
En prélude à la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption qui se tient le 11 juillet de chaque année, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a animé une conférence de presse, le mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou pour donner les grandes lignes des activités au programme.
Aujourd’hui 9 juillet 2026, l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) célèbre en avance la journée africaine de lutte contre la corruption. L’information a été donnée hier, mercredi 8 juillet 2026 à la presse à Ouagadougou. Elle se tient dans les locaux de l’institut national de formation des personnels de l’éducation à Loumbila dans la région de Oubri. La raison de cette célébration en avance est que le 11 juillet 2026 sera un samedi, un jour non ouvrable.
« C’est pourquoi, nous avons décidé de le faire le 9 juillet, un jour ouvrable », a expliqué le contrôleur général d’Etat de l’ASCE-LC. Le thème de la présente édition est : « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruptions à travers l’Afrique ». Au menu de la célébration, en plus de la conférence de presse, l’ASCE-LC prévoit la diffusion d’un message conjoint élaboré avec les principaux acteurs, suivi d’une campagne de sensibilisation direct par SMS via les réseaux de téléphonie mobile. Selon le contrôleur général d’Etat de l’ASCE-LC, l’innovation de l’édition 2026 de la journée de lutte contre la corruption est l’expérimentation d’une approche intégrée.
« Il s’agit de la commémorer avec les acteurs sur le terrain. Cette année, ce sont les enseignants du préscolaire et du primaire en stage qui sont à l’honneur. En s’adressant aux futurs enseignants, nous donnons une dimension à long terme, parce qu’ils seront en contact avec les enfants dès leur plus jeune âge », a-t-il souligné. Lassané Compaoré a annoncé que les enseignants auront droit à des panels et des cadres d’échanges directs autour de la thématique générale : « Comment faire de l’intégrité une pratique quotidienne dans la famille, à l’école et dans l’administration et prévenir la corruption par l’éducation aux valeurs civiques et morales ? ».
Se mobiliser pour l’éducation des plus jeunes
Le contrôleur général d’Etat a exhorté l’ensemble de la société à se mobiliser à travers l’éducation dès le plus jeune âge, les autorités confessionnelles à réinvestir les valeurs culturelles endogènes. Il a rappelé que la cellule familiale doit être la première école de l’éthique. Lassané Compaoré a encouragé également l’Etat à déployer des technologies numériques pour la transparence.
Au cours de la conférence de presse, l’ASCE-LC a salué les efforts consentis par le gouvernement pour assainir la gestion publique, renforcer la transparence et replacer la rigueur au cœur de l’Etat. « Ces réformes entreprises démontrent une volonté manifeste de rompre avec l’impunité et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions étatiques », a relevé le contrôleur général d’Etat. Il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs de la chaine nationale de lutte contre la corruption à demeurer « farouchement unis, solidaires et vigilants », car aucune faille ne doit être tolérée. La célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption se prolongera jusqu’au 9 décembre 2026.
Fleur BIRBA
Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)




