Bonne connaissance des processus spécifiques liés à la production télévisuelle, aux missions de terrain, à la rémunération des collaborateurs et pigistes, aux droits audiovisuels, à la programmation, à l’archivage et à la gestion des contenus audiovisuels ;
- Capacité à traduire les spécificités opérationnelles d’une chaîne de télévision en procédures administratives, financières et comptables adaptés.
- Dossier de Manifestation d’Intérêt
- une lettre de manifestation d’intérêt ;
- une présentation générale du cabinet ;
- les références pertinentes du cabinet, accompagnées des attestations ou documents justificatifs disponibles ;
- une description des expériences similaires réalisées ;
- les CV des experts proposés ;
- les coordonnées du Cabinet ;
- tout document permettant d’apprécier les capacités techniques et professionnelles du Cabinet.
- Présélection
- Durée de la mission
- Adresse et date de dépôt des dossiers
Equestre : Grand prix international Jacqueline Ouégnin

𝐃𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐭𝐮𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨
Les attentes du Burkina Faso à ce sommet ont traduit cette ambition en objectifs concrets : renforcer la formation, les transferts de technologies et les capacités nationales de production. Produire suffisamment pour se nourrir, transformer les ressources minières sur place et développer les compétences nationales : telles sont les priorités défendues par le Chef du Gouvernement, dans la mise en œuvre de la vision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré.
La reconquête du territoire a également occupé une place importante dans l’entretien. Le Premier ministre a fait état d’une amélioration significative et continue de la situation sécuritaire. Il a précisé que le chiffre de plus de 74 % du territoire consolidé concernait les zones reconquises, sécurisées durablement et où les populations déplacées avaient pu se réinstaller. Il a aussi souligné l’apport du partenariat russe à la prise en main des équipements et au renforcement des capacités des Forces combattantes.
Cette lutte pour la souveraineté, portée avec le Mali et le Niger au sein de la Confédération des États du Sahel, comporte également une dimension informationnelle. Le Chef du Gouvernement a dénoncé les campagnes de désinformation visant les États de l’AES et plaidé pour des relations internationales fondées sur le respect des peuples.
À travers cet entretien, le Premier ministre a porté l’orientation claire de la Révolution progressiste populaire, notamment dans son volet diplomatique : bâtir des partenariats qui renforcent les capacités du Burkina Faso, préservent sa liberté de choix et servent les aspirations de son peuple.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
Marche sportive Raguilio/ IVe Editon : Drissa Sawadogo et Aude Marie Saboué conservent leur trône

Le porte-parole du gouvernement à la diaspora Burkinabè vivant à Naples : « Pensez au pays, ayez confiance aux autorités, sachez que nous n’allons jamais vous trahir »
DCRP-MCCAT
Cofinancement du développement: l’AES et la Russie balisentles domaines prioritaires
En prélude au 3e sommet Russie-Afrique, la société d’Etat de développement et la banque confédérale
pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel ont eu une séance de travail, mardi 27 octobre 2026 à Moscou.
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue de l’Economie et des Finances ont
participé à une séance de travail entre la société d’Etat de développement (VEB.RF) et la banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel (BIDC), mardi 27 octobre à Moscou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du troisième sommet Russie-Afrique a permis aux deux parties d’échanger autour de leurs visions de la coopération et des domaines prioritaires de partenariat.
Le vice-président de la société d’Etat de développement, Daniil Algulian, a rappelé que la VBE.RF est une institution financière, vielle de 150 ans. Il a souligné que les relations entre la Russie et les Etats du Sahel datent de plus de 60 ans. C’est pourquoi, le vice-président de la VBE.RT a affirmé que la séance de travail marque le renouveau de vieilles relations. « Actuellement, notre portefeuille pour l’Afrique dépasse deux milliards de dollars et nous comptons l’augmenter », a-t-il assuré. Pour lui, le potentiel de l’AES est énorme et la Russie, à travers son agence de développement, entend être un témoin du renouveau de l’Afrique et du Sahel.
Le représentant des ministres des Affaires étrangères de l’AES, Karamoko Jean Marie Traoré, a remercié la fédération de Russie pour l’institution de ce cadre qui vise à la rapprocher des Etats du Sahel. « Pour nous, le présent cadre inaugure des relations nouvelles, puisqu’il s’agit d’un renouement avec des partenaires africains dans un contexte où les Etats du sahel savent où ils veulent aller. Il s’agit d’une
nouvelle étape dans la construction autour de nos intérêts majeurs », a-t-il précisé.
Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la banque confédérale a vu le jour pour répondre à la vision de financer la souveraineté.
Le président de la BIDC, Serge Auguste Bayala, a relevé que l’une des préoccupations fondamentales est de faire du développement international, un instrument au service de bien-être des populations. Il appelé les responsables de la VBE.RT à passer à une requalification et un recyclage du partenariat avec les Etats du Sahel. « Je vous exhorte à passer à une logique de coproduction de richesses, de partage des risques et à faire des Etats du Sahel, des espaces d’investissement. Serge Auguste Bayala a déclaré que les secteurs prioritaires pour l’espace confédérale sont l’énergie, le développement de l’économie urbaine et le développement des infrastructures aussi bien physiques que financières.
Le ministre chargé de l’Economie, Aboubakar Nacanabo, a insisté sur l’importance de créer de la valeur et des opportunités pour les jeunes. Son homologue du Mali a salué la tenue de la séance de travail. Pour lui, il s’agit d’un signal fort qui va être matérialisé par la signature d’un mémorandum de coopération prévue pour, le 28 octobre 2026, dans la capitale russe.
Nadège YE
(De Moscou)
18e édition du SIAO: « Nous sommes prêts pour assurer la sécurité du Salon », Aguima Abdoulaziz Yonli, président de la commission sécurité
Le président de la commission sécurité du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, rassure que les dispositions
sont prises pour sécuriser la 18e édition de cette biennale de l’artisanat africain. Dans cette interview accordée
à Sidwaya, il revient sur le dispositif déployé, les innovations introduites, la gestion des flux de visiteurs
et les consignes à respecter pour un Salon sans incident.
Sidwaya (S) : A quelques heures de l’ouverture officielle de la 18e édition du SIAO, prévue du 30
octobre au 8 novembre 2026, votre commission est-elle prête à assurer la sécurité de l’événement ?
Aguima Abdoulaziz Yonli (A. A. Y.) : Nous sommes à pied d’œuvre depuis près d’un mois dans le cadre des préparatifs de la sécurisation du SIAO. Durant cette période, nous avons tenu plusieurs rencontres et effectué des sorties sur le terrain afin d’évaluer les conditions de sécurité. Ces travaux nous ont permis d’identifier les menaces éventuelles et de proposer des solutions adaptées, en tenant compte des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires.
La commission regroupe les différentes forces de défense et de sécurité, notamment la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale, l’Armée et la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, entre autres. A la suite des rencontres de cadrage et des évaluations effectuées, nous avons élaboré un plan de sécurisation appelé « ordre d’opération », qui définit les différentes activités à mener. A ce stade, je peux affirmer que nous sommes prêts à assurer la sécurité du SIAO.
S : Quel dispositif avez-vous mis en place pour protéger les exposants, les visiteurs et leurs biens ?
A. A. Y : Notre dispositif repose sur une combinaison de moyens humains, matériels et logistiques, définis à partir de l’évaluation des menaces. Il prévoit notamment une surveillance humaine assurée par des agents en tenue et en civil, ainsi que des moyens technologiques, dont la vidéosurveillance et les drones. Ces différents moyens doivent permettre de protéger les visiteurs, les artisans, leurs œuvres et les marchandises exposées. Des dispositions sont également prévues pour prévenir les vols, constater rapidement les infractions et engager les procédures nécessaires en cas d’incident. S’agissant des effectifs, les innovations introduites cette année ont nécessité un renforcement du nombre d’agents à déployer sur le terrain. Nous pouvons déjà indiquer que l’effectif mobilisé pour cette édition dépassera largement celui de 2024.
S : Quelles sont les principales innovations du dispositif sécuritaire de cette édition, notamment en matière de gestion des entrées, des sorties, du stationnement et des mouvements de foule ?
A. A. Y. : Les innovations apportées à l’organisation du SIAO ont nécessairement des répercussions sur notre dispositif sécuritaire. La prise en compte du village artisanal de Ouagadougou comme site d’exposition nous a amenés à adapter nos dispositions. Nous avons également tenu compte des recommandations et des observations formulées à l’issue des éditions précédentes. Notre priorité est d’assurer la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site. Pour cela, nous avons prévu un quadrillage de la zone et l’aménagement d’un espace piétonnier autour du SIAO afin de limiter l’accès des véhicules et des engins. Deux circuits d’accès sont prévus pour les visiteurs. L’introduction du billet électronique, ou e-ticket, constitue également une innovation
importante.
Elle permettra aux visiteurs d’acheter leurs tickets grâce aux moyens numériques, ce qui devrait réduire les files d’attente aux guichets et contribuer à fluidifier les entrées. Concernant le stationnement, un parking principal pour les visiteurs est prévu au niveau du centre des impôts du Kadiogo, pour les véhicules et les engins à deux roues. D’autres parkings agréés ont été identifiés en concertation avec les mairies des arrondissements 5 et 11. Des policiers seront présents au niveau des parkings homologués afin d’en assurer le contrôle. Nous invitons donc les visiteurs à éviter les parkings sauvages et à privilégier les espaces reconnus par l’organisation.
S : Quelles mesures sont prévues pour prévenir les incendies, prendre en charge les urgences médicales et intervenir en cas
d’accident ou d’incident ?
A. A. Y : Pour prévenir les incendies, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a procédé à une évaluation sécuritaire des installations.
Elle a notamment examiné les câblages électriques, les grandes installations des différents pavillons et la présence des équipements de lutte contre les incendies, dont les extincteurs. Des recommandations ont été formulées, notamment pour rendre accessibles certains dispositifs de sécurité qui étaient encombrés ou difficilement accessibles. La prise en compte de ces recommandations est essentielle pour réduire les risques. Pendant le Salon, les sapeurs-pompiers seront présents à l’intérieur et à l’extérieur du
site, avec plusieurs équipes mobilisées pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident.
En matière de sécurité publique, une sous-commission composée d’officiers de police judiciaire est également prévue. Elle sera chargée de constater les infractions, de dresser les procédures nécessaires et de les transmettre aux autorités compétentes. En cas de vol ou d’un autre incident relevant de la police judiciaire, les agents pourront ainsi intervenir rapidement.
Pour les urgences médicales, le dispositif prévoit l’intervention des Services d’aide médicale urgente (SAMU), en coordination avec la commission chargée de la santé. Par ailleurs, une opération de pulvérisation des sites est prévue avant l’ouverture afin de lutter contre les moustiques et de prévenir notamment le paludisme et la dengue. Une
seconde opération doit intervenir après quatre ou cinq jours de déroulement du Salon pour renforcer ces mesures de prévention.
S : Comment comptez-vous assurer la sécurité des œuvres artisanales, des marchandises exposées et des transactions commerciales, notamment contre les vols et les pertes ?
A. A. Y : La protection des artisans, de leurs œuvres et de leurs marchandises repose sur la surveillance humaine, les moyens technologiques et l’organisation des horaires d’accès au site. Nous avons prévu une surveillance physique assurée, aussi bien par des agents en tenue que par des agents en civil. La vidéosurveillance et les drones viendront renforcer ce dispositif. Les horaires d’ouverture et de fermeture des pavillons constituent également une mesure importante. A l’ouverture, les exposants accèdent au site selon les dispositions prévues. A la fermeture, les sorties sont organisées et les accès sont ensuite fermés jusqu’au lendemain. Cette organisation permet de limiter les risques de vol ou de perte à l’intérieur des pavillons.
S : Quels sont les principaux défis auxquels votre commission est confrontée dans la préparation et la sécurisation de cette édition ?
A. A. Y : Le premier défi est de maîtriser les flux de visiteurs et de garantir la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du SIAO et du village artisanal. Pour y parvenir, nous avons prévu un circuit permettant aux visiteurs qui terminent leur parcours au SIAO de rejoindre le village artisanal par une porte de liaison, de poursuivre leur visite, puis de ressortir par la porte principale du village artisanal. Cette organisation doit éviter que les flux d’entrée et de sortie se croisent au même endroit.
Nous avons également prévu des accès distincts pour les autorités et les personnalités, d’une part, et pour les exposants, d’autre part. Ces derniers n’auront donc pas à emprunter les mêmes portes que les visiteurs, ce qui devrait faciliter la circulation.
Le deuxième défi consiste à réussir la sécurisation de cette édition à un niveau supérieur à celui des précédentes, en tirant les enseignements des expériences passées et en tenant compte des nouvelles dispositions organisationnelles.
S : Quelles consignes adressez-vous aux visiteurs et aux exposants pour contribuer au bon déroulement du SIAO ?
A. A. Y : La première consigne est de respecter scrupuleusement les instructions données par les agents de sécurité. Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens. Nous recommandons également aux visiteurs d’éviter de porter sur eux des objets de grande valeur. Si cela est nécessaire, ils doivent prendre toutes les précautions utiles pour les protéger contre les vols. Il faut aussi éviter d’apporter des objets encombrants susceptibles de gêner la circulation et de perturber les déplacements sur le site. Nous invitons par ailleurs toute personne qui constate un comportement suspect ou un fait anormal à le signaler aux autorités compétentes. Les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16.
A l’endroit des exposants, nous insistons sur le respect des consignes de prévention des incendies. Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands.
Cette année, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue, ce qui devrait limiter les branchements individuels. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, concernant les installations électriques et la musique. Enfin, la sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues. Le respect de l’ensemble de ces consignes permettra aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de participer au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité.
Interview réalisée par Sidwaya
Pretoria/Washington : à quand le dégel ?
Les relations entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis vont-elles se détendre de sitôt ? Pour le moment, les signaux n’indiquent pas une possibilité de dégel imminent, à moins que Pretoria et Washington ne surprennent agréablement, en fumant le calumet de la paix. S’il y avait déjà des frictions sous l’administration Biden, la coopération entre les deux pays n’est plus au beau fixe depuis le retour de Donald Tromp à la Maison Blanche. A la base des tensions, figurent entre autres points de désaccord, la plainte pour génocide formulée par Pretoria contre Israël (allié historique des Etats-Unis en guerre contre la Palestine), la volonté des autorités sud-africaines de renforcer le groupe des BRICS (une organisation parallèle à l’ordre mondial international occidental comprenant la Russie et la Chine), les lois sur l’expropriation des terres en Afrique du Sud.
En réaction à ces actions, Washington a pris des sanctions et des mesures de rétorsion contre Pretoria, qui ne semble pas prêt à renoncer à sa souveraineté, même s’il reste ouvert au dialogue. En plus de réduire son aide financière à l’Afrique du Sud, le régime Trump a imposé des droits de douane et procédé à une restriction de visas. Aussi, les Etats-Unis ont-ils déclaré persona non grata, l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, en mars 2025. La Maison Blanche met tout en œuvre pour prouver à Pretoria que sa politique intérieure n’est pas de son goût. L’Afrique du Sud est engagée dans un bras de fer diplomatique et politique avec le pays de l’Oncle Sam, courant désormais le risque de se voir exclure de l’accord commercial préférentiel AGOA, dont il est le premier bénéficiaire. En vertu de cet accord, Pretoria profite d’exemption de droits de douane, lui permettant de vendre à des prix compétitifs diverses marchandises (produits agricoles, équipements industriels…) sur le marché américain.
Si le programme AGOA fait son affaire, l’éligibilité de l’Afrique du Sud n’est plus une garantie, Washington n’étant plus en odeur de sainteté avec elle. Les conséquences économiques pourraient être lourdes pour le pays de Nelson Mandela, s’il venait à être écarté de l’AGOA. N’est-ce pas pour cette raison que les gouvernants sud-africains ont le regard tourné vers d’autres partenaires, telle la Chine qui offre également des opportunités commerciales très importantes ? S’il n’est pas encore vécu, le scenario de l’exclusion de l’AGOA est tout à fait possible, mais les autorités sud-africaines espèrent un dégel dans les mois à venir. Le nouvel ambassadeur de la Nation arc-en-ciel entré en fonction en avril dernier, Roelf Meyer, a évoqué, ces jours-ci, la nécessité de sortir de la crise entre les deux pays, en engageant un véritable dialogue.
C’est une sorte de main tendue à Washington qui exige des réalignements politiques majeurs, avant de revoir sa ferme position. Les deux nations vont-elles parvenir à arrondir les angles et à rétablir leur coopération avec beaucoup plus de sérénité ? Le temps nous édifiera.
Kader Patrick KARANTAO


