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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Cour d’appel de Fada N’Gourma : Six nouveaux magistrats en renfort

La Cour d’appel de Fada N’Gourma a accueilli six nouveaux magistrats dans ces rangs. Ils ont été installés dans leurs fonctions, hier jeudi 5 novembre 2026, à Fada N’Gourma. Les magistrats Daouda Ouédraogo, vice-président de la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Hanouna Ganou, président de chambre, François Kaboré et Noureima Gandema, conseillers, ainsi que Jean Noël Samivo Bonzi et Ange Millogo, substituts du procureur général, tous nommés le 20 octobre 2026, ont été installés dans leurs fonctions par le premier président de la juridiction, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré. C’était, hier jeudi 5 novembre 2026, à Fada N’Gourma, au cours d’une audience solennelle, tenue en présence des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires de la région du Goulmou. Ces six magistrats ont en commun un riche parcours académique et professionnel. En témoigne les responsabilités qu’ils ont assumées tout au long de leurs carrières. En effet, le nouveau vice-président de la Cour, Daouda Ouédraogo, magistrat de grade exceptionnel, totalise 20 ans d’expériences dans l’administration judiciaire. Avant sa nomination, il exerçait les fonctions de président de chambre à la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Au cours de sa carrière, il a successivement occupé les postes de juge d’instruction au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya, de président du TGI de Tougan, de conseiller à la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso et de président du TGI de Tenkodogo. Le nouveau président de chambre, Hanouna Ganou, également magistrat de grade exceptionnel, cumule 19 années de service dans la magistrature. Son parcours l’a conduit à exercer comme juge au siège au TGI de Dori, président du TGI de cette même localité, puis conseiller à la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Quant aux nouveaux conseillers à la Cour, François Kaboré et Noureima Gandema, ils occupaient respectivement, avant leur promotion, les postes de président du TGI de Léo et de juge au siège au TGI Ouaga I.
Les six nouveaux magistrats ont été installés dans leurs fonctions en présence des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires.
« Loyauté, probité et exemplarité, trois valeurs morales et déontologiques fondamentales » S’agissant enfin des nouveaux substituts du procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Ange Millogo et Jean Noël Samivo Bonzi, ils exerçaient respectivement les fonctions de procureur du Faso près le TGI de Bogandé et de substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso avant d’être promus. Après ce bref aperçu des parcours académiques et professionnels des six magistrats, le parquet général leur a rappelé les principales obligations liées à leurs nouvelles fonctions. Il s’agit notamment du devoir d’exécution diligente des missions qui leur sont confiées, de l’obligation d’obéissance hiérarchique ainsi que du devoir de probité, de réserve et de dignité. Ils devront accomplir leurs missions respectives « en faisant preuve de loyauté, d’exemplarité et surtout d’efficacité afin que les textes et lois deviennent davantage des boussoles d’une société modèle », a ajouté le premier président de la juridiction, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré.
Le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, les a exhortés à se mettre résolument à la tâche.
Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a indiqué que le nouveau vice-président de la Cour, le président de chambre, les deux conseillers ainsi que les deux substituts du procureur général sont des magistrats « pétris de talents » dont les parcours exceptionnels témoignent de leur compétence et montrent qu’ils ont déjà fait leurs preuves. Tout en les félicitant pour leur promotion, il les a exhortés à se mettre résolument à la tâche afin de maintenir haut le flambeau de la juridiction, récemment sacrée meilleure Cour d’appel du Burkina Faso lors de la cérémonie de l’excellence judiciaire. Joanny SOW

SIAO 2026 : Des directeurs de cabinet découvrent la maîtrise technique des artisans

Le directeur du Premier ministre, Mamadou Dembélé, a conduit une délégation composée des directeurs de cabinet de 6 départements ministériels pour une visite de stands au SIAO. Le talent et la créativité des artisans africains suscitent l’admiration des visiteurs de la 18e édition du SIAO, parmi lesquels, les directeurs de cabinet de six départements ministériels. En effet, ils ont effectué une visite de stands sur le site du SIAO, jeudi novembre 2026. Du village de l’Alliance des États du Sahel (AES) aux stands des régions, en passant par le pavillon de la créativité Thomas Sankara et les stands institutionnels, les directeurs de cabinet ont apprécié la diversité des créations artisanales. Ameublement, habillement, maroquinerie et objets d’art témoignent de la maîtrise technique et du sens de l’innovation des exposants, a affirmé le directeur de cabinet du Premier ministre, représentant les directeurs de cabinet, Mamadou Dembélé.
Les directeurs de cabinet ont apprécié la capacité des artisans à proposer des produits compétitifs face aux articles importés.
« Nous avons été impressionnés par ce que nous avons vu, parce que les artisans se sont surpassés dans les finitions, que ce soit dans l’ameublement, dans l’habillement, dans les sacs, etc. », a-t-il déclaré. Parmi les réalisations qui ont particulièrement retenu l’attention des visiteurs du jour figurent les médailles fabriquées localement, selon le camarade Dembélé. Une prouesse qui, selon lui, illustre le potentiel des artisans burkinabè. « Quand les plus hautes autorités en ont parlé au départ, on n’y croyait pas. Mais nos artisans ont montré qu’ils ont du potentiel et la capacité de fabriquer des choses qui peuvent égaler ce qu’on importait avant », a-t-il ajouté. Cette visite a également été l’occasion de saluer la participation d’exposants venus de plusieurs pays du continent, preuve selon lui, de la vivacité du pays des hommes intègres. « Cette édition du SIAO montre encore que le Burkina reste un pays fréquentable parce que nous avons vu des artisans qui sont venus des quatre coins du continent », a-t-il poursuivi. Galedie Kétoura SIMPORE   Crédit photo : Galedie Kétoura SIMPORE          

Un alunissage habité avant 2030 : la nouvelle approche chinoise pour décomposer les défis complexes de l’exploration lunaire

Wang Xiang, lors de la 7e Conférence académique du vol spatial habité de Chine, le 31 octobre) Le 31 octobre, lors de la 7e Conférence académique du vol spatial habité de Chine, Wang Xiang, directeur adjoint de la conception du programme chinois de vol spatial habité et concepteur en chef du programme d’exploration lunaire, a dévoilé un plan opérationnel détaillé‌ pour l’alunissage habité. Tout en réaffirmant l’objectif historique d’envoyer des astronautes chinois sur la Lune ‌d’ici la fin de‌ 2030, Wang Xiang a également révélé pour la première fois le déroulement complet et détaillé de la mission. La Chine adoptera une formule très caractéristique — « deux lancements, un alunissage » — qui, par une conception à la fois ingénieuse et pragmatique, permettra d’accomplir la mission habitée vers la Lune avec ‌des risques mieux maîtrisés et une efficacité renforcée, offrant une nouvelle voie de référence pour l’exploration spatiale profonde mondiale. Au début de la mission, une fusée Longue Marche 10 sera lancée la première et placera l’atterrisseur lunaire Lanyue sur la trajectoire de transfert vers la Lune. Parvenu dans la zone spatiale prévue, l’atterrisseur déploiera ses panneaux solaires, poursuivra de manière autonome sa route vers la Lune et se placera enfin en orbite circumlunaire, en attente de l’étape suivante. Une seconde fusée Longue Marche 10 s’envolera ensuite, emportant trois astronautes et le vaisseau habité Mengzhou. Après avoir parcouru les 380 000 kilomètres qui séparent la Terre de la Lune, le Mengzhou rejoindra avec précision l’orbite circumlunaire et réalisera un amarrage de haute précision avec l’atterrisseur Lanyue qui l’y attendra. L’amarrage une fois accompli, deux des trois astronautes entreront dans l’atterrisseur ; celui-ci se séparera alors du vaisseau habité et entamera une descente progressive vers la surface lunaire. Pendant la descente, le module de freinage, sa mission de décélération achevée, se détachera automatiquement : seul subsistera le module d’atterrissage, qui se posera en douceur dans la zone lunaire ‌ciblée‌. Les deux astronautes sortiront aussitôt pour mener une série de travaux scientifiques essentiels, notamment la marche sur le sol lunaire, les observations scientifiques et le prélèvement d’échantillons de sol lunaire. L’ensemble des travaux scientifiques accomplis sur la surface, l’atterrisseur Lanyue redécollera de manière autonome, regagnera l’orbite circumlunaire et réalisera un second amarrage avec le Mengzhou qui l’y attendra. Les deux astronautes rapporteront à bord du vaisseau habité les précieux échantillons de sol lunaire, complétant ainsi le transfert de l’équipage et du matériel. La passation terminée, les deux vaisseaux se sépareront et Mengzhou entamera son voyage de retour. À l’approche de la Terre, le module de service du vaisseau se détachera automatiquement ; la capsule de retour plongera dans l’atmosphère terrestre et, freinée progressivement par trois parachutes, raccompagnera en toute sécurité les trois astronautes au sol. Cette formule innovante de « deux lancements, un alunissage » a été largement saluée par les passionnés d’astronautique du monde entier, qui y voient une solution astronautique efficace, pragmatique et d’une grande ingéniosité. Comparé au schéma traditionnel, ce plan chinois présente plusieurs avantages marquants. D’abord, une sécurité accrue et des risques mieux maîtrisés : la mission une fois scindée, chaque segment de vol est plus simple, la marge de tolérance aux erreurs s’élargit considérablement et la probabilité d’un échec global s’en trouve réduite. Ensuite, une maturité technique et une aptitude au concret : amarrage en orbite, alunissage et décollage depuis la Lune, aller-retour en espace profond — toutes ces technologies clés ont été pleinement validées par les précédentes missions dans l’espace, et le système technique, stable et fiable, ne comporte aucune barrière inconnue. Enfin, un bon rapport coût-efficacité : le dispositif s’appuie sur les lanceurs et les vaisseaux existants, sans qu’il soit nécessaire d’engager des dépenses colossales pour développer un tout nouveau lanceur super lourd de très grande capacité, ce qui comprime fortement les cycles et les coûts de développement. (Chang’e-6) Ces deux dernières années, le programme chinois d’exploration lunaire a engrangé des résultats techniques de tout premier ordre, dont la mission Chang’e-6, menée à bien en 2024, offre la meilleure illustration : parvenue sur la face cachée de la Lune, une zone jusque-là très peu explorée par l’humanité, la sonde a réalisé, pour la première fois de l’histoire humaine, un retour d’échantillons prélevés sur la face cachée de la Lune par une mission inhabitée, rapportant un précieux sol lunaire extrait de l’ancien bassin Pôle Sud-Aitken. Cette avancée a comblé une lacune scientifique dans l’exploration de la face cachée de la Lune et accumule, pour les futures missions habitées, une expérience technique et des données scientifiques précieuses. La paix, l’ouverture et la coopération gagnant-gagnant constituent le consensus commun de l’exploration spatiale profonde, tout comme le principe de développement que l’astronautique chinoise n’a cessé de défendre. La Chine rejette résolument la mentalité figée de la course à l’espace et fait progresser l’exploration spatiale profonde à un rythme solide et graduel. Cette formule d’alunissage habité, à la fois peu risquée et très efficace, témoigne d’une maîtrise mûre et sûre des technologies d’exploration spatiale profonde ; elle offre un nouveau paradigme réalisable pour l’exploration lunaire humaine et aide l’humanité, main dans la main, à explorer l’immensité de l’univers et à repousser sans cesse les frontières de l’exploration spatiale profonde. Synthèse de Nadège YAMEOGO Source : CGTN Français  

Coopérative Song-Taaba : Des biscuits pour soutenir les FDS et les VDP au front

Originaire de la région du Nakambé, la société coopérative « Song-Taaba » de Tenkodogo connaît une grande affluence. Elle présente au salon une gamme de produits transformés mettant en valeur le potentiel des céréales locales. Selon les déclarations de la responsable de la coopérative Song-Taaba, basée au secteur N°1 de Tenkodogo dans la région de Nakambe, Larba Tarnagda Nagalo, la participation à cette 18e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) vise à promouvoir les saveurs de sa région. Elle a affirmé que sa coopérative s’illustre particulièrement dans la fabrication de biscuits modernisés à base de petit mil, de maïs, de riz de Bagré et de sorgho rouge chocolaté. Parmi ces produits, elle met en avant une création spécifique nommée « L’énergie du combat ». Elle a expliqué avoir conçu ce biscuit hautement nutritif pour soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
La promotrice de la société coopérative « Song-Taaba », Larba Tarnagda Nagalo, promeut le ‘’consommons local’’.
Selon elle, ce repas sec et facile à emporter permet aux combattants de résister plusieurs jours sur le terrain, offrant une alternative plus saine au pain sec ou aux boîtes de conserve. Elle propose aussi aux visiteurs du lait d’arachide prêt à boire, du couscous de maïs jaune, des grumeaux de bouillie de petit mil ou de sorgho rouge, ainsi que du soumbala de néré ou de soja destiné à remplacer les bouillons chimiques sans oublier les huiles (sésame, d’arachide, de balanites, de graines de baobab) et du beurre de karité naturel. Elle a affirmé que les produits de son groupement respectent un planning de fabrication strict garantissant l’hygiène et la qualité. Grâce à cette rigueur, elle signale que les ventes battent des records et que les contacts d’affaires B2B augurent des suites favorables. Julien Zoungrana Crédit photos : Julien ZOUNGRANA        

7e étape du Tour du Faso 2026 : Anes Riahi offre la 4e victoire à l’Algérie

Anes Riahi a remporté, le 5 novembre 2026, la 7e étape du Tour du Faso 2026. Etape courue entre Ouagadougou et Pô, l’Algérien a bouclé les 143km76 en 3h12mn33s à une vitesse moyenne de 44,796km/h. Le Sud-africain Gustav Basson conserve le maillot jaune. Après le triplé de Yacine Hamza, l’Algérie signe sa 4e victoire d’étape sur le 37e tour cycliste international du Faso. Le jeudi 5 novembre 2026, Anes Riahi a remporté la 7e étape courue entre Ouagadougou et Pô. Longue de 143km76, l’Algérien a franchi la ligne d’arrivée en 3h12mn33s à une vitesse moyenne de 44,796 km/h. Comme au départ de l’étape précédente, ils étaient 70 coureurs sur la ligne. Peloton groupé pendant une vingtaine de km, la course prend une autre configuration avec une groupe d’échappée au Km28 à l’approche du premier point chaud à Kombissiri. Neuf au total, il était composé de trois Burkinabè de l’équipe régionale du Centre (Moucaila Rawendé, Mohamadi Ilboudo et Pawendin Bamouni), deux Marocains (Mohcine El Kouraji et Youssef Bdadou), deux Algériens (Anes Riahi et    Hamza Amari), un néerlandais (Jonathan Kerkhofs) et un Camerounais (Ibrahim Mouhammed). Avec un écart de 1mn28s avec le peloton, le groupe d’échappée franchi le premier point chaud, au K39,84. A ce sprint intermédiaire, Anes Riahi s’impose devant Youssef Bdadou et Mohamadi Ilboudo. Au fil de la course, le groupe des fuyards creuse d’avantage d’écart. Il s’accroit jusqu’à 3mn22s au Km60 à la porte du 2e sprint intermédiaire. Là encore l’Algérien, Anes Riahi est de nouveau rendez-vous. Il s’impose respectivement devant Mohcine El Kouraji  et Moucaila Rawendé. Très inspiré, le groupe de tête met d’avantage du rythme à la course. L’écart qui était de 3mn22s avec le peloton, s’accroit et atteint 5mn15s à l’arrivée du 3e point chaud à Nobéré au Km99,63. Comme à l’arrivée des deux précédents sprint intermédiaire, Anes Riahi fait encore parler de sa puissance pour son triplé. Mené par l’Algérien, le groupe des fuyards met le cap sur Pô. Malgré la réduction de l’écart le groupe d’échappée est à l’arrivée à Pô. Anes Riahi confirme sa forme et s’impose en autoritaire et offre la 4e victoire d’étape à l’Algérie. Il devance respectivement le Marocain, Youssef Bdadou et le Néerlandais, Jonathan Kerkhofs. Leader depuis la 4e étape, Gustav Basson est en jaune à l’arrivée à Pô. Tout comme le Sud-Africain, Yacine Hamza de l’Algérien conserve le maillot vert par point. Le maillot du meilleur demeure lla propriété du Burkinabè de l’équipe nationale, Soumaila Ilboudo. Le Marocain Youssef Bdadou est toujours propriétaire du maillot des points chaud. Celui du premier des burkinabè est revenu à Moukaila Rawendé de l’équipe nationale du Burkina. Ollo Aimé Césaire HIEN

SIAO 2026: Le Président de l’ALP Ousmane Bougouma encourage la créativité des artisans

Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, a visité les stands des régions, le village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ainsi que le village artisanal, le mercredi 4 novembre 2026, à Ouagadougou. Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) continue de mettre en lumière la créativité et le savoir-faire des artisans africains. A cet effet, le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, s’est rendu sur le site du salon pour découvrir les différentes réalisations expo-sées, notamment dans les stands des régions, le village de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et le village artisanal. Une visite qui, selon lui, vise à encourager les artisans africains en général et ceux du Burkina Faso en parti-culier. A l’issue de sa tournée, il s’est dit impressionné par la qualité des œuvres découvertes qui témoignent du génie créateur des artisans locaux, de leur savoir-faire et de leur ingéniosité. Le président de l’ALP a rappelé que le thème de cette 18e édition, revêt une importance particulière dans le contexte actuel de recherche de la souveraineté économique. « Et cette souveraineté économique ne peut se faire qu’à travers une industrialisation qui a besoin d’organisation des différents secteurs d’acti-vité », a-t-il précisé. Par ailleurs, l’Assemblée législative du Peuple entend apporter sa contribution à la valorisation du secteur à travers deux catégories de prix spéciaux. Le premier, dénommé prix Thomas-Sankara de la créativité, d’un montant global de 3 millions de francs CFA, vise à magnifier l’ingéniosité et l’innovation des artisans. « Et rappeler aussi que le capitaine Thomas Sankara a porté le flambeau des artisans et nous devons travailler à ce que ce flambeau-là ne s’éteigne jamais », a-t-il évoqué. Le second prix, de 3 millions 250 000 francs CFA appelé prix des régions, concerne les 17 stands régionaux visités par la délégation. « Il s’agit surtout d’encourager la créativité de nos artisans dans les différentes régions. Donc, nous sommes venus non seulement saluer le travail de nos artisans mais rappeler que l’artisanat participe à notre souveraineté économique », a-t-il expliqué. Ousmane Bougouma a, au terme de sa visite souhaité une bonne édition aux participants et invité la population à effectuer le déplacement au SIAO. Il l’a notamment exhortée à découvrir les œuvres exposées et à pri-vilégier la consommation des produits locaux. Une démarche qui, selon lui, permettra aux artisans de contribuer davantage à l’économie nationale.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Retrait des permis de conduire : une quarantaine de dossiers examinée

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a tenu la troisième session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC), le lundi 26 octobre 2026, à la gare routière de Boromo. L’ouverture de la session de 48h a été présidée par le haut-commissaire de la province, Martin Bado, représentant le gouverneur de la région de Bankui. Après les gares routières de Tampouy à Ouagadougou et de Pouytenga dans la province du Kouritenga, l’honneur a échu à la gare routière de Boromo, important pôle de transport et de mobilité dans la province des Balé, région de Bankui, d’accueillir, du 26 au 27 octobre 2026, la 3e session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC). L’activité a été placée sous la présidence du gouverneur de la région, représenté par le haut-commissaire de la province des Balé, Martin Bado. Elle a réuni une diversité d’acteurs dont des conducteurs mis en cause, les différentes composantes d’acteurs du domaine de la mobilité, des procureurs de tribunaux de grande instance, la gendarmerie et la police nationale et des experts de la sécurité routière. L’objectif de la session a été de faciliter le renforcement de la sécurité routière par le rapprochement de la CTSRPC des usagers et des acteurs provinciaux et régionaux à travers l’examen des dossiers à elle soumis et la conduite d’actions de sensibilisation sur les risques d’accidents de la circulation. En effet, elle s’est penchée, au cours des 48h, sur une quarantaine de dossiers liés à des accidents de circulation dont 28 ont concerné les régions de Bankui et du Sourou. Le directeur régional chargé des transports, Souleymane Zongo, a relevé que les dossiers soumis à la commission sont des procès-verbaux de tribunaux impliquant des chauffeurs auteurs d’accidents « graves ». Les experts auront la charge d’analyser ces dossiers en examen afin de proposer des avis.

Donner de la visibilité à la commission

Le directeur de la circulation routière et de la normalisation à la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), Baowendmanegré Zoungrana, représentant le directeur général, a soutenu que la CTSRPC a en charge d’examiner des dossiers et des procès-verbaux d’accidents, de donner des orientations et de formuler des recommandations. Il a précisé qu’il peut arriver que la commission propose la suspension du permis de conduire, son retrait ou sa restitution ou encore un recyclage du mis en cause. A l’en croire, le choix de Boromo s’explique par sa position stratégique de ville traversée par la RN 1et le constat d’événements malheureux liés à l’insécurité routière dans la zone. Face à cela, la DGTTM a opté d’approcher la population de cette localité afin de la sensibiliser pour une conduite responsable et plus sûre sur les routes, a expliqué celui qui a affirmé que la session ne vise pas seulement la répression. Le représentant du syndicat des transporteurs routiers, Issouf Soma, et l’un des chauffeurs mis en cause, Ismaël Yamponi, apprécient positivement l’organisation de cette session qui contribue au recadrage et à la maîtrise des règles et du Code de la route. Le président de la délégation spéciale de Boromo, Isaï Wenonga Bamogo, a indiqué que l’organisation de la présente session crée une proximité entre les institutions et les populations et favorise des échanges avec les acteurs locaux du transport routier. Il a déclaré que la sécurité routière concerne tout le monde. Elle exige alors de la vigilance, du respect des règles et de la responsabilité partagée. Présidant l’ouverture de cette 3e session, le représentant du gouverneur, Martin Bado, a rappelé les statistiques du ministère de la Sécurité qui font état de 15 853 accidents de circulation, dont 12 858 blessés, et 910 décès enregistrés au Burkina Faso entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026. Pour inverser la tendance, le gouvernement a multiplié les actions en faveur de la sécurité routière, dont le renforcement du cadre réglementaire de la CTSRPC. « La mise en place et l’opérationnalisation de cette commission visent à instaurer la discipline sur nos routes et à responsabiliser les conduc-teurs », a déclaré le haut-commissaire des Balé. Il a conclu que la tenue de cette session foraine se propose de rendre visible la CTSRPC qui, malgré son rôle stratégique, reste peu connue du grand public.

Yacouba BELEM

Des ex-concubins se trainent en justice

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R.D a assigné en justice T.V, son ancien concubin avec qui elle a eu trois enfants. Le prévenu s’est présenté à la barre de l’audience correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 27 octobre 2026, pour répondre des faits d’abus de confiance portant sur un préjudice de 3 millions francs CFA. Il a nié les faits qui lui sont reprochés. Il s’est défendu qu’en 2019, R.D, sa femme d’alors lui avait remis la (…) Retrouvez On murmure sur

Lutte contre le financement du terrorisme au Burkina et au Sahel : des journalistes outillés sur de bonnes techniques d’investigation

La Cellule nationale de presse Norbert-Zongo (CENOZO) sur le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé du 27 au 30 octobre 2026 à Koudougou, un atelier de formation au profit des journalistes burkinabè sur les enquêtes relatives aux trafics illicites et au financement du terrorisme. Organisée dans le cadre du projet : « Edification d’une paix durable : appui au renforcement des capacités du Burkina Faso à comprendre, prévenir et contrer la menace du financement du terrorisme », cette formation de 30 journalistes burkinabè par la Cellule nationale de presse Norbert-Zongo (CENOZO), dans la cité du Cavalier rouge du 27 au 30 octobre 2026, a visé plusieurs objectifs. Il s’est agi d’une part, de renforcer leur compréhension sur les méthodes et mécanismes de financement du terrorisme au Burkina et au Sahel, de renforcer leurs compétences en méthodologie d’enquête sur les trafics illicites, leurs capacités en matière de cybersécurité et de protection des sources. D’autre part, de les doter de techniques, des outils de collecte et d’analyse de documents financiers. Pour le coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo, cette formation était de donner des moyens aux journalistes, de mieux comprendre les économies illicites qui alimentent les groupes terroristes. « L’idée, c’est de leur permettre d’appréhender le phénomène, les mécanismes, de dénoncer, de sensibiliser les populations et de donner plus de lisibilité aux autorités, afin qu’elles prennent des mesures idoines pour renforcer la lutte », a-t-il justifié. Dans sa communication sur la méthodologie d’enquête sur les trafics illicites et le financement du terrorisme, il a insisté sur le choix du sujet, l’angle de traitement, la formulation d’hypothèses, la cartographie des sources et le plan d’investigation. Camarade Ouédraogo a également mis l’accent sur l’intérêt des Outils d’investigation en sources ouvertes (OSINT) qui permettent de géolocaliser certains phénomènes et d’exploiter des images satellitaires sans se déplacer dans les zones à risque. L’analyse des données financières, où les trouver quand le journaliste enquête sur les trafics illicites ? Ce volet a été décortiqué par la formatrice, Elza Sandrine Sawadogo. Elle a souligné que lorsqu’un journaliste d’investigation enquête sur une société, la question primordiale est de savoir : A qui appartient la société ? Qui est le propriétaire réel ? Qui a signé la facture ? « Nous pouvons trouver souvent ces informations dans les rapports financiers, parfois volumineux et rédigés en Anglais et il faudra que nous soyons vigilants », a-t-elle prévenu.

Savoir aborder les sujets

La typologie des cyberattaques, la sécurité du journaliste et des mots de passe, les traces numériques et la gestion des accès des applications, ont été développées par Ignace Sossou de la CENOZO. L’expert du PNUD, Losséni Cissé, qui a fait l’état des lieux des méthodes et mécanismes de financement des groupes terroristes au Burkina Faso et au Sahel, a signifié que l’une des principales causes du terrorisme est son financement, lequel financement, à son avis, vient le plus souvent de l’extorsion des fonds, des explosifs, des ressources naturels, notamment l’or, des rackets, rançons, enlèvements, du trafic des personnes, drogue, carburant, bétail et de médicaments. « Le terrorisme est un phénomène complexe et il faut savoir aborder les sujets. L’alternative pour nos pays, c’est la cohésion sociale. Les moyens efficaces de lutte, c’est la bancarisation », a-t-il convenu. Le représentant du gouverneur de la région de Nando, Blaise Zongo, a pour sa part, rappelé que la lutte contre le financement du terrorisme ne relève pas uniquement des services de sécurité et des autorités judiciaires, mais aussi des journalistes, qui, à travers leurs investigations, contribuent à mettre en lumière les réseaux crimi- nels, les circuits financiers illicites et les pratiques qui alimentent l’insécurité.

Afsétou SAWADOGO

SIAO 2026: le Mali et le Niger célébrés au nom de la fraternité sahélienne

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré, mercredi 4 novembre 2026, une journée spéciale au Mali et au Niger, pays invités spéciaux. Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Alassane Ouédraogo, la cérémonie a été marquée par des prestations artistiques, des découvertes gastronomiques et des échanges de présents entre les délégations. La fraternité entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger s’est illustrée à l’occasion de cette journée dédiée aux deux pays invités spéciaux de la 18e édition du SIAO. La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment des représentants des ambassades du Ghana et du Congo au Burkina Faso. Les festivités ont été animées par la troupe Imûhars du Niger et la troupe Bazani Théra du Mali, avec, en toile de fond, la dégustation de mets traditionnels des deux pays. Représentant le ministre chargé de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le secrétaire général du département, Alassane Ouédraogo, a salué la présence des délégations malienne et nigérienne. Pour lui, cette participation témoigne de l’excellence des relations diplomatiques, économiques, culturelles et fraternelles entre les trois pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES). « Notre ambition doit être de faire émerger un véritable espace de coopération artisanale au sein de l’AES, dans lequel nos artisans pourront davantage travailler ensemble, valoriser leurs complémentarités et conquérir collectivement les marchés », a-t-il souhaité. Il a également appelé à traduire la fraternité entre les trois pays en réalisations concrètes, au bénéfice de leurs populations. Prenant la parole au nom des autorités maliennes, l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga, a souligné la portée stratégique de cette rencontre. Il a présenté l’AES comme un projet d’intégration socio-économique et un espace de souveraineté et d’interdépendance. Selon lui, les salons artisanaux des trois pays, notamment le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), le Salon international de l’artisanat pour la femme (SAFEM) du Niger et le SIAO, sont appelés à se compléter pour constituer une véritable plateforme sous régionale de promotion des savoir-faire. Evoquant le thème de cette édition, il a insisté sur la nécessité d’articuler artisanat traditionnel, transformation locale et industrialisation. Il a, par ailleurs, plaidé pour un meilleur accès au financement des jeunes créateurs et des femmes artisanes, ainsi que pour la promotion de la commande publique en faveur des produits locaux. Au nom des autorités nigériennes, la chargée d’affaires de l’ambassade du Niger au Burkina Faso, Salifou Koubra, a exprimé sa reconnaissance au pays hôte pour cette distinction et l’accueil réservé à sa délégation. Elle a indiqué que le Niger participe à cette édition avec 200 artistes et 54 stands, une mobilisation qui traduit sa volonté de faire connaître la diversité de son patrimoine artisanal.

Adama SAWADOGO