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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

Archidiocèse de Ouagadougou : La paroisse Notre Dame de Toutes Grâces ouvre officiellement

La paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin a ouvert ses portes, dimanche 11 octobre 2026, à Ouagadougou. A l’occasion, le premier curé de la paroisse a été installé.     L’église de kamboinsin a été transformée en paroisse en juin 2026.  Dénommée paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin, elle s’inscrit dans la dynamique de la célébration des 125 ans de l’évangélisation à Ouagadougou. La paroisse a ouvert officiellement ses portes, dimanche 11 octobre 2026, au cours d’une célébration solennelle présidée par l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Mgr Prosper Kontiébo. A cette occasion, l’abbé François de Sales Naré a été installé comme premier curé. « C’est Dieu qui se rend visible, proche de son peuple. A travers cette ouverture, les fidèles de cette portion de l’Église peuvent recevoir facilement les sacrements de l’Eucharistie et les confessions », a expliqué Mgr Prosper Kontiébo. Il a rappelé que depuis sa visite pastorale les fidèles de Kamboinsin lui avaient exprimé leur désir de devenir une paroisse. Il les a ainsi invités à travailler aux côtés du curé et du vicaire pour que cette paroisse puisse se consolider dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. « Ce qui est important, c’est bâtir une communauté d’amour, fraternelle où chacun se sent en famille», a-t-il insisté.
Les fidèles de la Paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin se sont réjouis de l’aboutissement de leur requête.
Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer, avec diligence et une préoccupation pastorale les biens ecclésiastiques de la paroisse conformément au droit canonique, aux normes particulières et aux coutumes légitimes du diocèse, sans partialité ni faveur.
Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer les biens ecclésiastiques de la paroisse avec honnêteté, loyauté et responsabilité, conformément au droit canonique et aux normes de l’Église.
Il a également promis de respecter la confidentialité des délibérations et des décisions du conseil pour les affaires économiques. Il s’est en outre engagé à respecter les obligations liées à sa fonction conformément aux prescriptions du livre V du Code de droit canonique et à agir dans les limites des pouvoirs qui lui sont confiés. À l’issue de la célébration, l’abbé François de Sales Naré a exprimé sa joie et rendu grâce à Dieu pour cette nouvelle mission.  Pour le fidèle catholique Abel Lompo, cette nouvelle paroisse vient couronner plusieurs années d’attente. Selon lui, elle est une source de joie pour l’ensemble des chrétiens. Il a rendu grâce à Dieu et témoigné sa reconnaissance à Mgr Prosper Kontiébo pour avoir donné suite à leur demande. Pour terminer, il a assuré la  disponibilité des fidèles à accompagner le curé dans sa mission pastorale et à accomplir les tâches qui leur seront confiées.   Wendaabo Cathérine KOURAOGO Crédit photo : Wendaabo Cathérine KOURAOGO  

𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐮𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐅𝐚𝐬𝐨-𝐊𝐞́𝐨𝐨𝐠𝐨 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐧𝐡𝐞𝐮𝐫-𝐕𝐢𝐥𝐥𝐞

‎Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, ce lundi 12 octobre 2026, le complexe scolaire primaire public de Bonheur-Ville, dans le 7ᵉ arrondissement de Ouagadougou. Réalisé dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cet établissement vise à répondre aux besoins éducatifs d’une zone en pleine croissance.
‎Après le dévoilement de la plaque inaugurale et la coupure du ruban, le Chef du Gouvernement, accompagné des personnalités présentes, a visité les salles de classe et les autres installations du complexe. Construit sur une parcelle de 35 384 m², déclarée d’utilité publique d’urgence en mai 2024, le bâtiment pédagogique en R+3 comprend 16 salles de classe, soit quatre par niveau, ainsi que des blocs sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite. Financé sur les ressources propres de l’État, le complexe a coûté plus d’un milliard de francs CFA.
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‎L’établissement accueille déjà trois écoles — Faso-Kéoogo-Bonheur-Ville C, D et E — qui comptent, pour l’année scolaire 2026-2027, 1 453 élèves, dont 742 filles, encadrés par 32 enseignants. Pour le Gouvernement, cette réalisation illustre un modèle scolaire qui optimise l’espace tout en améliorant les conditions d’apprentissage.
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‎Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Camarade Jacques Sosthène Dingara, a indiqué que la construction de cet édifice concrétise la volonté du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, de doter le pays d’infrastructures modernes et adaptées aux besoins des populations. Dans cette zone marquée par une forte croissance démographique, il a présenté le complexe comme « une promesse tenue et une invitation à regarder plus loin ».
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‎Pour le Camarade Premier ministre, cette école incarne l’ambition de la Révolution progressiste populaire dans le domaine éducatif. « Il s’agit d’une école de type nouveau », a-t-il déclaré, saluant la fonctionnalité du bâtiment et l’optimisation de l’espace. Il a toutefois rappelé que la transformation de l’école passe aussi par l’évolution des contenus et l’amélioration de la qualité des formations.
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‎« Aucun ordre d’enseignement ne sera oublié dans la transformation profonde du système éducatif au Burkina Faso », a-t-il affirmé, en évoquant les chantiers engagés du primaire au supérieur. Les enseignements tirés de cette première expérience serviront également à améliorer les futurs bâtiments en R+3, qui devraient compter 18 salles de classe, avec une possibilité d’extension à 24.
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‎Le nom Faso-Kéoogo confère à l’établissement une portée symbolique particulière. Selon le Premier ministre, « Kéoogo » désigne le camp d’initiation, espace traditionnel de transmission des savoirs et de préparation des jeunes à leurs responsabilités futures. L’école doit ainsi transmettre des connaissances, mais aussi contribuer à former des citoyens attachés au patriotisme, à la dignité, à la fierté et à la solidarité.
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‎S’adressant aux élèves, le Chef du Gouvernement les a exhortés à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’engagement dans le travail, ainsi qu’à prendre soin de leur école. Il a salué le dévouement des enseignants et appelé toute la communauté éducative à préserver les installations et à faire de l’établissement un cadre d’excellence. ‎« C’est dans ce sens que nous allons donner au secteur de l’éducation au Burkina Faso toute sa place », a-t-il déclaré.
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‎Au nom du Conseil des écoles de Faso-Kéoogo, le Camarade Daouda Traoré a remercié les autorités pour cette infrastructure. Il s’est engagé, au nom des populations, des parents d’élèves et des enseignants, à veiller à sa conservation. Il a souhaité que l’établissement demeure un « phare de savoir et un creuset de vertu » pour les générations futures.
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‎Quinze autres complexes scolaires de ce type sont annoncés dans quinze provinces. Leur réalisation s’appuiera sur les enseignements tirés de cette première expérience afin d’améliorer la fonctionnalité des futures infrastructures éducatives.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Accès à l’eau potable à Bobo Dioulasso : de nouveaux travaux pour renforcer la desserte de 132 000 personnes

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a lancé, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques. Le projet vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable de plusieurs quartiers de la ville et à renforcer la desserte de près de 132 000 personnes supplémentaires. L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité des autorités burkinabè, conformément aux orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est dans cette perspective que le gouvernement poursuit ses investissements dans le renforcement des infrastructures hydrauliques. A Bobo-Dioulasso, les secteurs 17, 18, 26 et 27 figurent parmi les zones concernées par ces travaux en ce sens que les populations de ces quartiers font face à des difficultés d’approvisionnement, liées notamment à une demande en eau supérieure aux capacités actuelles du réseau. Pour apporter une réponse à cette problématique, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, au lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso. Le projet entend ainsi renforcer les dispositifs de pompage, de stockage et de distribution pour améliorer la disponibilité de l’eau dans les ménages. Les travaux prévus portent notamment sur la réalisation d’une station de pompage d’une capacité de 300 m³ par heure, la
Les autorités et les acteurs techniques mobilisés pour le lancement du projet de renforcement des infrastructures hydrauliques.
construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et la pose d’environ 7 000 mètres linéaires de conduite. A terme, ces infrastructures devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour quelques 132 000 personnes supplémentaires. Le délai d’exécution du chantier est fixé à dix mois. Pour le ministre d’Etat, la particularité de Bobo-Dioulasso est que la ressource en eau est disponible, mais les infrastructures pour faciliter la distribution faisaient défaut. « Avec ces investissements, ce problème sera réglé et les quartiers qui n’étaient pas autrefois desservis en eau potable le seront dès fin avril, début mai 2027 », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de l’Eau a indiqué que le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de répondre aux préoccupations quotidiennes des Burkinabè et qu’il traduit également les orientations du chef de l’Etat, qui fait de l’amélioration des conditions de vie des populations un axe majeur de l’action gouvernementale. Au-delà de Bobo-Dioulasso, il a rappelé que cette dynamique concerne également d’autres villes du pays. Des travaux de renforcement de l’approvisionnement en eau potable sont prévus ou en cours à Ouahigouya, Koudougou, Fada N’Gourma et Dédougou. Ces investissements a-t-il insisté, visent à accroître les capacités des infrastructures existantes et à mieux répondre aux besoins croissants des populations. Le ministre d’Etat a encouragé l’entreprise chargée de l’exécution du chantier, à livrer des infrastructures de qualité, tout en l’invitant à mettre du sérieux pour réaliser ces travaux dans le délai. Il a également exhorté les structures techniques et les équipes responsables du suivi à rester mobilisées afin d’assurer une exécution rigoureuse du projet et l’atteinte des résultats attendus.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


  Ismaël Sombié visite le chantier du château d’eau de Orodara Dans le cadre du renforcement de l’approvisionnement en eau potable dans la province du Kénédougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité le chantier du château d’eau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) à Orodara, dans l’après-midi du samedi 10 octobre 2026. Cette infrastructure s’inscrit dans un programme d’investissements visant à améliorer durablement la desserte en eau potable des populations de la localité et de la province. A l’issue de sa visite, le ministre a précisé que la réalisation du château d’eau constitue la première phase d’un ensemble de travaux destinés à répondre aux besoins en eau potable de la zone de Orodara. « C’est la première phase d’un ensemble d’investissements qui sont prévus et qui visent à régler la question de l’approvisionnement en eau potable de la zone de Orodara », a-t-il expliqué. Selon le commandant Ismaël Sombié, les travaux engagés comprennent plusieurs composantes complémentaires. Après la réalisation du château d’eau, la construction d’une bâche de stockage est prévue, suivie de la pose des conduites destinées à renforcer le réseau de distribution. Le ministre a indiqué que les dispositions nécessaires ont déjà été prises pour le démarrage de cette dernière phase. L’entreprise chargée de l’exécution des travaux a été recrutée et le lancement du chantier est annoncé dans les prochains jours. Le financement de ces investissements est assuré par l’ONEA.

POO

Burkina Faso-Etats-Unis d’Amérique : un nouveau cadre de dialogue pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays

Ce jeudi 8 octobre 2026, le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du département d’Etat américain, Richard Michaels, ont co-présidé à Ouagadougou, la session inaugurale du groupe de travail conjoint entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique. Il s’agit d’un nouveau cadre de concertation et de dialogue permanent qui permettra aux experts des deux pays d’identifier les axes de coopération mutuellement bénéfiques, offrant ainsi de nouvelles perspectives de renforcement des liens d’amitiés et de coopération entre Ouagadougou et Washington. Pour Richard Michaels, à la tête d’une forte délégation à Ouagadougou, ce groupe de travail est une tribune qui va offrir l’opportunité de repenser le partenariat entre les deux pays, basé sur le respect mutuel, le respect de la souveraineté de chaque partie et les intérêts communs, à travers notamment l’écoute mutuel. Pour sa première visite au Pays des Hommes intègres, le chef de la délégation américaine a salué l’ouverture et la disponibilité des autorités nationales, donnant ainsi l’occasion à son pays de s’engager sur la voie de la redynamisation de sa coopération avec le Burkina Faso. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, la cérémonie inaugurale du groupe de travail conjoint Burkina Faso-Etats-Unis, marque une étape majeure dans la collaboration entre les deux pays, et c’est le fruit d’une volonté partagée de redéfinir une nouvelle base de coopération, fondée sur un dialogue ouvert et la sincérité, en vue d’identifier les problèmes avec objectivité et de construire des solutions communes. « Ce cadre de dialogue permettra de reconfigurer les rapports, pas seulement avec le Burkina Faso, mais aussi avec la Confédération des Etats du Sahel et faire en sorte que nous soyons désormais dans une coopération où les deux entités se sentent valorisées », soutient le ministre des Affaires étrangères. A noter qu’avant la rencontre inaugurale, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du Département d’Etat américain, Richard Michaels et sa délégation accompagnés par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Joann Lockard ont été reçus en audience par le patron de la diplomatie burkinabè, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré. Une autre concertation s’est tenue par la suite dans un format plus élargi, avec la présence du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le camarade Célestin Simporé.

DCRP/MAE

 

UACO 2026: Un appel à intensifier la lutte contre la désinformation

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La 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026. Après trois jours d’échanges, la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026. Placé sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette rencontre a réuni des chercheurs, des communicateurs, des journalistes, des étudiants et des responsables institutionnelles venus de plusieurs pays d’Afrique. Les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils ont appelé à intensifier la lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles, à travers la promotion du journalisme de vérification des faits, le développement des mécanismes de veille et d’alerte et la généralisation de l’éducation aux médias auprès des populations. La 2e recommandation formulée par les participants concerne le développement des compétences numériques, technologiques et éditoriales des professionnels de l’information et de la communication. Et ce dans les domaines de l’intelligence artificielle, la production multimédia, la vérification numérique, la gestion des données, la cyber sécurité et les nouveaux formats éditoriaux. Les participants à la 15e édition des UACO ont plaidé pour la mise en place de programmes réguliers de formation et de perfectionnement, afin de permettre aux professionnels africains de s’adapter aux mutations technologiques, tout en préservant les principes d’éthique, de responsabilité et de qualité de l’information. Le soutien à la production de contenus africains crédible et souverains a été aussi l’une des recommandations des UACO 2026. Il s’agit pour les participants d’encourager la production de contenus mettant en valeur les réalités, les cultures, les langues, les savoirs, les initiatives et les aspirations des peuples africains. La dernière recommandation consiste à encourager les médias et les acteurs de la communication à développer davantage de contenus contribuant à la prévention des conflits, au dialogue entre les communautés, à la sensibilisation des populations et au renforcement de la solidarité, particulièrement dans le contexte de crise. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Consolider la paix

Il a salué la mobilisation et la qualité des réflexions qui ont marqué cette rencontre. « Il est ressorti de nos travaux que les attitudes attendues des acteurs de l’information et de la communication sont notamment la vigilance, le sens du devoir, l’esprit critique, le respect de la vérité, la capacité d’écoute, le courage intellectuel et l’engagement patriotique », a confié Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. En outre, le ministre chargé de la Communication a relevé que les aptitudes nécessaires pour une bonne communication incluent la maîtrise des outils numériques, l’analyse des contenus, la vérification des faits, l’adaptation aux nouveaux canaux de diffusion, ainsi que la capacité à produire une information crédible, équilibrée et utile au développement. « Dans un environnement où les frontières entre le vrai et le faux deviennent parfois floues, où les opinions se propagent à une vitesse fulgurante et où les perceptions peuvent être orientées en quelques instants, il revient aux professionnels de l’information et de la communication de demeurer des repères, des sentinelles et des bâtisseurs de confiance », a-t-il soutenu. Le ministre chargé de la Communication a insisté sur le rôle du journalisme qui est, selon lui, de préserver la cohésion sociale, consolider la paix, éclairer le débat public et accompagner la construction d’une Afrique plus informée, plus résiliente et plus souveraine. Il a fait savoir que la fin de ces travaux ne marque pas pour autant celle de la réflexion, mais plutôt le commencement de l’action. « C’est dans cette perspective que les résultats de ces UACO prendront tout leur sens et produiront les effets attendus », a-t-il laissé entendre. La 15e édition des UACO s’est tenue du 7 au 9 octobre 2026. Elle a accueilli les experts venus du Mali, du Niger, de la Guinée-Bissau et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO Déborah Bénédicte YAMEOGO (Stagiaire)

Haoua Sorgho, secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement : « Tout importateur de détergents, de concentrés de tomate, d’eau de javel, de savon a l’obligation de demander une autorisation »

En sa séance du 8 octobre 2026, le Conseil des ministres a révisé le décret portant fixation de la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à Autorisation spéciale d’exportation (ASE). Cette révision intègre désormais les concentrés de tomates, les détergents, le savon et l’eau de javel sur la liste des produits soumis à l’ASI. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement, Haoua Sorgho, revient sur les motivations de la prise de ce décret et l’impact attendu. Elle y lance également un appel à toutes les parties prenantes à jouer pleinement leur partition afin de permettre à la nouvelle mesure de produire tous les effets escomptés. Sidwaya (S) : Le gouvernement à travers un décret, a révisé la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation, en intégrant de nouveaux produits comme les concentrés de tomates, les détergents, le savon, l’eau de javel. Qu’est-ce qui a motivé la prise de ce décret ? Haoua Sorgho (H.S) : Le conseil des ministres, en sa séance du 8 octobre 2026, a pris un certain nombre de textes pour encadrer plusieurs secteurs d’activités. Et c’est dans ce cadre que le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a soumis trois décrets qui ont été adoptés. Et parmi ces décrets, il y a le décret fixant la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et des produits soumis à autorisation spéciale d’exportation. Ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur. L’autorisation spéciale d’importation est un mécanisme administratif mis en place pour encadrer les importations d’un certain nombre de produits jugés stratégiques, et préalablement définis en fonction des informations économiques. De même, les auto-risations spéciales d’exportation sont également un dispositif administratif mis en place pour contrôler la sortie d’un certain nombre de produits, jugés stratégiques et conformément à nos orientations, à nos besoins. Ces dispositifs ont été mis en place pour avoir une certaine visibilité afin de pouvoir suivre les flux commerciaux, de disposer des informations justes sur les produits concernés pour la prise de décision. Ils ne viennent donc pas fermer le marché burkinabè aux produits similaires venant de l’extérieur. Il s’agit juste de permettre à l’Etat d’avoir plus de visibilité conformément à ses orientations, à sa vision. Parlant de vision, depuis, le 30 septembre 2022, jusqu’à nos jours, le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré a décidé de faire de l’industrialisation un pilier du développement écono-mique de notre pays. Suivant cette volonté politique bien affrichée, plu-sieurs unités industrielles ont vu le jour avec l’accompagnement du gouvernement et du peuple, à travers l’actionnariat populaire, et l’engage-ment du secteur privé. Avec cet essor industriel, il y a eu la production d’un grand nombre de produits sur le marché burkinabè dans plusieurs domaines. Il était donc indiqué pour le gouvernement de prendre un certain nombre de mesures pour accompagner ces unités indus-trielles afin de leur permettre de pérenniser leurs activités, rentabiliser leurs investissements et de protéger les consommateurs. C’est dans ce sens que le gouvernement a décidé de voir dans quelles mesures, il faut ajouter ces nouveaux produits mis sur le marché par nos unités nationales à la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et à l’autorisa-tion spéciale d’exportation, au regard du volume de production, du niveau important de consommation et d’importation de ces produits similaires venant de l’extérieur. Dans cette dynamique, depuis 2022, l’exécutif a eu à réviser à quatre reprises le décret portant autorisation spéciale d’importation et d’exportation. En 2023, il a été révisé pour prendre en compte le fil de coton, les aliments pour bétail et pour volaille qui sont produits par nos unités nationales et qui sont disponibles maintenant sur le marché national. En 2024, il a été également révisé pour prendre en compte la tomate fraîche, les mangues, le miel et d’autres produits sur cette liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et d’exportation. Le 30 juillet 2026, ce décret a d’abord fait l’objet de révision pour prendre en compte les couscous, les semoules et gritz de maïs sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Et dernièrement, le 8 octobre 2026, il a encore été révisé pour prendre en compte un certain nombre de produits de nos unités nationales que sont les concentrés de tomates, l’eau de Javel, le savon et les détergents. Désormais, toute personne qui veut importer des détergents, des concen-trés de tomate, de l’eau de javel, du savon a l’obligation de demander une autorisation. Il n’y a pas ce jour où lesdits produits ne sont pas utilisés dans une famille, dans un ménage, dans un hôpital. C’est pour dire que ces produits sont fortement consommés, fortement demandés et nos unités nationales sont en mesure d’approvisionner le pays, d’assurer les besoins de nos consommateurs.
La prise de ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux
des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur.
Il y a donc lieu de prendre des mesures pour réguler le marché afin d’assurer l’écoulement de ces produits, d’accompagner les investisseurs et assurer également la protection des consommateurs. Parlant des concentrés de tomates, vous convenez avec moi qu’il n’y a pas ce jour où ce produit n’est pas utilisé dans les grandes villes, par les familles, pour la production des repas que chacun de nous consomme. S : Malgré que la demande de ces produits soit forte, vous rassurez donc que cette mesure ne va pas entraîner leur rupture sur le marché ? H.S : La mesure n’a pas été prise de façon fortuite, mais au regard du niveau de production de ces unités qui peuvent répondre aux besoins de la population au niveau national, voire même couvrir d’autres demandes au niveau de la sous-région, au niveau national. De 2022 à 2026, pour le secteur des détergents et des concentrés de tomates, 23 unités ont été mis en place, dont 21 dans le secteur des détergents et deux dans le secteur de la transformation de la tomate fraîche. Le montant des investissements de ces 23 unités se chiffre à près de 26 milliards F CFA, avec plus de 1700 emplois créés au profit de la population. Pour ce qui est de leurs capacités de production, à titre d’exemple, en matière de détergents en poudre, nos unités nationales produisent plus de 115 000 tonnes, contre des importations d’environ 50 000 tonnes. En matière d’eau de javel, nos unités nationales peuvent produire plus de 11 millions de litres, contre 2 millions de litres importés. La production dépasse largement de loin ce que nous importons. Je rassure donc que ces produits sont disponibles et que nos unités nationales sont en mesure de produire des quantités suffisantes pour répondre à la demande de la population, tout en travaillant à assurer leur sécurité. Car, ces produits étant fabriqués par nos unités nationales, nous avons la maîtrise de la composition des matières utilisées. Le fait qu’ils sont produits par nos unités locales nous permet de réguler également leur production et de rassurer les consommateurs. Ces produits sont disponibles, de qualité et à la portée des consommateurs. Il reste à travailler à ce que ces produits soient présents sur le marché, dans les différents lieux de commerce, mais aussi dans nos assiettes afin d’accompagner ces unités industrielles, ces promoteurs qui ont accepté d’investir massivement en créant des emplois, de la richesse. Tout cela concourt au développement de notre secteur économique. S : Pouvez-vous revenir plus en détail sur l’impact attendu de ce décret ? H.S : La prise de cette mesure va permettre de faire la promotion de ces produits nationaux, d’accompagner ces acteurs économiques dans l’écoulement de leur production. Et qui parle d’écoulement de la production, parle d’augmentation du chiffre d’affaires. Qui parle d’augmentation du chiffre d’affaires, parle également d’investissement. Et qui parle d’augmentation de l’investissement, parle de création d’emplois. Et qui parle de création d’emplois, parle donc de création de richesses pour l’économie et pour tout le monde. L’intérêt, c’est aussi la protection du consommateur, que nous sommes. Cette mesure est un instrument politique en matière de commerce qui vise à accompagner les acteurs locaux. Mais, il appartient aux promo-teurs qui interviennent en amont et en aval de prendre à bras le corps la promotion et la distribution de leurs produits. Car, c’est dans cette dynamique qu’ensemble, l’Etat et investisseurs pourront donc assurer le développement industriel. Et je précise que l’inscription de ces produits sur la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et autorisation spéciale d’exportation ne veut pas dire que tous les documents qui étaient demandés pour l’importation sont suspendus ou retirés. Non, la nouvelle mesure vient en complément afin de réguler le marché et permettre l’écoulement de nos produits nationaux. J’invite donc tous ceux qui importent ces produits de demander une autorisation spéciale d’importation pour faciliter les formalités douanières. Car, de par le passé, ces produits n’étaient pas soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Mais, depuis l’adoption de ce nouveau décret, ils le sont désormais. Les importateurs doivent donc s’attacher aux services du guichet unique du commerce et de l’investissement qui est chargé de faciliter l’obtention de ce document. S : Concrètement, quelle est la procédure pour obtenir cette auto-risation spéciale d’importation de ces nouveaux produits ? H.S : Concernant la tomate, les concentrés de tomate, pour obtenir l’autorisation spéciale d’importation, il y a la facture pro-forma datant de six mois que vous devez avoir. Vous devez être à jour de vos impôts en disposant de l’attestation de situation fiscale timbrée à 500 F CFA. Vous amenez ces deux documents au niveau du Guichet unique du Commerce et de l’Investissement. Nous allons donc vous faire acheter les imprimés que la Chambre du Commerce vend et dont le prix global ne dépasse pas 2 000 F CFA. Si nous avons ces documents réunis, nous vérifions leur authenticité, et procéder donc à la délivrance de l’autorisation spéciale d’importation. Mais par moments, nous avons besoin des avis d’autres ministères compétents pour pouvoir nous assurer de la conformité, du respect de la réglementation, avant de procéder à la délivrance de cette autorisation spéciale d’importation, qui n’est que le premier document pour enclencher la procédure liée à l’importation.
De 2022 à 2026, 21 unités de production des détergents ont été mis en place.
Le détergent, le savon, l’eau de Javel, les concentrés de tomates ont été soumis à l’autorisation spéciale d’importation ; pour le moment, ils ne sont pas soumis à l’autorisation spéciale d’exportation comme d’autres produits le sont. Autrement dit, la régulation ne concerne que l’impor-tation des produits similaires à ces produits. S : Nous sommes dans la zone UEMOA, un espace communautaire qui préco-nise la libre circulation des biens et des personnes. Qu’en est-t-il de la conformité de ce décret avec les normes communautaires ? H.S : Ce décret est en phase avec les règles communautaires. Car, ce dispositif qui a été mis en place n’est pas fait pour interdire l’importation de produits similaires étrangers. Il s’agit juste pour permettre à l’Etat d’avoir de la visibilité pour suivre les flux d’importations et réguler le marché intérieur pour accompagner nos unités nationales dans l’écoulement de leurs productions et protéger nos consommateurs. Cela veut dire que les produits similaires que l’on vient d’inscrire sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et d’exportation sont toujours importés, mais le marché est régulé. S : Nous sommes dans le « mois du consommer local ». Quel est message voulez-vous lancer à toutes les parties prenantes, notamment les importateurs et les populations, pour accompagner cette mesure du gouvernement burkinabè et permettre à ce décret de produire tous les effets attendus ? H.S : Ces produits mis sur le marché sont le résultat des efforts de tous : du gouvernement, de la population et du secteur privé. Il appartient donc à tous les Burkinabè de consommer ce que nous produisons et transformons afin de booster nos investissements, de garantir la rentabilité de ces unités, de créer des emplois. A travers ce mois du consommons local, nous voulons inviter toute la population à consommer ce que nos unités industrielles mettent sur le marché afin d’assurer leur pérennité. Nous gagnerons à consommer ces produits afin de permettre de rentabiliser leurs investissements, de créer des emplois pour nos enfants et nos frères et créer de la richesse au profit de tout le monde et également assurer la protection de tout un chaque un de nous en tant que consommateur. Car, ces mesures de régulation profitent au final aux consommateurs. C’est un cri du cœur que je lance à toute la population : consommons ce que nous produisons, consommons ce que nous connaissons. Encourageons nos unités industrielles en consommant leurs produits. Et dans c’est cette dynamique collective que nous allons travailler à valoriser notre industrie nationale qui fera la fierté de tous les Burkinabè qui va contribuer à booster notre économie.

Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO Windmad76@gmail.com

Journée mondiale de la santé mentale : les crises post-traumatiques au menu des échanges

A l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé une conférence publique sur la « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires », le samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Selon l’Organisation mon-diale de la santé (OMS), la santé mentale est une composante essentielle de notre santé, permettant de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Cependant, cette santé peut être troublée par de nombreux facteurs dont, la crise sécuritaire. C’est dans cette optique que le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale, une conférence publique pour sensibiliser la population sur les conséquences de la santé mentale sur la population, samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Le thème choisi est : « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires ». Le conférencier, Dr Alphonse Nikiema, par ailleurs, psychiatre-psychothérapeute au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, a relevé que la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, a un impact sur la santé mentale des populations, aussi bien les personnes sinistrées que celles qui les protègent. Il a soutenu qu’1/5 des personnes dans les zones de guerre souffrent des troubles mentaux.
Le chef de service de psychiatrie de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué : « la santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmonieux de chacun de nous et
qui aide à une bonne productivité en termes de rendement ».
« Contrairement aux blessures physiques, celles psy-chiques sont souvent invisibles », a-t-il mentionné. Pour Dr Alphonse Nikiema, les séquelles liées à la guerre durent souvent une dizaine d’années, si elles ne sont pas prises en charge. Il a donc appelé la population à être attentive face aux troubles de comportement et à consulter un spécialiste. Pour une bonne santé mentale, le psychiatre-psychothérapeute préconise la vie en communauté, la pratique du sport et un sommeil régulier. La conférence s’est déroulée en présence du chef de service de psychiatrie de l’hôpital universitaire Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué. Pour lui, il n’y a pas de santé sans santé mentale. « La santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmo-nieux de chacun de nous et qui aide à une bonne productivité en termes de rendement », a-t-il relevé. Aussi, Boubacar Bagué a ajouté que quand la santé mentale est troublée, cela entraine des conséquences, pour l’individu lui-même, mais également pour son entourage. Il a, en outre, rassuré que les agents de santé vont être outillés pour accompagner les patients atteints de troubles, de stress post-traumatique, de dépressions, d’anxiété et les conduites addic-tives.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Campagne agricole humide au centre pénitentiaire de Baporo : Pour 500 tonnes de céréales prévues, plus de 1014 tonnes sont attendues

Le camarade Me Edasso Rodrigue BAYALA, ministre de la Justice a effectué, le vendredi 9 octobre 2026, une visite au centre pénitentiaire agricole de Baporo. Cette sortie de terrain visait à apprécier l’évolution de la campagne agricole humide 2026. Au terme de la visite, le constat est plus que satisfaisant, avec des champs présentant une belle physionomie, le riz déjà en pleine récolte. Avec des poches de sécheresse au stade des semis, sur les 300 hectares emblavés, 263 hectares ont pu être exploités, dont 90 hectares de riz, 85 hectares de maïs, 63 hectares de sorgho, 20 hectares de niébé et 5 hectares de sésame. Pour toutes ces spéculations, il est attendu une récolte totale de 550,2 tonnes pour le seul centre pénitentiaire agricole de Baporo. C’est la traduction en actes concrets de la vision du chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré Président du Faso, qui consiste à faire désormais de la prison une opportunité de production agricole et de formation professionnelle. Produire pour se nourrir, punir pour réinsérer dans la société, tel est désormais le slogan dans tous les établissements pénitentiaires du Burkina Faso. Le ministre de la Justice s’est dit très satisfait des résultats de cette campagne, qui augurent de perspectives encourageantes pour la suite des récoltes. « Nous sommes très satisfaits aujourd’hui parce que nous sommes déjà aux récoltes pour le riz, et même le maïs est déjà à maturité », s’est-t-il exprimé. En rappel, la production pénitentiaire totale de 2020 à 2025 s’élève à environ 640 tonnes avec 350 tonnes produites en 2025. « Si les 1014 tonnes sont réalisées, ce qui est évident, car, on est aux stades des récoltes, c’est dire que l’on réalisera en une année deux fois ce qui a été réalisé en 6 ans », selon le camarade ministre. Il faut aussi rappeler que cette production exceptionnelle est le résultat des réformes entreprises par le ministre Bayala depuis son arrivée à la tête du ministère de la Justice avec une mise en exergue du travail d’intérêt général. A Baporo, plus de 350 pensionnaires sont occupés par les travaux agricoles. Pour leur part, les pensionnaires ont réaffirmé leur engagement à faire de Baporo le grenier par excellence des établissements pénitentiaires du Burkina Faso. A travers cette ambition, ils entendent poursuivre leurs efforts pour accroître les rendements et consolider les acquis de la production agricole.

DCRP-MJ