Intelligence artificielle au Burkina Faso: vers la validation d’une feuille de route nationale

Les participants ont été invités à formuler des recommandations pour aboutir à un document final de qualité.

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé un atelier pour valider la feuille de route nationale sur l’intelligence artificielle au Burkina Faso, mercredi 17 juin 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso s’est inscrit dans une démarche de faire de l’Intelligence artificielle (IA), un outil au service des réalités et des besoins des populations tout en respectant les priorités, les valeurs et la souveraineté nationales. Dans cet esprit, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a élaboré une feuille de route, de concert avec d’autres acteurs issus de l’administration publique, du secteur privé, du monde universitaire, des centres de recherche, de la société civile, de la diaspora et des partenaires techniques et financiers.

Ce, en vue de structurer la vision nationale et d’orienter les actions vers le développement d’un écosystème technologique responsable, inclusif et compétitif. L’atelier de validation de ladite feuille de route a eu lieu, mercredi 18 juin 2026, à Ouagadougou. En effet, cette feuille de route, selon le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de la transition digitale, Borlli Jonas Michel Somé, répond à un ensemble cohérent de cadres stratégiques nationaux et internationaux. Ce sont, notamment les orientations des autorités nationales pour la promotion de la souveraineté renforcée avec l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), la prise en compte des engagements au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la reconnaissance du numérique et l’innovation technologique par le Plan national de développement (PLAN RELANCE 2026-2030). L’élaboration du document a connu plusieurs étapes à travers des ateliers.

Il s’est agi d’abord, pour le SG de faire un diagnostic partagé en identifiant les opportunités et défis, ensuite de recueillir les contributions de tous les acteurs nationaux et de la diaspora dans la feuille de route et enfin de prendre en compte les défis majeurs énumérés dans le plan de relance 2026-2030. « L’atelier qui nous réunit ce jour constitue une étape décisive dans ce processus. Il ne s’agit pas d’une simple formalité de validation. Il s’agit, en réalité, d’un exercice de consolidation, d’appropriation institutionnelle et de mise en cohérence stratégique, afin que le document final soit à la fois pertinent, réaliste, inclusif et pleinement aligné sur les priorités nationales », a-t-il confié. S’adressant aux participants, il a fait comprendre que le document soumis à l’appréciation doit permettre de disposer un cadre national de référence pour orienter l’action publique et fédérer les initiatives autour des priorités clairement établies.

En quelque sorte, a-t-il précisé, le document se veut un outil qui contribue, entre autres, à renforcer les bases institutionnelles et stratégiques de la gouvernance de l’intelligence artificielle, soutenir la production, la sécurisation et la valorisation des données, favoriser la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat numérique… Formuler des recommandations A cet effet, il a invité les participants à examiner le document avec la rigueur requise, dans un esprit de dialogue constructif, de recherche de consensus et de primauté de l’intérêt général. « Les observations et recommandations issues de vos travaux devront permettre d’aboutir à un document final de qualité, capable de servir de repère stratégique à l’action gouvernementale sur la période 2026-2030 », a-t-il lancé.

En abordant les domaines d‘intervention de l’IA, le secrétaire permanent de l’innovation et de la veille technologique émergente du numérique, Yaya Traoré, a justifié que les autorités souhaitent mettre en place des solutions basées sur l’IA, notamment sous forme de « chatbots » intelligents, afin d’accompagner les producteurs agricoles dans leurs activités quotidiennes. Dans le document soumis à l’appréciation des parties prenantes, les solutions basées sur l’intelligence artificielle concernent les secteurs de l’éducation, la santé, l’administration publique, l’agriculture, l’eau et l’énergie, etc., Pour M. Traoré, l’objectif est de développer des outils innovants capables d’améliorer les services publics, d’accroître l’efficacité des secteurs productifs et de faciliter l’accès des citoyens à l’information et aux services.

Oumarou RABO

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